Comment disparaître | Sharon Huss Roat

Résumé :
Vicky Decker maîtrise l’art de cacher qui elle est vraiment à la perfection. Alors, quand sa meilleure (et unique) amie Jenna déménage, et qu’elle se retrouve seule dans son lycée, sa vie prend un nouveau tournant. Elle ne s’est jamais sentie aussi seule… Elle décide donc de s’inventer une vie sociale, en photoshopant des photos d’inconnus pour les poster sur Instagram. Au début, c’est uniquement à Jenna que ces posts sont destinés, mais très vite, de nouveaux followers s’intéressent à ses aventures. Bientôt, elle est suivie par plusieurs milliers de personnes !
Vicky se laisse embarquer dans cette incroyable double vie online. Elle excelle à se créer des péripéties passionnantes sans même quitter sa chambre ! Et, très vite, elle va découvrir que beaucoup d’adolescents sur la toile se sentent comme elle, #seuls et #ignorés dans le monde réel. Pour les aider, et se sauver elle-même par la même occasion, Vicky devra trouver le courage de montrer son vrai visage…

Ce roman est resté un moment dans ma PAL, les premiers retours m’ont influencé et j’ai eu du mal à me motiver pour le sortir. Il faut dire que depuis quelque temps, les publications de Hugo New Way ont perdu ce petit quelque chose qui faisait toute la différence et qui me donnait un coup de poing au cœur. Le résumé est axé sur le sujet des réseaux sociaux et pour le coup, après plusieurs chapitres on distingue un sujet bien plus complexe, mais pas tout de suite identifié et malgré ses souffrances il faudra attendre la fin avant d’avoir un diagnostic.

Vicky Decker n’a jamais pu compter que sur sa meilleure amie Jenna, elle résume à elle seule son cercle d’amis et ce duo se complète parfaitement. Alors quand Jenna déménage, la solitude n’a jamais été aussi forte et affronter les autres dans l’enceinte du lycée n’a jamais été aussi difficile. Malgré un contact permanent avec sa meilleure amie, la distance va creuser un fossé important et malgré elle, les premières jalousies vont s’installer. La solitude n’ayant jamais été aussi forte, Vicky va tenter de redonner un peu de couleur à sa vie morose en créant un profil sur Instagram, à travers des montages la jeune fille va s’inventer un personnage afin de prouver qu’elle n’est pas invisible. Rapidement, son message est entendu par quelques followers, puis les dizaines se transforment en centaines, pour devenir des milliers, ils ont tous un point commun : Personne ne les voit, ils sont seuls.

Vicky est un personnage avec des failles, son parcours est touchant et ses décisions motivées par son anxiété. J’ai un faible pour les héroïnes abimées et sa vulnérabilité m’a vraiment atteinte en plein cœur. Sa solitude et son retrait est en quelque sorte contraint puisque ses peurs l’empêchent d’être totalement libre dans ses décisions. J’étais spectatrice de sa souffrance et ses angoisses m’ont vraiment remuée. Sur les réseaux sociaux, elle va se construire une communauté à son image avec les mêmes craintes, une solitude à différentes échelles, mais avec la conviction qu’ils peuvent se soutenir et voir ce projet grandir ça ne laisse pas indifférent. Les personnages secondaires vont tirer un enseignement grâce à Vicurieuse et cela va avoir un impact dans la vraie vie de Vicky.

Le résumé fausse un peu l’image de cette histoire, Vicky ne créé pas son compte Instagram pour s’inventer une vie sociale comme la quatrième de couverture le laisse entendre. Certes il s’agit d’une échappatoire, mais tout le monde est conscient qu’il s’agit de montage et bien que Vicky considère qu’elle n’est pas vraiment Vicurieuse c’est bel et bien son grand cœur et son empathie qui ont fait le succès de ce compte, sans oublier l’originalité. Elle n’a aucun mal  à distinguer la réalité et sépare bien ses deux vies, mais avoir le sentiment que l’on n’est pas seul à affronter ses craintes, ça fait du bien et c’est ce qui va lui fourni les instruments pour s’en sortir elle-même.

