Young Adult

Wild Child | Neil Connelly

Résumé :
Eddie est un lutteur hors-pair.
Battu pendant toute son enfance par son père, il écume sa rage sur le ring.
Un jour, il explose et s’en prend à l’arbitre. Sa vie bascule. Il est exclu de son lycée et risque la prison.
Mais Sunday, l’organisateur des plus grands combats illégaux du pays, a repéré depuis longtemps le talent de Mac, et souhaite qu’il rejoigne ses combattants.
En échange : la richesse et la liberté.
Eddie rentre alors dans un monde de violence et de fureur, un univers sans pitié soumis à la loi du plus fort.
Pour l’entraîner, il est confié à Khadjee, une jeune adolescente qui évolue dans ce milieu depuis sa plus tendre enfance.
Elle connaît les combats et les lutteurs mieux que quiconque.
Si elle n’était pas une femme, elle serait, elle aussi, sur le ring.
Ensemble, ils vont tenter de survivre et de ne pas laisser leurs démons prendre le contrôle.
Je remercie Babelio et les éditions Bayard pour cet envoi

J’ai découvert ce roman lorsqu’il m’a été proposé par Babelio pour en faire la chronique et le résumé m’intriguait suffisamment pour accepter de découvrir un roman inconnu. J’ai toujours un peu l’appréhension de ne pas apprécier le style de l’auteur, et j’ai été frappé par la fluidité du récit. Les chapitres sont plutôt courts donc on les enchaîne sans grand effort. Je suis un peu plus mitigée concernant mon appréciation de l’histoire et les personnages.

Eddie McIntyre a eu une enfance traumatisante et malgré l’amour de sa mère, il a grandi dans la violence et c’est désormais un jeune homme rongé par la colère, amateur de combat il se sert de cette haine pour exceller dans l’équipe de lutte de son lycée. Seulement après plusieurs rappels à l’ordre lors de compétitions, il dérape et commet un acte avec de terribles répercussions et se voit renvoyer du lycée et convoquer au tribunal pour répondre de ses actes.

Contre toute attente, on lui propose une alternative où il va pouvoir combattre sans se soucier des règles et où tous les coups sont permis. C’est dans ce contexte qu’il fait la connaissance de Khadjee une jeune femme chargée de l’entraîner afin qu’ils puissent être préparés aux futurs combats. Hébergée par sa coach Eddie va faire la connaissance de Than un personnage qui la bouleverser et lui apprendre des techniques de combat et surtout à temporiser sa colère.

Comme on pouvait s’y attendre avec ce genre de proposition, il va découvrir que l’homme qui lui a tendu la main n’est peut-être pas la solution à ses problèmes et on va le voir prendre les mauvaises décisions. Eddie n’est pas un personnage facile à apprécier et on le voit s’enfoncer dans ses choix et aggraver sa situation, je me suis demandé jusqu’où il allait sombrer et quel allait être l’élément déclencheur. Sans grande surprise le récit tombe un peu dans le cliché des combats illégaux et on est loin de la rédemption attendue.

On enchaine les combats sans émotions et on assiste à un déferlement de rage sans qu’Eddie catalyse sa colère et c’est finalement la seule émotion qu’il transmet. Son passé est survolé, son présent peu aboutit et son futur pas construit. On reste en surface sans aller au bout des choses et c’est frustrant, car finalement on ressort de cette lecture en ayant le sentiment frustrant, comme il manquait des étapes et que l’on n’avait pas assistées à toutes les scènes.

Malheureusement je suis assez mitigée par cette lecture, ça manque de profondeur et j’aurais apprécié découvrir le chemin parcouru d’Eddie, avoir le sentiment d’être dans sa tête, avec les raisonnements qui vont avec et un semblant d’émotion autre que la colère. A aucun moment il semble perturbé ou troublé par ce qui lui arrive et au moment où il décide de prendre sa vie en main et bien on a l’impression d’être passé à côté du déclic, pour finalement voir le récit s’accélérer et ciao bonsoir c’est la fin. Si vous l’avez lu, je serais curieuse de découvrir votre avis, car c’est peut-être moi qui suis passé à côté.

Fantasy, Young Adult

Six of Crows | Leigh Bardugo (#1)

Résumé :KAZ. INEJ. WYLAN
Un voleur exceptionnel surnommé « Dirtyhands ».
Une espionne défiant les lois de la gravité.
Un fugueur des beaux quartiers.
Un tireur d’élite accro au jeu.
Un soldat assoiffé de vengeance.
Une Grisha aux pouvoirs exceptionnels.
JESPER. MATTHIAS. NINA.
Ensemble, ils peuvent sauver leur monde de la destruction… s’ils ne s’entretuent pas avant.

