Droit au cœur : Mister Janvier | J. Kenner (L’homme du mois #1)

Résumé :

Avec ses muscles compacts et ses tatouages séduisants, Reece Walker, célibataire endurci, est le genre d’homme habitué à mettre dans son lit toutes les femmes qu’il désire — à l’exception de Jenna Montgomery. C’est sa meilleure amie depuis des années, et il s’agit d’une frontière qu’il se refuse de franchir.

Jusqu’à ce qu’un baiser volé, fougueux et passionné, change complètement la donne. À présent, tous les coups sont permis et Reece est bien déterminé à utiliser tous les charmes de son répertoire sensuel pour faire de Jenna son amie, son amour, son monde tout entier.

Merci aux éditons Martini & Olive Books

Le concept des douze mois me faisait penser à la série Calendar Girls, avec un couple par tome. Ce premier opus pose les bases et bien que ça ne soit pas un coup de cœur, j’ai passé un bon moment. Je vous avoue que j’étais un peu réticente, car la narration est à la troisième personne et bien que je ne sois pas totalement rentré dans l’histoire, on oublie partiellement le point de vue extérieur pour s’intéresser à notre couple.

Dans ce premier opus nous faisons la connaissance de certains personnages qui reviendront très certainement dans les autres opus, mais l’intrigue se concentre sur Reece et Jenna, deux amis d’enfance qui se retrouvent après plusieurs mois de séparation et qui vont devoir affronter la naissance de sentiments qu’ils n’avaient jusqu’ici pas prit conscience. Tout en mettant en place l’intrigue liée aux raisons de l’homme du mois. Globalement les deux personnages m’ont bien plu et leurs réticences sont légitimes après des années à n’être que des amis, mais bien qu’on reste en surface, les sentiments sont bien présents et ils vont devoir se laisser aller.

Le format nouvelle est à la fois pratique et frustrant, bien souvent cela fait de bonne lecture de transition et entre deux lectures ça remplit parfaitement le job, après c’est vrai que tout va très vite et que ça manque parfois de développement. Ici l’avantage c’est que le couple se connaissait déjà, alors leur relation est déjà établie et les choses mettent le temps avant de se mettre en place. Evidemment ils ont tous les deux consciences que leurs perceptions de l’autre a évolué, mais avant de se l’avouer ils s’écoulent plusieurs chapitres et j’ai apprécié qu’ils s’accordent le temps de la réflexion. Un peu déçu par la chute qui fait penser à une gamine pourrit gâtée, mais un concept de roman intéressant. J’aimerais découvrir le prochain tome avant de me faire mon idée, mais très certainement que certains me plairont plus que d’autres. Je pense que la suite devrait être intéressante.

Just 17 | Emma Green

Résumé :
Une lycéenne rebelle. Un professeur hipster.
Un amour interdit.

Onze ans les séparent.
Mais la morale ne peut rien contre l’amour.

Elle est bien plus que son élève.
Il lui est formellement interdit.

Elle a tout à apprendre.
Il a tant à perdre…

Elle n’a que 17 ans.
Mais elle sait ce qu’elle veut : lui.

 

Lorsque j’écris une chronique je fais une rétrospective de ces moments de lecture pour tenter de mettre de l’ordre dans mes idées et surtout mettre en lumière ce que je souhaite évoquer. En écrivant cette chronique, la première émotion qui me traverse c’est la frustration, et le plus irritant c’est que ce n’est pas lié à une déception, car en vérité j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Seulement voilà, moi j’avais envie de vivre cette relation avec intensité pendant ma lecture et vibrer pour cette relation. Ici l’histoire est vraiment bien menée donc bien évidemment on passe un très bon moment et mon avis ne remet absolument pas en cause la qualité du récit.

Le résumé est court, mais il en dit suffisamment pour savoir si oui ou non l’envie de lecture est présente. En bref, c’est l’histoire d’un amour interdit entre un professeur et son élève. Dix ans les séparent, ils ont tout à perdre, mais ils sont irrémédiablement attirés l’un par l’autre. Immédiatement j’ai apprécié cette relation interdite et j’avais hâte de voir le moment où tout bascule et pour être honnête l’histoire est mignonne, mais quand on évoque une histoire d’amour interdite je n’attends pas du mignon, mais de l’intensité, du danger, des entraves, des moments volés. J’aurais voulu avoir la tête à l’envers comme ces deux âmes qui se sont trouvés, malgré leur position.

