Romance

La chronique des Bridgerton 7 & 8 | Julia Quinn

Résumé :
Les jeunes gens ne se bousculent pas pour demander la main de Hyacinthe, la cadette des Bridgerton, trop fine mouche, trop sincère. Certes, mieux vaut être seule que mal accompagnée, il n’empêche qu’elle commence à se demander si elle ne va pas finir vieille fille. Et ce n’est pas la rencontre avec Gareth Saint-Clair, aristocrate à la réputation sulfureuse, qui risque d’y changer quoi que ce soit. Encore que… La découverte d’un journal intime en italien qu’elle se propose de lui traduire pourrait bien jouer un rôle inattendu.
Contrairement à la plupart de ses congénères, Gregory, le benjamin des Bridgerton, ne vit que dans l’attente du « grand amour ». Il croit l’avoir trouvé en la personne de lady Hermione Watson, éblouissante beauté dont, hélas, le cœur est déjà pris. Qu’à cela ne tienne, Gregory va accepter l’aide de Lucinda Abertnathy, la meilleure amie de l’angélique Hermione, pour parvenir à ses fins.

Je sèche un peu sur l’écriture de cette chronique, je n’arrive pas à mettre des mots sur mon avis, car j’ai l’impression de n’avoir ni aimé, ni détesté cet opus. Nous avons vu grandir Hyacinthe et j’aurai cru que vu les circonstances de sa naissance elle serait au centre de toutes les attentions de la fratrie Bridgerton. Étonnamment elle n’interagit que très peu avec les autres membres et sans Violet Bridgerton on aurait presque oublier l’ambiance si chaleureuse.

La petite fille a laissé la place à une belle jeune femme que de nombreux prétendant aimerait pouvoir courtiser, mais son franc parler qui en fait fuir plus d’un homme et cette année encore elle se retrouve contrainte de débuter une nouvelle saison et cette perspective est loin de l’enchantée. Alors elle s’évade autant qu’elle peut à commencer par ses après-midi lecture chez Lady Danbury pour qui elle a une haute estime et éprouve beaucoup d’affection. Alors quand la vieille dame tente sans grande discrétion de rapprocher Hyacinthe de son petit-fils, Gareth, la jeune femme est un peu réticence connaissant la réputation de jeune homme, mais n’est pas pour autant désintéressé. Lorsque celui-ci découvre un journal ayant appartenu à sa grand-mère paternel rédigé en italien, il va solliciter l’aide de Hyacinthe pour la traduction.

L’histoire va être rythmé par les découverte du journal et Hyacinthe et Gareth vont se laisser porter par les révélations.

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La conclusion parfaite avec le dernier membre de la fratrie qui m’a fait éprouver les émotions du début de la série. Gregory est peut-être le personnage le plus mystérieux, car il est très jeune lors des précédents opus et au fil des pages nous n’avions que très peu d’informations puisqu’il passait du temps au pensionnant. On a une très belle complicité entre Hyacinthe et Gregory qui ne cessent de se chamailler et c’est ce qui rend cette saga familiale captivante.

Gregory est un amoureux de l’amour, dernier de la fratrie à ne pas encore être marié et à l’image de ses frères et sœurs il aspire à rencontrer son âme sœur et lorsqu’il fait la connaissance de Lady Hermione Watson, il est convaincu qu’enfin il a rencontré la femme de sa vie subjuguée par sa beauté , seulement la jeune femme est elle-même amoureuse et ne semble pas prêter attention à Gregory. Avec l’aide de Lady Lucinda Abertnathy, la meilleure amie de Hermione, il va tenter de pouvoir attirer son attention et lui faire la cour.

J’ai adoré le caractère de Gregory qui a mon sens n’a rien à voir avec ses frères, je ne sais pas si c’est lié au fait qu’il a grandi sans père et que ses frères et sœurs l’ont couvé puisqu’il était le petit dernier, mais il m’a vraiment séduite avec son caractère toujours préoccupé par la réputation des femmes, avec une douceur et un humour comme on y était habituée et qui le rend encore plus charmant, mais son besoin de protection envers sa promise a définitivement fait pencher la balance. Je crois pouvoir qu’après Anthony c’est le frère qui m’a le plus séduite et quand il fait une déclaration il ne fait pas les choses à moitié.

