Romance

Mon voisin est un ours (un poil agaçant) | Mily Black & Déborah Guérand

Résumé :
Quoi de plus excitant pour une esthéticienne que d’avoir un ours comme voisin ?
Une carrure de rugbyman professionnel, un regard de prédateur grognon et une aura virile : pas de doute, Timothy, le nouveau voisin d’Annabelle, a tout d’un ours. N’importe quelle personne saine d’esprit (et douée d’un instinct de survie) resterait discrète et éviterait à tout prix de le contrarier… Sauf qu’Annabelle est plutôt du genre à foncer dans le tas et, dès leur première rencontre, elle n’a pas pu s’empêcher de le provoquer. Si elle a quitté Paris et son taré de petit ami, ce n’est pas pour se laisser impressionner par le premier homme venu ! Et, même si l’ambiance avec Timothy est déjà électrique, elle ne rate pas une occasion de le pousser à bout. Mais, quand elle découvre que derrière cette façade se cache un père célibataire tout à fait charmant et aussi perdu qu’elle, elle se dit qu’ils ont peut-être plus en commun que leur sale caractère…

Je suis toujours curieuse de lire des romances à quatre mains, car c’est une pratique qui m’intrigue et en lisant je me demande toujours si ce sont des passages ou chapitres écrit par l’une ou l’autre. Ca a parfois tendance à me distraire dans ma lecture, mais j’ai rapidement fait abstraction de cette curiosité. J’ai retrouvé le plaisir de la légèreté de la romance et en même temps, j’ai apprécié un aspect plus profond de l’histoire qui aborde un thème actuel et peu souvent abordé donc ça été une bonne lecture.

Annabelle a récemment quitté Paris pour recommencer une nouvelle vie à distance de son ex petit ami, ouvrir son salon en Bretagne est l’une de plus belle décision de sa vie. Même si oublier la raison de sa fuite va s’avérer compliqué et nécessité une longue phase de guérison. Sa rencontre avec son nouveau propriétaire Timothy va la pousser à ne pas se laisser faire et elle va se laisser attendrir par ce père célibataire qui a le cœur sur la main.

J’ai un petit faible pour les héroïnes cabossées par la vie et Annabelle avait tout pour me plaire, difficile de ne pas être attendrie face à au passé destructeur de la jeune femme, on est face à une totale perte de confiance et lorsque le doute s’insinue c’est un poison. La jeune femme a beau être épanouie dans sa vie professionnelle, elle a du mal à tourner la page de sa vie d’avant. Sa rencontre avec Timothy va rendre l’atmosphère électrique et contribuer à la distraire de ses problèmes et lui attirer un tout autre problème, bien moins négatif.

Pour Timothy sa première rencontre avec sa locataire va lui faire forte impression, mais pas forcément dans le bon sens. Débuter par un accrochage n’est pas forcément idéal, mais force est de constater qu’Annabelle a réussi à atteindre le cœur de sa fille Julie et il va devoir admettre qu’ils sont peut-être parti sur de mauvaises bases. Et ils vont naturellement développer une complicité et tisser des liens amicaux et bien plus encore.

J’ai trouvé cette lecture parfaite avec mon humeur du moment, c’était vraiment le genre de lecture qu’on apprécie découvrir quand on ne souhaite pas un récit complexe et sans que ça soit péjoratif je n’ai pas eu besoin de réfléchir en lisant. Je suis peut-être un peu sur ma faim avec la romance qui a pris le temps avant de se développer, mais c’est cohérent avec le passé de nos personnages et le moment où tout bascule était juste excellent donc ce n’est pas vraiment grave.

Je ne peux que vous recommander cette lecture, avec un à la clé un bon moment et vous apprécierez la fluidité du récit.

Romance, Young Adult

Ça sonnait mieux dans ma tête | Nina Kenwood

Résumé :
Dans la tourmente du divorce de ses parents, Natalie, grande gaffeuse maladroite, n’a pas la tête à sortir avec des garçons. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Alex…
À dix-huit ans, Natalie termine sa dernière année de lycée et attend avec impatience de savoir dans quelle université elle pourra étudier. Mais pendant les vacances de Noël, ses parents lâchent LA bombe : ils divorcent. Pour fuir l’ambiance électrique, Natalie se réfugie chez ses meilleurs amis qui la poussent à profiter de la vie. Introvertie et très gaffeuse, Natalie n’a jamais embrassé personne et déteste aller en soirées, préférant la rêverie à la réalité. Mais quand elle tombe amoureuse du garçon qu’elle aurait dû éviter, sa vie se complique et la voilà obligée de sortir de sa coquille. Et si l’amour lui faisait enfin découvrir le monde réel ?