Je sens que cette chronique va être confuse et je m’en excuse. Je me sens troublée par toutes ces émotions qui veulent se coucher sur le papier et contrariée, car j’imaginais l’histoire autrement. Il y a cet éternel débat concernant la fiction et les romances interdites qui dérangent, on le voit notamment lorsqu’il est question de dark romance. Ici dans un sens la relation est taboue et bien que je n’ai jamais ressenti d’attirance pour un professeur, la fiction est un moyen d’imaginer un monde alternatif sans pour autant fantasmer d’une telle relation dans la réalité. Peut-être suis-je la seule dans cette situation, mais en lisant j’ai tendance à faire marcher mon imagination et lorsque l’intrigue prend un autre chemin, je tente de me détacher de mes propres hypothèses et laisse l’auteur me porter dans son histoire, mais j’évoquais plus haut le moment où il n’y a plus de retour en arrière possible, celui où ils succombent à l’attirance malgré l’interdit. Dans mon imagination, le professeur et l’élève éprouvent un coup de foudre intellectuel et non physique, alors que dans le récit je n’ai pas compris ce qui les avait poussés dans les bras de l’autre, si ce n’est un attrait physique, car il n’y avait pas eu d’échange profond et ça m’a perturbé.

Depuis un moment maintenant, j’ai tendance à devenir plus exigeante dans mes lectures et les codes sont souvent les mêmes, alors j’apprécie mes lectures, mais je ressens une forme de lassitude. Les romances se ressemblent et le moindre détail compte, alors j’ai l’impression d’attendre désespérément le moment où je sens que cette lecture elle va me transporter. Et malheureusement, malgré toutes les qualités que je peux trouver à cette romance, je n’ai pas décollé. Alors oui évidemment, j’ai réussi à faire abstraction de ces détails et comme je le disais cette lecture a été très agréable. Les personnages bien qu’un peu lisses ont un bon potentiel et on retrouve le schéma habituel avec des personnages secondaires attachants, une famille qui occupe une place centrale et une histoire qui se lit toute seule. Si vous appréciez Emma Green ce roman il est indéniable que vous apprécierez cette lecture, mais je suis en manque de héros charismatiques tels que Gabriel , Vadim ou plus récemment Finn, Dante & Lennon.

Biker Babe | Audrey Carlan (Biker Girls #1)

Résumé :
L’univers des bikers est ici parfaitement décrit, des personnalités fortes, des hommes et des femmes libres, mais aux valeurs immuables. Gare à ceux qui passent les limites.
Le premier tome, Biker Babe, nous plonge dans l’univers des bikers. Nous faisons connaissance avec un club de bikers de l’Oregon, dirigé d’une main de fer par Riot. Riot a une fille Shay, la prunelle de ses yeux, mais aussi dotée d’un gros caractère et la princesse des Hero’s Pride.

C’est l’histoire de Shay que nous allons suivre dans le premier opus de la série. Shay et son tout nouveau magasin d’articles pour bikers, Shay la passionnée au tempérament de feu. Son univers est bousculé par l’arrivée de Rex, transfuge du club des bikers de Californie. Il vient prendre la place de vice-président des Hero’s Pride. Grand, sexy et avide de liberté, Rex ne laissera pas Shay indifférente. Mais la loi des Hero’s Pride est sans appel, pas de fraternisation entre frères et soeurs…

Cette série, c’est un hommage aux femmes, car les bikers sont aussi des femmes et elles sont très présentes dans chacun des tomes. Nous les découvrons indépendantes et fières, féminines et courageuses, manipulatrices et sauvages. Avec elles, on ne s’ennuie pas et, sans elles, les bikers ne seraient pas ce qu’ils sont.

Merci Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman

J’ai découvert Audrey Carlan lorsque la série Calendar Girls est parue chez Hugo New Romance, le concept d’un roman découpé sur plusieurs mois était assez attrayant et le format court était original. Alors que sa série précédente ne me faisait pas particulièrement envie, le synopsis de Biker Girls mettant en avant des femmes fortes au sein d’un club de bikers était très alléchant.

Nous suivons Shay la fille du président des Hero’s Pride, toujours traité comme une princesse par les membres du club, elle aspire à prendre son envol en ouvrant son magasin d’articles de bikers. Comblée par le commencement de cette nouvelle vie, elle va voir ses certitudes vaciller avec l’arrivée de Rex, le nouveau Vice-Président. Alors qu’elle s’est toujours tenu éloignée des frères du club l’attirance est immédiate et la jeune femme va se voir confronter à une règle qui l’empêche d’espérer entretenir une relation avec le biker.

