Ancrage | Sarina Bowen (Le Grand Nord #2)

Résumé :

Jude a tout perdu un jour de printemps, lorsqu’ au volant de sa voiture, il a percuté un pommier tuant un homme. Ancien détenu qui soigne sa toxicomanie, il n’a d’autre issue que de retourner dans sa ville de Colebury dans le Vermont, seul endroit où il peut trouver du travail.
Après une absence de trois ans, Sophie est stupéfaite de la réapparition de l’homme qui a tué son frère et brisé son coeur. Elle mesure aussi combien le voyou qui était amoureux d’elle a changé. Jamais il n’aurait fait du bénévolat dans les cuisines de l’église. Mais dans une petite ville où l’amour interdit est une loi en soi, personne ne tolérerait que Sophie et Jude se remettent ensemble, encore moins le père de Sophie qui se trouve être chef de la police.
Tout s’oppose à leur amour. Un amour impossible autorise-t-il l’espoir d’une seconde chance ? Une histoire sombre et déchirante qui vous brisera le cœur puis en recollera les morceaux
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Lorsqu’un premier opus parvient à nous faire éprouver des émotions quelle que soit la nature de celles-ci, c’est qu’il est temps de se procurer la suite. Jude est un personnage qui passe difficilement inaperçu dans le premier opus, alors bien évidemment on est nombreux à vouloir en savoir davantage sur ce personnage torturé et bien qu’on connaisse ses démons, ça n’en rend pas pour autant l’histoire plus facile. Alors qu’on avait découvert l’univers des producteurs, on s’éloigne complètement du précédent sujet et en compagnie de notre nous atterrissons dans sa ville de naissance où il espère se retourner avant de prendre le large pour se reconstruire.

Finalement son histoire n’a aucun secret pour nous, mais sa fragilité m’a poussé à m’attacher à ce héros au parcours difficile. Il y a trois ans et demi, sa conduite sous l’emprise de drogue l’a conduit en prison pour homicide. Comme nous l’apprenions dans le premier opus, Jude est désormais clean, et grâce à la famille Shipley il a réussi à prouver qu’il est capable de s’en sortir et les quelques semaines qu’il a passées dans la ferme de Griffin lui ont offert une seconde chance, ainsi qu’une famille d’adoption. Aujourd’hui il est de retour dans le seul endroit où il peut trouver du travail et tout dans cette ville lui rappelle le passé, ce qui rend le manque encore plus difficile à gérer. Et surtout à Colebury, il y a Sophie. L’amour de sa vie qu’il a perdue à jamais en tuant son frère.

Sophie a vu sa vie changer quand son petit ami à tuer son frère et par la même occasion son cœur s’est brisé, emportant avec lui tous ses rêves. Aujourd’hui, ses projets d’avenir sont loin et elle est toujours dans cette petite ville qu’elle rêvait de quitter. Elle est sur le point d’obtenir son diplôme et entre son travail à l’hôpital, elle participe au repas hebdomadaire de l’église. Elle n’aurait jamais pu imaginer que son ancien petit ami toxicomane viendrait apporter son aide pour le repas organisé par l’église. On ressent immédiatement cette tension et contre toute attente il n’y a aucune colère, seulement le regret de ne pas pouvoir être ensemble, car cet accident il a brisé plusieurs vies, mais l’une des choses la plus difficile fut de renoncer à cet amour. Dans une petite ville, personne n’accepterait qu’un tel couple puisse se reformer et ni Jude, ni Sophie n’a la prétention de croire qu’il pourrait se remettre ensemble. Pourtant, malgré la peur, le doute, les deux jeunes gens vont retrouver une part de la complicité qui leur avait tant manqué et le vide de leur cœur va progressivement se combler.

