King | T.M. Frazier (Kingdom #1)

Résumé :

King n’est pas vraiment le genre d’homme auprès de qui on cherche refuge. Chef d’un gang qui participe à toutes sortes de trafics, il a la surprise de trouver dans sa maison, lors d’une fête, une parfaite inconnue.
Elle se fait appeler Doe, un surnom car elle est amnésique et ne connaît pas sa vraie identité. Elle vit aussi dans la rue et risque que sa vie quotidiennement. Comme ce jour où elle s’introduit chez King. A ses risques et périls.
Malgré tout, elle est attirée par King comme un papillon par une flamme. Si c’est un homme brutal, violent d’habitude, il est aussi touché par Doe et son histoire. Mais qui est Doe exactement ? Son passé ne risque-t-il pas de ressurgir un jour ? King prend un risque s’il s’attache à elle mais n’est-il pas déjà trop tard ?
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Une lecture qui me laisse un sentiment difficile à expliquer, c’est à la fois entraînant et bancal. J’ai un faible pour les héroïnes cabossées et cette histoire m’a rapidement intrigué, le roman dans son ensemble réussit à susciter l’envie et la curiosité est bel et bien présente. Seulement plus j’y réfléchis et plus je trouve l’histoire un peu faible, l’intrigue peine à décoller et malgré une écriture qui m’a immédiatement plu, je conserve un sentiment mitigé sur les décisions des personnages. Je vais tenter de mettre de l’ordre dans mes pensées, car j’ai du mal à comprendre moi-même pourquoi ça n’a pas totalement pris et qu’en même temps je lirai la suite.

Doe notre héroïne a la particularité d’être amnésique, elle ne connaît ni son âge, ni son nom et tout ce qu’elle sait, c’est que personne ne semble se soucier de sa disparition. Vivant dans une situation compliquée, la jeune femme n’a pas d’autre solution que de vivre dans la rue et aujourd’hui après un énième jour avec le ventre vide, elle se sent suffisamment désespérée pour s’introduire à une fête organisée par le dangereux King. Le plan a beau être dégradant, il est simple : trouver un homme qui veuille prendre soin d’elle, quitte à faire des choses honteuse. Tout sauf cette faim qui lui vrille l’estomac. Seulement sur place, la situation va dégénérer et la jeune femme n’a pas d’autres solutions que de rester pour régler une dette qu’elle ne s’attendait pas à devoir encaisser.

King n’est pas ce qu’on appellerait un homme honnête, mais comme une phrase dans le roman retranscrit parfaitement l’image que l’auteure veut donner à son personnage : « Le fait d’être un voyou ne l’empêche en rien d’être un homme admirable. » A la tête de trafics de drogue, il n’en est pas mauvais pour autant. Ce côté de l’histoire change un peu du côté propre qu’on peut avoir l’habitude de lire. Tout n’est pas lisse et nos héros sont prêts à tout pour s’éloigner de leur famille toxique. En compagnie de Preppy son ami de toujours, il va se créer un business qui fonctionne et profiter de la vie. Sa rencontre avec Doe, va se produire à un moment compliqué de la vie de King et cette innocence qu’il voit en elle va le conduire à sa perte. Tantôt colérique, tantôt bienveillant notre héros va nous faire passer par toutes les émotions et c’est parfois difficile de le suivre dans ses réactions.

J’ai trouvé ce roman différent des autres New Romance, une note de l’éditeur met d’ailleurs en garde concernant certaines scènes. Ce n’est pas tant que l’histoire ait pu me choquer, finalement mise à part un langage un peu cru et un milieu où drogue, alcool et sexe coulent à flots, on a une romance avec des côtés touchants. Seulement, la manière dont évolue la relation fait un peu girouette et ça manque parfois d’émotions sincères. Je n’ai pas trouvé ce que j’attendais de ce roman et le fait que l’histoire aille un peu dans tous les sens ça a perturbé ma lecture. Et pourtant je n’irai pas jusqu’à dire que je n’ai pas apprécié, car il y a de bons éléments du côté des personnages, mais les thèmes évoqués sont pratiquement tous survolés et ça manque de profondeur. L’amnésie n’est qu’un prétexte et le trafic de drogue n’est pas totalement exploité, on est dans un milieu sombre et on n’y entre pas vraiment, sauf pour instaurer un rebondissement qui sert à introduire autre chose.

Le plus dur finalement c’est retranscrire un sentiment que je peine moi-même à exprimer. Il est indéniable que cette lecture m’a perturbé, car assez froid et en même temps j’apprécie une part de l’intrigue qui n’a pas que des mauvais côtés. Plusieurs facteurs peuvent expliquer mon ressenti tellement mitigé, notamment le fameux mauvais moment ou tout simplement que ça n’a pas fonctionné. Le plus déroutant c’est que je l’ai lu en quelques heures, donc ce n’est pas la plume qui m’a dérangé. Après il arrive que sans explication un élément fasse que ça ne colle pas, j’espère simplement que ce n’est pas les prémices d’une panne de lecture. En tant que lecture, je suis impatiente de pouvoir en discuter avec les futur(e)s lecteurs/lectrices pour avoir leur propre avis. Je suis peut-être partagée, mais je lirai la suite pour me faire un avis définitif sur cette série.

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4 réflexions sur “King | T.M. Frazier (Kingdom #1)

  1. Je ne sais trop qu’en penser, tout a l’air en demi-teinte, mais peut être que si je tombe dessus à la bibliothèque je le lirai, quoi que j’ai un peu peur qu’il me dégoûte du genre plus qu’autre chose..Déjà que je n’ai pas réussi à lire Forbidden..

    • Peut-être que ça vient de moi, surveille les avis qui pourraient sortir prochainement. La Dark Romance c’est particulier et si on n’a pas le coeur bien accroché ce n’est pas la peine, mais c’est vraiment différent de Forbidden qui mettait l’accent sur les sentiments.

  2. Première fois que je commente sur ton site, que j’aime beaucoup d’ailleurs et que je suis depuis un long moment, c’est parti aha ! Je partage le même ressenti que toi concernant ce premier tome. J’ai aimé mais en même temps… Je sais pas, quelque chose m’a dérangé. Il y a des passages, des réactions des personnages, qui m’ont un petit peu agacé. Je me disais « mais comment tu peux pardonner cela si facilement » ou « comment ne pas aborder ce truc plus en profondeur » ? Et que dire du comportement (+ la possessivité) parfois très très (trèèès) agaçant de notre cher King. J’ai moi aussi lu ce tome en quelques heures, c’est le genre de plume que j’aime bien mais je suis perplexe. J’avoue avoir lu en diagonale quelques pages avant la fin. Contrairement à toi (j’ai lu ta chronique de Tyran), je ne sais même pas si je vais lire… A voir !

    • Ton commentaire est très touchant, on a beau savoir que les lecteurs de l’ombre nous lisent sans commenter, on se demande toujours ce qu’ils peuvent passer ! Je suis très heureuse que mon article t’es fait réagir. Cette duologie à de bons côtés, mais les émotions ne sont pas à la hauteur et la possessivité j’aurais pu faire avec, dans la New Romance les hommes c’est un peu des cro-magnons, mais là franchement c’est trop tout et en même temps pas assez. La suite n’est pas pire, mais on retrouve la même gênance lol

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