Avec toi, je suis moi | Mily Black

Résumé :
Elle va lui apprendre à cuisiner ; il va lui apprendre à aimer.
Mélanie regrette déjà sa décision. Pourquoi a-t-elle accepté de rendre service à Gabriel, ce mec frimeur qu’elle a rencontré dans une soirée ? Elle a désormais deux mois pour lui apprendre à cuisiner et l’aider à gagner un pari. Vu qu’elle n’arrive même pas à soutenir son regard plus de quelques secondes sans rougir, ce n’est pas gagné… Elle qui a perdu toute confiance en elle et en sa capacité à plaire au sexe masculin se retrouve face à cet homme à l’allure sauvage et indomptable. Le genre à avoir toutes les femmes à ses pieds et pour qui la vie n’est qu’un jeu ; le genre qui ne s’intéressera jamais à elle…
Je remercie Net Galley et les éditions Harlequin pour cette lecture

Prenez une auteure incontournable, ajoutez un résumé alléchant, puis une histoire gourmande, saupoudrez d’un héros drôle et ténébreux vous obtiendrez une romance douce comme on les aime. Immédiatement, j’ai été séduite par la quatrième de couverture, mettez ça sur mon côté gourmand, mais un héros sexy dans une cuisine, c’est parfait pour passer un bon dimanche après-midi et accessoirement un mal de joue à force de sourire.

Mélanie n’aspire qu’à être invisible aux yeux des autres, alors quand Gabriel un homme qu’elle a rencontré chez sa cousine et qui est loin de lui avoir fait bonne impression lui demande de l’aider à gagner un pari, elle hésite, mais finit par accepter de lui apprendre à cuisiner. La jeune femme a deux mois pour lui enseigner les bases de la cuisine et malgré une tension évidente, dû au malaise de la jeune femme, ils vont tisser une relation amicale, Mélanie étant bien conscience qu’un si bel homme ne s’intéresse pas à elle et n’attend rien d’autre que son aide.

Habituée à nous dépeindre le portrait de femme forte, Mily Black nous dévoile ici une héroïne touchante avec des blessures importantes, qui ont été causées à un âge où une adolescente se construit et qui malgré les années n’a fait que fragiliser le développement de cette femme. Par certains côtés, je me reconnais dans certaine des ses insécurités la confiance est difficile à accorder et quand certaines personnes mal intentionnées en ont profité, une coquille se dresse devant les autres. Mélanie va se montrer à nu, à travers ses pensées nous allons voir cette femme fabuleuse brisée par le manque de confiance en elle et par sa difficulté à concevoir qu’un homme puisse voir en elle une belle femme. Son regard envers elle-même est tellement dure et ça a eu sur moi un fort impact.

Pour alléger l’atmosphère, un homme fracassant va faire son entrée et mesdames vous n’êtes pas prêt à rencontrer ce superbe spécimen. Il a ce côté très sûr de lui qui contraste avec les doutes de notre héroïne, mais c’est un héros qu’il vous faut absolument rencontrer. La plupart des scènes nous montrent un homme drôle, rayonnant et qui n’hésite pas à taquiner notre héroïne tout en maintenant une distance qui va permettre à Mélanie de se sentir à l’aise en sa compagnie. Gabriel m’a fait forte impression et il m’a rappelé les raisons pour laquelle j’aime partager mes lectures sur ce blog, entre copin(e)s. Je pourrais parler pendant des heures de cet homme attentionné, qui se révèle surprenant et qui m’a fait espérer chaque rencontre entre nos héros. Indéniablement, il se passe quelque chose et l’évolution de leur amitié m’a fait fondre un peu plus après chaque page. Le romantisme de cette histoire m’a particulièrement fait craquer et les dialogues m’ont conquise.