J’ai apprécié l’alchimie qui se développe tout au long du récit entre les personnages et on passe un bon moment en leur compagnie, on ne manque pas de remarquer l’évolution entre eux et l’amitié qui se transforme en quelque chose de plus surprenant pour tous les deux. J’ai été conquise par l’intrigue et la manière dont la romance laisse place à un peu de suspense et plusieurs retournements de situation, sans oublier une touche d’humour. Bref un délice.

Romance Contemporaine

Tout est sous contrôle (sauf toi !) | Sally Thorne

Résumé :Elle mène une vie bien réglée. Il ignore complètement les règles.
Certes, à vingt-cinq ans à peine, Ruthie ne vit que pour son travail et n’a ni fiancé ni vie sociale.
CertJes, elle passe ses journées entourée de personnes dont l’âge avoisine les quatre-vingt-dix ans.
Mais Ruthie va bientôt devenir manager du village pour seniors de luxe où elle officie, et sa vie lui convient parfaitement. Son emploi du temps est calé sur des semaines, ses journées sont millimétrées, et elle sait que tout est sous contrôle. Du moins le croyait-elle, jusqu’à ce qu’elle rencontre Teddy. Ce biker tatoué des pieds à la tête a besoin d’un toit, et son père, le propriétaire des lieux, lui permet de loger avec les employés à condition qu’il donne un coup de main. Ruthie se serait bien passée de cet élément perturbateur qui, du jour au lendemain, devient à la fois son «  collègue  » et son voisin. D’autant que, si le physique très avantageux de Teddy s’avère utile pour négocier avec les résidentes, il devient vite une menace pour sa propre tranquillité mentale…

La lecture parfaite pour passer un bon moment, l’histoire est légère et menée par un duo de personnage attachant et dès les premiers chapitres j’avais le sourire aux lèvres, quand je reprenais ma lecture c’était mon moment doudou.

Nous faisons la connaissance de notre narratrice Ruthie, une jeune femme de 25 ans à la routine bien rodée, vivant au gré des listes et programme, lui évitant ainsi de s’écarter de sa routine rassurante. Depuis plusieurs années, la jeune femme ne vit plus que pour son travail et se passionne pour le confort des résidents de la résidence sénior où elle travaille. Tout est étudié pour ne pas laisser la place au hasard. Alors quand elle fait la connaissance de Teddy son parfait opposé, qui vit au jour le jour et qui est désordonné cela vient bousculer la vie qu’elle connaissait. Contrainte par le propriétaire d’héberger son fils, elle va du jour au lendemain devoir s’adapter et remettre sa vie en question.

Ce roman c’est la définition même du roman mignon, dès qu’on rencontre Ruthie on a envie de la protéger et on sent à quel point le changement peut s’avérer stressant pour elle et en même temps, on va la voir s’épanouir au contact de ses deux collègues un peu loufoque Mélanie et Teddy.  Difficile de ne pas éprouver de la tendresse quand on voit cette jeune femme tout donner pour le confort des résidents et pour la protection des tortues.

Teddy est un personnage difficile à cerner et j’aurai apprécié d’avoir quelques chapitres où il s’exprime, son arrivée à la résidence va être similaire à une tornade, tant parce qu’il a un physique qui ne passe pas inaperçu, que par rapport à sa personnalité drôle et en même temps on découvre une histoire personnelle touchante. Avec un tel physique on a vite fait d’avoir des préjugés et il va s’avérer être une belle surprise et j’ai adoré sa manière de rentrer tout en douceur dans la vie de Ruthie, malgré le fait qu’il soit assez brute de décoffrage, il va trouver la parfaite attitude pour entrer dans son monde.

