Romance, Young Adult

Un petit rien | Erin Watt

Résumé :
Depuis la mort de sa sœur, Beth n’est plus la même. Ses parents la garde à la maison, pensant que les murs de sa chambre la protégeront du malheur, l’empêcheront de faire une bêtise… Mais un soir, Beth étouffe. Elle fait le mur et se retrouve dans la soirée du petit nouveau au lycée, Chase. La rencontre avec le jeune homme a l’air d’un tout petit rien, pourtant, c’est un vrai souffle pour Beth, un retour à la vie, à des émotions qu’elle n’avait pas ressenties depuis longtemps. Chase semble porter un lourd secret, mais Beth n’ose pas aborder le sujet. Pourtant, chacun avec leurs démons, ils se comprennent comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Jusqu’au jour où ces derniers refont surface, et que Beth découvre une vérité qu’elle ne devrait pas pouvoir accepter… Quel rôle Chase a-t-il vraiment joué, la nuit où sa sœur est morte ? Mérite-t-il une seconde chance ? Mais surtout, alors que la passion est si dévorante, a-t-elle le droit de pardonner ?

J’avais apprécié les autres romans de cette autrice dans la collection New Romance, donc ça me semblait normale de découvrir ce nouveau récit dans un registre plus jeunesse. Lorsque que j’ai lu le résumé, je n’étais pas hyper rassurée on devine la trame assez facilement et c’est un thème délicat.

Nous faisons la connaissance de Beth, une jeune femme de dix-sept ans qui souhaite profitez de son année de terminale pour réapprendre à vivre, mais depuis le décès de sa sœur aînée trois ans plus tôt, ses parents sont devenus trop protecteurs et pensant la protéger ont parfois des réactions surdimensionnées. Un soir, alors qu’elle aspire à quelques instants de liberté elle fait le mur et se rend à une soirée où elle fait la rencontre de Chase, un jeune homme qui lui offre une bouffée d’air frais. Assez rapidement elle découvre qu’il a lui aussi des sombres secrets.

On comprends assez rapidement la direction que prend l’histoire et j’avais un peu peur d’aller sur cette voie. Beth est à un tournant de sa vie et le deuil a fait sombrer sa famille, la poussant à vouloir tenter ses propres expériences sans qu’on l’empêche de vivre sa vie. J’ai trouvé ses réactions assez légitime et compatible avec son âge, elle est dans une situation assez délicate et pourtant j’ai trouvé qu’elle avait un regard très mature sur la situation, en comparaison de certain adulte. Je me suis beaucoup posé cette question, sur comment pardonner, l’impardonnable ? Et à travers les yeux de Beth j’ai été soufflée par une vague d’empathie qui m’a fait voir l’histoire sous un autre angle. C’est un thème que j’ai déjà rencontrer dans la littérature et bien souvent, je priais pour me tromper dans mon raisonnement et souvent, les apparences étaient trompeuses, qui faisait que tout est bien, qui fini bien.

Je ne pensais pas pouvoir apprécier totalement Chase, car il est difficile d’oublier ce qu’il a fait et Beth est parvenu à me faire voir les choses différemment et à me questionner, car finalement ça pourrait arriver à n’importe qui et à la place de Chase, j’aimerais que quelqu’un puisse voir la situation sous un autre angle, ça n’enlève à aucun moment le fait que les choses soient graves et que l’acte en lui-même n’a pas d’excuses.

J’ai trouvé les personnages secondaires assez toxiques, à commencer par les parents de Beth qui ont clairement besoin d’une thérapie, mais également les adultes de l’établissement scolaire qui auraient dû avoir une certaine neutralité, mais également le groupe d’amis qui m’a parfois agacé. Je ne dis pas que j’ai compris toutes les réactions de Beth, mais au vu de son entourage, je l’ai trouvé plutôt stable et elle véhicule de beaux messages et aborde des thèmes forts.

