Qui a embrassé le père Noël ?! | Louisa Méonis

Résumé :

Cher père Noël, cette année, je voudrais : un homme.

 

Cette fois-ci, c’en est trop ! Gwenlan veut bien faire un effort, mais il devrait y avoir des limites à la torture quand même. C’est une chose qu’Étienne, son ex-mari, l’ait quittée il y a deux ans pour se mettre en couple avec son collègue et meilleur ami, mais voilà qu’elle doit maintenant assister à leur mariage qui aura lieu… la veille de Noël ! Autant dire qu’elle se serait volontiers passée de ce cadeau. D’autant plus que, pour faire bonne figure, Gwenlan va devoir trouver quelqu’un pour l’accompagner et, même si elle a cédé à la pression de son entourage en s’inscrivant sur un site de rencontres, c’est loin, très loin d’être gagné. Mais tout n’est pas encore perdu : peut-être que le père Noël pensera à elle cette année ?

Une histoire à mettre entre toutes les mains, la bonne humeur est contagieuse et la romance attendrissante. Une lecture parfaite pour se détendre et mon seul regret c’est que l’histoire soit si courte.

Gwenlan est une maman comblée d’amour par ses trois enfants et eux seul arrive à lui insuffler du bonheur depuis que son mari est parti avec son associé et meilleur ami il y a deux ans. Contrainte de s’adapter à une nouvelle vie qui la coupe de sa famille un week-end sur deux, elle se voit confrontée à l’une des épreuves les plus difficiles de sa vie, puisque son ex-mari Étienne a décidé de se remarier et pour souder leur famille il souhaiterait qu’elle soit présente pour cet heureux évènement pour afficher son soutien et cela annonce une veille de Noël particulière.

Malgré une intrigue pas spécialement amusante, Louisa Méonis réussit à traiter un sujet difficile avec beaucoup d’humour. On retrouve les codes qui jusqu’ici m’ont toujours séduit dans ses romances, une héroïne un peu pommée mais attachante, une famille envahissante qui sort du lot et bien évidemment un humour associé à une romance adorable. Poussée par ses collègues et sa mère, elle va tenter de remonter en selle et rencontrer un homme via un site internet et pourquoi pas être l’heureux élu à son bras, mais rien ne va se passer comme prévu.

J’ai beaucoup aimé la manière dont est amenée la relation, Gwen est dans une phase complexe de sa vie et il est difficile de faire le deuil de dix ans de mariage avec un homme qu’on idolâtrait. Sans compter que renoncer à ses enfants de manière provisoire renforce le sentiment de solitude de notre héroïne et bien que la situation ne soit pas plaisante, on est dans une optique de détente et certaines scènes prêtent à sourire. De même qu’on s’attache à des personnages qu’on aurait dû détester et c’est justement cette bienveillance qui rend ce roman plaisant. Un style fluide, un récit un peu loufoque qui est la signature de l’auteure et dans tout ça la romance n’est pas en reste.

C’est beaucoup trop court et ça s’en ressent parfois dans l’évolution du récit, mais c’est liée au format et n’empêche pas d’être embarquée. Je suis ravie de m’être laissée porter par l’histoire.

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Juste quelqu’un de bien | Angéla Morelli

Fidèle des romans de l’auteure il était impensable de passer à côté de ce nouveau roman, surtout après le teaser au Roman Féminin qui promettait une histoire émouvante. Un peu étonnée par la narration à la troisième personne, j’ai fini par me laisser totalement embarquer dans une histoire qui arrive à maintenir un juste milieu entre humour et émotions. Encore une fois Angela Morelli crée un univers envoûtant.

Habituée à être la reine des romans feel good, ce roman ne fait pas exception avec Juste quelqu’un de bien, mais se démarque un peu en proposant une histoire plus profonde qu’il n’y paraît. Depuis toujours Bérénice se cherche, elle a toujours été la bonne élève qui suit le chemin qui est tout tracé haut la main et qui grandit avec de belles promesses d’avenir, pourtant chaque période de sa vie il lui manque quelque chose pour être heureuse. Aujourd’hui la jeune femme est âgée de trente-quatre ans, ne connaît pas l’amour, accumule les amants quelconque et pour couronner le tout, elle n’arrive plus à écrire, alors que son métier d’écrivain est toute sa vie.