Avant de débuter ma lecture, j’ai tenté de me détacher des premiers avis que j’ai vus circuler et j’en ressors assez mitigé. Je n’est pas que je n’ai pas aimé, mais on ne peut pas dire que j’ai adoré non plus. Je n’ai lu que très peux de romans dans le milieu des bikers, mais j’étais plus ou moins préparé à une romance sombre dans un tel milieux. Le côté intouchable de Shay rend la romance intéressante, mais alors qu’elle renvoie l’image d’une femme forte élever dans le plus grand des respects par le Président d’un club de biker qui ne se laisse pas faire lorsqu’un homme tente de l’approcher, elle abandonne trop facilement son côté rebelle pour tomber dans les bras de Rex.

Du côté de Rex, si vous n’aimez pas les hommes qui revendiquent les femmes comme leur propriété, fuyez cette histoire, car dès qu’il rencontre la jeune femme c’est le coup de foudre et il s’octroie le droit de lui interdire de fréquenter d’autres hommes, sous prétexte qu’elle est sa future femme. Pour le coup, j’ai trouvé qu’on en faisait trop dès le départ, il ne faut pas oublier que le format est court, alors quand dans le deuxième chapitre le héros appose sa marque sur Shay, alors qu’il ne l’a jamais rencontré c’est assez étrange. Franchement, j’ai lu plusieurs romans discutables pour certaines féministes, mais celui-ci ne m’a pas embarqué dans le développement de la romance Et le format est tellement court qu’on n’a pas le temps de s’attacher aux personnages et ça contribue au manque de profondeur de l’histoire. Je ne suis pas certaine d’avoir envie de continuer la série.

Les Belles Apparences | Vi Keeland

Résumé :
Rachel Martin est une jeune femme pétillante qui cherche à cacher sa vulnérabilité derrière son humour. Dans le cadre de sa thèse en art-thérapie, elle s’apprête à devenir l’assistante d’un professeur de musique au conservatoire : Caine West… qui a la réputation d’être froid et antipathique.
Lorsque Rachel arrive au conservatoire, elle découvre avec embarras que Caine n’est autre que l’homme si séduisant qu’elle a insulté la veille dans le bar où elle travaille… l’ayant pris pour quelqu’un d’autre.
Bouleversée par cette rencontre, Rachel enquête sur Caine, et découvre que derrière les apparences d’un professeur de musique bien sous tous rapports, se cache un homme sombre qui dissimule un passé douloureux.
Que s’est-il passé dans la vie de Caine pour qu’il laisse tomber sa carrière de rock star pour devenir un respectable professeur de musique ?
Je remercie les éditions Hugo New Romance pour cet envoi

Je termine l’année avec des papillons pleins le cœur, certes cette lecture n’est finalement pas le coup de cœur tant espéré, mais le bonheur que j’ai pris en tournant les pages suffit à me donner le sourire. J’ai le sentiment que cette lecture sonne comme l’heure du bilan et même si j’ai eu beaucoup de lecture moyenne cette année, certaines autrices sont parvenues encore une fois à bouleverser mon âme de lectrice. Vi Keeland parvient systématiquement à me donner le sourire, et même temps il y a un équilibre parfait avec une histoire d’amour qui me fait rêver tant la passion est une évidence et qui frappe le lecteur en plein cœur.

Comment ne pas commencer cette chronique par la fameuse rencontre, encore une fois Vi Keeland parvient à créer une rencontre explosive entre ces personnages et ça donne un parfait aperçu du reste de l’histoire. Rachel et Caine ont cette alchimie qu’eux-même n’explique pas et lorsque la jeune femme découvre qu’elle est sa nouvelle chargée de TD ils ont déjà des rapports qui n’ont rien de professionnels. Au-delà de l’attirance physique, leur complicité est évidente et plus ils passent du temps ensemble, plus se rapprochent.

Dans la romance, il y a plusieurs manières d’aborder une première rencontre et j’apprécie toujours ce moment où nos héros vont être confrontés l’un à l’autre. Dans le cas présent, la situation est bien évidemment à mourir de rire puisque Rachel n’hésite pas à dire le fond de sa pensée à la mauvaise personne et  bien évidemment, la deuxième rencontre est juste savoureuse puisque Caine se délecte de cette méprise. A partir de ce moment, nos deux héros ne vont cesser de se chercher, de flirter, de dépasser les limites et on n’attend qu’ils succombent à leur désir. Rachel est une héroïne qui n’a pas sa langue dans sa proche, ce n’est pas Caine qui dira le contraire. Elle a cette force que j’apprécie et une certaine combativité que seuls ses proches reconnaîtront.