J’avais vu passer ce roman à sa sortie, mais c’est le résumé passionné de son éditrice qui m’a donné envie de me le procurer. Nina Kenwood évoque avec beaucoup de justesse des questions que beaucoup de jeune femme se sont sans doute déjà posé, l’image de la femme, le regard des autres, le tout mêlée aux premiers émois de la vie amoureuse de notre héroïne.

L’histoire débute par l’annonce du divorce des parents de Natalie le soir de Noël et même si elle est presque adulte, cette nouvelle va la chambouler et durant plusieurs semaines elle va voir son quotidien changé et ses certitudes s’effondrer. Pour oublier cette période compliquée, elle va se réfugier dans son cocon avec ses meilleurs amis et ces vacances étant dernières avant son entrée à l’université, elle va vivre malgré elle plusieurs aventures qui vont littéralement la sortir de sa zone de confort et exacerber sa maladresse.

Contre toute attente, elle va accepter de se rendre à une soirée, alors qu’elle déteste les fêtes et encore plus les inconnus, sur place ça va être un véritable cauchemar, jusqu’à ce que son chemin croise celui d’un garçon qui n’aurait pas pu être plus différent d’elle, mais qui pourtant lui donne la sensation d’être en sécurité. L’alchimie entre les personnages est évidente et chaque moment passé en compagnie l’un de l’autre m’a beaucoup plu. Ils avancent tous les deux doucement et malgré les incertitudes de Natalie, la jeune femme va se laisser porter par son cœur et vivre un premier amour qui en fera craquer plus d’un(e).

J’ai beaucoup apprécié les questionnements par lesquels passe Natalie, son adolescence l’a beaucoup fragilisé et certaines blessures ont laissé des séquelles à la jeune femme d’aujourd’hui. L’image de la femme dans les médias a de quoi faire complexer beaucoup d’adolescente et Natalie en est la preuve vivante, difficile de ne pas se comparer aux magazines, mais dans la réalité impossible de photoshoper les petits défauts et ça en vient à faire complexer les femmes qui sont différentes, car les modèles ne sont pas la norme. J’ai trouvé qu’on avait un bon équilibre entre le thème actuel et les problématiques d’une jeune femme en devenir, mais le côté un peu gauche de Natalie apporte également un peu d’humour et ça en fait un roman vraiment détente.

Mention spéciale au décor australien qui nous dépayse complètement avec des fêtes de fin d’année en été. J’ai beaucoup apprécié cette ambiance façon spring break américain où vacances de Noël riment avec bikini et vacances à la mer, et bien évidemment on prend plaisir à découvrir ce début de romance qui est toute douce et on déguste chaque scène où ils se retrouvent. La fin est peut-être un peu rapide et ça en dévient frustrant, mais l’absence d’épilogue fait sens, ils sont jeunes et c’est le début du reste de leur vie. Cette lecture aura apporté du soleil dans cette fin d’hiver morose à moitié confiné / déconfiné et personnellement c’est tout ce que j’espère de cette lecture.

Romance, Young Adult

Cendrillon 2.0 | Ashley Poston (Il était une fangirl #1)