J’ai lu ce roman au moment parfait pour l’apprécier totalement, c’est frais, drôle, mignon et rempli de bonnes intentions avec un beau message de confiance en soi.

Romance Contemporaine

If you wanna be my Lover… | Emma Green

Résumé :
Un (énorme) mensonge, un (inavouable) coup de foudre… Et puis quoi encore ?
Jusque-là, April menait une existence paisible, sans stress ni complications. Tout bascule lorsque sa jumelle, May, lui demande d’échanger leurs vies. Vu sa dette envers elle, impossible de refuser…
En l’espace de vingt-quatre heures, April prend donc la place de sa sœur, récupère son job de publicitaire auquel elle ne connaît rien, le monstre velu que May appelle un chien, et même Tybalt Emerson, un boss parfaitement parfait et pas du tout prévu au programme.
Promis, c’est juste pour une semaine ! Ou deux… Un mois maximum !
Ce plan aurait presque pu fonctionner, mais c’était sans compter Tybalt, son regard qui vous happe, son sourire dément, son charme ravageur et son lot de mystères.
Les complications ?

En ce moment avec la fin de l’été et le retour au travail j’ai envie de romances contemporaines pour m’enveloppe sans un cocon doudou. La rentrée littéraire n’a pas encore vraiment explosé alors mon choix s’est naturellement porté sur Emma Green qui coche pas mal de ces critères et ne déçoit jamais.

Nous allons nous suivre à April Collins, une dessinatrice discrète qui ne fait pas de vague et qui se laisse porter par la vie. Lorsque May jumelle la contacte pour lui demander un service, elle n’envisage pas d’accepter après l’immense d’être qu’elle a envers elle. Elle était loin d’imaginer que sa sœur lui demanderait de prendre sa place et elle se voit plonger dans une vie qui n’a rien à voir avec la sienne pleine de paillette, au cœur d’une agence de pub dirigé par le superbe Tybalt Emerson. Ce spécimen n’était pas prévu dans ses plans et la semaine d’échange va progressivement s’éterniser, tout comme les complications liée à son patron, mais également à cet univers qu’elle découvre avec ces codes.

On s’attache assez facilement à April, elle a son petit caractère sauvage et en même temps même si elle ne se laisse pas faire, elle a une petite fragilité qu’elle ne montre jamais. Être propulsé dans un milieu où seule les apparences comptent va raviver des souvenirs douloureux et pourtant elle va se battre comme une lionne et montrer qui elle, même avec le nom d’une autre. Au début j’avais du mal à accrocher à la relation entre les deux sœurs et il était difficile de concevoir que malgré leur relation assez distante, April accepte ce sacrifice et puis progressivement, on découvre la vérité et les liens entre les deux sœurs vont se ressouder et elles vont tirer un enseignement de cet échange.

Sa rencontre avec Tybalt va légèrement changer la donne, car ce qui devait n’être qu’un banal échange va bouleverser sa vie. Difficile d’expliquer cette attirance et ne pas y succomber va s’avérer un combat quotidien, surtout quand les mystères vont la pousser à découvrir les secrets qu’il tente de cacher. L’attraction est indéniable et chaque interaction un pur bonheur, drôles, pétillantes et un poil touchant. On a un duo qui fonctionne à merveille et même si l’histoire peut ressembler à d’autres, c’est tout ce dont j’avais besoin au moment où je l’ai lu. Un chouette moment de lecture.

Romance Historique

La chronique des Bridgerton 5 & 6 | Julia Quinn

Résumé :
Depuis que sa meilleure amie, Pénélope Featherington, a convolé en justes noces, Éloïse, la rebelle de la fratrie Bridgerton, s’interroge : les commères n’auraient-elles pas raison de prétendre qu’elle ne trouvera pas de mari ? Oh, elle en a reçu des propositions au fil des ans ! Elle les a toutes refusées, sous prétexte que ses prétendants n’étaient pas… parfaits. Une exigence ridicule, bien sûr.
Inquiète à l’idée qu’il ne soit déjà trop tard, Éloïse reçoit à point nommé une invitation de la part de sir Phillip Crane, un veuf avec qui elle entretient une relation épistolaire. La proposition est d’autant plus audacieuse qu’il envisagerait de se remarier… Sans en souffler mot à quiconque, elle décide de se rendre chez cet homme qu’elle n’a jamais rencontré.
De son côté, sa sœur Francesca file le parfait amour avec son mari, le comte de Kilmartin, dans leur château en Écosse. Elle n’imagine pas qu’un événement inconcevable va bouleverser le cours de sa vie, pour le pire et pour le meilleur.