Mes attentes étaient basses et c’est probablement ce qui a sauvé ma lecture. L’intrigue est plutôt simpliste, mais on traite un sujet difficile avec authenticité et l’histoire est portée par une héroïne touchante. Les réseaux sociaux ne sont pas vraiment au centre de l’histoire, mais il aborde de manière détournée la vitesse à laquelle on peut perdre le contrôle et l’ampleur qu’un buzz peut prendre. Je retiendrai davantage le message de soutien aux âmes solitaires et il est important de ne pas oublier que malgré la solitude qui pèse parfois sur notre quotidien, nous ne sommes jamais vraiment seuls. Malgré un entourage parfois absent, il ne faut pas laisser les idées noires vous engourdir, car ce n’est qu’une étape avant que le soleil brille de nouveau dans nos vies.

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Swimming Pool | Sarah Crossan

Résumé :
Kasienka est polonaise
et elle vient d’arriver
en Angleterre avec sa mère.
Mais la vie ici n’a rien d’une vie rêvée.
Heureusement, il y a la piscine,
il y a l’eau. Et dans l’équipe de natation,
il y a William…

Je remercie Babelio et Rageot pour cette masse critique privilégié.
Date de sortie : 16 mai 2018

Il y a des romans qu’on n’attend pas et qui s’éloignent de nos goûts, mais qui nous font passer des émotions qu’on comprend et qui laisse des traces. La première fois que j’ai découvert Sarah Crossan, c’était lors de ma lecture de Inséparables. Je suis ressortie de cette lecture à la fois bouleverser et émerveiller par la beauté des mots. Je n’étais pas au courant qu’un nouveau roman de cette auteure allait être publié donc lorsque j’ai découvert qu’on me proposait de lire le dernier roman de Sarah Crossan, traduit par Clémentine Beauvais, j’étais curieuse de voir si les mots de cette auteure avaient toujours du pouvoir, mais j’ai surtout été frappée par la délicatesse.

Kasienka est à un âge où il est difficile de s’assumer, mais lorsqu’on est étrangère et qu’on départ dans un pays qui n’est pas le sien, il est parfois difficile d’être acceptée. D’origine polonaise, la jeune fille n’a jamais voulu quitter son pays natal, mais contrainte de suivre sa mère dans ses projets, elle se retrouve en Angleterre avec un anglais précaire et ses camarades pas vraiment décidée à l’intégrer. Afin de fuir ses problèmes Kasienka va trouver une échappatoire à la piscine du collège où elle se laisse porter par l’eau et où elle rencontre William, qui réveille en elle des émotions jusqu’alors jamais ressenties. Au fil des pages nous allons suivre une héroïne douce qui cherche juste à être elle-même et il est impossible de ne pas s’attacher à cette jeune fille touchante.

Au premier abord j’ai été surprise du jeune âge de notre héroïne et j’ai rapidement apprécié être dans la tête de cette jeune fille un peu perdue. Kasienka n’a rien de difficile et bien qu’elle aurait préféré poursuivre sa vie en Pologne, elle va tout faire pour être acceptée, à la fois par sa mère, que par ses camarades. Les émotions passent parfaitement et il n’est pas difficile de ressentir les questionnements d’une adolescente à un tournant de sa vie, qui va devoir se battre pour son bonheur. On aborde des thèmes fort liés à l’adolescence, notamment l’image des étrangers, le harcèlement, le premier amour et le rôle dans sa famille après que celle-ci est éclatée.

Le style du récit est encore une fois d’une grande originalité et pour le coup, je suis toujours autant surprise d’être émue en lisant un roman qui au final n’a pas de réelle interaction. Après concernant ce roman en particulier, bien que j’ai apprécié ce moment de tendresse, j’ai trouvé la fin un peu brusque et je pense qu’elle aurait mérité quelques pages supplémentaires. Ce sont des romans qui me sortent de ma zone de confort et qui me font découvrir la beauté de la poésie, il n’est pas difficile d’apprécier le récit et les pages défilent avec plaisir.