Résumé :
Et si Cendrillon était une fan, une vraie ? La jeune Elle Wittimer, geek de son état, ne vit que pour Starfield, le grand classique de science-fiction dont son père était, lui aussi, un grand fan avant sa mort. Alors, quand le reboot de la mythique saga est annoncé au cinéma, elle croit devenir folle de joie. Sauf que c’est Darien Freeman, acteur de séries légères pour adolescents, qui décroche le rôle principal.
Et ça, aux yeux d’Elle et de milliers de fans historiques du chef-d’oeuvre, c’est intolérable. Martyrisée par sa belle-mère et ses deux demi-soeurs qui mènent la grande vie et la prennent pour leur domestique, elle a hâte de voler enfin de ses propres ailes après sa dernière année de lycée. En attendant, elle assassine le pauvre Darien à longueur de posts – s’assurant, à sa grande surprise, une audience de plus en plus large sur les réseaux sociaux.
Alors, quand le tournage du film commence pour le jeune comédien, les difficultés aussi ! D’autant qu’il doit apparaître à la plus grosse convention du pays, autrefois fondée par le père d’Elle en personne… Lettre d’amour à la culture geek et lettre d’amour tout court, Cendrillon 2. 0 inaugure une trilogie qui revisite les contes de fée sous l’angle de la fangirlitude. Saluée pour sa sensibilité et ses dialogues à mourir de rire, cette réinterprétation de Cendrillon est bourrée de charme et de clins d’oeil aux films, aux livres et aux séries que nous connaissons tous.

Ca fait longtemps que je n’avais pas lu de roman de la maison d’édition Lumen et immédiatement cette réécriture m’a fait de l’œil. Je trouvais audacieux de plonger Cendrillon dans un univers geek et le fait qu’elle tienne un blog était un gros plus. On a tous un roman chouchou qui a été adapté ou qui le sera et en tant que lectrice on pourrait avoir ce regard critique qu’à notre héroïne sur le casting du film ou de la série, on l’a tous plus ou moins déjà fait avec les adaptations de ces dernières années et il n’en fallait pas plus.

Elizabeth Wittimer a grandi avec un père passionné de Starfiled une série de science-fiction et ses meilleurs souvenirs de famille sont en lien avec cette série qui a bercé son enfance. Son père a d’ailleurs contribué avec d’autres fans à la création de la première convention dédiée à l’univers de Starfield et même si aujourd’hui son père n’est plus là, Ellie a gardé intacte sa passion et elle tient un blog autour de cette série. Elle s’accroche à cet univers pour oublier les difficultés liées au décès de son père, à savoir qu’il s’est remarié quelques années avant et que sa belle-mère et ses demi-sœurs ne font rien pour qu’elle se sentent à sa place et ne font qu’accentuer son sentiment de solitude. 

A l’annonce du reboot de la série de son enfance, Ellie va se passionner pour le casting et pour son plus grand malheur c’est l’idole des ados Darien Freeman qui a été choisi pour incarner le personnage principal. Personne n’était loin d’imaginer que cette célébrité est également un grand fan de cette série et pour son agent, il faut que ça reste comme ça. Le jeune homme n’est pas vraiment maître de ses actes et va devoir se plier à la promotion mettant en avant son physique plutôt que son jeu d’acteur. Et cette vie d’acteur va mettre en lumière une vraie solitude du jeune homme, toujours dans la méfiance des autres et parfois jugé pour ce qu’il n’est pas. Alors qu’il tente d’annuler sa venue à la convention l’Excelsicon le hasard va le mettre en relation avec Ellie et ils vont débuter une correspondance virtuelle avec pour passion commune Starfiled.

J’ai trouvé l’histoire bien construite on s’attache facilement aux personnages et on prend plaisir à les voir évoluer dans leurs vies respectives. La romance n’est pas à proprement parler au cœur de l’histoire, certes ils éprouvent un attachement mais c’est plus le côté mignon qui m’a séduite et le soutien qu’ils vont trouver l’un auprès de l’autre. Ashley Poston s’est inspirée de Cendrillon, mais propose une œuvre originale et contribue grandement à donner le moral à ses lecteurs. Je me ferais un plaisir de me procurer le prochain opus à sa sortie.