Je qualifierais cette histoire de romance doudou, le genre qui se lit emmitouflé dans un plaid avec un chocolat chaud à la main et bien qu’on aborde un sujet sensible, l’histoire conserve toujours une certaine légèreté. Comme d’habitude la plume est entraînante et on se laisse porter par la vie des personnages. J’ai tendance à apprécier ce moment où l’amitié et la romance sont difficiles à différencier et finalement dans cette romance, c’est une sorte de parade nuptiale, avec une héroïne difficile à apprivoiser et un héros qui parvient à désamorcer dans la plus grande des douceurs, une bombe prête à exploser. J’ai tendance à préférer une romance qui n’en fait pas des tonnes et qui tout simplement est transposable à la réalité, ici le quota de couinements est atteint. Une très belle lecture.

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Accidentelle | Sarina Bowen

Résumé :
À 17 ans, elle rencontre enfin son père. Une rockstar aux millions de fans…
Rachel, 17 ans, n’a jamais connu son père. Jusqu’au jour où sa mère succombe à un cancer. L’inconnu débarque dans sa vie du jour au lendemain. Inconnu si l’on peut dire, car il n’est autre que le chanteur de Wild City, l’immense tube qu’on entend partout.

Je n’avais aucune attente en débutant ce roman et j’en sors agréablement surprise. Sarina Bowen est une auteure que j’ai découverts récemment et après sa série Le Grand Nord j’étais impatiente de pouvoir retrouver sa plume. Encore une fois les émotions sont au rendez-vous et c’est avec beaucoup de pudeur que l’auteure nous embarque dans une histoire touchante, qui aborde avec justesse le parcours d’une jeune femme confronté à l’une des épreuves les plus difficiles qu’un être humain puisse être confronté.

Rachel n’a que 17 ans lorsque sa mère succombe après un long combat contre la maladie, ayant été élevée uniquement par sa mère elle se retrouve contrainte de faire appel au peu de famille afin de déterminer chez qui elle vivra en attendant de poursuivre ses études. Contre toute attente, son père qu’elle n’a jamais connu se manifeste et souhaite subvenir aux besoins de sa fille. Cet homme qui débarque dans sa vie du jour au lendemain est à la fois un inconnu et un homme qui n’a aucun secret pour elle, puisqu’il s’agit d’un célèbre chanteur de rock.

Dès le début on ressent les émotions contradictoires qui traverses Rachel, bien qu’elle tente de ne pas le montrer la situation est assez difficile à gérer. Perdre sa mère, se retrouver en foyer et rencontrer un homme qu’elle rêve de côtoyer depuis son enfance, mais qui pourtant est un parfait inconnu pour elle peut s’avérer perturbant. Tous ces événements vont montrer plusieurs facettes de sa personnalité, d’un côté la jeune femme qui tente de rester forte, tout en pleurant sa maman et de l’autre, la jeune fille perdue qui a toujours rêvé de connaître son père, mais qui finalement est effrayée par les questions qu’elle rêve de lui poser. Ses pensées révèlent assez rapidement des insécurités et bien que tout se règle assez rapidement, devoir vivre auprès d’une rock-star est complètement différent que tout ce qu’elle n’a jamais connu et il y a une différence entre l’homme et la star.

J’ai trouvé que Rachel était une jeune femme très compréhensive, malgré sa peine et les interrogations face à la situation, elle ne va pas tenir rigueur à son père de son absence et les instants qu’ils vont passer ensemble, vont d’abord être maladroits, mais même en marchand sur des œufs, ils vont s’apprivoiser en douceur. Lorsqu’elle apprend qu’elle va vivre quelques semaines en Californie, elle va rester sur ses gardes tout en découvrant un autre monde que celui dans lequel elle a grandi et bien qu’hésitante, leur relation va devenir réellement touchante. Bien évidemment il y a des moments d’incompréhension, mais même si leur relation est fragile Rachel va cacher ses insécurités. Finalement, nous ne mesurons le chemin parcouru, que lorsque Rachel pars pour débuter sa scolarité dans une prestigieuse école et que son père décide de la suivre pour ne pas être séparée d’elle.

