Fantasy, Romance

Serpent and Dove | Shelby Mahurin (Serpent and Dove #1)

Résumé :
Il y a deux ans, Louise a fui son clan et s’est réfugiée dans la ville de Césarine où les sorcières comme elle sont craintes, chassées et brûlées. La jeune femme a renoncé à la magie et vit désormais de petits larcins. Alors qu’elle prépare le vol d’une bague magique très rare, les évènements vont s’enchaîner pour tout faire basculer dans le chaos.
De son côté, Reid, un Chasseur assermenté par l’Église, vit sa vie selon un seul principe : ne pas laisser une seule sorcière en vie. Son chemin n’aurait jamais dû croiser celui de Louise, mais un concours de circonstances va les rapprocher malgré eux et les contraindre à une union impossible et inattendue : le saint mariage.
La guerre entre les sorcières et l’Église est ancienne et les dangereux ennemis de Louise représentent une terrible menace. Partagée entre ses sentiments croissants et sa nature, la jeune femme va devoir faire un choix entre le cœur et la raison.

Depuis quelque temps je surveille les publications de De Saxus, qui est littéralement en train d’affoler les compteurs. Comme souvent dans cette maison d’édition, je suis tombée amoureuse de la couverture et j’avais envie de savoir à quoi pouvait correspondre le résumé et j’ai immédiatement adoré ce que je lisais, mais quand je ne connais pas j’ai tendance à attendre les avis des autres pour savoir si oui ou non je cède à la tentation, après quelques semaines je me suis laissé guider par mes envies et j’ai opté pour ce roman. Honnêtement je n’avais aucune attente et pourtant l’histoire est parvenu à me surprendre et me faire apprécier l’univers et encore plus ces protagonistes.

Nous faisons la connaissance de Louise dite « Lou » une jeune sorcière qui a fui son clan il y a deux ans et qui s’est réfugiée à Césarine où elle vit de petits larcins. Alors que la magie est crainte et que tout le monde a en horreur les sorcières, elle va se lancer sur les traces d’une bague magique qui pourrait lui être utile. De son côté Reid est un chasseur de sorcières assermenté par l’Église ne vit que pour son métier et mène à sa vie au gré des missions. Lorsque ces deux personnages vont par hasard se rencontrer, les évènements vont sans arrêt les pousser l’un vers l’autre et contre toute attente, ils vont devoir se marier pour se sortir d’une situation compliquée et ça va être le début des problèmes.

Je pense que rien qu’avec ce court résumé vous vous doutez que les choses sont mal engagé quand un tueur de sorcière doit se marier avec une femme dont il ignore qu’elle est son ennemi. Lou ne va pas se gêner pour faire tourner son mari en bourrique et pour mon plus grand plaisir j’ai adoré leurs interactions, tous les deux ont des modes de vie et des croyances diamétralement opposés et la cohabitation va rapidement devenir compliquée. Pourtant contre toute attente un évènement tragique va redistribuer les cartes et en apprenant à se connaître, ils vont commencer à ouvrir les yeux sur le monde. Et leurs rapports conflictuels vont se transformer en autre chose, comme de l’acceptation et bien évidemment le petit quelque chose qui va tout changer. J’ai beaucoup apprécié la manière dont la romance se met lentement en place.

Pour une fois les rôles sont inversées Lou n’a rien d’une douce jeune femme en détresse qui ne connaît rien aux hommes, elle a bien souvent un langage de charretier et sait se défendre quand c’est nécessaire, ce qui ne va pas manquer de déstabiliser notre charmant Reid qui est habitué à des femmes plus réservées et lui-même n’a aucune expérience avec les femmes, ce que ne va pas manquer d’utiliser notre héroïne pour se moquer de son mari et elle qui ne respecte jamais les règles va se faire un plaisir de rendre fou Reid, qui de son côté ne connaît que l’obéissance et elle va tout chambouler sur son passage.

