Une flamme dans la nuit | Sabaa Tahir (Une braise sous la cendre #2)

Ce roman est le second tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

J’étais loin d’imaginer que l’addictivité me ferait dévorer cette suite en quelques jours. Dès qu’on reprend la lecture, nos héros sont au cœur d l’action et il est impossible de s’ennuyer. Je ne pensais pas que l’auteure pourrait me surprendre davantage et pourtant au milieu du récit, elle tire son épingle du jeu en montrant le meilleur de ses personnages dans des situations les plus difficiles.

Après le chaos qu’ils ont laissé derrière eux à Blackcliff, Laia et Elias tentent de fuir leurs assaillants par les tunnels, mais derrière ce besoin de liberté ce cache deux combattants prêts à tout pour sauver le frère de la jeune résistante. Au cours de leur voyage à travers l’empire ils vont apprendre à se faire confiance et traverser des épreuves qui vont les conduire à se battre pour atteindre leur objectif.

Ce tome est une vraie petite merveille et l’intrigue est captivante, mais je suis admirative de la manière dont Sabaa Tahir met en avant ses héroïnes. A commencer par Laia, jusqu’ici la jeune femme avait toujours été un peu craintive, cherchant une manière de disparaître et ce n’était pas dans sa nature de s’opposer à l’autorité, pourtant au contact d’Elias et surtout face aux épreuves qu’elle a traversées, elle va s’affirmer et montrer qu’elle a autant de capacités que n’importe qui. Parallèlement l’auteure à choisir de mettre en avant une autre héroïne qui est une force de la nature, vous l’aurez deviné je parle d’Hélène.

Désormais Pie de sang, la jeune guerrière va devoir elle-aussi se dépasser. Rongée par son amitié avec Elias et son attachement à l’empire, la jeune femme va devoir mener un combat intérieur pour prendre les bonnes décisions. Il est vrai que son personnage ne figure pas parmi mes préférés, mais passée les premières plaintes et apitoiement, elle a commencé à devenir un personnage très intéressant pour l’intrigue. A travers ses yeux, nous allons découvrir l’avancée de l’Empire et de nouvelles révélations vont venir consolider l’univers déjà très complet pour nous apporter une vue d’ensemble.

Contre toute attente, l’homme au centre des recherches Elias ne va pas être le principal atout de cette histoire. On va grâce à lui pouvoir vivre des situations intenses, mais son évolution est l’une des plus touchante. Notamment car, à l’image de ces deux héroïnes qui acceptent qu’elles vont devoir se battre pour leur famille et leur conviction. Alors que notre héros est épuisé de sa situation et n’escompte ne plus faire de mal à personnes. J’ai beaucoup aimé les valeurs qu’il transmet et sa loyauté est admirable. Impossible de ne pas être attendri par ce personnage qui malgré les souffrances va tout faire pour tenir une promesse qu’il a faite à Laia. Face à cette volonté je n’ai pu que craquer pour Elias.

En bref, un tome excellemment mené avec de l’action et des révélations inattendues. A aucun moment je ne me suis ennuyée et c’est toujours avec beaucoup d’intérêt que je replongeais dans ma lecture. Le seul petit bémol, identique à mon ressenti du tome précédent concerne la gestion des relations amoureuses, à un moment j’ai vraiment cru que mon cœur allait lâcher. C’est tellement frustrant à gérer en tant que lecteur que j’en aurais crié de déceptions. Je dois avouer que par moments ça en était énervant, mais c’est un choix que je peux comprendre dans l’avancée de l’histoire. Après l’annonce de la parution du tome 3 en version originale, je n’ai qu’une hâte pouvoir enfin retrouver cet univers fascinant.

Mon avis sur Une braise sous la cendre #1 ICI
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Diabolic | S.J. Kincaid (The Diabolic #1)

Vous avez devant vous ma récente obsession. J’entendais beaucoup parler de ce roman sur les réseaux sociaux, mais à chaque passage en librairie je repoussais ce moment fatidique. Et puis, après une mauvaise journée il fut le meilleur réconfort possible, j’ai fait le choix de garder dans ma pile pour le savourer pleinement lors de mes vacances et je referme ce roman agréablement surprise par cette histoire. Tous les ingrédients sont réunis pour tenir le lecteur en haleine et l’originalité du récit est un point fort.