Ce roman se lit rapidement, il n’aura fallut que quelques heures avant de le terminer. On se laisse facilement porter par l’histoire de Beth et Chase, et cette philosophie de se compter de toutes les choses positives, malgré tout ce qu’il peut y avoir de négatif autour de soi. J’ai cependant trouvé la fin un peu brutale et pour moi, ça aurait mérité un développement supplémentaire, même si aucun objectivement quelques chapitres supplémentaires n’auraient pu réellement apporter une conclusion en abordant des thèmes aussi sensibles.

Fantasy, Young Adult

Un sort si noir et éternel | Brigid Kemmerer (The Cursebreakers #1)

Résumé :
Un soir, dans les rues de Washington, Harper, 17 ans, est témoin d’une tentative d’enlèvement. Faisant fi du danger, la jeune femme, partiellement handicapée, s’interpose. Mais le kidnappeur lâche sa première proie et, après avoir maîtrisé Harper, l’emmène avec lui…
D’un coup de baguette magique, ou presque, Harper bascule dans un autre monde. Elle découvre un lieu qui a tout du château de conte de fées : orchestre sans musiciens, cuisine enchantée et, bien sûr, prince beau et énigmatique. Prince maudit, en vérité.
Coincé dans un automne éternel, le prince Rhen cherche à débarrasser son peuple d’une créature sanguinaire. C’est pour briser le sort qu’il ordonne au commandant Grey d’enlever des jeunes femmes, saison après saison… Mais ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il est lui-même ce monstre assoiffé de sang. Pour rompre la malédiction, il doit se faire aimer avant le début de l’hiver, avant qu’il ne se remette à tuer… Rien de plus aisé, en apparence, pour ce jeune homme séduisant. Pourtant, aucune des centaines de jeunes femmes avant Harper n’a succombé à son charme.

Je ne résiste jamais à une réécriture de conte et encore moins lorsqu’il s’agit de La Belle et la Bête. J’avais beaucoup entendu de cette série avant même sa publication chez Rageot, mais les avis enthousiastes n’ont fait que me donner envie de découvrir moi aussi cet univers. Et on peut dire que c’est très réussi, l’intrigue est captivante, les personnages charismatiques et les révélations apportent un rythme au récit et on ne voit pas les pages défiler.

Lorsqu’elle est témoin d’une tentative d’enlèvement Harper ne réfléchit pas et fonce pour s’interposer, mais le kidnappeur décide de changer de cible et emmène la jeune femme avec lui. Les rues de Washington laissent la place où château, prince et magie sont au cœur de cet univers. Rapidement elle découvre que le Prince Rhen est maudit et pour mettre un terme à cette malédiction il doit être aimé d’un amour véritable, malgré le monstre qui sommeille en lui.

L’intrigue est menée d’une main de maître par un trio de personnage Harper, la demoiselle en détresse, Rhen le Prince Maudit et Grey le commandant de la garde royale. Je peux déjà vous dire que les caractéristiques de ces personnages font d’eux des personnages captivants qu’en prend plaisir à découvrir et avec qui on s’attache facilement et qu’on aime suivre et on en redemande.

A commencer par Harper, une véritable force de la nature qui a toujours été couvée par ses proches à cause du fait qu’elle souffre de paralysie cérébrale, qui se caractérise par un boitillement et si au premier abord Rhen et Grey vont la sous-estimer de par son handicap, rapidement ils vont comprendre qu’il n’affecte en rien sa détermination et on peut dire que j’ai adoré ce personnage qui se bat pour ses convictions et qui a le cœur sur la main.

Coincés depuis plusieurs années dans un automne éternel Rhen et Grey ont établi leur petite routine pour chaque début de saison et pour la première fois les choses ne vont pas se passer comme prévu et Harper va venir mettre un peu le bordel dans leur routine et étrangement malgré le fait qu’elle vienne d’un monde contemporain, elle va parfaitement s’intégrer à ce monde et parvenir à se faire sa place parmi le peuple d’Emberfall et apporter un peu d’espoir. Grâce à l’alternance de la narration on va découvrir que Rhen n’est pas si arrogant qu’il y paraît et qu’il subit les conséquences d’une erreur de jeunesse et depuis tout ce temps il peut compter sur son fidèle commandant Grey.