J’arrive un peu l’engouement pour cette saga, mais à l’approche de la sortie de l’adaptation Netflix je voulais mettre un pied dans cet univers et j’aurais peut-être dû commencer par Grisha, mais c’est trop tard pour avoir des doutes. Le décor est complexe et j’ai manqué de passer à côté de cette histoire, par manque de temps et le long week-end a sauvé mon ressenti et m’a permis de découvrir convenablement l’aventure extraordinaire de ces six héros.

L’histoire est écrire du point de vue de plusieurs personnages et à travers une narration à la troisième personne, on va découvrir le parcours de nos cinq hors-la-loi prêt à tout pour empocher le pactole d’une mission sauvetage de l’impossible. Chacun possède une compétence qui lui vaut sa place dans l’équipe et j’ai ris énormément de plaisir à faire la connaissance de ces six jeunes et découvrir leurs talents, leurs passés et les liens qui les unissent.

Leigh Bardugo manie à la perfection son univers et nous plonge au cœur d’une mission palpitante et j’ai adoré vivre cette aventure avec les personnages, du début à la fin on est plongée au cœur de l’action, on frissonne face aux imprévus et on jubile quand ils retombent sur leurs pieds et on découvre des sentiments qu’on imaginait pas et qu’on prend plaisir à découvrir.

Notre équipe est composé de Kaz Brekker un voleur à la tête du gang des Dregs et crains de tous. C’est un personnage complexe et mystérieux qu’on prend plaisir à découvrir, on comprend rapidement qu’il est à la tête du gang grâce à son intelligence et il a une capacité assez incroyable à se tirer de toutes les situations et semble savoir tout anticiper.

Inje est liée à notre chef de gang par un contrat, elle est son espionne surnommée « le Spectre » car elle a la capacité de tout entendre et tout voir sans être vue. J’ai beaucoup apprécié la psychologie autour de son personnage, et sa capacité à se foudre dans le décor est assez incroyable. Je ne l’aurais pas imaginé, mais ses échanges avec Kaz sont trop chouette.

Nina Zenik une Grisha aux précieux pouvoir et malgré une erreur de parcours, elle a le sens de l’honneur et est très préoccupé par le sort des Grisha. J’ai apprécié l’amitié entre elle et Inje qui se développe au fil des pages.

Matthias Helvarun chasseur de Grisha, qui est le seul présent contre sa volonté et qui va être à l’origine de quelques tensions.

Jesper le meilleur tireur d’élite des Dregs et qui pourtant est le personnage le plus désinvolte de l’équipe, il est drôle, il a également des problèmes d’addiction au jeu d’argent et la gâchette facile.

Et enfin, Wylan le fils d’un riche homme d’affaires qui s’avère être un outil précieux. Sur le papier ils forment l’équipe parfaite, mais ils vont devoir apprendre à travailler en équipe s’ils veulent s’en sortir vivant.

La fin a un bon cliffhanger qui fait que la suivre devrait être lu très prochainement, de même que l’adaptation devrait être visionné.

Young Adult

Positive | Camryn Garrett

Résumé :
Parce que tout le monde a droit à l’amour.
Nouveau lycée et nouveau départ pour Simone Garcia-Hampton : elle se fait de vraies amies, se voit confier la mise en scène de la comédie musicale de l’année et se rapproche de Miles, celui qui la fait fondre dès qu’il entre dans la pièce. Mais voilà, Simone est séropositive, et elle n’a qu’une peur : qu’on découvre sa maladie.
Lorsqu’elle commence à sortir avec Miles, elle sait bien qu’elle devra lui en parler, même si cette idée la terrifie. Mais bientôt, un message trouvé dans son casier la menace de tout révéler à l’ensemble du lycée si elle ne le plaque pas…
Simone renoncera-t-elle à l’amour pour protéger son secret ?

C’est assez rare pour le souligner, mais Positive est le premier roman que je lis qui traite d’un sujet important le VIH et de l’impact que cette maladie peut avoir dans la vie d’une jeune femme qui est porteuse de cette maladie et qui parallèlement se cherche. J’ai un peu honte de l’admettre, mais ce roman m’a appris des choses dont je n’avais pas connaissance sur le sujet et j’ai beaucoup apprécié ce côté pédagogique, alors oui je savais qu’en 2021 on peut vivre avec le virus, mais la notion de « I=I » m’était totalement inconnue et j’ai le sentiment d’avoir tiré un enseignement de cette lecture.