Némésis est une Diabolic. Une Diabolic n’est pas humain. Beaucoup les qualifient de monstres, car ils ont été programmé pour être fidèle envers une seule personne, leur rôle consiste à protéger leur maître quoi que cela leur en coûte. Il y a huit ans, la famille du Sénateur von Empyreé a fait l’acquisition d’une Diabolic pour assurer la protection de leur fille Sidonia. Némésis a été entraînée, programmée et son amour est dirigé vers sa jeune maîtresse. Aujourd’hui, la relation de domination ne s’exerce pas entre les jeunes femmes et c’est une profonde amitié qui les unit, même si sa nature profonde de combattant est là.

J’ai réellement adoré la direction que prend l’intrigue de ce roman, notamment l’aspect politique qui occupe une place très importante et c’est par ce biais que vont naître des complots, des trahisons et bien évidemment des alliances. Envoyée à la cour pour protéger sa maîtresse Némésis va devoir apprendre à se comporter en dame de la société dans un monde qui n’est pas le sien. Étonnamment la jeune Diabolic va réussir parfaitement à se fondre parmi les autres et contrainte de prendre ses propres décisions, nous allons voir émerger une part d’humanité qu’elle était loin d’imaginer posséder.

Les personnages ont tous une carapace en société et personne n’est à l’abri d’une trahison. C’est d’ailleurs ce qui donne un certain rythme au récit, il est impossible d’anticiper à l’avance ce qui pourrait se produire, car l’auteure à une imagination débordante qui m’a tenu en haleine pendant une bonne partie du roman. Némésis a un comportement qui manque d’empathie et pour cacher sa différence, elle va tenter de se faire oublier aux yeux de la cour, mais cela ne va pas l’empêcher de s’attirer la curiosité, voir la haine. En se cachant derrière une identité, elle va découvrir sa part d’humanité et devenir celle qu’elle aurait dû être. L’action est omniprésente et même si au vu du résumé je supposais que l’héroïne serait davantage un robot, elle est badass et c’est un bonheur de voir qu’elle n’a besoin de personne pour s’en sortir.

On adhère sans mal à l’originalité du récit et rapidement cet univers se construisait dans ma tête. La hiérarchie des familles étaient parfois un peu confuse, mais j’ai rapidement été concentré vers Tyrus. Il occupe une place centrale à l’histoire et la complexité de ce personnage est assez impressionnante. Tel un caméléon il va réussir à jouer un rôle brillant et ça en devient perturbant dans le sens où on en vient à se demander à quel moment il est lui-même. A mesure qu’il laissait transparaitre sa nature, j’étais captivée par son intelligence et c’est tellement perturbant de douter de tout ce qui entoure Némésis, que j’ai douté jusqu’à la dernière ligne. A mon sens, son évolution risque d’être intéressante dans la suite, car c’est un personnage qui ne fait pas les choses à moitié et qui risque de tout faire pour Némésis.

En bref, S.J. Kincaid maîtrise son univers et on voit que le décor est très bien construit. Nos héros sont au cœur d’un complot politique et le suspense n’est pas de tout repos, c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai plongée dans cette histoire assez étonnante. Némésis est une héroïne attachante que j’ai pris plaisir à suivre, sous l’armure de la combattante se trouve une jeune femme incroyable et ceux qui la craignent sont loin de la réalité. J’ai adoré la voir affronter ses peurs et réaliser qu’elle a autant de valeur que n’importe qui, sa prise conscience m’a beaucoup touché. Le récit se termine d’une manière intéressante et c’est avec plaisir que je vais attendre des nouvelles de publication de la suite et me jeter dessus.

Un palais d’Épines et de Roses | Sarah J. Maas (A Court of Thorns and Roses #1)

Ce roman fait partie de l’une de mes récentes obsessions, vous savez ce moment où vous voyez un roman partout et qu’il commence à susciter votre intérêt, un simple avis exalté de Morgane de Livres a suffi à me faire basculer du côté obscur. Ni une, ni deux je me suis offert cette petite merveille et bien que je ne lise plus tellement de Fantasy, j’ai tout de suite reconnu un univers qui avait tout pour me plaire.

