Un palais d’Épines et de Roses | Sarah J. Maas (A Court of Thorns and Roses #1)

Ce roman fait partie de l’une de mes récentes obsessions, vous savez ce moment où vous voyez un roman partout et qu’il commence à susciter votre intérêt, un simple avis exalté de Morgane de Livres a suffi à me faire basculer du côté obscur. Ni une, ni deux je me suis offert cette petite merveille et bien que je ne lise plus tellement de Fantasy, j’ai tout de suite reconnu un univers qui avait tout pour me plaire.

Après avoir perdu leur fortune, Feyre et sa famille vivent dans une petite chaumière, malgré des conditions de vie difficile, la jeune femme de dix-neuf ans réussit à nourrir sa famille du mieux qu’elle peut. Après quelques semaines difficiles, elle est bien décidée à ne pas rentrer les mains vides, alors lorsqu’un gibier pouvant lui permettre de tenir quelque temps fait son apparition cela est inespéré. Lorsqu’un loup fait son apparition, la jeune femme décide de le tuer pour ne pas risquer qu’il emporte son butin. Voulant simplement nourrir sa famille, la jeune femme ne va comprendre que bien trop tard que ce qu’elle pensait n’être qu’un loup est en réalité un Fae. Lorsqu’un immortel se présente à sa porte, il exige réparation et Feyre est contrainte de quitter sa famille pour Prythian, le royaume des immortels.

Une fois arrivée sur place, elle va constater que sa prison n’a rien d’un cachot et cette bête monstrueuse qui est venue la chercher, un Grand Seigneur Fae qui lui ouvre les portes d’un magnifique palais. D’abord réticente à baisser sa garde, la jeune femme va se rendre compte que Tamlin son geôlier n’est pas aussi effrayant et malgré ses maladresses, il va s’avérer être un hôte séduisant. Contrainte de côtoyer un univers qui n’est pas le sien, Feyre va pourtant réaliser que le royaume des immortels n’est pas à la l’abri du danger et craignant que le mystérieux mal qui ronge le royaume infeste celui des humains, elle va tenter de comprendre ce qui est arrivé aux habitants du royaume et pourquoi ils portent tous un masque.

Je n’avais pas réalisé qu’il s’agissait d’une réécriture du conte La Belle et la Bête, alors en voyant quelques similitudes j’ai été ravie. Je n’aurais pas pu trouver meilleur moment pour lire ce roman. Sarah J. Maas a bien évidemment pris la liberté de s’éloigner du conte et  résultat est vraiment excellent, on ressent l’implication de sa plume et rapidement Temlin a commencé à se montrer un personnage masculin intrigant, romantique et malicieux. D’ailleurs pendant la première partie du roman, j’ai été touché des efforts qu’il fournissait pour approcher Feyre. Il faut dire que la jeune femme est fougueuse et n’entends pas rester prisonnière. Sans grande surprise une romance va naître entre ces deux êtres qui n’ont rien en commun et tout va basculer dans la deuxième partie, le récit va devenir plus sombre et ce qui semblait n’être qu’un roman jeunesse va gagner en maturité, et s’orienter sur une histoire beaucoup plus adulte.

Et justement voyant les difficultés qui s’annonçaient pour Feyre, j’ai gardé en tête le conte de La Belle et la Bête pour rapidement abandonner mes hypothèses. Il faut dire que l’auteur montre l’étendu de son talent et s’éloignant complètement de tout ce qu’on aurait pu imaginer et la jeune femme va conserver sa force, mener ses combats comme une championne et montrer tout l’amour qu’elle porte dans son cœur. C’est là que le prince charmant va un peu dégringoler de son piédestal pour moi, certes il est beau, tendre et fort, mais son manque de charisme est flagrant. Je n’ai pas tout de suite compris mon changement d’attitude vis-à-vis de Temlin, mais l’image passive qu’il renvoie alors que Feyre donne tout et bien ça m’a clairement freiné dans mon élan d’amour pour ce personnage, car la déception c’est fatal pour un héros. Pourtant, il s’est passé un truc quand un personnage à fait son apparition et malgré l’inexplicable, j’ai le sentiment qu’il sera crucial pour la suite des évènements et qu’il pourrait bien me réconcilier avec la romance.