J’ai beaucoup apprécié ce parallèle entre un monde contemporain et un monde fantasy, ce qui contribue à rendre la réécriture assez moderne et ça fonctionne parfaitement. J’avais déjà adoré Brigid Kemmerer dans un roman jeunesse contemporain, mais encore une fois elle excelle dans un autre registre. Je ne m’attendais pas du tout à cette conclusion d’intrigue et j’ai adoré la surprise. Au même titre que les réfractaires pas fan des fantasy où la romance est centrale pourrait être s’y retrouver dans l’action prenant une place assez importante et le tout mené par une héroïne badass. Un premier opus que je vous recommande chaudement et puis on en parle de cette superbe couverture ?

Fantasy, Young Adult

Ultime soupir | Jennifer L. Armentrout (The Dark Elements #3)

Résumé :
À seulement dix-sept ans, Layla doit faire un choix : lumière ou ténèbres ? Le séduisant démon Roth ou le charmant Zayne ? Tandis que son cœur balance, elle doit affronter un nouveau problème : son meilleur ami Sam a été attaqué puis tué par un redoutable Lilin qui a pris son apparence. Dorénavant, Layla n’a plus qu’une idée en tête : se rendre en enfer pour y sauver l’âme de Sam. Mais le prédateur rôde, et la jeune fille doit impérativement protéger sa ville et ses semblables. Perdue entre le bien et le mal, la raison et la passion, Layla devra écouter sa petite voix intérieure, la seule capable de la guider vers un avenir meilleur…
Ce roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

J’attendais avec impatience la conclusion de Dark Elements, il faut dire que le triangle amoureux avait de quoi rendre dingue et vous savez quel point je déteste l’indécision en romance. Je remercie l’autrice qui ne fait pas durer le choix pendant tout le roman et qui apaise notre frustration assez rapidement. J’avais eu vent que cette décision était résultat d’un sondage proposé aux lecteurs et je salue cette sage décision qui était parfaite.

Globalement je n’ai rien à redire sur la romance qui est juste un choix évident et chaque scène à fait battre mon cœur. Néanmoins j’ai trouvé que du côté de l’action ça aurait pu être plus étoffé. Les confrontations avec le Lilin sont un peu décevantes sans réel combat. Certes on a quelques révélations intéressantes au sujet de Layla, mais ça reste assez minime. Layla reste assez jeune et on peut comprendre qu’elle est des préoccupations de son âge et que sa romance avec le héros soit assez présente et ce n’est pas gênant en soit, mais je m’attendais à un équilibre entre romance et fantasy et là c’est au détriment de l’intrigue.

Au vu de l’ambiance fin du monde pourrait s’attendre à un final complexe, mais en fait c’est tout le contraire, tout va trop vite et on résout un peu trop facilement les problèmes. Même en écrivant cette chronique je me dis que je n’ai pratiquement rien à raconter, car il ne se passe pas grand-chose. Bien évidemment ça reste un Jennifer L. Armentrout donc on passe forcément un bon moment, mais quand c’est une autrice chouchou j’ai tendance à vouloir toujours plus et même si la romance m’a comblé, j’ai un goût d’inachevé.

Une bonne conclusion à la série, on apprécie découvrir l’évolution de Layla, qui a prit confiance en elle et en ses capacités, mais honnêtement ce n’est pas inoubliable en comparaison de la série Lux qui reste gravé dans mon cœur de lectrice.