Après avoir perdu leur fortune, Feyre et sa famille vivent dans une petite chaumière, malgré des conditions de vie difficile, la jeune femme de dix-neuf ans réussit à nourrir sa famille du mieux qu’elle peut. Après quelques semaines difficiles, elle est bien décidée à ne pas rentrer les mains vides, alors lorsqu’un gibier pouvant lui permettre de tenir quelque temps fait son apparition cela est inespéré. Lorsqu’un loup fait son apparition, la jeune femme décide de le tuer pour ne pas risquer qu’il emporte son butin. Voulant simplement nourrir sa famille, la jeune femme ne va comprendre que bien trop tard que ce qu’elle pensait n’être qu’un loup est en réalité un Fae. Lorsqu’un immortel se présente à sa porte, il exige réparation et Feyre est contrainte de quitter sa famille pour Prythian, le royaume des immortels.

Une fois arrivée sur place, elle va constater que sa prison n’a rien d’un cachot et cette bête monstrueuse qui est venue la chercher, un Grand Seigneur Fae qui lui ouvre les portes d’un magnifique palais. D’abord réticente à baisser sa garde, la jeune femme va se rendre compte que Tamlin son geôlier n’est pas aussi effrayant et malgré ses maladresses, il va s’avérer être un hôte séduisant. Contrainte de côtoyer un univers qui n’est pas le sien, Feyre va pourtant réaliser que le royaume des immortels n’est pas à la l’abri du danger et craignant que le mystérieux mal qui ronge le royaume infeste celui des humains, elle va tenter de comprendre ce qui est arrivé aux habitants du royaume et pourquoi ils portent tous un masque.

Je n’avais pas réalisé qu’il s’agissait d’une réécriture du conte La Belle et la Bête, alors en voyant quelques similitudes j’ai été ravie. Je n’aurais pas pu trouver meilleur moment pour lire ce roman. Sarah J. Maas a bien évidemment pris la liberté de s’éloigner du conte et  résultat est vraiment excellent, on ressent l’implication de sa plume et rapidement Temlin a commencé à se montrer un personnage masculin intrigant, romantique et malicieux. D’ailleurs pendant la première partie du roman, j’ai été touché des efforts qu’il fournissait pour approcher Feyre. Il faut dire que la jeune femme est fougueuse et n’entends pas rester prisonnière. Sans grande surprise une romance va naître entre ces deux êtres qui n’ont rien en commun et tout va basculer dans la deuxième partie, le récit va devenir plus sombre et ce qui semblait n’être qu’un roman jeunesse va gagner en maturité, et s’orienter sur une histoire beaucoup plus adulte.

Et justement voyant les difficultés qui s’annonçaient pour Feyre, j’ai gardé en tête le conte de La Belle et la Bête pour rapidement abandonner mes hypothèses. Il faut dire que l’auteur montre l’étendu de son talent et s’éloignant complètement de tout ce qu’on aurait pu imaginer et la jeune femme va conserver sa force, mener ses combats comme une championne et montrer tout l’amour qu’elle porte dans son cœur. C’est là que le prince charmant va un peu dégringoler de son piédestal pour moi, certes il est beau, tendre et fort, mais son manque de charisme est flagrant. Je n’ai pas tout de suite compris mon changement d’attitude vis-à-vis de Temlin, mais l’image passive qu’il renvoie alors que Feyre donne tout et bien ça m’a clairement freiné dans mon élan d’amour pour ce personnage, car la déception c’est fatal pour un héros. Pourtant, il s’est passé un truc quand un personnage à fait son apparition et malgré l’inexplicable, j’ai le sentiment qu’il sera crucial pour la suite des évènements et qu’il pourrait bien me réconcilier avec la romance.