Arrivée à un tournant de sa vie la jeune romancière va devoir se poser les bonnes questions et affronter ses démons qu’elle a repoussé bien trop longtemps. J’ai beaucoup aimé la fraîcheur de cette héroïne et la relation qu’elle entretien avec sa grand-mère est sa mère est absolument attendrissante, cette complémentarité entre les femmes de la famille est belle, sans oublier la folie de la douce Juliette. On a un casting touchant qui fait la force de cette histoire et contribue à rendre l’histoire douce et lumineuse. Certes nous abordons certains thèmes parfois douloureux, mais on n’est jamais dans le drame trop exagéré et l’espoir est le moteur du récit.

Dans tout ce désordre va émerger un personnage qui provient du passé de Bérénice, le premier amour d’une femme occupe toujours une place particulière et retrouver Aurélien après tout ce temps va faire resurgir certains sentiments amoureux qui étaient jusqu’ici oubliés dans le passé de l’adolescente qu’elle était à l’époque. J’ai beaucoup apprécié les chapitres qui lui sont consacrés, car cela nous a permis de franchir la porte de son cœur et d’apprendre le connaître un peu mieux. Après je ne vous cache pas que j’aurais aimé les voir plus souvent échanger, car on devient vite accro à leurs rencontres bien qu’un peu frustrée qu’ils gardent leur distance.

Ce qu’il faut retenir c’est la place donnée à l’Amour, l’héroïne aspire simplement à rencontrer un homme qui restera dans sa vie et avec qui elle se sent épanouie, mais pour prétendre au bonheur elle devra affronter la réalité de son histoire. C’est une manière assez subtile de parler d’amour, mais c’est également très vrai on est tous à la recherche du bonheur et c’est avec beaucoup de douceur qu’on suit les personnages. A mon sens ce qui fait la force de ce roman c’est l’aspect familial et l’amour inconditionnel que partage trois générations de femmes. Ce trio est rafraîchissant, leur relation est tout simplement indescriptible et bien évidemment on retrouve l’humour caractéristique d’Angela Morelli. Une belle leçon de vie qui donne envie de croire en l’avenir.

N’y pense même pas ! | Kristan Higgins (Blue Heron #4)

Un vrai petit bonheur de retrouver un roman de Kristan Higgins. Il est vrai que depuis quelque temps je m’étais un peu lassé du schéma toujours identique et cette petite pause m’a fait énormément de bien. Le temps n’étant pas au bout fixe, j’avais envie d’une petite lecture détente qui aura rempli sa part du marché : de l’humour, de l’amour et un cœur gros comme ça.

Dans ce tome nous retrouvons la famille Holland sous son meilleur jour et le seul homme de la fratrie va se retrouver au cœur de l’attention. Depuis qu’il a sauvé des adolescents de la noyade, la petite ville de Manningsport a trouvé son héros et malgré sa fierté, Jack vit très mal cette situation et personne autour de lui ne semble réalisé qu’il n’est plus tout à fait lui-même. Alors lorsque son ex-femme débarque en ville, avec pour objectif de le récupérer il éprouve le besoin de s’échapper. Lorsqu’il apprend qu’Emmaline, l’adjointe de Levi a besoin d’un cavalier pour l’accompagner au mariage de son ex-fiancé, le meilleur parti de la ville ne va pas hésiter à porter secours à cette jeune femme qu’il côtoie sans vraiment la voir.

J’ai énormément apprécié notre héroïne, elle sait parfaitement se prendre en main seule et le fait d’être flic met en avant l’image d’une femme forte, sans compter qu’elle rêve secrètement de pouvoir utiliser son taser, chose qui va s’avérer compliqué dans cette petite ville où la délinquance est proche de zéro. Alors lorsqu’elle apprend que son ex-fiancé, qu’elle n’a pas tout à fait oublié l’invite à son mariage, elle va avoir un petit pincement au cœur concernant sa situation. Elle va se mettre en tête de trouver le partenaire idéal, sauf que les choses ne vont pas être aussi simples et que les candidats peu nombreux.

