With You | Amélie C. Astier & Mary Matthews

Résumé :

Il y a quatorze ans, les vies de Reagan et de Vic se sont liées à jamais. Ils ont été kidnappés et séquestrés durant leur adolescence. Ensemble, ils ont vécu le pire, et en secret, ils se sont aimés malgré leur calvaire. Mais une fois que leur captivité a pris fin, la vie les a séparés.
Aujourd’hui, alors que la justice s’apprête à être rendue, leurs chemins vont se croiser de nouveau. Ils ont changé, et les stigmates de plusieurs années de souffrance ont forgé leurs existences. Lorsque le présent les replonge dans ce passé de cauchemar, Reagan et Vic vont découvrir que les blessures infligées à cet amour sont loin d’être refermées.
Merci aux éditions Milady pour ce service presse.
Ce roman est destiné à un public averti.

J’arrive un peu après la bataille, mais quelle découverte qui va laisser des séquelles. Lorsque ce roman est sortie en numérique les premiers retours ont immédiatement été élogieux, mais à mon sens c’est une lecture qu’il faut débuter à un moment où l’esprit est détendu, car c’est un récit difficile et le bord du précipice n’est jamais loin. Bien évidemment, les mois ont passé et d’autres livres sont venus se mettre entre nous, pour tout vous dire en découvrant la réédition dans le catalogue Milady, j’ai vu ça comme une opportunité à ne pas louper. Lorsque j’ai débuté ma lecture, j’ai reçu une pluie de commentaire encourageant et même si j’ai un peu honte de l’admettre cette lecture à la fois troublante et rempli d’espoir m’a complètement porté, sans m’épargner.

Le pouvoir des mots peut avoir plusieurs visages, d’une part l’horreur cette lecture est difficile et elle m’a marqué, mais en même temps, voir que d’un cauchemar peut naître la plus solide des relations c’est bouleversant. Il y a quatorze ans, Reagan et Vic ont vécue la plus terrible des expériences, kidnappés, séquestrés et torturé, ils ont passé le cap de l’adolescence dans la souffrance. Pendant quatre longues années, une souffrance indescriptible les a maintenu dans la terreur, pourtant, malgré leurs vies brisées, ils ont développé un lien unique qui leur permet l’espace de quelques heures, de s’échapper de leur calvaire avec simplement des moments de douceur. La fin de leur calvaire aurait dû être le début de quelques choses de beau, mais c’est sans compter sur leur famille près à tout pour maintenir un semblant d’équilibre. Aujourd’hui, après quatorze ans, le procès de leur bourreau va de nouveau les réunir et mettre à l’épreuve ce lien unique qui les relit l’un à l’autre.

Je me sens assez mal à l’aise en écrivant cette chronique, c’est l’éternel débat que je mène avec moi-même lorsque je lis des Dark Romance, difficile d’expliquer et d’assumer qu’on puisse aimer une lecture aussi écœurante. C’est déroutant comme sensation, on est face à des flash-back d’une extrême violence et à la limite du gerbant, pourtant il est important de se rappeler que même si certain récit retrace la réalité, cette histoire est une fiction, certes certains récits peuvent se rapprocher de la réalité, mais compartimenter la fiction est important. Ici on est face à un récit traumatisant et à chaque immersion, j’étais soulagé de retrouver le présent pour constater que malgré une épreuve, Reagan et Vic éprouvent toujours cette petite étincelle. Leur amour c’est une forme d’espoir, de soulagement, c’est la finalité et c’est ce qu’on leur souhaite de pouvoir être heureux ensemble.

With You, est un roman à ne pas mettre entre toutes les mains, en soi ce n’est pas tant la romance qui pose problème. Certes, les sentiments sont nés d’une manière particulière, mais je trouve ça plus accessible qu’un roman qui rapproche un bourreau et sa victime. Difficile de maintenir ses émotions stables, quand certains passages prêtes à sourire, la réalité de nos personnages revient comme un boomrang et la douleur est perceptible. La relation n’est pas perçue comme saine par l’entourage et pourtant, personne ne peut comprendre ce qu’ils ont traversé. Ils font au mieux pour s’en sortir et le soutien de l’autre, c’est comme un baume apaisant.