Je suis passé par un arc-en-ciel d’émotion et j’en ai bavé avec Feyre, pour au final être surprise par certain personnage. Curieuse de voir où la suite allait nous mener, j’ai été surveiller quelques avis.  J’ai pu constater que les avis sont encore meilleurs que celui-ci donc j’ai bon espoir d’être toujours autant sous le charme de l’univers et pour mon plus grand plaisir, certains rebondissements semblent aller dans mon sens. Du coup, La Martinière, pitié entendez ma prière et ne me faite pas attendre plusieurs années avant de pouvoir baver comme les copinautes. Je veux simplement replonger dans cet univers riche et savourer les sentiments qui ne me lâchent plus depuis que j’ai refermé ce magnifique roman.

The Curse | Marie Rutkoski (Winner #1)

Lorsque ce roman est sorti, j’ai eu un coup de foudre pour sa sublime couverture et puis, je me suis laissé le temps de voir les premiers avis qui ont été unanimes. Coup de cœur, après coup de cœur ce roman a commencé à m’intriguer et je remercie ma copine Fanbooks76 qui ne pouvait pas tomber plus juste comme cadeau d’anniversaire. Depuis The Book of Ivy, je n’ai jamais réussi à ressentir la même chose avec des romans parus chez Lumen, c’était donc l’occasion de replonger dans la fantasy.

Kestrel est la fille du célèbre général d’un empire conquérant, malgré les entraînements au combat, sa principale force réside dans ses stratégies et sa capacité à déceler le mensonge. Son avenir est tout tracé et elle n’a que deux options qui s’ouvrent à elle : s’engager dans l’armée et combattre au côté de son père, ou se marier. Mais la jeune femme rêve simplement de faire ce que bon lui semble et sa passion pour la musique est l’une de ses principales motivations, malgré que son père n’apprécie pas cette lubie.

Alors qu’elle était en balade avec une amie, Kestrel se retrouve par erreur sur le marché des esclaves. Contrainte de devoir assister aux enchères elle va succomber à un coup de tête et acheter un esclave à un prix démesuré, faisant jaser les habitants. Pas certaine de comprendre la raison de cette sure-enchère, la jeune femme va dans un premier temps garder ses distances avec le jeune esclave. Pourtant, à force de côtoyer le jeune homme, sa curiosité ne va cesser d’augmenter et ce besoin de lire les émotions de son nouvel ami, va la conduire à dépasser la simple relation maître/esclave. Malgré leur besoin de liberté, les deux jeunes gens vont subir les conséquences de la « malédiction du vainqueur ».

J’ai immédiatement été conquise par la plume fluide de Marie Rutkoski, mais j’ai eu du mal à rentrer complètement dans l’histoire. J’ai trouvé que le début mettait du temps à se mettre en place, l’auteur arrive à rendre la lecture agréable, mais la manière dont elle pose son décor m’a fait ressentir quelques longueurs. J’avais ce besoin de voir interagir les personnages et ces descriptions, bien que complète m’ont par moments frustrée, mais son à mon sens indispensable pour comprendre le contexte. Une fois les bases posées, il n’a pas été difficile pour moi d’apprécier les interactions entre les personnages et les bribes d’information ont commencé à faire monter l’excitation, face à ce qui se profilait. Sans compter que nos deux héros vont avoir un caractère sensiblement identique, pour mon plus grand plaisir. A la fois fragiles et déterminés ils vont tous les deux se retrouver prit dans un engrenage qui va déplacer la simple romance.

Je ne suis pas très fan de la narration à la troisième personne, mais elle aura au moins eu le mérite d’être alternée entre Kestrel et Arin, nous permettant d’avoir une vue d’ensemble sur les évènements, passé et à venir et même si ça nous rapproche pas autant d’une lecture qu’un récit à la première personne, nous avons des révélations intéressantes. Même si ce n’est pas un coup de cœur, je ressors pleinement satisfaite de ma lecture. L’univers est complexe et l’auteure maîtrise l’histoire de ses personnages sur le bout des doigts, c’est sombre, la guerre fait rage et on voit clairement le fossé entre les valoriens et les herranis. Nos héros sont la nouvelle génération d’un peuple qui s’oppose et pourtant une histoire va naître entre eux, sans jamais que la romance n’empiète sur les complots, les secrets et les révélations déchirantes.