Pour elle il est inconcevable que ce soit Jack, car il est trop beau, trop bien, pas pour elle. Il est considéré comme le sauveur de ces dames et il n’est pas à son coup d’essai en tant que cavalier, alors si ce mariage peut l’éloigner de son ex-hystérique, c’est pour lui l’occasion rêvée. Loin des tracas de la vie, j’ai découvert un homme drôle, attachant et une fragilité inattendue. Des flash-back vont nous permettre de revivre des moments clés pour nos héros et nous montrer ce qui a contribué à ce qu’ils sont devenus.

En bref, un quatrième opus qui se démarque des précédents notamment car la famille Holland n’est plus au centre de l’intrigue, même si elle garde une place importante à l’histoire et voir à quel point la tribu est soudée est tellement plaisant. Jack peut compter sur ses sœurs pour l’éduquer avec Emmaline et certaines scènes ont contribuées à maintenir la bonne humeur. Une lecture comme on les aime pour s’évader, des héros drôles qui vont vivre une belle romance. Je suis impatiente de découvrir ce que nous réserve le final.

Retrouvez mon avis sur A un détail près #1 ICI
Retrouvez mon avis sur Sans plus attendre #2 ICI
Retrouvez mon avis sur Reparti pour un tour #3 ICI

La rencontre idéale (ou presque) | Angéla Morelli (Les Parisiennes #2)

C’est peut-être un été pluvieux, mais certaines lectures ont le mérite d’être aussi lumineuse que le soleil. L’avantage avec les romans d’Angéla Morelli c’est que l’humour et la bonne humeur sont toujours au rendez-vous, donnant des romans déjantés et que dire de ses héroïnes drôles et attachantes.

Bien que ce tome, soit un deuxième opus il peut très bien se lire indépendamment. Ici nous suivons Louise, accro au boulot qui a tendance à laisser sa vie de côté. Décidée à faire une détox, elle décide de s’exiler à la campagne pour l’été afin de se mettre au vert. Son séjour sera également l’occasion de s’accorder une pause avec les hommes ; pourtant même au milieu de la Picardie Louise va être confrontée à deux hommes que tout oppose, l’un apiculteur séducteur et l’autre entrepreneur taciturne.

J’ai beaucoup aimé la fraîcheur de Louise, dès son arrivée en Picardie j’ai sentie que les vacances n’allaient pas être de tout repos. Elle a un côté femme libérée que j’ai trouvé intéressant, et même si elle n’a pas honte d’être accro aux rapports humains et à l’alcool, découvrir celle qu’elle est au fond d’elle est attendrissant. Bien qu’elle renvoie l’image d’une femme indépendante bien dans sa peau, de nombreux complexes lui mènent la vie difficile et sa première rencontre avec le séduisant Joffrey suit son schéma habituel qu’elle essaye pourtant d’interrompre, alors quand elle va faire la connaissance d’Arnaud, qui semble n’avoir rien à faire de son physique, voire même agacé, elle voit ça comme un défi

De manière générale, on pourrait croire qu’au vu de la légèreté du récit les personnages seraient un peu creux, mais bien au contraire notre héroïne a une histoire très touchante et je n’ai eu aucun mal à m’identifier à son histoire. J’aurais d’ailleurs aimé approfondir cet aspect de sa vie qui la place dans une extrême vulnérabilité et la fin m’a frustrée. Il faut dire que tout arrive assez rapidement et même si la conclusion est mignonne, j’ai l’impression d’avoir des questions demeurées sans réponses. Néanmoins, la fluidité de l’écriture et l’humour qui a déjà fait ses preuves sont d’un incroyable réconfort.