Le passé occupera toujours une place centrale dans leur vie, ce procès c’est l’occasion de réparer ce qui a été brisé il y a quatorze ans et même si c’est douloureux de replonger au cœur de la captivité, c’est également l’endroit où tout à commencer, l’endroit où ils sont devenu quelqu’un d’autre, mais où le destin les a réuni dans la souffrance. C’est un roman indescriptible et si vous appréciez les récits sombres et que la Dark Romance ne vous fait pas peur, c’est l’occasion de découvrir un roman bouleversant et en même temps rempli d’espoir. Je n’ai lu que très peu de romans de ces deux auteurs, mais la plume est très agréable et cela donne envie d’en lire davantage.

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Ravage | Tillie Cole (Les Écorchés #3)

Résumé :
« Je serrai les dents pour me retenir de hurler. Je me cambrai et raidis les doigts et les orteils, mais sans jamais quitter des yeux l’homme qui se tenait devant moi. L’homme qui était revenu aujourd’hui, avec ses yeux bleus et perçants qui remplaçaient les pupilles noires et dilatées de la veille. Ils étaient d’une beauté trompeuse chez un homme aussi cruel. »
Dans son enfance, Zoya Kostava a échappé de peu à l’assaut qui a tué toute sa famille. Désormais âgée de vingt-cinq ans, elle vit cachée de tous jusqu’au jour où elle apprend que son frère a survécu lui aussi… et qu’il habite chez leur pire ennemi, le parrain de la Bratva russe. Zoya risque sa sécurité et son anonymat pour retrouver son frère, mais elle se fait capturer par un homme aussi beau que brutal qui la captive et la terrorise. En lui, elle devine une âme aussi perdue que la sienne. Parviendront-ils à se sauver mutuellement… et à survivre aux guerres de clans ?
                                                                                La rencontre de Roméo et Juliette et du Parrain.
Ce roman est le deuxième tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers
Merci aux éditions Milady pour cet envoi – Date de sortie : 21 février 2018.

Il m’aura fallu la nuit pour mettre des mots sur mon ressenti, ce tome est dans la lignée des précédents et la fluidité du récit ne fait aucun doute. Dès les premières pages je l’ai senti plus sombre que les précédents et malgré un attachement pour ces personnages torturés, ce tome n’est celui qui m’a fait vivre le plus d’émotions. Cette série est à la limite de la Dark Romance et bien que les tomes précédents, m’ait toujours mis le doute, celui-ci est définitivement sombre et la romance va naître dans la souffrance. En soi l’intrigue est toujours aussi captivante et ce fût un plaisir de poursuivre cette série, seulement concernant la romance il m’a manqué quelque chose.

Zoya Kostava a fait une apparition fracassante dans le tome précédent et son histoire à travers les yeux de son frère avait été vrai déchirement. Aujourd’hui après le massacre de sa famille, la jeune femme a été recueilli par un fidèle de son père, mais vit désormais cachée pour fuir ses ennemis qui souhaitent finir le travail en tuant la jeune femme. Depuis la mort sa famille, Zoya a toujours vécu sa vie en solitaire, alors lorsqu’elle apprend que son frère Zaal a survécu c’est un soulagement, seulement en découvrant qu’il s’est fiancé à la fille de son ennemi, elle ne sait plus quoi penser. Risquant son anonymat, la jeune femme décide de sortir de sa cachette et se présente au domicile de son pire ennemi, seulement en chemin elle se fait capturer par 194, un homme sombre et torturé.

Va s’ensuivre plusieurs scènes où les lecteurs vont devoir s’accrocher, car 194 est entraîné pour obtenir des réponses. Grâce à l’alternance des points de vue, nous allons rapidement réaliser que notre héros ne fait que répondre aux ordres, lui qui n’a jamais rien connu d’autres et surtout malgré la répugnance de ses actes, il possède une motivation que ses prédécesseurs n’avaient pas, faisant de lui un redoutable ennemi. J’ai apprécié la remise en question de ce héros, le trouble qui l’habite lorsqu’il questionne Zoya est indéniable et il a du mal à gérer la proximité avec son otage. Jusqu’ici la beauté physique avait toujours été un facteur déterminant, ici notre personnage masculin est présenté comme un monstre tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pourtant pour Zoya son âme est aussi torturé que la sienne et sa méchanceté seulement motivée par un besoin d’amour.