Romance

Les hommes virils lisent de la romance | Lyssa Kay Adams (Bromance Book Club #1)

Résumé :Une bière, un match, et une romance
Gavin avait tout. Une belle gueule. Une carrière au top. Une épouse dévouée et deux adorables jumelles. Pourtant, du jour au lendemain, Thea le fiche à la porte et demande le divorce. À l’entendre, il l’aurait terriblement déçue. Lui  ! Une légende vivante du base-ball, adulée par des millions de fans.
OK, Gavin s’est peut-être comporté comme un crétin égoïste, mais aujourd’hui il est prêt à tout pour sauver son mariage. Même à intégrer ce club ultra-secret dans lequel le traîne son coéquipier. Un club de lecture de romances, réservé aux mecs qui veulent mieux comprendre les femmes… Honnêtement, il a du mal à croire que ces histoires à l’eau de rose – pardon, ces «  manuels  » – puissent l’aider à reconquérir Thea. Mais puisque les autres ont pu sauver leur couple grâce aux conseils de «  Lord Benedict  », alors… qu’on lui passe ce bouquin, et vite  !
Je remercie Babelio & les éditions Harelquin pour cet envoi

J’avais quelques vues sur cette romance, mais ce n’est que quand j’ai reçu un mail de site Babelio pour une masse critique privilégié que je me suis vraiment renseigné sur cette romance. Difficile de passer à côté d’un titre aussi attractif et le résumé semblait conserver cette légèreté donc c’était assez tentant, mais ce qui a contribué à vraiment me convaincre c’est sa traductrice Angela Morelli qui a également attiré ma curiosité avec une story qui mettant en avant cette histoire plaisante. En bref, vous l’aurez compris je suis influençable et toute les raisons étaient bonnes pour découvrir cette romance originale.

Gavin est un baseballeur au sommet de sa carrière et il est le nouveau chouchou des médias, toute sa vie semble parfaite avec une femme et deux filles merveilleuses. Seulement un soir son bonheur va éclater et il va tomber de haut lorsque Thea sa femme va demander le divorce. Sur le coup, c’est la colère qui va prendre le dessus sur ses émotions et au fil des jours, le chagrin va le conduire à intégrer un club de lecture ultra secret dont font partie certains de ses coéquipiers. Sur le moment, il pense à une farce, mais à travers la lecture de romance ses amis vont lui faire comprendre que la clé pour sauver son mariage se trouve dans la romance. Prêt à tout pour obtenir une seconde chance, Gavin va se laisser convaincre et tenter de reconquérir Thea.

J’ai trouvé l’histoire amusante et même si tout n’est pas parfait, c’est le genre d’histoire qui contribue à oublier la morosité, tout en abordant des thématiques actuelles intéressantes. Thea est parfois injuste, mais ça met en avant une problématique peu abordée, celle d’une femme qui s’est perdu elle-même en se consacrant à sa famille et ses enfants. Cette dispute avec son mari va être un électrochoc et elle va réaliser qu’elle a mis sa vie de côté pour intégrer celle de Gavin et elle va tenter de redonner vie à ses rêves oubliés.

Du côté de Gavin, bien que réticent il va réaliser qu’il a contribué à l’échec de son mariage de par son comportement et il va tenter de changer pour une meilleure version de lui-même. Bien que le book-club soit une idée intéressante, j’ai parfois levé les yeux au ciel face aux conseils de la fine équipe relayant parfois les sentiments que chaque femme sera séduite de la même manière et que les romances sont des manuels d’utilisation parfaits pour conquérir une femme. Sur certain point, Gavin a réussi à se démarquer en tentant de la séduire avec des idées moins conventionnelles qui correspondent à ses goûts et non ce que ses coéquipiers lui dictent.

Je ne pense pas que l’histoire se veuille poignante donc on peut dire qu’elle remplit son rôle de romance détente. Quelques maladresses dans l’intrigue, mais objectivement les personnages principaux sont intéressants à suivre et les personnages secondaires m’ont rendu curieuse des autres tomes.

Romance, Romance Historique

La chronique des Bridgerton 1 & 2 | Julia Quinn

Résumé :
Très chers lecteurs, quelle saison !
Au rythme des bals et des réceptions, je vous ai narré le feuilleton haletant de la folle romance entre Mlle Daphné Bridgerton et Simon, le ténébreux duc de Hastings. Valses langoureuses, rebondissements cocasses et bagarres mémorables nous auront tenus en haleine jusqu’à l’épilogue d’un romantisme échevelé.
Aurons-nous le temps de reprendre notre souffle ? Il est à craindre que non, car il se chuchote déjà dans Londres qu’Anthony, le frère de Daphné, serait décidé à convoler lui aussi. Hélas, l’élue a une sœur odieuse qui s’oppose catégoriquement à cette union en raison du passé libertin du vicomte.
Cela nous promet bien des péripéties.
Et comme il reste six Bridgerton à marier, votre dévouée chroniqueuse a de beaux jours devant elle. Ne perdez pas le fil, chers lecteurs, la saga ne fait que commencer !
Rubrique mondaine de lady Whistledown, Londres, 1813