Dans une seconde partie plus légère, Rachel va reprendre le cours de sa vie, elle va pouvoir compter sur un groupe d’amis qui va l’aider à s’en sortir. Imperceptiblement les craintes de l’abandon vont être mises en lumière et la voir se débattre avec ses craintes de décevoir son père, m’a vraiment ému. On s’attachement simplement à cette jeune femme qui doit vivre une épreuve difficile, puis rencontrer son père dans des circonstances particulières et nous les voyons tenter de s’apprivoiser maladroitement. On se laisse porter par le récit, qui alterne entre tristesse, espoir et petite victoire. J’ai trouvé la fin un peu brutale, je n’étais pas encore prête à quitter les personnages et j’aurais apprécié que l’histoire se prolonge quelques pages.

Un bonheur imparfait | Colleen Hoover

Résumé :
Graham et Quinn sont tombés profondément amoureux il y a sept ans. Après une rencontre improbable, ils ont vite compris qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Et puis ils se sont mariés et ont commencé à parler de fonder une famille.
Les mois, les années ont passé et Quinn et Graham ne sont toujours que deux et leur couple semble s’effriter un peu plus chaque jour. Le désir de Quinn de devenir mère est devenue une obsession qu’elle n’est plus très sûre que Graham partage totalement. Leur relation se distend et ils semblent de moins en moins se comprendre.
Est-ce que l’amour même quand il est aussi fort peut mourir quand les épreuves se multiplient ou au contraire peut-il en sortir renforcé ?
Merci Hugo Roman pour l’envoi de cette merveille

Après un passage à vide littéraire, les récentes sorties de Hugo Roman m’ont redonné le goût aux belles histoires et j’enchaîne les lectures qui bousculent mes émotions. Ce roman, je l’ai attendu à la fois avec impatience et appréhension, notamment car depuis que j’ai découvert Colleen Hoover j’ai eu l’impression de vivre plusieurs vies et certaines histoires m’ont touché plus que d’autres, mais récemment je n’ai pas complètement décollé. Je ressors de cette lecture assez bouleversée par la beauté du message et l’authenticité avec laquelle on relate l’histoire de ce couple qui traverse une violente des tempêtes qui gagne en intensité.

Il y a sept ans Quinn et Graham se sont rencontrés dans une situation particulière et bien que ça ne soit pas propice à débuter une relation,  l’attirance est immédiate et est rapidement replacée par un amour intense. Aujourd’hui après plusieurs années d’un amour fusionnel, le couple est plus éloigné que jamais et le poids de l’absence d’enfant pèse sur leur couple. Alors que Quinn ne vit plus que dans l’espoir de fonder une famille, Graham va tenter de s’accrocher et pourtant malgré l’amour évident, leur relation se dégrade progressivement et Quinn sombre peu à peu. Face aux épreuves le couple va voir la distance se creuser.

J’étais loin d’imaginer que l’intrigue aurait un écho aussi intense sur moi. Je me suis identifié à ce que vie Quinn et j’ai été spectateur d’une situation qui empire de pages en pages, tout va crescendo et j’ai senti mon cœur à vif. Imaginez une plaie à vif qui saigne, on désinfecte et place un pansement pour protéger la blessure, mais brusquement on arrache le pansement et la souffrance revient. C’est approximativement ce que j’ai ressenti pendant ma lecture, je suis passé de la souffrance à l’apaisement entre chaque chapitre. Quinn narre l’histoire avec tellement de douleur que j’ai moi-même éprouvé sa peine et à plusieurs reprises j’en ai eu le souffle coupé. Il y a cette détresse dans le roman qui rend forcément le lecteur empathique et on est spectateur d’un huis clos.