Zoya est un personnage attendrissant et malgré les souffrances elle va garder espoir pour un homme qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle devine à travers un regard fascinant. Nos personnages n’ont pas été élevé dans le même milieu, mais les similitudes ne font aucun doute et on comprend qu’ils puissent être attirés l’un par l’autre, seulement le contexte de leur rencontre est troublant. J’ai déjà lu plusieurs Dark Romance et ce n’est pas ce qui m’a dérangé dans ce récit, selon moi la romance manque d’émotions et j’ai eu du mal à percevoir la connexion entre Zoya et 194. On est dans une situation de captivité et le lieu n’est pas propice à la naissance d’une romance, pourtant cela aurait pu fonctionner si les sentiments apparaissaient de manière progressive, ici tout va un peu trop vite. Malgré tout, j’ai trouvé le parcours de nos héros touchants et je suis heureuse qu’ils se soient trouvé.

En bref, un tome qui baisse légèrement d’un cran et malgré une intrigue forte, j’ai été plus captivé par des éléments du second plan que par le récit principal. L’intrigue est bien construite et l’horreur se poursuit dans ce tome, mais on peut compter sur un clan soudé dirigé par Luka et Zaal pour prendre les choses en mains. Un personnage-clé dans cette histoire m’a complètement bouleversé et je n’avais en tête que le mantra « pourvu que ce soit le prochain, pourvu que ce soit le prochain. », pour le coup mon radar ne m’a pas trompé. Aucune date n’est annoncée pour la publication du 4ème opus et je ne vous cache pas je hurle intérieurement face à l’attente !

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Tourmente | Tillie Cole (Les Écorchés #2)

Résumé :
Constamment drogué par son maître, 221 tue avec une efficacité redoutable. Il est l’atout majeur qui permet de faire fructifier les affaires du parrain de la mafia géorgienne de New York. Jusqu’au jour où il est capturé par le clan adverse. Captif, il rencontre Talia Tolstaia, la fille d’un parrain russe. D’abord attendrie par ce colosse puis fascinée, elle décèle en lui bien plus qu’une machine à tuer et se donne pour mission de le faire s’ouvrir à la vie et à ses plaisirs… Mais la famille de la jeune femme la laissera-t-elle convoler avec leur ennemi de toujours ?
Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Je pensais tout savoir sur cette mafia qui n’a aucune limite, ce tome va continuer de nous faire froid dans le dos avec une histoire qui bien que différente du précédent opus, continue de nous briser le cœur. Nous sommes face à de nouvelles atrocités et bien que 221 soit animé par la rage qui lui permet d’être un redoutable tueur. Il est capturé par la mafia de New York avec à sa tête un Luka plus remontée que jamais pour venger son ami disparu.

Au cours de sa captivité 221 va faire la connaissance de Talia Tolstaia, fille d’un parrain russe elle a toujours été mise en garde par ce milieu où elle a grandi et pourtant face à la détresse de ce prisonnier elle va oublier qu’ils appartiennent tous les deux à deux clans ennemis. D’abord réticente à s’approcher, Talia va progressivement se rapprocher de son prisonnier et un lien fragile va se tisser entre eux. Au fil des jours, malgré sa culpabilité, la jeune femme va prendre soin de cet homme brisé et lui rendre cette liberté qui lui a tant manqué.

Je pensais difficilement que cette suite aurait un écho en moi, le prologue pose les bases d’une histoire difficile et sombre, à la limite du supportable. Quant à 221, on est rapidement interpellé sur sa capacité à conserver une part d’humanité, tant d’années à éprouver autant de colère n’est pas sain et ces sévices l’ont irrémédiablement conditionné. Un tel comportement m’a posé question sur mon degré d’attachement et ce n’est que progressivement que j’ai réalisé qu’il avait tout à apprendre. Lorsque Talia est à proximité, il est d’abord méfiant, puis progressivement les premiers liens vont créer une connexion très forte. De la plus terrible des histoires, va naître la plus belle, la plus tendre et la plus douce des romances. Tous les éléments indispensables pour me faire chavirer et les scènes entre nos amoureux vont être à la fois terribles et émouvantes.