Les Mille Visages de notre Histoire | Jennifer Niven

Résumé :
Tout le monde croit connaître Libby Groby, pourtant, personne ne s’est jamais intéressé qu’à son obésité. Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, sa vie peut changer : Libby s’est inscrite au lycée.
Tout le monde croit connaître Jack Masselin : étudiant rebelle, sexy… aux réactions imprévisibles. Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux.
Une histoire d’amour rédemptrice.
Des ados justes et charismatiques et le courage de s’accepter tel que l’on est.

Ce roman m’a été offert pour mon anniversaire par ma copine fanbooks76 et elle n’aurait pas pu mieux choisir, car il était dans ma wishlist depuis sa sortie et n’étant pas encore totalement remise de ma lecture déchirante de Tous nos jours parfaits, je ne le sentais pas prête à lutter contre  cette boule au ventre, sans compter que ce roman me hante encore malgré les années. Bien que l’histoire ne soit pas aussi intense, on aborde un thème qui fait réfléchir et j’ai été séduite par la beauté du message porté par Libby et Jack et par l’histoire qui mérite d’être découverte.

Libby et Jack ont tous les deux des problèmes d’adaptation et de socialisation, mais cette année va être différente pour ces deux inconnus. D’un côté nous avons Libby sa vie a été marqué par le décès de sa maman quand elle était enfant et cette perte a précipité un évènement qui a bien failli tourner au drame il y a plusieurs années. Aujourd’hui, les choses vont prendre une direction différente puisque pour la jeune fille fait son grand retour au lycée. J’ai apprécié découvrir une héroïne touchante et en même temps j’ai regretté qu’elle soit identifiée non pas pour sa personnalité pour son surpoids. Son combat n’a pas été simple, mais Libby est équilibrée et on ne décèle pas de grande fragilité, malgré certain propos difficile. Sa combativité est un trait attachant qui nous pousse à en savoir plus sur elle. Beaucoup se font une idée de la personne qu’elle est, mais personne ne sait réellement ce qu’elle a vécue, elle va pouvoir compter sur sa force de caractère et un humour touchant pour sortir la tête haute de personnalité malveillante. Et c’est avec joie que je l’ai vu s’épanouir au contact d’amis sincères.

D’un autre côté nous avons le très secret Jack, c’est un personnage qui m’a touché dans son combat. J’ai apprécié le contraste du jeune homme connu de tous dans le lycée et qui pourtant conserve un énorme secret qui est pourtant difficile à dissimuler. Certaines de ses décisions ne sont pas forcément des plus intelligentes, mais je peux comprendre qu’il soit difficile d’aller contre l’avis général au risque de perdre beaucoup et dans le cas de Jack sa position sociale au sein du lycée est déterminante s’il veut garder son secret. Je suis quand même assez surprise qu’on sache dès le premier chapitre ce que personne ne sait, mais ça m’a laissé un sentiment de trouble comme déstabilisé par la situation et triste pour lui d’être dans cette position sans d’autres recours que de faire semblant.

Jennifer Niven réussi sans mal à mettre l’accent sur les émotions et bien que ce roman ne m’ait pas brouillé le cœur en mille morceaux, il est difficile de rester insensible aux thèmes évoqués. On décèle la fragilité de nos héros c’est ce qui va précipiter ce lien entre eux, malgré la situation qui ne favorise pas forcément un rapprochement, Jack va pouvoir compter sur Libby. On aborde des thèmes tels que l’acceptation de soi, les premières amitiés et c’est avec beaucoup d’empathie qu’on voit nos héros s’ouvrir doucement l’un à l’autre et faire le deuil de ceux qu’ils étaient avant. Une lecture qui apprend à voir au delà des apparences et qui véhicule un très beau message.