J’ai trouvé Colleen Hoover assez pertinente dans son analyse de la stérilité et pendant ma lecture, j’ai faits le parallèle avec ma propre vie, sans arrêt les êtres humains se jugent que ce soit le jugement d’une trentenaire célibataire ou tout simplement, les questions qu’on pose à des jeunes mariés lorsqu’ils n’ont pas encore d’enfants. On ne devrait pas subir des questions aussi envahissantes, car personne n’a toutes les cartes en main et personne n’imagine à quel point les mots peuvent être blessants dans certains cas. J’ai trouvé le thème particulièrement difficile, les sentiments éprouvés par nos personnages sont poignants et c’est très différent de tout ce que j’ai peu lire jusqu’ici. L’histoire d’amour est au cœur de l’intrigue, mais c’est un autre combat qui est mené.

C’est toujours les histoires les plus douloureuses qui sont les plus bouleversantes et cette histoire ne fait pas exception. Certe le personnage de Quinn va en irriter plus d’un, mais je l’ai trouvé habité par des émotions contradictoires qu’elle ne maîtrise pas. Même si elle ne s’en rend pas compte, elle va pouvoir compter sur Graham l’une des plus belles personnes que j’ai pu rencontrer. J’ai vu que des confrères blogueuses le qualifiaient de parfait, personnellement je trouve qu’il est juste humain et même s’il veut bien faire, il est démuni et la situation le pousse malgré lui à commettre des erreurs. Pour la première fois, je n’ai pas apprécié cette histoire parce qu’elle me faisait rêver d’une romance belle et d’un amour inconditionnel, c’est le réalisme qui rend ce récit touchant.

J’ai une pensée pour tous ces couples qui traversent cette dure réalité et aux difficultés qu’ils rencontrent, une part de moi leur souhait de garder espoir, mais surtout de rester souder face aux épreuves. C’est le genre de lecture avec un message qui reste gravé et bien que la naissance de la romance entre Quinn et Graham soit absolument adorable, je retiendrais surtout le chemin parcouru. Incontestablement l’une de mes plus belles lectures de l’année, d’une incroyable tristesse, mais en même temps on a envie de garder espoir pour eux.

Donne-moi ton cœur | Sara Wolf (#1)

Résumé :
Pour retrouver sa liberté, elle doit ravir le coeur du prince…
Quand sa famille a été décimée par une horde de bandits, Zera a été sauvée in extremis par une sorcière. Mais cette dernière a pris son coeur en otage afin de faire d’elle son esclave.
Un jour, la sorcière propose un marché à Zera : si elle obtient le cœur du prince héritier du royaume, elle récupérera le sien. Si elle échoue, elle perdra à jamais la chance de redevenir humaine.
Le prince héritier Lucien d’Malvane déteste la vie de cour et ne se prive pas de le montrer. Surtout, il rêve d’un monde plus juste. Alors que ses parents insistent pour qu’il se marie, personne ne trouve grâce à ses yeux… jusqu’à ce que l’insolente Zera se présente à lui.
Ainsi commence le jeu du chat et de la souris entre un prince entêté et une jeune fille qui n’a rien à perdre. Le gagnant remportera le coeur de l’autre… littéralement.

J’étais loin d’imaginer à quel point ce roman allait me captiver, j’ai découvert Sara Wolf dans des récits contemporains et sa série Je te hais, vient d’être a longtemps été ma favorite de l’auteure, mais ça c’était avant de découvrir cet univers. J’ai tendance à vouloir suivre une auteure dans toutes les étapes de son parcours, alors même s’il y a la crainte d’un nouveau registre la curiosité est un moteur. Lorsque Pocket Jeunesse a annoncé la publication de cette série, j’étais ravie tant pour le résumé que pour la couverture absolument sublime.