 

La Sirène | Kiera Cass

la-sireneBonAprès une série aussi prenante que La Sélection, j’étais très emballée de découvrir l’auteur dans un nouveau roman. Peut-être pas autant sur mes gardes que je le serais pour d’autres auteurs, mais j’ai retrouvé le plaisir d’une plume entraînante. Mais je dois dire que si l’histoire se lit très rapidement, l’intrigue aurait mérité d’être un peu plus poussée, car même si l’histoire m’a rendu curieuse l’idée n’est pas suffisamment poussée et certaines zones de la mythologie restent assez floues.

Kahlen est une sirène depuis quatre-vingts ans, contrainte de servir son maître l’Océan pendant encore vingt ans, elle lui doit obéissance. Son rôle est simple, lorsque l’Océan lance un appel les sœurs doivent chanter pour attirer les humains à la mer. Alors que ses deux sœurs cadettes Miaka et Elizabeth se sont plutôt bien acclimatée à leur vie sur la terre ferme, la jeune femme peine à s’intégrer et le poids de la culpabilité se fait de plus en plus pesant. Sa voix étant fatale, les trois jeunes femmes se sont plongée dans le mutisme pour préserver les humains, tout en conservant un semblant de vie normale.

Kahlen est une jeune femme intelligente et même si le poids des années se fait sentir, jamais elle n’aurait l’idée de désobéir et son statut la place comme un modèle pour ses sœurs. Bien qu’elle soit assez secrète, elle ne cache pas son amour pour ses sœurs et bien qu’elle ne soit plus vraiment humaine, elle conserve une réelle empathie, l’Océan a beau exercer un contrôle sur leur vie, elle l’a toujours considéré comme une mère protectrice et à l’inverse de ses sœurs, elle a développé une relation privilégiée avec Elle. Quand Elle n’a pas besoin de ses sirènes, l’Océan les laisse vivre leur vie telle qu’elles l’entendent et bien que ses deux sœurs soient assez ouvertes, elle conserve une réserve et même si elle est proche des jeunes filles, elle tient à sa solitude et fait tout pour ne pas s’impliquer.

Akinli est un personnage qui possède toutes les qualités des bons héros, une discrétion appréciable, mais pas une timidité maladive. On ressent tout de suite que c’est quelqu’un de bon et que son approche avec Kahlen est toute en douceur. Même si le lien qui les unit n’est pas totalement exploité, j’ai beaucoup aimé la relation qui naît entre eux. Je suis admirative, de l’amour qui va se développer sans qu’aucun échange oral n’est lieu. On pourrait croire que leur relation est superficielle, car Kahlen ne parle pas, mais immédiatement il va se passer un feu d’artifice lorsqu’ils vont être ensemble et instinctivement j’ai eu le sourire jusqu’aux oreilles, car c’était tellement mignon de les voir être ensemble. Akinli comble très bien l’absence de parole et ils vont communiquer à leur manière dans une ambiance légère. Je n’aurais pas été contre quelques scènes supplémentaires, car le coup de foudre est évident, mais les scènes où cet amour est exploité un peu trop rapide et j’en voulais davantage.

Je suis plus dubitative concernant l’univers, certes Kiera Cass pose le décor d’une manière intéressante, mais elle ne va pas au bout et n’anticipe pas les questions sur les raisons de cette « malédiction » des sirènes, on ne sait que le strict minimum et c’est peut-être ce qui donne l’impression que la mythologie n’est pas maîtrisée, voire incomplète. Certes l’histoire fait passer un bon moment et le style de l’auteur rend le récit fluide, mais ce n’est pas assez exploité. Les faits sont là et ce n’est pas autrement, il est d’ailleurs assez déroutant de voir que l’Océan soit un personnage à part entière et son rôle est déterminant,  la fois dictatrice et protectrice elle peut paraître injuste et en même temps on éprouve une certaine émotion face à sa solitude. L’idée de base de base m’a séduite donc je ne dirais pas que je suis déçue, car j’ai vraiment passé un bon moment. Cependant pour moi l’auteur n’est pas allé au bout de son idée et me laisse un petit goût d’inachevée, car pas totalement exploitée.

Lucie