Du côté de Caine, le mystère n’est pas si épais que le laissait supposer le résumé. Certes, il a un passé qu’il n’étale pas aux premiers venus, mais lui qui se présente comme un égoïste est en vérité un très observateur ; sans compter qu’il y a un contraste entre le professeur rigide et l’homme vulnérable lorsqu’une femme lui plaît. J’ai trouvé le résumé plutôt trompeur, certes il y a un certain mystère autour de son passé, mais ce n’est pas vraiment la direction que va prendre l’intrigue. La tension sexuelle est palpable, on tourne les pages dans l’attente de les voir se jeter l’un sur l’autre, et lorsque ça arrive, on attend que les révélations éclatent au grand jour. En soi, on comprend assez rapidement à travers les chapitres consacrés à Caine, mais cette révélation peut détruire beaucoup de choses dont leur relation, alors on est captivé.

En bref, c’est l’histoire de deux âmes fragiles qui se trouvent et qui par un concours de circonstances vont vivre leur histoire comme si le destin les avait poussé l’un vers l’autre. C’est sexy, drôle, léger et profond à la fois, avec une belle romance au goût d’interdit à la clé. Bon moment garanti avec une autrice incontournable !

Nos belles erreurs | J. Kenner (Blackwell-Lyon Sécurité #3)

Résumé :
C’était une erreur de rester ensemble… mais nous ne pouvions pas rester à l’écart l’un de l’autre.

J’ai connu un grand nombre de femmes, mais aucune n’a touché mon cœur ni n’a embrasé mes sens comme elle l’a fait. Son sourire m’a séduit. Ses caresses m’ont enflammé. Son corps m’a attisé.

Pourtant, ça ne pouvait pas durer. Trop d’années nous séparaient. Un écart que nous n’avons pas réussi à surmonter. Alors, nous avons rompu. Non, j’ai rompu. Et c’est une décision que je n’ai jamais cessé de regretter.

Maintenant, elle est en danger et je ne fais confiance à personne pour la protéger. Mais plus nous passons du temps ensemble, plus j’ai envie de la reconquérir. Une chose est sûre à présent, je dois veiller sur elle – et même si nous savons tous les deux que c’est une erreur, je trouverai le moyen de la faire

Je remercie des éditions Martini & Olive Books pour cet envoi

Dans cette nouvelle aventure, nous retrouvons l’équipe Blackwell-Lyon Sécurité prêt à rempiler pour une nouvelle mission et pour une fois aucune demoiselle en détresse, seulement un méchant à mettre hors d’état de nuire. Dans cette intrigue, nous suivons Connor et Kerrie deux personnages dont nous avions eu un bref aperçu dans les tomes précédents et qui nous laissait entendre qu’il existait un passé commun.

On apprend rapidement que la différence d’âge importante entre Connor et Kerrie est à l’origine de cette rupture qui finalement s’apparente plus à une séparation à l’amiable, puisque le couple a décidé de conserver l’amitié solide qui les unissait à défaut d’être en couple. Après plusieurs mois de séparation, les deux amis pensaient avoir trouver un bon équilibre, mais après une soirée arrosée leur attirance va leur tout d’abord leur procurer un grand bonheur, pour finalement se transformer en malaise rendant leurs échanges professionnels compliqués.

Entre nous j’ai adoré la combativité de Kerrie et sa manière de mener sa vie comme bon lui semble. Malgré son jeune âge elle est d’une grande maturité et sait gérer la situation avec Connor comme un pro. Son béguin d’adolescente s’est transformé en amour sincère et elle va prendre les mesures nécessaire pour garder son amour dans sa vie, prête à tous les sacrifices pour garder son ami dans sa vie, protégeant ainsi la société.

J’ai un regard plus critique vis-à-vis de Connor qui persiste à garder ses distances avec une femme pour qui il éprouve des sentiments, tout ça parce qu’il s’est mis en tête que quatorze ans de différence et un motif suffisent pour éviter de souffrir. Je ne vous cache pas que je n’ai trouvé borné malgré l’évidence, il garde ses oeillères alors qu’il est évident qu’il se trompe. Ses choix vont le torturer et il aura du mal à garder la tête froide.

J’ai apprécié l’intrigue qui nous plonge dans un jeu de rôle érotique, qui va plonger nos héros dans la tourmente à la limite du fantasme et réalité pour le plus grand plaisir du lecteur. Sans compter qu’il est appréciable de voir Kerrie participer à la mission et qu’elle parvient à mettre en avant tous ses atouts. En bref, ce n’est pas forcément le couple que j’ai préféré, mais il s’agit d’une nouvelle sympathique qui m’a fait passer un bon moment.