Le roman débute par le nouveau départ de notre héroïne Simone, qui recommence sa vie dans un nouveau lycée et qui est parvenu à tisser des liens avec deux amies qui lui donnent l’impression d’appartenir enfin à un groupe. Cela n’a malheureusement pas toujours été le cas, puisque dans son dernier lycée l’annonce de sa séropositivité a viré au cauchemar. Aujourd’hui elle s’épanouit dans le club de théâtre où elle se voit confier la mise en scène de la comédie musicale Rent et fait la connaissance de Miles, un jeune technicien qui fait immédiatement battre son cœur. Alors qu’ils commencent à se rapprocher un message anonyme menace de révéler à tout le lycée qu’elle est atteinte du VIH si elle n’arrête pas cette relation. Va s’en suivre une série de questionnement et de remise en question sur ce qu’elle est prête à sacrifier.

Simone a un caractère affirmé et elle est à un moment de sa vie où elle se questionne énormément sur la sexualité. Sa rencontre avec Miles va faire naître des émotions nouvelles et un désir qu’elle va tenter d’apprivoiser. Accompagnée de ses deux meilleures copines, elle va découvrir sa sexualité et apprivoiser cet aspect de la maladie qui lui est inconnu. Étant née avec le VIH, Simone a la maîtrise de son traitement, mais à un âge où on se découvre sexuellement, elle va vouloir comprendre ce que sa maladie lui permet ou non de faire.

Il y a un côté très sérieux avec le thème abordé et en même temps, on est face à des préoccupations d’adolescente et honnêtement j’ai eu plus de mal avec la romance qui va très vite et qui ne m’a pas fait vibrer comme je l’espérais. J’ai trouvé que l’intrigue tournait beaucoup autour du sexe et ça a retiré une partie d’empathie. Par contre, on a une vraie diversité dans les personnages, personnes queer, bisexuelles, famille homoparentale et personnes issues des minorités et de ce point de vue c’est un roman qui est rafraichissant et qui change, car assez représentatif de la société actuelle. On manque un peu d’émotion, mais le récit est très juste et il est difficile d’être indifférent face au thème abordé.

Romance, Young Adult

Ça sonnait mieux dans ma tête | Nina Kenwood

Résumé :
Dans la tourmente du divorce de ses parents, Natalie, grande gaffeuse maladroite, n’a pas la tête à sortir avec des garçons. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Alex…
À dix-huit ans, Natalie termine sa dernière année de lycée et attend avec impatience de savoir dans quelle université elle pourra étudier. Mais pendant les vacances de Noël, ses parents lâchent LA bombe : ils divorcent. Pour fuir l’ambiance électrique, Natalie se réfugie chez ses meilleurs amis qui la poussent à profiter de la vie. Introvertie et très gaffeuse, Natalie n’a jamais embrassé personne et déteste aller en soirées, préférant la rêverie à la réalité. Mais quand elle tombe amoureuse du garçon qu’elle aurait dû éviter, sa vie se complique et la voilà obligée de sortir de sa coquille. Et si l’amour lui faisait enfin découvrir le monde réel ?

J’avais vu passer ce roman à sa sortie, mais c’est le résumé passionné de son éditrice qui m’a donné envie de me le procurer. Nina Kenwood évoque avec beaucoup de justesse des questions que beaucoup de jeune femme se sont sans doute déjà posé, l’image de la femme, le regard des autres, le tout mêlée aux premiers émois de la vie amoureuse de notre héroïne.

L’histoire débute par l’annonce du divorce des parents de Natalie le soir de Noël et même si elle est presque adulte, cette nouvelle va la chambouler et durant plusieurs semaines elle va voir son quotidien changé et ses certitudes s’effondrer. Pour oublier cette période compliquée, elle va se réfugier dans son cocon avec ses meilleurs amis et ces vacances étant dernières avant son entrée à l’université, elle va vivre malgré elle plusieurs aventures qui vont littéralement la sortir de sa zone de confort et exacerber sa maladresse.

Contre toute attente, elle va accepter de se rendre à une soirée, alors qu’elle déteste les fêtes et encore plus les inconnus, sur place ça va être un véritable cauchemar, jusqu’à ce que son chemin croise celui d’un garçon qui n’aurait pas pu être plus différent d’elle, mais qui pourtant lui donne la sensation d’être en sécurité. L’alchimie entre les personnages est évidente et chaque moment passé en compagnie l’un de l’autre m’a beaucoup plu. Ils avancent tous les deux doucement et malgré les incertitudes de Natalie, la jeune femme va se laisser porter par son cœur et vivre un premier amour qui en fera craquer plus d’un(e).