Depuis la diffusion de la série, cette série m’a vraiment fait passer de bons moments, cette ambiance et ces personnages ont tout pour donner l’impression d’être à la maison. Ce 5ème tome, je l’attendais avec une grande impatience, car notre très chère Éloïse a su se démarquer de sa fratrie, car elle ne rentre pas dans le moule et c’est ce qui la rend si attachante.

Depuis le décès de sa cousine, Éloïse entretien une correspondance avec son veuf Sir Philip, père de deux enfants et contre toute attente, la jeune femme va s’enfuir pour le rejoindre afin de rencontrer son mystérieux correspondant. Pour ce 5ème tome on change de décor, fini Londres et sa saison mondaine, place à la campagne loin de la famille Bridgerton et sa bonne humeur.

Même si j’ai passé un bon moment, ce tome n’est clairement pas à l’image d’Éloïse. Cette femme qui a refusé plusieurs demandes en mariage et qui assumait d’attendre l’homme qui serait sa grande histoire d’amour, prête à rester vieille fille, se sent subitement seule depuis que sa meilleure amie s’est mariée. Elle va se servir de sa correspondance pour s’en aller sans prévenir sa famille et pour le rencontrer. Honnêtement ces lettres n’avaient rien d’excitantes et une fois sur place on est loin de l’alchimie évidente des premiers tomes, puisque Sir Philip recherche une mère pour ses enfants et semblent penser que n’importe qui fera l’affaire et Éloïse méritait mieux.

On retrouve la malice de la jeune femme lorsqu’elle est en présence des jumeaux Amanda et Oliver, deux terreurs qui vont se faire un plaisir de jouer des tours à leur hôte. Et ils ne vont pas être déçue face à une Éloïse en grande forme. Ces échanges étaient rafraichissants et le rapport qui naît entre la jeune femme et les enfants est assez amusant et attendrissant.

Lady Whistledown m’a vraiment manqué, mais je suppose qu’elle n’aura pas pu alimenter sa chronique avec les kilomètres qui séparent Éloïse de Londres et les passages de lettres sont agréables à découvrir. J’ai adoré l’arrivée en fanfare de la fratrie Bridgerton prêt à protéger l’honneur de leur sœur et qui viennent mettre le bazar à leur manière. et c’est tout ce qu’on attendait d’eux.

***

Francesca est la sœur qui m’intriguait le plus, je l’ai toujours trouvé en retrait des autres membres de la famille et objectivement elle a été plutôt absente des précédents opus ce qui est étonnant contenu du lien fort qui unit les Bridgerton.

Francesca vit en Écosse avec son mari le comte de Kilmartin et elle n’aurait pas pu être plus comblée qu’avec son tendre époux. Elle était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tournant tragique et on peut dire que son histoire a plus de zones d’ombre que quiconque par son parcours de vie.

Elle parvient pourtant à maintenir le cap et rester une femme forte et après plusieurs années difficiles elle va développer ses propres envies et ne pas vraiment savoir comment les assumer sans blesser ceux qui lui sont proches. Son parcours m’a beaucoup ému et j’ai apprécié découvrir cette femme étonnante. L’alchimie entre les protagonistes est très belle et malgré la complexité de la situation ils s’en sortent à merveille.

On aborde le thème du deuil dans ce récit, les histoires sont différentes, mais cette même envie de former une famille comme celle que les deux héroïnes avaient est très présente. On sent que le mariage heureux de ses parents est un modèle et contre toute attente Francesca qu’on pourrait considérer comme l’outsider va s’avérer avoir de nombreux points communs avec Violet.