Je suis passé par un arc-en-ciel d’émotion et j’en ai bavé avec Feyre, pour au final être surprise par certain personnage. Curieuse de voir où la suite allait nous mener, j’ai été surveiller quelques avis.  J’ai pu constater que les avis sont encore meilleurs que celui-ci donc j’ai bon espoir d’être toujours autant sous le charme de l’univers et pour mon plus grand plaisir, certains rebondissements semblent aller dans mon sens. Du coup, La Martinière, pitié entendez ma prière et ne me faite pas attendre plusieurs années avant de pouvoir baver comme les copinautes. Je veux simplement replonger dans cet univers riche et savourer les sentiments qui ne me lâchent plus depuis que j’ai refermé ce magnifique roman.

The Curse | Marie Rutkoski (Winner #1)

Lorsque ce roman est sorti, j’ai eu un coup de foudre pour sa sublime couverture et puis, je me suis laissé le temps de voir les premiers avis qui ont été unanimes. Coup de cœur, après coup de cœur ce roman a commencé à m’intriguer et je remercie ma copine Fanbooks76 qui ne pouvait pas tomber plus juste comme cadeau d’anniversaire. Depuis The Book of Ivy, je n’ai jamais réussi à ressentir la même chose avec des romans parus chez Lumen, c’était donc l’occasion de replonger dans la fantasy.

Kestrel est la fille du célèbre général d’un empire conquérant, malgré les entraînements au combat, sa principale force réside dans ses stratégies et sa capacité à déceler le mensonge. Son avenir est tout tracé et elle n’a que deux options qui s’ouvrent à elle : s’engager dans l’armée et combattre au côté de son père, ou se marier. Mais la jeune femme rêve simplement de faire ce que bon lui semble et sa passion pour la musique est l’une de ses principales motivations, malgré que son père n’apprécie pas cette lubie.

Alors qu’elle était en balade avec une amie, Kestrel se retrouve par erreur sur le marché des esclaves. Contrainte de devoir assister aux enchères elle va succomber à un coup de tête et acheter un esclave à un prix démesuré, faisant jaser les habitants. Pas certaine de comprendre la raison de cette sure-enchère, la jeune femme va dans un premier temps garder ses distances avec le jeune esclave. Pourtant, à force de côtoyer le jeune homme, sa curiosité ne va cesser d’augmenter et ce besoin de lire les émotions de son nouvel ami, va la conduire à dépasser la simple relation maître/esclave. Malgré leur besoin de liberté, les deux jeunes gens vont subir les conséquences de la « malédiction du vainqueur ».

J’ai immédiatement été conquise par la plume fluide de Marie Rutkoski, mais j’ai eu du mal à rentrer complètement dans l’histoire. J’ai trouvé que le début mettait du temps à se mettre en place, l’auteur arrive à rendre la lecture agréable, mais la manière dont elle pose son décor m’a fait ressentir quelques longueurs. J’avais ce besoin de voir interagir les personnages et ces descriptions, bien que complète m’ont par moments frustrée, mais son à mon sens indispensable pour comprendre le contexte. Une fois les bases posées, il n’a pas été difficile pour moi d’apprécier les interactions entre les personnages et les bribes d’information ont commencé à faire monter l’excitation, face à ce qui se profilait. Sans compter que nos deux héros vont avoir un caractère sensiblement identique, pour mon plus grand plaisir. A la fois fragiles et déterminés ils vont tous les deux se retrouver prit dans un engrenage qui va déplacer la simple romance.

Je ne suis pas très fan de la narration à la troisième personne, mais elle aura au moins eu le mérite d’être alternée entre Kestrel et Arin, nous permettant d’avoir une vue d’ensemble sur les évènements, passé et à venir et même si ça nous rapproche pas autant d’une lecture qu’un récit à la première personne, nous avons des révélations intéressantes. Même si ce n’est pas un coup de cœur, je ressors pleinement satisfaite de ma lecture. L’univers est complexe et l’auteure maîtrise l’histoire de ses personnages sur le bout des doigts, c’est sombre, la guerre fait rage et on voit clairement le fossé entre les valoriens et les herranis. Nos héros sont la nouvelle génération d’un peuple qui s’oppose et pourtant une histoire va naître entre eux, sans jamais que la romance n’empiète sur les complots, les secrets et les révélations déchirantes.