J’ai beaucoup apprécié les questionnements par lesquels passe Natalie, son adolescence l’a beaucoup fragilisé et certaines blessures ont laissé des séquelles à la jeune femme d’aujourd’hui. L’image de la femme dans les médias a de quoi faire complexer beaucoup d’adolescente et Natalie en est la preuve vivante, difficile de ne pas se comparer aux magazines, mais dans la réalité impossible de photoshoper les petits défauts et ça en vient à faire complexer les femmes qui sont différentes, car les modèles ne sont pas la norme. J’ai trouvé qu’on avait un bon équilibre entre le thème actuel et les problématiques d’une jeune femme en devenir, mais le côté un peu gauche de Natalie apporte également un peu d’humour et ça en fait un roman vraiment détente.

Mention spéciale au décor australien qui nous dépayse complètement avec des fêtes de fin d’année en été. J’ai beaucoup apprécié cette ambiance façon spring break américain où vacances de Noël riment avec bikini et vacances à la mer, et bien évidemment on prend plaisir à découvrir ce début de romance qui est toute douce et on déguste chaque scène où ils se retrouvent. La fin est peut-être un peu rapide et ça en dévient frustrant, mais l’absence d’épilogue fait sens, ils sont jeunes et c’est le début du reste de leur vie. Cette lecture aura apporté du soleil dans cette fin d’hiver morose à moitié confiné / déconfiné et personnellement c’est tout ce que j’espère de cette lecture.

Suspense / Thriller, Young Adult

Si tu me lis | Katy Loutzenhiser

Résumé :
Jusqu’où seriez-vous prête à aller pour votre meilleure amie ?
Quand sa meilleure amie Priya disparaît, Zan ne peut pas croire qu’elle l’ait ghostée. Après tant d’années d’amitié, elle refuse son silence. Plus elle y pense, plus Zan est persuadée que Priya est en danger. Mais à part le troublant Logan, qui vient d’arriver dans son lycée, personne ne la croit. Zan commence à perdre pied, au point d’aller toujours plus loin dans son enquête. Trop loin ?

J’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’avais pas lu de roman de la maison d’édition Pocket Jeunesse, mais j’avais repéré ce roman à sa sortie, mais c’est ma copine Fanbooks76 qui me l’a offert pour mon anniversaire et je la remercie encore pour ce cadeau. Je ne lis que très peu de thriller, mais j’ai apprécié sortir de ma zone de confort avec ce roman et je n’étais pas très dépaysé avec une petite romance et une intrigue captivante.

Zan et Priya sont meilleures amies depuis l’enfance et elles ont vécu de belles choses ensemble. Lorsque Priya déménage c’est un coup dur, mais elles se sont promis de ne pas s’oublier et de garder le contact. Seulement plusieurs semaines après le déménagement, Zan est confrontée au silence de sa meilleure amie, mais elle refuse d’accepter que Priya soit décidée sciemment de l’ignorer. Alors que son entourage tente de lui faire comprendre que la vie peut séparer les plus belles amitiés, Zan se persuader que Priya est en danger et lorsqu’un nouvel élève arrive dans son lycée, elle décide de se lancer avec lui dans une enquête pour obtenir des réponses. 

Zan est une héroïne touchante, jusqu’ici elle n’avait jamais été séparé de sa meilleure amie, alors survivre à son année de terminale sans sa seule amie est déjà difficile à vivre, mais être confrontée au silence de Priya ça va la plonger dans une profonde tristesse. Pour sa famille, la jeune femme a seulement besoin de s’acclimater à sa nouvelle vie, mais plus le temps passe et plus Zan est persuadée que ce silence n’est pas normal. Difficile de concilier instinct et raison, quand tout le monde semble trouver une explication à cette disparition et trouver le comportement de Zan de plus en plus suspect.

L’intrigue est portée par une narration du point de vue de Zan et le doute s’insinue également dans l’esprit du lecteur. Au fil des pages, on passe par plusieurs hypothèses, disparition volontaire, danger imminent ou drame familiale, nous n’avons aucune certitude jusqu’au dernier chapitre où le mystère semble s’éclaircir et nous offre les réponses à toutes nos questions. J’ai beaucoup apprécié que Zan aille au bout de ses convictions et qu’elle n’hésite pas à passer pour une folle si ça lui permet d’obtenir des réponses. En parallèle la jeune femme doit également affronter sa propre histoire familiale et elle pourra compter sur son nouvel ami pour la soutenir et l’aider dans son enquête.