J’ai une préférence pour le tome consacré à Francesca que j’ai trouvé touchante et bien construite. La plume de l’autrice parvient toujours à nous embarquer dans ses histoires avec le plus grand des plaisirs.

Romance

I Hate You More | Elizabeth O’Roark

Résumé :
Et si leur haine cachait autre chose ?

C’est le pire scénario qu’Erin pouvait imaginer. Brendan, son ancien collègue si détestable, ce séducteur sans attaches qui attire toutes les filles dans son lit, est revenu s’installer en ville. Et pas n’importe où : Brendan loge chez elle. Enfin, chez elle et Rob, son fiancé, qui est à l’origine de cette invitation aussi stupide que dangereuse. Comment Brendan a-t-il pu accepter ? Même si Rob est son ami, il sait très bien ce qu’elle pense de lui. Et, bien qu’elle soit désormais sur le point de se marier, la présence de Brendan, sa voix et son regard provocant suscitent toujours en elle la même tempête d’émotions : exaspération, colère… ainsi qu’un sentiment plus trouble. Alors, quand Rob lui annonce qu’il va devoir partir un mois à l’étranger et la laisser seule avec ce colocataire indésirable, Erin redoute le pire.

J’ai découvert Elizabeth O’Roark dans “Bad Girl Sexy Boy” une lecture incroyable qui m’avait donné des frissons tant l’histoire et les personnages étaient riches. J’étais hyper enthousiaste à l’annonce de cette nouvelle parution, et dans ce genre de situation, les attentes c’est compliqué à contenter quand l’histoire bien que très bonne est en dessous de ma précédente expérience. Mise à part cette petite déconvenue, l’histoire a des qualités et le style est toujours aussi addictif.

Nous faisons la connaissance de Erin, meilleure amie d’Olivia l’héroïne de “Bad Girl Sexy Boy”, la jeune femme est en couple depuis plusieurs années avec Rob, et même si aucune date n’est fixée ils sont même fiancés. En apparence Erin a tout pour être heureuse, mais lorsque Rob doit effectuer déplacement professionnel pendant plusieurs semaines, elle va réévaluer complètement sa vie et se rendre compte qu’elle s’est oublié au profit de son fiancé. La goutte d’eau ça va être quand Rob va inviter Brendan son ancien collègue détestable à venir vivre chez eux le temps de trouver un appartement.

Brendan est également le frère de Will, donc ils se connaissent depuis plusieurs années et l’entente est loin d’être cordiale. Rapidement cette aversion va laisser la place à une compréhension du lecteur grâce à quelques chapitres où Brendan revient sur sa rencontre avec Erin. Et également sur les chapitres consacrés à la jeune femme qui vont nous aider à cerner le problème qui n’est pas la haine, mais l’attirance. On n’est pas vraiment dans le schéma de deux ennemis, car cette haine c’est davantage de la frustration et ils ne mettent pas les bons mots sur leurs émotions et ont laissé leurs rapports s’envenimer.

Erin est un personnage que j’ai eu du mal à apprécier, son indécision et ses réactions m’ont parfois énervé, même si on comprend en partie son point de vue. On ne la déteste pas pour autant, elle ne s’y prend pas de la bonne manière, mais ça part dans bon sentiment pour soutenir son entourage et préfère s’oublier pour le bonheur de ses proches. Mais par moments j’ai trouvé qu’elle manquait de personnalité et sa naïveté m’a agacée.

Le temps qu’elle va passer avec Brendan va lui redonner un nouveau souffle et elle va apprendre à s’écouter grâce à lui. Il profite de la vie et toutes les femmes semblent lui tomber dans les bras sans effort. On découvre grâce à quelques chapitres qu’il a lui aussi des bagages assez important et que sa réticence à l’engagement est lié à un traumatisme ce qui facilite l’attachement.