Du côté de Talia, on lui a toujours dicté sa conduite et elle supporte de moins en moins ce décor sombre qui a bercé son enfance. Après avoir obtenu l’autorisation de s’éloigner quelque temps de New York, la jeune femme ne va pas pouvoir s’évader comme elle le souhaitait car son frère va débarquer avec un prisonnier qu’elle n’a pas du tout envie de supporter. Elle sait les limites à ne pas dépasser et être en contact avec 221 est inimaginable, pourtant la curiosité va la pousser à s’intéresser à son invité et s’occuper de lui va devenir plus fort que tout, malgré l’interdit. Animée par un désir d’amour, la jeune femme va se laisser complètement porter par ses sentiments.

En bref, un second tome absolument bouleversant qui nous montre la lumière après des années de ténèbres. Je vous recommande cette lecture si vous êtes un lecteur averti, habituée à ce genre de récit dark, les nombreuses scènes de violences physiques et verbales sont parfois difficiles à supporter, mais malgré cette noirceur qui se dégage du récit, j’ai apprécié l’espoir qui naît dans le cœur de nos héros. Un tome qui m’aura complètement rendu accro à ma lecture et c’est avec une grande impatience que j’attends d’avoir la suite entre les mains.

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Despair | Ker Dukey (Heartless #2)

Ce livre est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Après un premier opus surprenant qui m’avait sorti de ma zone de confort, il était pour moi inconcevable de passer à côté de cette suite. L’histoire garde les codes de la Dark Romance, mais je vois davantage cette histoire comme un thriller, notamment car nos héros ont vieilli et sont heureux en ménage, malgré leur goût particulier. Ce qui est intéressant dans cette suite, c’est la manière dont l’auteur joue sur le côté psychologique de l’histoire et les chapitres consacrés à Ryan vont mettre vos nerfs à rude épreuve.

Bien que Melody et Blake soient au centre de l’intrigue, ce tome va davantage s’intéresser à un personnage qui vous forcément fait froid dans le dos. Ryan est un anti-héros, rare sont ceux qui l’ont apprécié et pourtant l’auteur à fait le choix de s’intéresser à ce personnage hors du commun. Après dix-huit ans dans un centre d’unité psychiatrique, Ryan est enfin apte à retrouver sa liberté. Les années ont passé et même si les médecins affirme l’avoir soigné, il n’a qu’un seul objectif : rencontrer sa nièce Cereus qu’on lui a cachée depuis tout ce temps et son obsession ne va faire que grandir jusqu’à ce qu’il puisse enfin assouvir ce besoin.

Depuis tout ce temps Ryan n’a pas changé et ses penchants psychopathes ont beau être bien caché, il n’a rien perdu de ses manies de manipulateur. Que ce soit dans l’enceinte de l’unité ou tout simplement dans sa nouvelle vie, il ne va pas hésiter à se servir de tout ce qui l’entoure, jouer avec ses victimes et le tout avec une incroyable maîtrise. Ce qui est fou dans cette histoire c’est qu’il ne ressent absolument rien et on peut dire que sa folie va parfois atteindre des sommets. Même après dix-huit ans il réussit à traumatiser Melody, certes elle s’est remise mais ses cauchemars recommencent à venir la hanter, quant à Blake malgré l’amour qu’il a un jour eu pour son frère sa famille passera avant tout et il est prêt à tout pour les protéger.

A travers les manipulations de Ryan, nous allons voir que le couple Melody / Blake qui jusqu’alors étaient soudés et solides, va connaître quelques hauts et bas. Notamment lié au secret qui entoure la libération de Ryan, Blake va prendre des décisions qui vont nous rappeler le jeune homme qu’il était avant et se la jouer un peu solitaire. Nous allons également faire la connaissance de Cereus qui est une jeune adolescente un peu rebelle et qui n’est pas du tout comme je l’imaginais. Je me suis attachée à elle tout en conservant une certaine méfiance face à l’imprévisibilité de ce personnage, qui n’a pas fini de vous surprendre.