Autoboyographie | Christina Lauren

Résumé :
Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour le plus traditionnel État de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible).
C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté ! Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – et accessoirement mormon – qui a remporté le Séminaire haut la main l’année passée.
Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…
Merci Hugo New Way pour ce sublime envoi.

Une histoire d’amour bouleversante qui m’a fait passer par un arc-en-ciel d’émotions. Ce roman c’est tout ce que je recherche dans la collection New Way, un sujet actuel qui sensibilise, des émotions décuplées qui secouent les lecteurs et bien évidemment des personnages envoûtants qui s’aiment d’un amour indescriptible. Je lis très peu de romance LGBT, notamment car bien souvent lorsque je lis une romance j’aime imaginer que la jeune fille qui tombe amoureuse c’est moi et que le jeune homme qui sourit c’est mon futur mari, seulement dans une romance homosexuelle, malgré tout le plaisir que je prends j’ai toujours du mal à me projeter dans la romance, non pas qu’il faille une cible, mais ma sensibilité n’est pas la même et c’est un ressenti personnel difficile à expliquer.

Ce roman j’en ai entendu énormément parlé lorsqu’il est sorti en V.O. et ma curiosité a rapidement été piquée, seulement comme je l’indiquait plus haut mes rares immersions étaient belles, mais pas inoubliables pourtant deux facteurs ont été déterminants concernant cette lecture. La première c’est le duo d’auteurs Christina Lauren, jusqu’ici mes découvertes en young adult n’avaient pas laissé de bons souvenirs, mais je souhaitais les découvrir dans un registre moins érotique alors quand l’une de mes collections fétiches a décidé de publier ce roman, mon hésitation n’a duré que quelques instants et j’avoue avoir profité d’un partenariat avec la maison d’édition pour découvrir un roman que je n’aurais pas forcément acheté dès le jour de sa sortie. Le résultat est un succès, dès les premiers chapitres je me suis laissé porter par cette sublime histoire qui m’a touché par bien des aspects.

Tanner Scott n’a jamais eu à cacher sa sexualité et sa famille a toujours accepté que leur fils s’exprime en accord avec lui-même, sans aucune honte. Pourtant lorsqu’il quitte la Californie pour l’État de l’Utah, la discrétion semble être une évidence et bien qu’il soit difficile pour lui d’avoir le sentiment de se cacher, après deux sans dans cette nouvelle maison, sa routine semble plutôt bien rodée. Après un défi lancé par Autumn sa meilleure amie, Tanner intègre le prestigieux Séminaire de Provo High, l’objectif étant de rédiger un roman en quatre mois. D’abord plutôt désinvolte, le jeune homme va devoir ajouter le facteur émotionnel, puisqu’au premier regard, il tombe immédiatement sous le charme de l’assistant de son professeur Sebastian Brother.

Ce roman se déroule dans l’État de l’Utah où les mormons font partie du décor et sont même parfois majoritaires. Comme toute communauté religieuse, la religion est maître de toutes leurs décisions et c’est parfois avec une certaine surprise que j’ai découvert certaines de leurs règles. Je ne sais pas si tout est véridique, où si certains aspects de leur croyance sont romancés, mais l’acceptation ne semble pas faire partie de leurs règles. Tanner a toujours eu connaissance des mormons, mais ses connaissances n’ont toujours été que flous. Seulement, malgré le soutien de ses parents, les mormons ne semblent pas attirer leur faveur et pour protéger leur fils, on va découvrir qu’ils sont prêts à durcir les règles et Tanner va devoir surmonter les obstacles qui vont se dresser devant lui.

La complexité de cette relation est lié à Sebastian, malgré l’acceptation de ses sentiments il est difficile d’aller contre des valeurs qu’on lui enseigne depuis toujours. C’est déchirant de le voir affronter cette situation sans réel soutien, car à l’inverse de Tanner, Sebastian ne pourra pas être soutenu par sa famille, étant le fils d’un évêque il a le devoir de respecter la volonté de Dieu et l’homosexualité ne fait pas partie des choses « acceptables ». Cette romance c’est bien plus qu’une simple attirance entre deux hommes, on est face à des barrières morales où nos personnages vont devoir découvrir qui ils sont réellement et cette recherche d’identité va passer à travers un premier amour à la fois sublime et dévastateur. Une romance bouleversante qui ne laissera personne indifférent.