J’ai été un peu déçue de la psychologie des personnages, elle était plus travaillée dans “Bad Girl Sexy Boy” et ça manquait parfois d’émotions autres que le désir. Néanmoins ça ne m’a pas empêché de passer un bon moment et d’apprécier la romance, même s’ils sont longs à la détente.

Romance

L’envol | Kyrie Mccauley

Résumé :
Leigh parviendra-t-elle à se sauver et à sauver ses petites sœurs ?
Des milliers de corbeaux envahissent la petite ville d’Auburn, en Pennsylvanie, mais Leigh n’y prête aucune attention. Pour elle, la menace provient des crises terrifiantes de son père. Sa priorité : protéger ses deux petites sœurs coûte que coûte. Heureusement, un rayon de soleil éclaire ce sombre tableau : le beau Liam, différent des autres garçons, semble être le seul à comprendre Leigh. Avec son aide, elle va élaborer un plan pour mettre en sûreté sa famille. Mais son temps est compté : dans moins d’un an, elle devra partir pour l’université.
Je remercie les éditions Pocket Jeunesse et Babelio pour cet envoi

Je ne comprendrais jamais pourquoi les lectures qui me touchent le plus sont celles dont j’ai le plus de mal à parler. Honnêtement quand j’ai lu le résumé, ça avait l’air sympa, mais pas au point de faire un achat compulsif, je me suis dit que j’attendrais les premiers avis et en voyant que les retours étaient assez peu emballés, j’ai passé mon chemin. Je suis à nouveau tombé sur ce roman dans une Masse Critique Babelio et j’ai postulé en me disant que ça serait l’occasion de le découvrir. Après plusieurs lectures contemporaines, j’avais envie de quelque chose de différent donc je me suis laissé tenter par ce roman et dès les premiers chapitres, mon intérêt a été piqué. Ce sentiment inexplicable qui s’insinue et qui vous dit « je veux la suite » et grâce à des chapitres courts les pages défilent sans qu’on s’en rendent compte et toujours en vouloir plus.

J’ai immédiatement éprouvé de l’empathie pour Leighton, on la voit affronter ce qu’aucune adolescente ne devrait avoir à vivre et pourtant malgré la terreur, elle se montre forte pour protéger ses deux jeunes sœurs. Elle est partagée entre son besoin de partir loin à l’université et sa peur d’abandonner sa famille alors que la situation ne cesse d’empirer. Contre toute attente alors que la situation ne cesse de s’aggraver dans sa famille, elle fait la connaissance de Liam un garçon lumineux qui va apporter un peu de lumière et surtout lui faire vivre des instants où elle se sent enfin en sécurité.

En parallèle se développe une autre histoire qui passionne Leighton, l’arrivée de milliers de corbeaux dans sa ville sans aucune explication et qui vont pousser la jeune femme à enquêter sur le mystère de cette invasion. Cette aspect de l’histoire apporte un petit côté fantastique, sans que cette intrigue soit trop présente et en même temps, c’est assez déroutant, car une série d’évènements se produisent et seuls Leighton et sa famille semblent en être conscient.

Pendant toute ma lecture j’étais rongée par la peur, dès que la porte se refermait j’imaginais les pires scénarios et comme notre héroïne j’avais du mal à respirer en attendant la suite. On a cette sensation d’enfermement, comme un sentiment de claustrophobie et cet effet est accentué par les corbeaux qui sont de plus en plus présents et qui semblent être plus nombreux à chaque crise, faisant craindre au pire à chaque fois que la colère grandit.

J’ai trouvé les parallèles qui sont fait très intéressant et on voit que l’intrigue est maîtrisée, chaque chose à sa place et chaque action provoque une réaction en chaine. Du début à la fin nous sommes sous pression et l’autrice joue avec nos nerfs, on est constamment sous pression et il y a une vraie emprise psychologique. Et à la lecture du résumé j’étais loin d’imaginer que ce roman aborderait un thème aussi bouleversant et le récit aborde avec justesse les violences domestiques, et la complexité de celle-ci.