 

La Sirène | Kiera Cass

la-sireneBonAprès une série aussi prenante que La Sélection, j’étais très emballée de découvrir l’auteur dans un nouveau roman. Peut-être pas autant sur mes gardes que je le serais pour d’autres auteurs, mais j’ai retrouvé le plaisir d’une plume entraînante. Mais je dois dire que si l’histoire se lit très rapidement, l’intrigue aurait mérité d’être un peu plus poussée, car même si l’histoire m’a rendu curieuse l’idée n’est pas suffisamment poussée et certaines zones de la mythologie restent assez floues.

Kahlen est une sirène depuis quatre-vingts ans, contrainte de servir son maître l’Océan pendant encore vingt ans, elle lui doit obéissance. Son rôle est simple, lorsque l’Océan lance un appel les sœurs doivent chanter pour attirer les humains à la mer. Alors que ses deux sœurs cadettes Miaka et Elizabeth se sont plutôt bien acclimatée à leur vie sur la terre ferme, la jeune femme peine à s’intégrer et le poids de la culpabilité se fait de plus en plus pesant. Sa voix étant fatale, les trois jeunes femmes se sont plongée dans le mutisme pour préserver les humains, tout en conservant un semblant de vie normale.

Kahlen est une jeune femme intelligente et même si le poids des années se fait sentir, jamais elle n’aurait l’idée de désobéir et son statut la place comme un modèle pour ses sœurs. Bien qu’elle soit assez secrète, elle ne cache pas son amour pour ses sœurs et bien qu’elle ne soit plus vraiment humaine, elle conserve une réelle empathie, l’Océan a beau exercer un contrôle sur leur vie, elle l’a toujours considéré comme une mère protectrice et à l’inverse de ses sœurs, elle a développé une relation privilégiée avec Elle. Quand Elle n’a pas besoin de ses sirènes, l’Océan les laisse vivre leur vie telle qu’elles l’entendent et bien que ses deux sœurs soient assez ouvertes, elle conserve une réserve et même si elle est proche des jeunes filles, elle tient à sa solitude et fait tout pour ne pas s’impliquer.

Akinli est un personnage qui possède toutes les qualités des bons héros, une discrétion appréciable, mais pas une timidité maladive. On ressent tout de suite que c’est quelqu’un de bon et que son approche avec Kahlen est toute en douceur. Même si le lien qui les unit n’est pas totalement exploité, j’ai beaucoup aimé la relation qui naît entre eux. Je suis admirative, de l’amour qui va se développer sans qu’aucun échange oral n’est lieu. On pourrait croire que leur relation est superficielle, car Kahlen ne parle pas, mais immédiatement il va se passer un feu d’artifice lorsqu’ils vont être ensemble et instinctivement j’ai eu le sourire jusqu’aux oreilles, car c’était tellement mignon de les voir être ensemble. Akinli comble très bien l’absence de parole et ils vont communiquer à leur manière dans une ambiance légère. Je n’aurais pas été contre quelques scènes supplémentaires, car le coup de foudre est évident, mais les scènes où cet amour est exploité un peu trop rapide et j’en voulais davantage.

Je suis plus dubitative concernant l’univers, certes Kiera Cass pose le décor d’une manière intéressante, mais elle ne va pas au bout et n’anticipe pas les questions sur les raisons de cette « malédiction » des sirènes, on ne sait que le strict minimum et c’est peut-être ce qui donne l’impression que la mythologie n’est pas maîtrisée, voire incomplète. Certes l’histoire fait passer un bon moment et le style de l’auteur rend le récit fluide, mais ce n’est pas assez exploité. Les faits sont là et ce n’est pas autrement, il est d’ailleurs assez déroutant de voir que l’Océan soit un personnage à part entière et son rôle est déterminant,  la fois dictatrice et protectrice elle peut paraître injuste et en même temps on éprouve une certaine émotion face à sa solitude. L’idée de base de base m’a séduite donc je ne dirais pas que je suis déçue, car j’ai vraiment passé un bon moment. Cependant pour moi l’auteur n’est pas allé au bout de son idée et me laisse un petit goût d’inachevée, car pas totalement exploitée.