P.-S. : Tu me manques | Brigid Kemmerer

Résumé :
Juliet a toujours écrit à sa mère. Depuis sa mort soudaine, cette habitude est pour elle comme une bouée de sauvetage. Même si les courriers de Juliet restent sans réponse, elle continue de les déposer sur sa tombe chaque semaine.
Declan n’aurait jamais cru qu’une lettre pourrait changer sa vie. Pourtant, celle qu’il trouve au cimetière, où il fait des travaux d’intérêt général après le lycée, le touche profondément… Et il ne peut s’empêcher d’y ajouter deux mots.

Ça fait bien longtemps qu’un roman ne m’avait pas autant émue, c’est le genre de roman authentique qui laisse une trace. Au moment où j’écris ma chronique, je garde un souvenir particulièrement ému en repensant au pouvoir des mots. C’est difficile à expliquer, mais parfois quand on n’attend rien de particulier d’un roman et qu’on décide de tenter l’aventure, il se produit un milliard de sensations inexplicables qui nous conforte dans notre choix. Ici c’est d’abord un coup de foudre pour la couverture qui m’a attirée et le résumé n’a fait que me conforter.

Depuis la mort soudaine de sa mère Juliet n’est plus la même, mais elle a conservé cette manie de toujours lui écrire des lettres et bien qu’elle ne puisse plus interagir avec elle, ces correspondances épistolaires à sens unique sont une thérapie nécessaire pour la jeune femme. Chaque semaine, elle dépose sur la tombe de sa mère de nouvelles lettres et le vent finit par les porter au loin. Pourtant, l’une de ces lettres va terminer sa course entre les mains de Declan, extrêmement touché par les mots de son auteure, il va apposer une simple phrase et ainsi va débuter un échange émouvant, où deux personnes vont ouvrir leur cœur sous couvert de l’anonymat.

Personnellement je n’écris que très peu de lettre manuscrite, mais c’est quelque chose qui me séduit dans la littérature. Ici la correspondance va s’avérer émouvante notamment parce que le passé de nos héros est chargé. A travers des lettres d’abord manuscrite, puis numérique où ils vont se dévoiler l’un à l’autre. A l’image d’un journal intime Juliet et Declan vont se confier afin de soulager cette douleur qui les habite. Parallèlement on suit le quotidien de nos héros chacun de leur côté et l’impact que cette correspondance va avoir dans leurs relations.

Leur parcours est différemment et leur réaction à l’opposé, mais ils ont tous les deux cette aura de fragilité qui ne les quitte pas. Nous ne sommes pas dans une recherche de l’identité du correspondant, plutôt dans une démarche pour se décharger de ces pensées qui peuvent être parfois néfastes. Juliet est une héroïne traumatisée par la disparition de sa mère et elle peine à retrouver un semblant de normalité, alors discuter avec un correspondant qui ne sait rien d’elle, c’est rafraîchissant et constater que Declan la comprend lorsqu’elle exprime sa peine, c’est tout ce don elle avait besoin pour sortir la tête de l’eau et reprendre doucement goût à la vie.

Dans ce livre nous abordons des thèmes simples comme l’amitié, le deuil, les relations familiales et la manière de gérer son chagrin quand l’impensable se produit. A plusieurs reprises j’ai eu les larmes aux yeux et l’auteure sait parfaitement utiliser des émotions intenses pour secouer son lecteur et le plonger dans un état affectif troublant. On n’entre pas forcément dans une dramatisation de l’histoire, seulement avec des mots simples et touchants, nous suivons des personnages qui ne savent pas comment guérir et qui ont désespérément besoin de s’en sortir.