Du côté de l’univers, il est captivant cette guerre entre les sorciers et l’Église et en se laisse transporter par l’intrigue qui ne cesse de nous sortir de notre zone de confort en alternant les révélations et en conservant toujours cette pointe d’humour dont Lou à le secret. L’alternance des points de vue est un vrai atout pour comprendre ces deux personnages que tout oppose et qui ont été élevés avec des a priori l’un sur l’autre. Les adeptes de fantasy pure seront peut-être un peu frustrés du développement de l’intrigue qui n’a rien de réellement surprenant, mais de mon côté ça fonctionnement. La plume est fluide et agréable, on prend plaisir à découvrir l’intrigue et on tourne les pages sans vraiment s’en rendre compte. Je suis impatience de découvrir le second opus.

New Romance

Scottish Rhapsody | Delinda Dane

Résumé :
Erynn Wallace avait depuis longtemps oublié que l’Écosse coulait dans ses veines. Grandir à Londres auprès d’une mère anglaise ne l’a sans doute pas aidée à se souvenir de ses racines…
Quand, à la mort de son grand-père, elle revient dans sa ville natale, elle ne pensait pas se sentir aussi dépaysée. Les gens, l’accent, les coutumes… elle a tout oublié. Et ce n’est pas Lachlan Cameron qui risque de la mettre à l’aise…
L’héritier du clan des Cameron semble même la traiter avec un dédain particulier. Il ne voit en elle qu’une opportuniste, venue rafler son héritage avant de repartir chez l’ennemi. Que lui importe l’avis de cet inconnu, certes séduisant, mais parfaitement désagréable ?
Disons qu’il serait beaucoup plus facile de l’ignorer si, pour préserver le domaine de ses ancêtres, elle n’était pas contrainte de l’épouser…

Une autrice qui ne fait pas partie de mon paysage littéraire depuis longtemps, mais qui pour l’instant m’a toujours fait passer un bon moment. J’ai vu de nombreux bons avis sur les réseaux sociaux, alors je me suis laissé influencer et dans l’ensemble j’ai apprécié ma lecture, mais passer après la superbe découverte de Stairway to Heaven a peut-être rendu mes attentes un peu trop grandes et ça a évidemment un impact car chaque histoire n’est pas comparable, mais nous reviendrons plus tard en détail sur mon ressenti.

Erynn Wallace a du sang écossais dans les veines, mais depuis son départ pour l’Angleterre alors qu’elle n’était qu’une enfant, l’a éloigné de ses racines malgré qu’elle soit resté très proche de son père. Lorsque son grand-mère décède, elle décide de venir soutenir son père dans cette épreuve et sur place elle est accueillie comme une étrangère et le courant ne va pas forcément passer avec les locaux et la lecture du testament de sa grand-mère va considérablement changer les choses, puisque pour préserver son héritage transmis de génération en génération, elle va être contrainte d’épouser Lachlan Cameron l’héritier d’un clan rival qui ne va pas lui cacher son aversion envers elle.

J’ai trouvé que le duo fonctionnait plutôt bien, on alterne entre quelques passages drôles où la haine est perceptible et à côté il semble difficile de cacher l’attirance naissante. Les motivations de Erynn sont plutôt louables et ça en fait une héroïne attachante qu’on prend plaisir à découvrir, de même qu’on voit le mystère se lever sur la personnalité de Lachlan et on demande forcément à en savoir plus, les interactions sont attendues et les caractères très affirmés ce qui nous offre de bons moments. J’ai quelques regrets concernant l’évolution de la romance pas forcément perceptible, on passe de la haine à l’attirance sans entre-deux et ce changement est trop brutal, ça rend les choses moins naturelles. Et dernier bémol concernant le manque d’approfondissement des thèmes clés du récit ça m’a parfois un peu frustrée qu’on n’en parle pas plus.

J’ai apprécié le voyage en Écosse, même si finalement le pays n’est pas tellement mis en avant, nous avons quelques mentions des traditions locales et on est apprécie l’immersion, à mon sens ça manquait un peu de description des décors et sans que ça soit négatif nous ne sommes pas allé au bout, pour écrire cette chronique il est normal d’avoir l’esprit un peu critique sur certain détail, mais objectivement ce n’est pas un frein pour passer un bon moment et le style est plutôt fluide on ne voit pas les pages défilées et c’est ce qui fait qu’on passe un bon moment malgré quelques maladresses. Je continuerais de découvrir cette autrice qui propose malgré tout une histoire sympathique.