En bref, Angéla Morelli est une auteure doudou que j’ai toujours plaisir à découvrir. Ces romances ont le don de m’offrir le remède idéal au stresse et l’anxiété, lorsque j’avais la tête plongée dans cette histoire plus rien n’avait d’importance et mon moral grimpait pour au final me sentir détendue. On retrouve quelques clichés sur la campagne et des scènes coutumières dans les romances, mais ça ne gâche en rien le plaisir de la lecture. En espérant que la suite des aventures de nos Parisiennes voient le jour.

Mon avis sur L’homme idéal (en mieux) #1 ICI

Sextoys et bulles de savon | Mily Black

C’est avec un sourire jusqu’aux oreilles que je débute cette chronique. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de cette adorable petite romance, mais avant tout, j’aimerais remercier son auteure. Depuis quelques années, c’est toujours avec grand plaisir que j’achète les romans de Mily Black. Avoir la chance de recevoir son dernier roman venant d’une auteure que j’apprécie particulièrement m’a fait énormément plaisir, je n’ai pas tardé à le dévorer et je peux vous dire que cette lecture respire la bonne humeur.

Dès le premier chapitre le ton est donné, nous faisons la connaissance de Fanny nouvellement à la tête d’une petite boutique, après avoir quitté la sécurité d’un job d’ingénieur, la jeune femme est déterminé à faire prospérer son commerce de produits de beauté bio et… de sextoys. Certes l’idée peut paraître farfelue, surtout dans ce petit village aux idées bien arrêtées, le défi est de taille et le commerce n’est pas au goût de tous. Face aux personnes réfractaires, Fanny va redoubler d’humour et d’inventivité pour mettre en avant les vertus de sa boutique et prouver qu’une femme mérite de se sentir épanouie dans sa féminité.

Lorsque le Sexy Sergent fait son apparition dans un moment de gêne ultime, elle va toute faire pour établir leur relation badine en étant scandaleusement sexy, sans jamais ménager ce pauvre homme. Lui c’est Édouard et lorsqu’il va faire la connaissance de cette jolie commerçante, on peut dire qu’il n’est pas au bout de ses surprises. Drôle, sexy, femme fatale, tous les arguments sont bons pour faire craquer cete homme en uniforme, qui semble insensible à ses charmes. Contre toute attente sous les airs de légèreté va émerger un réel problème de fond, à commencer par cette cliente qui lui rappelle étrangement son passé. Ce passé qui a laissé des séquelles importantes en tant que femme et on le ressent dans ses choix.

Ce roman possède toutes les qualités qui m’ont séduites dans les précédentes romances de Mily Black. Débuter une histoire, c’est avant tout un abandon de la réalité, un sentiment d’évasion et lorsque j’ai découvert une romance comme celle-ci, je me suis immédiatement senti dans un état d’esprit positif, souriante et j’ai la sensation d’être détendue. Fanny est une héroïne haute en couleur qui n’est pas de tout repos, on se demande où elle trouve toutes ses idées et en même temps, on ne peut pas s’empêcher d’admirer avec le sourire ses trouvailles. Notamment ce petit jeu de séduction qu’elle va instaurer avec Édouard, alors que leurs échanges gagnent en tension c’est Fanny qui va freiner ce petit jeu et réaliser qu’il se rapproche un peu trop. J’ai savouré avec un plaisir non dissimulé les répliques remplies de charme entre Fanny et Édouard. Certaines scènes m’auront valu des gloussements de groupie, voir parfois des grognements de frustration, mais une chose est sûre le sourire ne m’a jamais quitté.

En bref, j’aime ce que je ressens quand je lis un roman de Mily Black, elle a cette capacité à m’embarquer dans un univers un peu loufoque, à la fois un peu too much, mais en même temps tellement plaisant à découvrir qu’on croit sans mal à l’histoire qui s’ouvre à nous. J’ai aimé la manière dont la relation qui se tisse au fil des pages, tout est réuni pour se détendre et en même temps, un thème fort est abordé d’une manière très touchante. Grâce à une plume qui respire la joie de vivre, le lecteur est détendue et savoure les aventures rocambolesques d’une héroïne attachante, délurée et touchante. Une romance douce, drôle, sexy qui fait un bien fou au cœur et à l’esprit. Le remède idéal pour lutter contre la déprime.