J’ai toujours plus de mal à apprécier une romance où les héros se connaissent, mais ici c’est un vrai cri du cœur. L’amour entre Jude et Sophie est tellement puissant que malgré la plus grande des souffrances, ils ne peuvent pas s’empêcher de vouloir être l’un avec l’autre, mais au delà de cette histoire d’amour interdite, c’est un vrai parcours du combattant pour Jude qui lutte chaque instant contre le manque et il est difficile de concevoir qu’après tout ce qui s’est passé ils puissent de nouveau s’afficher en public, surtout quand le père de Sophie est également le chef de la police. On est dans un roman où la reconstruction est primordiale, le drame n’a pas pu être évité et Jude est allé en prison, il cherche simplement à reprendre le cours de sa vie, sans minimiser la gravité de ses actes. Dans cette petite ville où tout le monde le connaît, il va néanmoins pouvoir compter sur de rare soutien, tel que père Peters ou bien la famille Shipley qui n’oublie pas son protégé, mais la relation qui m’a le plus touché c’est le lien qui s’est tissé entre Jude et Mey, on ressent la proximité et quand on connaît la solitude de notre héros, on savoure chaque instant amical. Et bien évidemment Sophie n’est pas en reste pour les marques d’affection.

Un tome qui m’a beaucoup touché et qui créer la surprise avec un thème beaucoup plus difficile à aborder que pouvait l’être le premier opus, l’addictivité n’est pas un sujet simple à traiter et Sarina Bowen retranscrit à merveille les difficultés liées au manque, mais également à la réinsertion après la prison. Jude est un personnage d’une rare vulnérabilité, sa vie ne sera plus jamais la même et tout n’est qu’une question de temps, celui nécessaire pour rendre le manque moins étouffant et également pour se rapproprier sa vie. Encore une fois, les émotions sont puissantes et j’ai trouvé cette suite plus profonde que le précédent, plus sombre également. Retrouver les personnages qu’on a côtoyés est un vrai bonheur et Zach continue de me taper dans l’oeil. Impatiente de faire sa connaissance de manière plus approfondie, ce personnage devrait nous réserver quelques surprises.

Mon avis sur Amertume #1 ICI
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King | T.M. Frazier (Kingdom #1)

Résumé :

King n’est pas vraiment le genre d’homme auprès de qui on cherche refuge. Chef d’un gang qui participe à toutes sortes de trafics, il a la surprise de trouver dans sa maison, lors d’une fête, une parfaite inconnue.
Elle se fait appeler Doe, un surnom car elle est amnésique et ne connaît pas sa vraie identité. Elle vit aussi dans la rue et risque que sa vie quotidiennement. Comme ce jour où elle s’introduit chez King. A ses risques et périls.
Malgré tout, elle est attirée par King comme un papillon par une flamme. Si c’est un homme brutal, violent d’habitude, il est aussi touché par Doe et son histoire. Mais qui est Doe exactement ? Son passé ne risque-t-il pas de ressurgir un jour ? King prend un risque s’il s’attache à elle mais n’est-il pas déjà trop tard ?
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Une lecture qui me laisse un sentiment difficile à expliquer, c’est à la fois entraînant et bancal. J’ai un faible pour les héroïnes cabossées et cette histoire m’a rapidement intrigué, le roman dans son ensemble réussit à susciter l’envie et la curiosité est bel et bien présente. Seulement plus j’y réfléchis et plus je trouve l’histoire un peu faible, l’intrigue peine à décoller et malgré une écriture qui m’a immédiatement plu, je conserve un sentiment mitigé sur les décisions des personnages. Je vais tenter de mettre de l’ordre dans mes pensées, car j’ai du mal à comprendre moi-même pourquoi ça n’a pas totalement pris et qu’en même temps je lirai la suite.

Doe notre héroïne a la particularité d’être amnésique, elle ne connaît ni son âge, ni son nom et tout ce qu’elle sait, c’est que personne ne semble se soucier de sa disparition. Vivant dans une situation compliquée, la jeune femme n’a pas d’autre solution que de vivre dans la rue et aujourd’hui après un énième jour avec le ventre vide, elle se sent suffisamment désespérée pour s’introduire à une fête organisée par le dangereux King. Le plan a beau être dégradant, il est simple : trouver un homme qui veuille prendre soin d’elle, quitte à faire des choses honteuse. Tout sauf cette faim qui lui vrille l’estomac. Seulement sur place, la situation va dégénérer et la jeune femme n’a pas d’autres solutions que de rester pour régler une dette qu’elle ne s’attendait pas à devoir encaisser.