Romance, Coup de Coeur <3

Ce que murmure le vent | Amy Harmon

Résumé :
New York, 2001.
Pour respecter les dernières volontés de son grand-père adoré, Anne Gallagher fait le voyage de Brooklyn jusqu’à Dromahair, un petit village du nord de l’Irlande, afin de disperser les cendres de son aïeul sur sa terre natale. Avalée par le brouillard au milieu du lac où elle lui fait ses derniers adieux, elle est victime d’une mystérieuse attaque…
Quand Anne se réveille, elle est en 1921, dans le domaine de ses ancêtres où tous semblent penser qu’elle est son arrière-grand-mère disparue lors de la sanglante Insurrection de 1915. Perdue au coeur des heures les plus sombres de l’histoire irlandaise, alors que grondent déjà la guerre civile et le chaos, la jeune femme du xxie siècle doit tout réapprendre.
Déchirée entre son désir de retrouver la vie qui était la sienne et la folle liberté que lui offre ce nouveau départ, Anne réussira-t-elle à trouver sa place ?
Avec une précision historique remarquable et une écriture d’une grande élégance, Amy Harmon nous offre, à travers un pan étourdissant de l’histoire irlandaise, une éblouissante épopée familiale.

Ce roman est absolument incroyable, Amy Harmon fait son retour en France avec une publication d’une histoire d’amour bouleversante. J’étais heureuse du retour dans les librairies françaises de cette autrice à la plume envoûtante et les retrouvailles sont encore meilleures que je m’y attendais. Le coup de cœur tant attendu est enfin là, l’histoire d’un amour bouleversant qui change de l’ordinaire et qui m’a envahi d’émotions au cœur d’une Irlande déchirée.

Anne Gallagher a été élevé par son grand-père depuis le décès de ses parents lorsqu’elle n’était qu’une jeune enfant, il a toujours été l’homme de sa vie et elle lui doit sa passion pour l’histoire irlandaise. Après plusieurs années à souffrir d’un cancer Eoin Gallagher a rendu son dernier souffle aux États-Unis sous le regard impuissant d’une petite fille qui l’a toujours chéri. Cet homme fascinant qui a toujours su partager son amour pour l’Irlande et qui pourtant n’a jamais souhaité y retourner, va donner pour mission à Anne de disperser ses cendres dans son pays natal qu’il a pourtant quitté sans jamais l’expliquer.

Lorsqu’elle arrive sur place elle découvre les souvenirs de ses ancêtres et cherche à s’approprier ce passé à la fois connu et inconnu. Après quelques jours à retrouver ses racines, elle décide de respecter les dernières volontés de son grand-père et se rend au milieu d’un lac où elle lui fait ses adieux et un mystérieux évènement va la faire tomber à l’eau et lorsqu’elle émerge, elle est en 1921 où tout le monde semble penser qu’elle est son arrière-grand-mère disparue quelques années plus tôt laissant son fils orphelin.

Plongé au cœur d’une guerre civile entre irlandais et anglais, nous allons suivre le récit de personnages passionnés par le désir d’une Irlande libre et dans leur combat le destin va pousser deux âmes sœurs l’une vers l’autre. Anne va se retrouver au cœur d’un complot politique dont elle connaît l’issue et en même temps elle va devoir s’adapter à ce changement d’époque sans comprendre ce qui se passe et en savourant ces retrouvailles avec Eoin. Ce conflit intérieur est très bien retranscrit et on sent à quel point Anne est déchirée entre son besoin de retrouver son grand-père et celui de réintégrer son époque.

Immédiatement l’intrigue m’a captivée, comme beaucoup je pourrais citer la référence d’Outlander et en même temps le récit n’est pas comparable sur beaucoup de points. On se laisse facilement porter par les récits liés à la quête d’une Irlande libre, mais c’est l’histoire d’amour qui m’a totalement fait succomber. Il y a cette pointe de magie qui fait rêver et en même temps une incroyable histoire d’amour naît dans une période sombre de l’histoire.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti autant d’émotions en lisant un livre. J’en suis étonnée moi-même, mais la fin m’a fait fondre en larmes.