Romance Contemporaine, Young Adult

En équilibre | Morgane Moncomble

Résumé :
Lara, dix-sept ans, vit à New York avec ses parents et sa sœur jumelle, Amélia. Toutes deux sont très fusionnelles, et pour Lara, ça a toujours été elle et sa sœur contre le monde entier. Depuis leur plus jeune âge, elles sont passionnées de cirque et sont même inscrites dans un club. Mais alors que pour Amélia, le cerceau aérien devient un hobby, pour Lara, il reste fondamental : une de ses façons de respirer. Si bien qu’elle voudrait en faire son métier, et un jour peut-être se produire sur la scène du plus grand Cabaret du monde ! Seulement, ses parents ne voient pas les choses sous cet angle. D’autant que, si les deux sœurs se ressemblent en tout point, il y a bien une chose qui les différencie : là où sa sœur est mince, Lara est considérée comme une fille grosse. Une image douloureuse à porter, et génératrice d’une grande anxiété pour la jeune fille. Elle va devoir lutter contre ses démons et ses T.O.C. qui lui rendent la vie infernale. Pourtant, elle reste- ra prête à toute pour prouver qu’elle aime son corps, et qu’il ne l’empêchera jamais d’être la meilleure, perchée dans les airs…

Ca fait un moment que je n’avais pas découvert un roman qui sort du lot, tant du côté des personnages, que de l’environnement et des thématiques abordés. La première partie du roman était déjà très bonne, mais dans la seconde partie on franchit l’excellence avec la retranscription d’émotions intenses.

Lara et Amélia deux sœurs jumelles très fusionnelles pratiques le cirque depuis leur plus jeune âge, passionnée par cette discipline les deux sœurs sont inscrites dans un club et excellent dans la pratique du cerceau aérien. Alors qu’une nouvelle année déterminante débute pour l’avenir de Lara, Amelia prend progressivement ses distances et décide d’arrêter ce hobby afin de se consacrer à d’autres activités. La nouvelle est difficile à encaisser pour Lara qui rongée par l’anxiété est persuadée qu’elle ne brillera jamais sans un partenaire pour la retenir. Son choix va se porter sur un ancien élève Casey et elle va tout faire pour le convaincre de participer au spectacle de fin d’année avec elle.

Dès le début du roman l’envie de protéger Lara est omniprésente, car il aura suffi de quelques pages pour ressentir sa détresse face à un combat intérieur entre elle et cette voix omniprésente qui ne fait qu’alimenter ses peurs irrationnelles et accentuer ses doutes. Cette souffrance personne n’en a conscience, car aux yeux du monde elle est déterminée, drôle et elle assume ses formes qui sont pourtant une source de conflit à la maison. J’ai été subjugué par cette talentueuse jeune femme qui veut réaliser son rêve et vivre sa passion.

Et pour que ça puisse aboutir, elle va choisir Casey pour partenaire. Le problème c’est que lui a une autre idée en tête et il a fait une croix sur le cirque pour se consacrer à ses études. D’ailleurs, sans que Lara puisse l’expliquer, car ils sont constamment en compétition pour être major de promotion, le jeune homme vient de redoubler son année et ça ne fait qu’attiser sa curiosité. Je dois dire que nous avons là un personnage comme je les aime, un jeune homme loyal, drôle, attentif aux autres et bien plus observateur qu’on pourrait s’y attendre. Ils vont devoir lutter contre leur instinct de compétition pour devenir ami et pouvoir créer une alchimie qui rendra leur numéro parfait.

On aborde des thématiques importantes et à l’image de notre héroïne on sent l’étau se resserre, on peine à respirer et on a peur de ce qui pourrait arriver. Ce besoin de protection ne cesse d’augmenter et il y a une forme d’urgence face à notre inquiétude grandissante. Pourtant il y a cette lueur qui brille grâce à l’alchimie entre Lara et Casey qui forme un duo incroyable tant sur la scène que dans la vie. J’ai eu les yeux qui pétillent pendant une bonne partie du roman et ce malgré les sujets douloureux, mais Casey parvient à apaiser ses craintes. Et ça fait du bien un personnage aussi bienveillant, car ce n’est pas le cas de tout son entourage. J’ai eu du mal avec ses parents qui sont vraiment difficile à apprécier, ils sont dure avec Lara et pas toujours juste dans leurs reproches.