King n’est pas ce qu’on appellerait un homme honnête, mais comme une phrase dans le roman retranscrit parfaitement l’image que l’auteure veut donner à son personnage : « Le fait d’être un voyou ne l’empêche en rien d’être un homme admirable. » A la tête de trafics de drogue, il n’en est pas mauvais pour autant. Ce côté de l’histoire change un peu du côté propre qu’on peut avoir l’habitude de lire. Tout n’est pas lisse et nos héros sont prêts à tout pour s’éloigner de leur famille toxique. En compagnie de Preppy son ami de toujours, il va se créer un business qui fonctionne et profiter de la vie. Sa rencontre avec Doe, va se produire à un moment compliqué de la vie de King et cette innocence qu’il voit en elle va le conduire à sa perte. Tantôt colérique, tantôt bienveillant notre héros va nous faire passer par toutes les émotions et c’est parfois difficile de le suivre dans ses réactions.

J’ai trouvé ce roman différent des autres New Romance, une note de l’éditeur met d’ailleurs en garde concernant certaines scènes. Ce n’est pas tant que l’histoire ait pu me choquer, finalement mise à part un langage un peu cru et un milieu où drogue, alcool et sexe coulent à flots, on a une romance avec des côtés touchants. Seulement, la manière dont évolue la relation fait un peu girouette et ça manque parfois d’émotions sincères. Je n’ai pas trouvé ce que j’attendais de ce roman et le fait que l’histoire aille un peu dans tous les sens ça a perturbé ma lecture. Et pourtant je n’irai pas jusqu’à dire que je n’ai pas apprécié, car il y a de bons éléments du côté des personnages, mais les thèmes évoqués sont pratiquement tous survolés et ça manque de profondeur. L’amnésie n’est qu’un prétexte et le trafic de drogue n’est pas totalement exploité, on est dans un milieu sombre et on n’y entre pas vraiment, sauf pour instaurer un rebondissement qui sert à introduire autre chose.

Le plus dur finalement c’est retranscrire un sentiment que je peine moi-même à exprimer. Il est indéniable que cette lecture m’a perturbé, car assez froid et en même temps j’apprécie une part de l’intrigue qui n’a pas que des mauvais côtés. Plusieurs facteurs peuvent expliquer mon ressenti tellement mitigé, notamment le fameux mauvais moment ou tout simplement que ça n’a pas fonctionné. Le plus déroutant c’est que je l’ai lu en quelques heures, donc ce n’est pas la plume qui m’a dérangé. Après il arrive que sans explication un élément fasse que ça ne colle pas, j’espère simplement que ce n’est pas les prémices d’une panne de lecture. En tant que lecture, je suis impatiente de pouvoir en discuter avec les futur(e)s lecteurs/lectrices pour avoir leur propre avis. Je suis peut-être partagée, mais je lirai la suite pour me faire un avis définitif sur cette série.

Les leçons d’Amour d’Alice Wells | Sara Wolf

Résumé :

Quand une élève modèle demande des cours de séduction au bad boy du campus, attention danger !
Alice collectionne les meilleures notes. Dévouée à ses études, elle n’a pas de temps à consacrer à sa vie privée, elle n’a même jamais embrassé un garçon ! Alors, quand elle tombe amoureuse de son alter ego, le parfait Théo, elle décide de procéder comme elle l’a toujours fait : en étudiant très sérieusement les choses de l’amour. Et qui mieux que Ranik Mason, dont la réputation sulfureuse est connue de tous, peut lui donner des cours particuliers ?
Merci Pocket Jeunesse pour cet envoi

Une romance plutôt classique qui parvient à susciter tendresse et attachement envers les personnages. L’histoire conserve un aspect jeunesse, malgré que l’intrigue se déroule sur les bancs de l’université, mais le manque d’expérience de l’héroïne rend l’histoire plus douce et conserve une certaine innocence idéale pour de jeunes adultes, sans pour autant ponctuer les chapitres de scènes de sexe. J’ai découvert Sara Wolf, dans sa précédente trilogie parut chez Pocket Jeunesse et immédiatement j’ai ressenti les émotions sans pouvoir l’expliquer, comme si le récit avait les bons mots. Ici on est dans une histoire plus légère et en période hivernale, c’est tout à fait le genre de roman doudou que j’apprécie découvrir avec un chocolat chaud pour m’accompagner.