Zera a perdu sa famille il y a trois ans dans une tragique attaque où elle aurait dû périr, mais l’intervention d’une sorcière lui a permis de survivre. La magie a réussi à la maintenir en vie, mais sa sauveuse lui a pris son cœur afin qu’elle demeure son esclave. Bien qu’elle supplie chaque jour la sorcière de lui rendre sa liberté, la jeune femme est contrainte de vivre avec une faim insatiable qui lui murmure à chaque instant des actes terribles pour assouvir cette soif de sang. Alors qu’elle réchappe à une attaque, la sorcière lui propose un marché, Zera pourra récupérer son cœur si elle lui rapporte celui du Prince Lucien. Pour mettre son plan à exécution, la jeune femme se rend au royaume de Cavanos en tant que Fiancées du Printemps et espère obtenir le cœur du Prince.

Zera est une héroïne surprenante, lorsque nous faisons sa connaissance c’est son sarcasme qui se démarque. Rapidement elle va montrer l’image d’une jeune femme combative, avec ses convictions sur la manière donc la royauté dirige le peuple. Lutter contre la faim est un combat permanent et on va rapidement constater à quel point la Sang-Cœur peut avoir des mots durs envers elle-même. Elle ne cesse de ressasser ses erreurs et malgré qu’elle se qualifie elle-même de monstre, je l’ai trouvé parfois plus humaine que certains protagonistes. Afin de rendre crédible son plan, Y’shennria une noble au sombre passé, va devoir lui enseigner les bases de la noblesse. Bien que leur rapport soit explosif, j’ai apprécié les interactions et l’évolution au fil du récit.

Ma crainte c’était la manière dont on allait aborder la romance, Zera est chargé de séduire le Prince pour lui prendre son cœur, donc j’avais peur qu’on soit trop dans une séduction feinte. Et puis finalement, l’histoire prend une direction inattendue et la séduction va finalement être placée en second plan face à un complot. Notre héroïne bien qu’elle n’en soit pas consciente, va montrer sa part d’humanité et grâce à son sarcasme, réussir à se faire remarquer d’une manière imprévue. Lucien n’a pas l’intention de se marier et tout ce qu’il voit quand il regarde les Fiancées tout ce qu’il voit ce sont des chaînes. Alors évidemment oser briser le protocole et se servir des informations qu’elle a en sa possession c’est rafraîchissant pour le Prince et entre deux échanges sous le signe de l’humour mention spéciale à Malachite ; on n’aspire qu’à un rapprochement malgré la distance de Lucien

Il y a bien évidemment une certaine méfiance, des femmes intéressées il en a rencontré beaucoup et sa seule préoccupation c’est le confort de son peuple. Les actes barbares se multiplient et l’ombre d’une guerre contre les sorcières plane au-dessus du royaume et cette guerre chacun souhaite l’éviter, et malgré leur différence Zera et Lucien vont bien souvent se retrouver dans les mêmes situations périlleuses, et découvrir une nouvelle facette de leurs personnalités. Tous les deux ont leurs propres missions, mais il va s’avérer difficile de lutter. Il demeure encore quelques questions sur l’univers et à mon sens, il n’est pas totalement exploité, mais la curiosité est là et les coutumes évoquées sont crédibles. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Zera et le fait qu’elle soit narratrice nous permet de comprendre les souffrances de sa situation et le déchirement liés à sa quête et malgré son pacte avec le diable, on éprouve forcément d’empathie envers elle et j’ai craint l’issue de cette mission.

En refermant ce livre, j’ai immédiatement éprouvé une énorme frustration et en analysant mes émotions je réalise que je préfère éprouver cette douce torture plutôt que refermer ce livre indifférente. J’entends par là, que lire ce premier tome a été un vrai bonheur et je n’avais pas éprouvé ça depuis tellement longtemps l’excitation de découvrir la suite, que c’est finalement appréciable de pouvoir ressentir le plaisir de l’attente et le bonheur de surveiller la moindre information sur la publication de la suite. Bref, vous l’aurez compris c’est une lecture que je vous recommande et je ne peux que vous souhaiter d’apprécier votre lecture autant que moi !