Fantasy, Young Adult

Un sort si noir et éternel | Brigid Kemmerer (The Cursebreakers #1)

Résumé :
Un soir, dans les rues de Washington, Harper, 17 ans, est témoin d’une tentative d’enlèvement. Faisant fi du danger, la jeune femme, partiellement handicapée, s’interpose. Mais le kidnappeur lâche sa première proie et, après avoir maîtrisé Harper, l’emmène avec lui…
D’un coup de baguette magique, ou presque, Harper bascule dans un autre monde. Elle découvre un lieu qui a tout du château de conte de fées : orchestre sans musiciens, cuisine enchantée et, bien sûr, prince beau et énigmatique. Prince maudit, en vérité.
Coincé dans un automne éternel, le prince Rhen cherche à débarrasser son peuple d’une créature sanguinaire. C’est pour briser le sort qu’il ordonne au commandant Grey d’enlever des jeunes femmes, saison après saison… Mais ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il est lui-même ce monstre assoiffé de sang. Pour rompre la malédiction, il doit se faire aimer avant le début de l’hiver, avant qu’il ne se remette à tuer… Rien de plus aisé, en apparence, pour ce jeune homme séduisant. Pourtant, aucune des centaines de jeunes femmes avant Harper n’a succombé à son charme.

Je ne résiste jamais à une réécriture de conte et encore moins lorsqu’il s’agit de La Belle et la Bête. J’avais beaucoup entendu de cette série avant même sa publication chez Rageot, mais les avis enthousiastes n’ont fait que me donner envie de découvrir moi aussi cet univers. Et on peut dire que c’est très réussi, l’intrigue est captivante, les personnages charismatiques et les révélations apportent un rythme au récit et on ne voit pas les pages défiler.

Lorsqu’elle est témoin d’une tentative d’enlèvement Harper ne réfléchit pas et fonce pour s’interposer, mais le kidnappeur décide de changer de cible et emmène la jeune femme avec lui. Les rues de Washington laissent la place où château, prince et magie sont au cœur de cet univers. Rapidement elle découvre que le Prince Rhen est maudit et pour mettre un terme à cette malédiction il doit être aimé d’un amour véritable, malgré le monstre qui sommeille en lui.

L’intrigue est menée d’une main de maître par un trio de personnage Harper, la demoiselle en détresse, Rhen le Prince Maudit et Grey le commandant de la garde royale. Je peux déjà vous dire que les caractéristiques de ces personnages font d’eux des personnages captivants qu’en prend plaisir à découvrir et avec qui on s’attache facilement et qu’on aime suivre et on en redemande.

A commencer par Harper, une véritable force de la nature qui a toujours été couvée par ses proches à cause du fait qu’elle souffre de paralysie cérébrale, qui se caractérise par un boitillement et si au premier abord Rhen et Grey vont la sous-estimer de par son handicap, rapidement ils vont comprendre qu’il n’affecte en rien sa détermination et on peut dire que j’ai adoré ce personnage qui se bat pour ses convictions et qui a le cœur sur la main.

Coincés depuis plusieurs années dans un automne éternel Rhen et Grey ont établi leur petite routine pour chaque début de saison et pour la première fois les choses ne vont pas se passer comme prévu et Harper va venir mettre un peu le bordel dans leur routine et étrangement malgré le fait qu’elle vienne d’un monde contemporain, elle va parfaitement s’intégrer à ce monde et parvenir à se faire sa place parmi le peuple d’Emberfall et apporter un peu d’espoir. Grâce à l’alternance de la narration on va découvrir que Rhen n’est pas si arrogant qu’il y paraît et qu’il subit les conséquences d’une erreur de jeunesse et depuis tout ce temps il peut compter sur son fidèle commandant Grey.

J’ai beaucoup apprécié ce parallèle entre un monde contemporain et un monde fantasy, ce qui contribue à rendre la réécriture assez moderne et ça fonctionne parfaitement. J’avais déjà adoré Brigid Kemmerer dans un roman jeunesse contemporain, mais encore une fois elle excelle dans un autre registre. Je ne m’attendais pas du tout à cette conclusion d’intrigue et j’ai adoré la surprise. Au même titre que les réfractaires pas fan des fantasy où la romance est centrale pourrait être s’y retrouver dans l’action prenant une place assez importante et le tout mené par une héroïne badass. Un premier opus que je vous recommande chaudement et puis on en parle de cette superbe couverture ?