Alice Wells a toujours été la première de la classe et ses études sont très importantes pour la jeune femme, alors lorsqu’elle réalise qu’elle éprouve des sentiments pour le parfait Théo, elle réalise qu’elle ne sait pas quoi faire pour qu’il l’a remarque. Sa vie privée n’a jamais été sa priorité et ses amis se comptent sur les doigts d’une main. Pour elle la solution est toute trouver, elle doit étudier pour connaître l’Amour et lorsque sa route va croiser un homme qui semble connaître les codes, elle va se tourner vers Ranik Mason pour qu’il lui enseigne tout ce qu’elle a besoin de savoir pour obtenir le garçon qui lui plaît, en échange de quoi la studieuse Alice va exceller dans le domaine où elle est la meilleure : les cours, afin d’offrir de bonnes notes à son professeur.

La fin est prévisible, mais ça n’enlève rien du plaisir passer à découvrir la rencontre entre Alice et Ranik, ou  tout simplement la manière dont deux inconnus vont progressivement développer une certaine alchimie. Il y a un côté assez cliché du playboy qui va apprendre l’amour à la petite étudiante studieuse, mais j’ai apprécié voir les différences qui les séparaient au début, évoluer pour finalement se redécouvrir soi-même. J’ai eu quelques difficultés avec le personnage d’Alice, elle a ce côté naïf qui m’a parfois agacé, mais au contact de Ranik elle devient attachante dans sa quête de l’Amour et cette reine des glaces va venir réchauffer le cœur de notre bad boy aux ailes brisées.  Et notre héros est un excellent héros qui va faire battre des cœurs, tant sa personnalité est émouvante. On alterne entre humour et fragilité lorsqu’on entrevoit ceux qu’ils sont réellement.

Une lecture détente qui prouve encore l’addictivité de la plume de l’auteure et comme elle sait si bien le faire, elle sème sa petite graine de tendresse qui contribue à se sentir à l’aise avec les personnages et à souhaiter un rapprochement, pourtant quelques leçons sont un peu poussées et par moments j’ai eu du mal à trouver ça vraiment crédible. Il faut dire que Alice est vraiment très studieuse et n’hésite pas à donner de sa personne, ce qui rend certaines situations un peu malaisantes et les actes étaient parfois trop désinvoltes.

Néanmoins j’ai apprécié voir nos héros cultiver leur différence et s’épanouir au contact l’un de l’autre. Je regrette qu’on n’ait pas creusé un peu plus du côté de leur vie privée, qui semblait avoir quelques éléments intéressants non exploités, alors qu’ils font partie intégrante de leurs histoires. Et pour le coup petit bémol sur la fin trop précipitée, qui aurait mérité quelques chapitres supplémentaires, ou une moitié de roman qui prépare cette conclusion. Tout ce que j’attendais de cette lecture, était un moment sans prise de tête avec des personnages attachants et le pari est plutôt réussi. Un moment de lecture comme on les aime.

When it’s real | Erin Watt

Résumé :

Mesdames et messieurs, voici Oakley Ford ! Popstar célébrissime, en une de tous les magazines, des millions de fans, et surtout… un caractère bien trempé !
À première vue, Oakley semble avoir tout pour lui, mais sa famille est en train d’exploser en vol. Et malheureusement, sa musique et son inspiration aussi. Après une énième frasque relatée dans les tabloïds, son équipe doit réagir : il lui faut redorer son image au plus vite ! Trouver une fausse petite amie, une fille douce et sage, qui prouvera au monde entier qu’il a changé…
C’est là que Vaughn Bennett entre en scène. Grande sœur dévouée, étudiante et serveuse à temps partiel : en quelques mots, le prototype même de la fille » normale « . La preuve : elle n’aurait jamais accepté cette mission si sa famille n’avait pas des soucis d’argent. Elle n’a pas vraiment le choix. Et il faut dire que la magie et les paillettes d’Hollywood sont loin de lui déplaire.
Mais en ce qui concerne Oakley, c’est une autre affaire. Cet abruti prétentieux, terriblement égoïste ? Ce n’est pas comme s’ils allaient vraiment craquer l’un pour l’autre dans la vraie vie ! N’est-ce pas ?
Merci Hugo New Way pour cet envoi