Lucie

Rebelle du désert | Alwyn Hamilton (Rebelle du désert #1)

IMG_20160905_175447 BonDifficile de résister à la tentation quand Madame PKJ en personne, ne tarie pas d’éloge sur ce roman. J’ai fait le choix de changer un peu du contemporain et même si je n’aime pas trop sortir de ma zone de confort. Il était dans ma wishlist, et  je l’ai acheté sur un coup de tête pour découvrir ce que l’histoire avait de si particulière. Et même si ce n’est pas le genre que je préfère, j’ai passé un bon moment.

Ici nous plongeons dans un univers où la mythologie est riche et notre héroïne Amani vient apporter son lot de bonne surprise. Depuis qu’elle vit avec son oncle, la jeune fille n’a qu’un rêve, quitter sa ville pour pouvoir rejoindre la sœur de sa mère. Un soir, alors qu’elle participe à un concours de tir, elle fait la connaissance d’un adversaire qui n’a rien à voir avec le reste des compétiteurs, contraint de faire alliance pour ne pas se faire tuer, ils vont cependant prendre un chemin différent. Cette nuit va marquer le début de quelque chose de beaucoup plus grand, Jin est recherché par le sultan pour trahison et le jeune homme va accepter qu’Amani l’accompagne dans sa traversée du désert.

Bien qu’un peu compliqué, on se laisse facilement entraîner dans l’engrenage de l’histoire, nos héros n’ont pas leurs langues dans leur poche et leur complicité évidemment, va pourtant montrer des failles. Les secrets et dissimilation ne vont cesser de les éloigner pour mieux les rapprocher et j’ai été surprise de la tournure des évènements, l’action va rapidement rentrer en ligne de compte et c’est peut-être en partie ce qui m’a dérangée, car tout va trop vite et j’ai à peine eu le temps de me familiariser avec l’univers qu’un bouleversement venait remuer l’aventure de nos héros. Au cours de leur parcours, ils vont être amenés à rencontrer des personnages tous plus forts les uns que les autres et cet éventail de personnage secondaire est tout aussi étoffé que les personnages principaux.

Dans un contexte où les femmes ne sont bonnes qu’à se trouver un mari, Amani est loin d’être aussi docile que ses cousines et alors que son oncle parle de marier la jeune fille, elle va tout tenter pour quitter le désert et cette vie qui l’étouffe. Armée de son pistolet, elle va montrer aux hommes qu’elle est loin d’être aussi faible qu’ils le pensent et son périple va le mener, à la rencontre de créature magique qu’elle n’a côtoyé que dans les récits pour enfants. Amani est une héroïne comme je les aime, elle n’a pas besoin d’être protégé ou secouru et elle n’hésite pas à se battre. Jin l’a bien compris et à aucun moment il ne va remettre en cause les capacités de la jeune femme, c’est principalement ce qui fait que j’ai été par son caractère et ses secrets ne font qu’attiser ma curiosité déjà grandissante.

Malgré un démarrage rapide, la plume d’Alwyn Hamilton fait des merveilles. L’univers  mêlant fantaisie et magie est intrigant et les personnages qui gravitent autour de nos héros, ont beaucoup à offrir à cette histoire. Au fil des pages, j’ai découvert des personnages qui semblaient ne rien avoir en commun au premier abord et qui une fois apprivoisé étaient comme connectés. L’auteure maitrise son décor et les interactions mélangent gravité et désinvolture. J’ai été agréablement surprise de l’étendue de la mythologie, les légendes sont captivantes et l’histoire du Prince Rebelle m’a beaucoup plu. Je suis curieuse de découvrir ce que la suite nous réserve et comment sera exploité le reste de l’intrigue.

Lucie

Let the Storm Break | Shannon Messenger (Sky Fall #2)

Let-the-storm-breakCe roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

J’ai attendu un moment avant de reprendre cette série, principalement par manque de temps et aussi car je sentais l’univers m’échapper. Ça faisait déjà quelques mois que j’avais lu le premier opus et mes souvenirs commençaient progressivement à m’échapper. Cette été j’ai décidé d’avancer un peu dans mes séries pour me mettre à jour et j’étais loin d’imaginer que quelques pages seraient suffisantes à retrouver toutes les sensations liées à cette histoire et les sentiments qui y sont associés.