On a également des personnages assez représentatifs de notre société et c’est cette diversité qui rend ce récit riche. Sans compter que la thématique du cirque / cabaret se démarque et nous plonge dans un univers unique et j’ai beaucoup apprécié découvrir autre chose. C’est pour ce genre de récit poignant et en même temps rempli d’espoir que je continue à lire du Young Adult, car bien plus qu’un genre pour adolescence c’est aborder des sujets qui méritent une visibilité et même si cette histoire n’est pas un coup de cœur, elle n’en demeure pas moins extrêmement touchante et je vous recommande cette lecture.

Fantasy, Young Adult

Les Orphelins du royaume | Leigh Bardugo (Grisha #1)

Résumé :
OMBRE. GUERRE. CHAOS.
Un royaume envahi par les ténèbres. Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.
Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold. Parmi eux : Alina Starkov.
ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.
L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir. L’Invocatrice de lumière.

Je fais les choses un peu à l’envers, mais après avoir découvert et adoré la série Six of Crows, il fallait absolument que je revienne aux bases de cette saga et que je débute la série Grisha. L’univers est absolument fascinant et on se laisse facilement porter par l’histoire et prend plaisir à découvrir un monde imaginaire bien construit et qui ne laisse pas le lecteur en reste avec un récapitulatif et une carte pour les amateurs de ce type d’univers.

L’histoire débute par un retour dans le passé d’Alina Starkov et de son acolyte de toujours Mal, tous les deux ont grandi dans un orphelinat se soutenant l’un et l’autre. Nous les retrouvons plusieurs années plus tard toujours amis, mais plus ou moins séparés par leur fonction au sein du régiment de l’armée. Alina est une apprentie cartographe discrète, sans talent particulier et qui parvient à se fondre dans le décor. Lorsque son régiment est confronté à la Nappe, un brouillard sombre qui sépare le pays en deux et om quiconque n’est jamais ressorti vivant à cause de créature qui les attaque. Face au danger, elle va user d’un grand pouvoir et révéler qu’elle est une Grisha et qu’elle est passé entre les mailles du filet lorsqu’elle était enfant et qu’elle pourrait bien être la solution.

Bien évidemment ce nouveau statut va être assez perturbant, car elle n’a jamais voulu se mettre en avant et pour elle il est inconcevable qu’elle puisse être l’’Invocatrice de lumière. Et pour assurer sa protection elle va quitter l’armée et être conduite au Palais où la vie n’a rien à voir avec ce qu’elle a connu. Elle va voir du mal à s’acclimater au début et on va la voir tenter de se faire sa place et gagner en assurance grâce à un apprentissage intense. J’ai apprécié la manière dont son personnage est développé, d’un côté elle a cette part de sensibilité qui l’émerveille de tout ce qu’elle voit, mais elle en conservant une grande lucidité, malgré l’attraction qu’exerce le Darkling sur elle.

Le Darkling est un personnage sombre qui détient un immense pouvoir et indéniablement il est dangereux, le mystère qui l’entoure en fait un personnage assez captivant et il va développer un attrait pour Alina, difficile à ce stade de déterminer ce qui est vrai et ce qui est calculé, mais c’est un personnage très bien construit avec un caractère bien trempé et une aura impressionnante. Un second personnage masculin va se démarquer, il s’agit du meilleur ami Mal. Même si ce premier opus ne s’est pas trop intéressé au développement de son personnage, je suis curieuse de découvrir ce que la suite nous réserve à son sujet. On peut dire que les bases ont été posé et que la suite devrait approfondir l’intrigue et les personnages qui gravitent autour.

L’univers est riche et l’histoire prometteuse, la narration à la première personne me plaît davantage que celle dans SoC qui m’avait peu dérangé et ça m’a permis de m’immerger dans l’histoire d’Alina plus facilement et de m’attacher à elle. Je vais me laisser le temps avant de lire la suite pour m’imprégner de ce monde et je peux déjà vous dire que j’ai commencé l’adaptation Netflix. Je trouve que ça aide mon imagination à visualiser les personnages, les costumes et le décor, car ça reste un monde complexe et c’est un petit plaisir.