J’étais impatiente de découvrir le duos d’auteurs qui compose le pseudo Erin Watt dans un nouveau registre, après avoir découvert La Princesse de Papier et apprécié de manière mitigée les Royal, cette nouvelle lecture était l’occasion de laisser une nouvelle chance à cette plume entraînante. Pas de doute, Elle Kennedy-Jen Frederick ne sont plus à présenter et dans ce roman adolescent, elle s’intéresse le milieu de la célébrité et plus précieusement aux déboires d’un jeune chanteur avec une réputation sulfureuse.

Oakley Ford est un chanteur à succès, qui semble se faire remarquer uniquement lors de ses sorties publiques, où il abuse de l’alcool et des femmes. Afin de redonner une image plus mature à leur client, ses équipes décident de lui trouver une fausse petite amie et par la même occasion attirer un producteur à succès qu’Oakley rêve de rencontrer. Ce rôle de fille douce et sage c’est Vaughn Bennett qui va le tenir, la jeune fille à tout pour plaire, grande sœur dévouée, serveuse à temps partiel pour subvenir aux besoins de sa famille et suffisamment normale pour refuser ce job. Seulement la réalité financière va contraindre Vaughn à accepter ce contrat.

Finalement on se laisse facilement entraîner par l’histoire, malgré un côté assez prévisible. Vaughn va devoir mettre de son côté son idylle avec son petit ami pour pouvoir honorer ce contrat. Bien évidemment, la situation va légèrement échapper à son contrôle et le petit ami secret va rapidement avoir du mal à supporter la séparation. Néanmoins, la maison de disque est assez carré et on ne tombe pas dans le cliché pour autant avec des clauses de confidentialité pour protéger Oakley. Tout le scénario est conçu par étapes pour éviter que la situation ne leur échappe, mais c’est sans compter sur un héros impulsif et à la limite de l’abruti prétentieux.

On ne peut pas dire que la première rencontre soit un coup de foudre, Vaughn va tomber dans les limbes de la célébrité et Oakley va montrer le pire de lui-même. On ressent dès le début le poids de l’obligation des deux parties et ce n’est qu’une fois contraint de se fréquenter, que nos héros vont progressivement laisser tomber leur barrière. Il faut dire qu’ils ont tous les deux leurs démons, Vaughn se sent un peu perdu et elle a besoin de temps pour trouver sa voie. C’est au contact d’Oakley qu’elle va comprendre qu’il est important de choisir un métier qui nous passionne pour ne pas se sentir enfermé. Ce qui n’empêche pas le jeune homme d’être confronté à ses propres problèmes et lorsqu’il parvient à ne pas être exécrable, son personnage est hyper touchant et sensible.

On aborde un angle de vue intéressant de la célébrité et de la solitude qu’elle peut engendrer sans jamais être seul. Quelques scènes assez marquantes son le reflet d’une triste réalité et on est spectateur de comportements détestables certes la célébrité est un choix, mais certains comportements ne sont pas justifiés. C’est ce qui fait qu’on s’attache à notre faux couple, tant grâce à l’humour que par des scènes mignonnes qui rendent cette lecture tellement douce. Et s’il vous faut encore une raison de vous le procurer, la couverture ne vous suffit-elle pas ?