Comme beaucoup d’entre vous j’ai découvert cette série littéraire grâce à l’adaptation Netflix, et quelle série ! J’ai été complètement dévorée par l’histoire, les personnages et la sublime bande originale qui n’a fait que moderniser cette histoire. Bien évidemment quand je n’ai plus eu d’épisodes, le manque à commencer à se faire sentir et pour retrouver l’ambiance qui m’avait tant plus, mes espoirs se sont dirigés vers la réédition et bien que la série est pris des libertés, ça ne m’a pas dérangé, car ces ajustements ont été bénéfiques pour mettre en valeur la série et donner envie de se procurer les livres.

Je me suis posé la question si je lisais Daphné et le duc après avoir visionné la série et je tenais absolument à faire le comparatif, car on sait tous que les adaptations ne sont pas toujours fidèles. Dans le cas précis, on a clairement une volonté de moderniser le récit, mais on garde l’esprit de la série de livres. Dans le premier opus, nous faisons la connaissance de la famille Bridgerton et notamment de Daphné Bridgerton une débutante qui fait sa deuxième saison et qui aspire à un mariage d’amour comme celui de ses parents. Alors qu’aucun prétendant ne semble attirer ses faveurs, elle fait la connaissance fortuite de Simon Bassett, duc de Hastings un homme convoité les célibataires de Londres. Suite à cette rencontre, ils décident s’apporter une aide mutuelle en prétendant être tombé sous le charme l’un de l’autre, Simon lui permet d’attirer un meilleur parti et en échange, il pourra tenir les femmes à distance.

Les choses ne vont pas se passer comme ils l’espéraient et de nombreux évènements vont les pousser l’un vers l’autre et ils vont développer des sentiments qu’il peine à s’avouer. J’ai beaucoup apprécié l’importance de la fratrie et on développe un intérêt pour les personnages secondaires qui ne font que nous pousser à continuer la série de livres. Je ne suis pas une grande amatrice de romances historiques et j’en viens à regretter ce désintérêt. Néanmoins j’ai pu lire beaucoup d’avis partagé concernant une scène problématique dans les deux récits et  à notre époque c’est dérangeant, et l’adaptation aurait peut-être dû être plus vigilante, mais honnêtement les romans sont sorties il y a des années et il est difficile d’évoquer quelque chose qui n’était pas un problème à l’époque de l’écriture et encore moins à l’époque du récit. Je ne cautionne absolument pas, mais je ne vois pas trop comment on pourrait supprimer ce passage sans dénaturer l’histoire.

Du côté du vicomte Anthony Bridgerton, on a un récit absolument délicieux et un libertin prêt à se ranger, non pas sans condition : ce qu’il veut c’est une femme, mais pas d’amour. Son choix se porte tout naturellement sur Edwina Sheffield la favorite de la saison, seulement pour oser s’approcher de sa future femme, il est de notoriété public qu’il faut obtenir l’autorisation de sa sœur Kate qui a énormément d’influence et Anthony va se heurter à une femme de caractère, qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense et qui a beaucoup à dire sur la réputation de notre célèbre libertin. Malgré plusieurs échanges vigoureux, il se met en tête de prouver qu’il est un homme recommandable. Va s’ensuivre une série de scènes drôles où Anthony et Kate vont se dire tout ce qu’il pense l’un de l’autre et l’alchimie qui va se dégager entre eux va faire grimper la température, j’ai adoré les échanges entre ces deux-là et les thèmes évoqués.

Je pourrais encore en dire beaucoup de la réédition de ces deux tomes, car cette série me fascine et une fois lancée au cœur de cette famille, on n’a qu’une envie, c’est de découvrir les autres histoires de cœur de la fratrie. Je suis impatience de découvrir l’adaptation de la saison 2, et surtout visualiser cette incroyable alchimie à l’écran. J’espère néanmoins qu’on se démarquera un peu plus de ces deux tomes, qui étaient assez similaires dans la construction de l’histoire. Je suis heureuse d’avoir découvert Julia Quinn, qui a un style très appréciable et j’ai adoré le côté chronique mondaine en début de chapitre qui ajoute un côté un peu cancanier très intéressant pour le lecteur.