En bref, une très bonne lecture qu’on prend plaisir à découvrir avec un récit fluide et une histoire captivante. On s’attache à l’histoire de Zan et on passe par plusieurs émotions de la tristesse, du doute, de la détermination et cet esprit combatif m’a beaucoup plu. On garde un bon rythme dans le récit et vers la fin tout s’accélère pour nous offrir un dénouement à la hauteur.

Romance, Young Adult

Cendrillon 2.0 | Ashley Poston (Il était une fangirl #1)

Résumé :
Et si Cendrillon était une fan, une vraie ? La jeune Elle Wittimer, geek de son état, ne vit que pour Starfield, le grand classique de science-fiction dont son père était, lui aussi, un grand fan avant sa mort. Alors, quand le reboot de la mythique saga est annoncé au cinéma, elle croit devenir folle de joie. Sauf que c’est Darien Freeman, acteur de séries légères pour adolescents, qui décroche le rôle principal.
Et ça, aux yeux d’Elle et de milliers de fans historiques du chef-d’oeuvre, c’est intolérable. Martyrisée par sa belle-mère et ses deux demi-soeurs qui mènent la grande vie et la prennent pour leur domestique, elle a hâte de voler enfin de ses propres ailes après sa dernière année de lycée. En attendant, elle assassine le pauvre Darien à longueur de posts – s’assurant, à sa grande surprise, une audience de plus en plus large sur les réseaux sociaux.
Alors, quand le tournage du film commence pour le jeune comédien, les difficultés aussi ! D’autant qu’il doit apparaître à la plus grosse convention du pays, autrefois fondée par le père d’Elle en personne… Lettre d’amour à la culture geek et lettre d’amour tout court, Cendrillon 2. 0 inaugure une trilogie qui revisite les contes de fée sous l’angle de la fangirlitude. Saluée pour sa sensibilité et ses dialogues à mourir de rire, cette réinterprétation de Cendrillon est bourrée de charme et de clins d’oeil aux films, aux livres et aux séries que nous connaissons tous.

Ca fait longtemps que je n’avais pas lu de roman de la maison d’édition Lumen et immédiatement cette réécriture m’a fait de l’œil. Je trouvais audacieux de plonger Cendrillon dans un univers geek et le fait qu’elle tienne un blog était un gros plus. On a tous un roman chouchou qui a été adapté ou qui le sera et en tant que lectrice on pourrait avoir ce regard critique qu’à notre héroïne sur le casting du film ou de la série, on l’a tous plus ou moins déjà fait avec les adaptations de ces dernières années et il n’en fallait pas plus.

Elizabeth Wittimer a grandi avec un père passionné de Starfiled une série de science-fiction et ses meilleurs souvenirs de famille sont en lien avec cette série qui a bercé son enfance. Son père a d’ailleurs contribué avec d’autres fans à la création de la première convention dédiée à l’univers de Starfield et même si aujourd’hui son père n’est plus là, Ellie a gardé intacte sa passion et elle tient un blog autour de cette série. Elle s’accroche à cet univers pour oublier les difficultés liées au décès de son père, à savoir qu’il s’est remarié quelques années avant et que sa belle-mère et ses demi-sœurs ne font rien pour qu’elle se sentent à sa place et ne font qu’accentuer son sentiment de solitude. 

A l’annonce du reboot de la série de son enfance, Ellie va se passionner pour le casting et pour son plus grand malheur c’est l’idole des ados Darien Freeman qui a été choisi pour incarner le personnage principal. Personne n’était loin d’imaginer que cette célébrité est également un grand fan de cette série et pour son agent, il faut que ça reste comme ça. Le jeune homme n’est pas vraiment maître de ses actes et va devoir se plier à la promotion mettant en avant son physique plutôt que son jeu d’acteur. Et cette vie d’acteur va mettre en lumière une vraie solitude du jeune homme, toujours dans la méfiance des autres et parfois jugé pour ce qu’il n’est pas. Alors qu’il tente d’annuler sa venue à la convention l’Excelsicon le hasard va le mettre en relation avec Ellie et ils vont débuter une correspondance virtuelle avec pour passion commune Starfiled.

J’ai trouvé l’histoire bien construite on s’attache facilement aux personnages et on prend plaisir à les voir évoluer dans leurs vies respectives. La romance n’est pas à proprement parler au cœur de l’histoire, certes ils éprouvent un attachement mais c’est plus le côté mignon qui m’a séduite et le soutien qu’ils vont trouver l’un auprès de l’autre. Ashley Poston s’est inspirée de Cendrillon, mais propose une œuvre originale et contribue grandement à donner le moral à ses lecteurs. Je me ferais un plaisir de me procurer le prochain opus à sa sortie.