Un tome qui réussit à être tout aussi addictif que le premier opus, avec des pensées sombres qui vont nous conduire à vivre des choses difficiles. L’histoire est perturbante, Ryan à une manière d’abuser physiquement et psychologiquement de ses victimes qu’il est parfois difficile d’être dans sa tête et de visualiser des scènes où la tension est palpable, la peur s’accroche et le sang va continuer de couler. J’ai du mal à croire que l’auteure est réussie encore une fois à me surprendre, l’intrigue est vraiment très bien menée et les scènes se succèdent dans une ambiance glaciale qui vous sortira de vos habitudes livresques. Le moment grandiose est quand même lorsque tout ça éclate pour se terminer dans un joyeux bordel. Je dois dire que j’attends avec impatience la suite pour ressentir le frisson à nouveau.

Retrouvez mon avis sur Mercy #1 ICI

Mercy | Ker Dukey (Heartless #1)

Réservé à un public averti

Je n’étais pas préparé à éprouver autant d’émotion contradictoire. Je reste dubitative quant aux choix éditoriaux de placer ce roman est dans la collection New Adult des Éditions Milady, car que je trouve ça totalement inconscient compte tenu du sujet Dark Romance… Hormis ça, je peux vous dire que ce roman est à la fois surprenant, terrifiant, psychologiquement déstabilisant et surtout dangereusement addictif.

Je suis impressionnée de la manière dont l’auteure réussit à instaurer une ambiance pesante où la noirceur est à son maximum et pourtant malgré toutes les souffrances, la peine et la violence, il y a Melody. Cette jeune femme m’a littéralement bouleversé, une douceur indescriptible et une lumière qui vacille face à l’impensable. Ker Dukey a cette capacité à nous exposer une situation dans la plus grande simplicité, en tant que lectrice j’ai été immédiatement emballée par cette histoire et voyant la direction que prenait l’intrigue j’étais prête à vivre des terribles émotions. Là où l’auteur est un génie, c’est qu’elle arrive à retourner la situation d’une manière totalement inédite pour mon plus grand plaisir.

Jusqu’ici j’ai lu quelques Dark Romance où la violence physique et le sexe occupe une place centrale dans l’histoire certes ici c’est un des éléments-clés, mais c’est avant tout une histoire très psychologique. On s’amuse avec nos émotions, on nous explique des situations qui ont du sens pour au final réalisé à quel point c’est tordu, malsain et intense. Je n’en reviens toujours pas d’avoir autant apprécié ce roman malgré toute la noirceur qui se dégage du récit. J’ai élaboré plusieurs théories et pour le coup, l’auteure aura réussi à me surprendre jusqu’à la dernière ligne et vous n’imaginez pas à quel point la peur rentre en jeu.

La particularité est une narration à trois voix, j’étais loin d’imaginer que l’histoire serait racontée de cette manière et ça rajoute une tension supplémentaire. Notamment, car deux des narrateurs sont un mystère et en permettant de les connaître plus intimement la situation nous exposées d’une manière différente, on comprend l’étendue du drame et ses conséquences rajoutent un point supplémentaire. Notre héroïne quant à elle est un véritable soleil, jusqu’au jour où un drame abominable va venir éteindre toute parcelle de joie. Cette descente aux enfers a été terrible, on voit Melody s’écrouler et la souffrance est telle que ça m’a pris au cœur. Je pensais que toutes les Dark Romance se ressemblaient, j’étais loin d’avoir tout lu.

Si vous n’avez pas froid aux yeux, ce roman saura vous surprendre tant par l’originalité du récit, que par l’intrigue prenante et addictive. Grâce à une plume fluide, Ker Dukey nous emmène dans un univers sombre où les émotions sont d’une rare intensité. Si vous aimez les romans audacieux, qui sortent de l’ordinaire, où les rebondissements vous surprendront et les personnages vous donneront des frissons. Une lecture perturbante, imprévisible et une intrigue parfaitement menée.