Young Adult

Wild Child | Neil Connelly

Résumé :
Eddie est un lutteur hors-pair.
Battu pendant toute son enfance par son père, il écume sa rage sur le ring.
Un jour, il explose et s’en prend à l’arbitre. Sa vie bascule. Il est exclu de son lycée et risque la prison.
Mais Sunday, l’organisateur des plus grands combats illégaux du pays, a repéré depuis longtemps le talent de Mac, et souhaite qu’il rejoigne ses combattants.
En échange : la richesse et la liberté.
Eddie rentre alors dans un monde de violence et de fureur, un univers sans pitié soumis à la loi du plus fort.
Pour l’entraîner, il est confié à Khadjee, une jeune adolescente qui évolue dans ce milieu depuis sa plus tendre enfance.
Elle connaît les combats et les lutteurs mieux que quiconque.
Si elle n’était pas une femme, elle serait, elle aussi, sur le ring.
Ensemble, ils vont tenter de survivre et de ne pas laisser leurs démons prendre le contrôle.
Je remercie Babelio et les éditions Bayard pour cet envoi

J’ai découvert ce roman lorsqu’il m’a été proposé par Babelio pour en faire la chronique et le résumé m’intriguait suffisamment pour accepter de découvrir un roman inconnu. J’ai toujours un peu l’appréhension de ne pas apprécier le style de l’auteur, et j’ai été frappé par la fluidité du récit. Les chapitres sont plutôt courts donc on les enchaîne sans grand effort. Je suis un peu plus mitigée concernant mon appréciation de l’histoire et les personnages.

Eddie McIntyre a eu une enfance traumatisante et malgré l’amour de sa mère, il a grandi dans la violence et c’est désormais un jeune homme rongé par la colère, amateur de combat il se sert de cette haine pour exceller dans l’équipe de lutte de son lycée. Seulement après plusieurs rappels à l’ordre lors de compétitions, il dérape et commet un acte avec de terribles répercussions et se voit renvoyer du lycée et convoquer au tribunal pour répondre de ses actes.

Contre toute attente, on lui propose une alternative où il va pouvoir combattre sans se soucier des règles et où tous les coups sont permis. C’est dans ce contexte qu’il fait la connaissance de Khadjee une jeune femme chargée de l’entraîner afin qu’ils puissent être préparés aux futurs combats. Hébergée par sa coach Eddie va faire la connaissance de Than un personnage qui la bouleverser et lui apprendre des techniques de combat et surtout à temporiser sa colère.

Comme on pouvait s’y attendre avec ce genre de proposition, il va découvrir que l’homme qui lui a tendu la main n’est peut-être pas la solution à ses problèmes et on va le voir prendre les mauvaises décisions. Eddie n’est pas un personnage facile à apprécier et on le voit s’enfoncer dans ses choix et aggraver sa situation, je me suis demandé jusqu’où il allait sombrer et quel allait être l’élément déclencheur. Sans grande surprise le récit tombe un peu dans le cliché des combats illégaux et on est loin de la rédemption attendue.

On enchaine les combats sans émotions et on assiste à un déferlement de rage sans qu’Eddie catalyse sa colère et c’est finalement la seule émotion qu’il transmet. Son passé est survolé, son présent peu aboutit et son futur pas construit. On reste en surface sans aller au bout des choses et c’est frustrant, car finalement on ressort de cette lecture en ayant le sentiment frustrant, comme il manquait des étapes et que l’on n’avait pas assistées à toutes les scènes.

Malheureusement je suis assez mitigée par cette lecture, ça manque de profondeur et j’aurais apprécié découvrir le chemin parcouru d’Eddie, avoir le sentiment d’être dans sa tête, avec les raisonnements qui vont avec et un semblant d’émotion autre que la colère. A aucun moment il semble perturbé ou troublé par ce qui lui arrive et au moment où il décide de prendre sa vie en main et bien on a l’impression d’être passé à côté du déclic, pour finalement voir le récit s’accélérer et ciao bonsoir c’est la fin. Si vous l’avez lu, je serais curieuse de découvrir votre avis, car c’est peut-être moi qui suis passé à côté.