Romance

La chronique des Bridgerton 7 & 8 | Julia Quinn

Résumé :
Les jeunes gens ne se bousculent pas pour demander la main de Hyacinthe, la cadette des Bridgerton, trop fine mouche, trop sincère. Certes, mieux vaut être seule que mal accompagnée, il n’empêche qu’elle commence à se demander si elle ne va pas finir vieille fille. Et ce n’est pas la rencontre avec Gareth Saint-Clair, aristocrate à la réputation sulfureuse, qui risque d’y changer quoi que ce soit. Encore que… La découverte d’un journal intime en italien qu’elle se propose de lui traduire pourrait bien jouer un rôle inattendu.
Contrairement à la plupart de ses congénères, Gregory, le benjamin des Bridgerton, ne vit que dans l’attente du « grand amour ». Il croit l’avoir trouvé en la personne de lady Hermione Watson, éblouissante beauté dont, hélas, le cœur est déjà pris. Qu’à cela ne tienne, Gregory va accepter l’aide de Lucinda Abertnathy, la meilleure amie de l’angélique Hermione, pour parvenir à ses fins.

Je sèche un peu sur l’écriture de cette chronique, je n’arrive pas à mettre des mots sur mon avis, car j’ai l’impression de n’avoir ni aimé, ni détesté cet opus. Nous avons vu grandir Hyacinthe et j’aurai cru que vu les circonstances de sa naissance elle serait au centre de toutes les attentions de la fratrie Bridgerton. Étonnamment elle n’interagit que très peu avec les autres membres et sans Violet Bridgerton on aurait presque oublier l’ambiance si chaleureuse.

La petite fille a laissé la place à une belle jeune femme que de nombreux prétendant aimerait pouvoir courtiser, mais son franc parler qui en fait fuir plus d’un homme et cette année encore elle se retrouve contrainte de débuter une nouvelle saison et cette perspective est loin de l’enchantée. Alors elle s’évade autant qu’elle peut à commencer par ses après-midi lecture chez Lady Danbury pour qui elle a une haute estime et éprouve beaucoup d’affection. Alors quand la vieille dame tente sans grande discrétion de rapprocher Hyacinthe de son petit-fils, Gareth, la jeune femme est un peu réticence connaissant la réputation de jeune homme, mais n’est pas pour autant désintéressé. Lorsque celui-ci découvre un journal ayant appartenu à sa grand-mère paternel rédigé en italien, il va solliciter l’aide de Hyacinthe pour la traduction.

L’histoire va être rythmé par les découverte du journal et Hyacinthe et Gareth vont se laisser porter par les révélations.

***

La conclusion parfaite avec le dernier membre de la fratrie qui m’a fait éprouver les émotions du début de la série. Gregory est peut-être le personnage le plus mystérieux, car il est très jeune lors des précédents opus et au fil des pages nous n’avions que très peu d’informations puisqu’il passait du temps au pensionnant. On a une très belle complicité entre Hyacinthe et Gregory qui ne cessent de se chamailler et c’est ce qui rend cette saga familiale captivante.

Gregory est un amoureux de l’amour, dernier de la fratrie à ne pas encore être marié et à l’image de ses frères et sœurs il aspire à rencontrer son âme sœur et lorsqu’il fait la connaissance de Lady Hermione Watson, il est convaincu qu’enfin il a rencontré la femme de sa vie subjuguée par sa beauté , seulement la jeune femme est elle-même amoureuse et ne semble pas prêter attention à Gregory. Avec l’aide de Lady Lucinda Abertnathy, la meilleure amie de Hermione, il va tenter de pouvoir attirer son attention et lui faire la cour.