Romance

Cap de séduire pour Noël ? | Mily Black

Résumé :
Si elle veut préserver son coeur, elle devra le battre au jeu des sentiments.
Léopoldine savait déjà que sa colocataire était du genre imprévisible. Mais elle ne s’attendait certainement pas à ce que celle-ci ait invité Samuel, son nouveau voisin, et Yann, l’ami de ce dernier, sans même la prévenir. Si elle n’est pas du genre à baisser la garde facilement, elle se souvient encore des frissons qui ont parcouru son corps lorsqu’elle a aperçu Samuel la première fois. De prime abord, cet homme aux longs cheveux blonds et à la carrure imposante lui a semblé très intimidant… et surtout beaucoup trop séduisant. Tout à fait le style de mecs dont elle a appris à se méfier… Alors elle comptait bien tenir celui-ci à distance. Mais c’était sans compter sa chère colocataire, qui vient de leur proposer une idée « brillante » : se lancer une liste de vingt-quatre défis jusqu’à Noël. De toute évidence, la stratégie « éviter le voisin » n’est plus une option…

Au moment où j’écris cette chronique nous serons le 24 décembre demain, donc je pense qu’on peut officiellement clôturer ma pile à lire de saison et cette petite lecture, sera très certainement ma dernière romance de Noël de l’année. J’ai beaucoup aimé les chapitres sous forme de Calendrier de l’Avant et ça l’aurait presque donné envie de lire un chapitre par jour pour l’originalité.

Samuel est un personnage au physique imposant, tout chez lui peut paraître intimidant : sa carrure, sa barbe fournie qui lui donne des airs d’ours, et sa grosse voix qui impose le respect. Lorsque Léopoldine le rencontre, elle est intimidée et Samuel va immédiatement être intrigué par cette jeune femme qui semble vouloir disparaître dans le décor. Afin de percer le mystère qui entoure sa voisine, le viking va tenter de mettre en avant sa gentillesse et sa tendresse, mais la tâche va s’avérer être compliquée.

J’ai beaucoup aimé la narration d’un point de vue totalement masculin et ça permet d’attiser la curiosité sur l’histoire de Léopoldine, qui au fil des jours en dévoile un peu plus sur sa personnalité. Bien qu’il soit d’abord réticent à se lancer dans ce calendrier de l’avant sous forme de défi, l’attirance qu’il éprouve pour Léopoldine va le pousser à revenir chaque soir. Malgré un côté un peu rustre on prend plaisir à le voir devenir aussi doux qu’un agneau lorsqu’il côtoie Léopoldine . Il va s’avérer être surprenant toujours à l’écoute du moindre signe d’inconfort de la jeune femme et il va beaucoup se questionner sur les raisons de sa méfiance. La curiosité est à son comble et on ne peut qu’élaborer des théories et savourer l’ouverture de Léopoldine comme une victoire.

L’idée des 24 défis est originale et bien que la romance soit au centre de l’intrigue, l’amitié qui unit notre quatuor est également très belle. Que ce soit la complicité entre Samuel et Yann, ou la tendresse entre Léopoldine et Carine. Tous les quatre vont être témoin du jeu de séduction qui va naître entre Léopoldine et Samuel, bien que notre héroïne ne soit pas forcément consciente de l’effet qu’elle produit, elle va nous offrir une belle évolution et dévoiler une belle personnalité. La romance est touchante et on ne peut qu’être attendri.

Encore une fois Mily Black parvient à insuffler une dose de bonheur dans sa lecture et à défaut d’avoir pu vivre les aventures de nos héros covid oblige)ça donnera des idées pour quand ces activités seront de nouveaux possibles. Une chouette romance de Noël que je vous recommande. Bon par contre, je suis un peu déçue de mon bilan de Noël avec seulement trois livres lus, mais ces trois romances ont contribué à la magie de Noël et tout ce qu’on attend quand on ouvre une lecture de Noël l’atmosphère et la romance doudou.