Épilogue | CJ Roberts (The Dark Duet #3)

img_20161207_101935epilogueTrès-bonCe roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

J’ai beaucoup aimé me replonger dans cette série hors du commun, petite nouveauté dans cet épilogue c’est Caleb qui mène la danse et j’ai trouvé que c’était une manière assez intéressante de se renouveler. Sans compter que ce tome est loin d’être indispensable, alors j’étais curieuse de découvrir la direction qu’allait prendre ce dernier opus. L’échange de point de vue est assez appréciable, dans le sens où cela apporte une touche de nouveauté et nous montre les choses sous un angle différent.

Cette série fait partie des plus difficiles à assumer, au cours de ma lecture des tomes précédents j’avais ce sentiment honteux d’être captivée par une histoire aussi terrible et pourtant il me fallait cet épilogue. J’avais besoin de mettre un point final à cette histoire dérangeante et pourtant tellement prenante. Ce tome se déroule 1 an après les évènements qui ont contraint Caleb et Livvie à se séparer au Mexique, alors que l’épilogue de Seduced in the Dark présentait les retrouvailles du couple d’une manière idyllique, la réalité est un peu différente et plus complexe que le laissait paraître le récit de Livvie.

Il est indéniable que Caleb et Livvie sont ravi de se retrouver et le baiser qu’il échange sur le Paseo de Colón prouve les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre. Pourtant, le temps a passé et le contexte est différent. Caleb a réalisé l’amour sincère qu’il portait pour sa captive et malgré le côté égoïste de sa démarche, on comprend qu’il ne puisse pas vivre sans Livvie. Je dois dire que j’ai été assez surprise de l’évolution spectaculaire de ce personnage, son côté vengeur est mis de côté et malgré les tourments liés à l’absence de Livvie dans sa vie, il paraît relativement calme. Bien conscient de ne pas être un homme pour la jeune femme, il va néanmoins s’avérer incapable de rester éloigné.

Du côté de Livvie c’est une tout autre jeune femme, en un an elle a du se reconstruire une vie et sa vie est désormais paisible entre ses études, son travail et ses amis. Bien qu’elle fasse bonne figure et que sa nouvelle vie la rend heureuse, l’absence de Caleb dans sa vie est toujours aussi douloureuse, alors elle va être partagée entre deux sentiments contradictoires, la joie de revoir celui qu’elle aime et la colère liée à sa disparition. Durant ces quelques chapitres, ils vont réapprendre à se faire confiance et apprivoiser les personnes qu’ils sont devenus, le tout dans un décor complètement différent puisque au lieu d’interagir dans l’obscurité, en huit clos, ils vont être au cœur de la société.

En bref, un épilogue très bien mené qui apporte de nouvelles réponses, le tout avec un côté moins sombre puisque nos héros assume complètement leur sexualité déviante et leur pratique du BDSM. On découvre l’évolution des personnages depuis le commencement de la série et l’impact qu’à eux la captivité de Livvie, sur nos deux héros et ainsi que leur futur. Une belle conclusion qui malgré un commencement hors du commun, arrive à rendre crédible cette histoire d’amour.

Retrouvez mon avis sur Captive in the Dark #1 ICI
Retrouvez mon avis sur Seduced in the Dark #2 ICI
Lucie
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Seduced in the dark | CJ Roberts (The Dark Duet #2)

Ce livre contient des situations particulièrement dérangeantes, un consentement ambigu,
un langage cru et de la violence graphique.

Je suis face à une page blanche depuis quelques minutes, cette chronique est l’une des plus difficiles que j’ai eu a rédiger. Non pas, parce que je n’ai pas apprécié ce roman, mais tout simplement parce que j’ai vraiment été subjugué par la lecture de cette histoire. Une part de moi, a honte d’avoir osé aimer une telle histoire. C’est un sentiment assez inconfortable, car c’est un sujet terrible qui est abordé et j’ai l’impression de faire l’apologie des kidnappings et de la culture du viol. Ce qui en soi est vraiment terrible et je me sens coupable d’avoir ressentie ces émotions contradictoires… Ce que j’ai apprécié avec cette suite c’est que CJ Roberts s’est complètement démarqué du tome précédent, que ce soit le décor, les personnages  ou tout simplement les rapports entre Caleb et Livvie.

Les premières pages vont être marquées par un revirement de situation, alors que nous quittions Caleb et Livvie en pleine incertitude sur leur avenir. C’est une jeune femme anéantie dans un hôpital psychiatrique que  nous retrouvons, allant jusqu’à affirmer que le jeune homme est mort pour sauver sa vie. Nous allons au travers d’interrogatoire revivre tous les évènements qui ont conduit la jeune femme à traverser la frontière, tantôt avec compassion par le docteur  Sloan, une psychologue-expert judiciaire auprès du FBI, puis avec un peu plus de rudesse avec l’agent Reed. Chacun à leur manière vont apporter du soutien à Livvie lorsqu’elle va leur raconter le commencement de cette histoire.