Nos Adorables Mensonges | J. Kenner (Blackwell-Lyon Sécurité #1)

Résumé :
Elle n’est pas la femme que je croyais… mais une chose est sûre, c’est la femme que je veux.
Je ne me suis jamais considéré comme cynique, mais se faire larguer à l’autel, ça change un homme.
Maintenant, je ne pense qu’à mon travail. À développer ma société et à reprendre le cours de ma vie. Ne vous y méprenez pas, j’aime toujours les femmes. J’aime leur allure. Leur parfum. La sensation de leur corps – surtout la sensation de leur corps. Et je me suis donné pour mission d’offrir à chaque femme qui partage mon lit l’aventure de sa vie.
Mais se rapprocher ? S’engager ? Accorder à une femme ma confiance ? Non, hors de question.
Ou du moins, c’est ce que je pensais.
Et puis, je l’ai rencontrée. C’est amusant comme tout peut changer en un clin d’œil. Comme une erreur d’identité peut tout changer. Et pourtant, elle était là, professionnelle et pas du tout intéressée. Et moi, je l’ai instantanément voulue. Désirée.
Par-dessus tout, j’ai souhaité l’aider. La protéger, elle et sa sœur. Mais plus j’apprends à la connaître, plus j’ai envie d’elle. La totale. Je veux la femme et tout ce qui vient avec.
Et le miracle, c’est qu’elle me désire, elle aussi.
Le problème, en revanche, c’est que nous avons déjà été échaudés tous les deux. Maintenant, une chose est certaine – le seul moyen de survivre à la chaleur qui crépite entre nous, c’est de trouver le courage de se jeter ensemble dans le brasier.
Je remercie des éditions Martini & Olive Books pour cet envoi
Sortie prévue le 1er octobre 2019

J’ai d’abord cru à une blague, puis passée la surprise j’étais ravie de pouvoir lire à nouveau Julie Kenner. Depuis la fin de sa série Stark, j’ai continué de découvrir certaines de ses nouvelles autoéditées, sans jamais quitter l’univers Damien / Nikki. Alors en découvrant qu’une nouvelle série de l’auteure allait être traduite, c’était l’occasion de retrouver l’auteure dans un autre univers, où l’érotisme occupe toujours une place importante, mais avec des héros inconnus qu’on découvre au fil des pages et qu’on apprend à apprécier.

Pierce Blackwell aime les femmes, leur corps et surtout les relations qu’il peut entretenir avec elle, tout du moins les sensations que son corps peut éprouver au contact de celui d’une femme, sans jamais s’engager. Le long terme n’est pas envisageable et aucune femme ne pourra le détourner de sa seule motivation : son travail. Se rapprocher d’une femme, ou simplement s’engager est inenvisageable, il faut dire que se retrouver seul devant l’autel ça change un homme. Seulement un regard vers elle, va changer ses perspectives et bien qu’elle ne soit pas intéressée, le désir est immédiat et son envie de la protéger va le pousser à s’approcher de son quotidien.

Le format est un peu frustrant on a envie de voir l’histoire approfondie et tout va très vite, mais en même temps on prend le temps de s’attacher à ces deux personnages qui malgré les apparences sont plus fragiles qu’il n’y paraît. Ils essaient tous les deux de lutter contre leur attirance et les éventements vont les maintenir à une distance professionnelle, sans qu’ils puissent réellement s’y tenir et les voir céder à la tension est délicieux.

Bien que l’histoire soit un peu courte c’est un roman de transition parfait entre deux lectures, c’est le genre de lecture qu’on prend plaisir à lire, sans prise de tête le dosage idéal entre érotisme et romance. Nos deux héros vont mettre le temps avant de baisser les barrières, mais lorsqu’ils sont au contact l’un de l’autre, ils oublient leur doute et profitent de l’instant. C’est à la fois sexy, drôle et la mention d’un certain milliardaire contribue au plaisir.