Dans ce second tome, nous retrouvons Vane qui assume son rôle de Roi. Bien qu’il n’accepte pas totalement son rôle, il est conscient d’avoir un rôle important et essaye de s’entraîner pour venir en aide à son peuple. Aux yeux de tous, il reste le dernier à détenir le pouvoir des autres vents et il est indispensable. Ce que personne ne sait, c’est que depuis qu’il s’est lié à Audra, elle détient elle aussi la capacité à comprendre le langage de l’Ouest. Cependant depuis que son monde s’est écroulé, elle reste introuvable et cette distance qu’elle a instaurée avec Vane va s’avérer difficile à maintenir, car chaque jour qui passe le manque devient de plus en plus violent et elle n’aspire qu’à une chose, le retrouver.

Alors que Vane tente d’apprendre à maîtriser son pouvoir, Audra va au cours de son périple découvrir les choses terrifiantes qu’il se passe dans la Vallée de la Mort. Ce tome continue d’étoffer cet univers mystérieux et j’ai trouvé qu’on en apprenait un peu plus sur leur pouvoir, l’action prend également une place importante, la guerre est proche et les combats vont venir affaiblir le petit groupe. Vane ne va pas prendre conscience tout de suite de la gravité de la situation, il va surtout être préoccupé par l’absence d’Audra et même si ses cauchemars se font plus insistants, l’empêchant d’obtenir le repos dont il a besoin pour être productif. Il va tenter de localiser la jeune fille, mais l’absence de réponse, va se transformer en doutes, qui a de plus en plus de mal à accepter l’absence d’Audra.

Du côté d’Audra, la prise de conscience va surtout concerner ses sentiments envers Vane qu’elle assumer et même si cela la mets dans une position compliquée vis-à-vis de son rôle de gardienne, elle va tout tenter pour rester auprès de Vane. Nos héros sont séparés pendant une partie du roman, mais c’est indispensable pour mieux comprendre ce qui les entoure et pour cerner leur ennemi. Sans compter que c’est aussi l’occasion de faire la connaissance de nouveaux personnages ; un gardien fidèle et rempli d’humour, un commandant déterminé et une ex-fiancée aussi belle qu’apaisante. Bien que j’étais un peu frustré de la distance, la romance occupe une place importante dans l’intrigue, tout simplement parce que ce lien qui unit Vane et Audra établit une connexion unique et le fait que Vane ne soit plus le seul à pouvoir maîtriser les vents d’Ouest est un pouvoir inestimable pour gagner contre Raiden. C’est également l’occasion d’une petite parenthèse, les rares moments où le couple s’accorde un peu de douceur est un vrai vent apaisant, face à leur compatibilité et l’amour qu’ils ont développé au fil des ans, il est clairement impossible de ne pas être touchée face leurs moments rien qu’à eux.

Ce second tome qui m’a transportée, la plume de l’auteure est vraiment captivante. Je me suis laissé emportée dans l’histoire, à vivre avec les personnages les doutes, les peurs et les blessures. Sans compter que tout devient plus concret, le premier tome introductif, qui nous plongeait dans l’apprentissage de Vane, alors que là nous sommes en plein que de l’action et il est indéniable qu’il a progressé. Il reste assez difficile pour lui de maîtriser totalement son don, mais même s’il ne comprend pas l’engouement face à sa position, il fait des efforts pour ses entraînements et même s’il est surtout motivé pour retrouver Audra, il n’en reste pas moins un personnage courageux. Audra a fait beaucoup de chemin depuis le premier tome, ses sentiments ont pris le dessus sur son devoir de gardienne et ici elle est assez méconnaissable, c’est surtout sa capacité à se faire accepter des zéphyrs, qui m’a épaté.

En bref, ce tome est clairement au-dessus du précédent et l’univers brillamment maîtrisé, tout est plus dynamique, à commencer par l’action plus présente et le récit plus rythmé. Nous sommes face à des révélations inattendues et tout est présent pour tenir son lecteur en haleine, j’ai lu ce roman en quelques heures et sans surprise, le cliffhanger est frustrant au possible, sans compter que l’attente risque d’être longue et je suis persuadée que l’épilogue va nous en mettre plein la vue.

Retrouvez mon avis sur Let the Sky Fall #1 ICI
Lucie