The Player | K. Bromberg (#1)

Résumé :
Easton Wilder, est le lanceur vedette de la MLB. Beau, charmeur, il va et vient à son aise sur le terrain. Victime d’une blessure susceptible de mettre un terme à sa carrière, il a besoin des services du meilleur entraîneur qu’on puisse trouver. Malheureusement ce dernier envoie sa fille à sa place. Scout est bien déterminée à se montrer à la hauteur de la réputation de son père (personne ne sait que celui-ci est gravement malade et n’a plus que quelques mois à vivre). Assurer la rééducation d’Easton Wylder est pour elle la voie royale pour honorer cette promesse. Mais, ce que redoutent par dessus tout Easton et Scout, c’est de tomber amoureux. Alors quand l’étincelle se sera produite, quand les limites seront franchies, pourront-ils résister au feu de la passion ou l’un des deux voudra t-il s’en affranchir pour s’y consumer ? Le Cliffhangher, de la fin du tome 1, pousse forcément à vouloir lire le second volume.
Je remercie les éditions Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman.

Tout débute par une envie, ici la simple mention de son auteure a suffi à attirer mon attention. Je suis inconditionnellement sous le charme des personnages de K. Bromberg, on arrive toujours à avoir le parfait équilibre entre l’humour et les émotions tellement intenses, qu’elle pourrait me faire pleurer de compassion. Quelques chapitres et la magie opère toujours de la même manière, le monde autour s’évanouit et les mots enveloppent mon cœur, c’est toujours un magnifique voyage et cette histoire m’a surprise d’une belle manière.

Easton Wilder est le lanceur chouchou de la Major League Baseball, ses statistiques en font l’un des meilleurs lanceurs de sa génération et ce sport c’est sa vraie passion, alors lorsqu’une blessure un peu trop longue à guérir l’empêche de réintégrer son équipe, son club fait appel au meilleur préparateur qu’on puisse trouver pour l’aider à retrouver sa condition. Malheureusement, il déchante en découvrant une jeune femme qui n’est autre que sa fille et baisser sa garde va s’avérer lorsqu’on doit confier son avenir à une inconnue. Scout de son côté est prête à tout pour montrer sa valeur et pour décrocher le contrat le plus important de sa vie professionnelle.

Easton démarre au quart de tour avec une première impression pas forcément flatteuse, l’arrogant sportif qui se croit tout permis on a déjà connu et bien qu’il fasse des ravages, ce n’est pas ce que je cherchais ici. Bien que j’aie beaucoup ris, j’avais un peu peur de ce que cette première rencontre allait révéler, certes la situation est plutôt amusante, mais on se fait une fausse idée rapidement effacée. Easton est fragilisé par sa blessure et pour un sportif, il est difficile d’accorder sa confiance à quelqu’un qui pourrait briser sa carrière. Finalement, tout n’est qu’une question de confiance et ce rapport d’autorité qui va s’instaurer, est indispensable pour que les craintes disparaissent. J’ai apprécié cette vulnérabilité face à la blessure et c’est avec patience qu’un lien solide va unir nos héros. Moi-même, je me suis complètement trompé et la vérité est tellement plus belle. Une romance absolument craquante, qui se révèle bien plus émouvante qu’il n’y paraît.

Alors que notre héros est un livre ouvert, le mystère qui entoure Scout est total et cette force qu’elle renvoie à la figure de tous ceux qui s’opposent à elle, est le moteur de sa vie devenue chaotique. Un simple contrat à honoré, c’est comme ça que la jeune femme voudrait percevoir son joueur, rien ne pourra la détourner de sa promesse. Seulement, ces certitudes se craquellent face à un Easton loin d’être aussi arrogant qu’il ne le montre, les séances de rééducation vont contribuer à un rapprochement inattendu, mais sa propre histoire va continuer de la maintenir à distance et la fuite va s’avérer être sa meilleure arme, face aux premiers sentiments amoureux.

J’étais loin d’imaginer qu’avec une histoire aussi légère, les larmes manqueraient de couler face à la douleur communiquer à travers les mots d’une héroïne brisée. Après un début léger où l’humour occupe une place importante, on aborde rapidement un thème plus douloureux et j’ai ressenti toutes les souffrances comme si c’était les miennes. Contre toute attente, Easton va être un vrai rock et abandonner cette attitude de sportif séducteur pour nous prouver qu’on peut lui faire confiance dans les moments difficiles. Définitivement les sportifs ont un effet démentiel sur moi. Et cette fin absolument rageante va définitivement vous faire succomber.