J’ai adoré le caractère de Gregory qui a mon sens n’a rien à voir avec ses frères, je ne sais pas si c’est lié au fait qu’il a grandi sans père et que ses frères et sœurs l’ont couvé puisqu’il était le petit dernier, mais il m’a vraiment séduite avec son caractère toujours préoccupé par la réputation des femmes, avec une douceur et un humour comme on y était habituée et qui le rend encore plus charmant, mais son besoin de protection envers sa promise a définitivement fait pencher la balance. Je crois pouvoir qu’après Anthony c’est le frère qui m’a le plus séduite et quand il fait une déclaration il ne fait pas les choses à moitié.

J’ai apprécié l’alchimie qui se développe tout au long du récit entre les personnages et on passe un bon moment en leur compagnie, on ne manque pas de remarquer l’évolution entre eux et l’amitié qui se transforme en quelque chose de plus surprenant pour tous les deux. J’ai été conquise par l’intrigue et la manière dont la romance laisse place à un peu de suspense et plusieurs retournements de situation, sans oublier une touche d’humour. Bref un délice.

Suspense / Thriller

Le mal dans la peau | Mia Sheridan

Résumé :
Trouvera-t-elle un jour la paix ? Le cauchemar de Josie Stratton remonte à neuf ans. Alors qu’elle n’était qu’une toute jeune femme, elle a été enlevée, retenue prisonnière et torturée durant dix interminables mois avant de parvenir à s’échapper de l’enfer.
Aujourd’hui, elle essaie de se reconstruire, un pas après l’autre. Mais alors qu’elle pensait que son bourreau s’était suicidé, de nouvelles victimes apparaissent. Des jeunes femmes séquestrées et torturées qui, elles, n’ont pas eu la chance de survivre.
Josie est prête à tout pour aider l’inspecteur Zach Copeland dans son enquête. Car elle veut participer à l’arrestation du meurtrier, bien sûr, mais aussi parce que l’incroyable Zach est le premier, après toutes ces années, qui parvient à l’approcher, à l’émouvoir… et à faire renaître en elle le désir, ce trésor qu’elle pensait perdu à tout jamais. Elle lui est infiniment reconnaissante pour ce cadeau inattendu, même si elle sait bien, tout au fond d’elle, qu’elle est trop brisée pour aimer à nouveau.

Un roman qui à mon sens n’est pas adapté à la collection New Romance, car il s’agit d’un thriller, la romance bien que présente est au second plan et on se focalise principalement sur l’enquête, si on passe outre ce détail le récit est captivant et plonge le lecteur dans une histoire qui fait froid dans le dos.

Comment surmonter le traumatisme quand on a vécu l’horreur ? Il y a neuf ans Josie Stratton a découvert le pire chez l’être humain, enlevée dans son propre appartement, séquestrée, torturée et retenue prisonnière durant dix mois avant de parvenir à s’échapper, la jeune femme est malgré tout parvenu à se reconstruire malgré les cicatrices toujours à vif. Aujourd’hui elle se concentre sur un nouveau projet et tente de maintenir cette épreuve dans le passé.

Lorsqu’un imitateur émergent et que plusieurs détails rappellent le calvaire de Josie, l’inspecteur Zach Copeland va reprendre contact avec la jeune femme pour tenter d’élucider cette nouvelle affaire. Josie est une héroïne incroyable qui a vécu l’épreuve la plus dévastatrice et qui pourtant n’est pas brisée, son courage est assez impressionnant. Au fil du récit nous frissonnons de l’horreur et honnêtement ce roman n’est pas à mettre en toutes les mains, car l’autrice de nous épargne pas. Les révélations vont devenir captivantes, car on veut remonter le fil des évènements et connaître la vérité.

On s’éloigne vraiment du style auquel Mia Sheridan m’avait habitué et bien que les descriptions soient peut-être un peu trop précises, on se laisse transporter par le récit et on devient un spectateur impuissant fasse à un cauchemar. Je pense qu’en tant que femme c’est un film qu’on s’est déjà fait dans une ruelle sombre, mais honnêtement je n’étais même plus sereine dans ma propre chambre. Il y a un côté un peu malsain et en même temps le désir d’avoir des réponses. L’histoire est surprenante et même si la fin n’est pas celle que j’attendais, je constate qu’il existe un tome compagnon consacré à un personnage important donc je suppose que le dénouement sera dans ce final.