Ces flash-back vont nous ramener auprès de Caleb, toujours déterminé à se venger il n’a pas abandonné son idée de livrer Livvie. Alors qu’il peine à comprendre les sentiments qui le lient à la jeune femme, il va être à la fois un Maître exigeant et un homme qui faiblit face aux souffrances de sa captive. Nous allons assister à des évènements tous plus horribles les uns que les autres et par moments j’étais écœuré par ce que je lisais. Pendant une bonne partie du roman j’ai senti doucement grimper mes attentes : des gestes de tendresse, des paroles réconfortantes, un signe qui m’indiquerait que Caleb n’est pas le monstre qu’il laisse s’exprimer lorsque Livvie se rebelle face à sa domination.

CJ Roberts a réussi à gérer le stress du lecteur, en alternant entre le présent et les flash-back j’ai été complètement accrochée aux moindres évènements et impossible de s’ennuyer avec tous les rebondissements. Il faut dire qu’elle a tellement joué avec mes nerfs que j’ai eus du mal à gérer mon stress, ce besoin d’avoir des réponses à commencer à me ronger et jusqu’au dernier chapitre j’ai douté d’avoir les réponses à mes questions. Je me suis longtemps interrogé sur la manière dont une telle histoire pouvait se terminer et l’auteure a trouvé le juste équilibre à cette histoire. Je ne prétends pas que le sujet mérite qu’on l’étale, mais on ne peut pas enlever le talent d’écrire à l’auteure, ce roman est unique et complètement dingue. Je pense qu’en tant que lecture, on attend simplement de trouver une fiction qui pourra se démarquer. Une lecture dérangeante qui m’a gardée prisonnière de l’histoire.

Retrouvez mon avis sur Captive in the Dark #1 ICI
Lucie

Captive in the Dark | CJ Roberts (The Dark Duet #1)

ImpressionCe livre contient des situations particulièrement dérangeantes, un consentement ambigu,
un langage cru et de la violence graphique

Tout d’abord sachez que ce roman est une lecture commune avec Lily du blog Althea in Wonderland et Charlotte du blog Les Voyages Littéraires. C’est un roman que j’avais envie de découvrir, mais pas nécessairement toute seule, car le résumé est assez répugnant. A vrai dire, je culpabilise un peu de mettre une note aussi élevée à un roman avec un sujet aussi horrible. Je ne saurais pas vraiment vous expliquer ce qui m’a séduite, peut-être que c’est la plume de l’auteure ou le sujet totalement inédit… Toujours est-il que je me suis laissé prendre par l’histoire malgré qu’elle soit cousue de fils blancs.

Afin de pouvoir mettre en place sa vengeance qu’il prépare depuis douze ans, Caleb va s’intéresser de manière aléatoire à une jeune américaine de 18 ans, qui semble parfaite pour le rôle qu’il lui réserve. C’est comme ça qu’une innocente jeune fille va se retrouver prisonnière et avec l’obligation d’obéir, sous peine de représailles. J’ai beaucoup de mal avec la notion de Dark Romance, je trouve ça difficile d’associer une telle histoire à une romance, même si le syndrome de Stockholm est une forme d’amour.

En lisant le résumé, je m’attendais à quelque chose d’horriblement pire. Dans le sens où avec le huis-clos, je pensais que la dimension psychologique prendrait un tournant important, seulement c’est davantage physique. Et c’est probablement parce qu’on survole les émotions profondes des héros que l’histoire devient supportable. L’alternance contribue également à ne pas étouffer, on ne ressent pas l’enfermement de la même manière et on voit Caleb se poser des questions, ce qui rend les choses plus humaines et enlève un poids au lecteur. C’est étrange, mais à chaque page tournée, une curiosité malsaine prend le dessus et j’avais envie de connaître la suite des évènements et son dénouement. Je déplore cependant quelques lenteurs dans le début du roman et même si je ne me suis pas ennuyée, j’ai trouvé que c’était un peu mou, sans prise risque, puisque le schéma se répétait.

A côté de ça, j’ai trouvé l’héroïne trop effacée et ses humeurs sont difficiles à suivre, sa capitulation est trop rapide et sachant qu’on alterne entre son enfer et Caleb, on a du mal à comprendre à quel moment les choses ont changé pour elle. Je ne dis pas que je n’ai pas éprouvé d’empathie pour elle, car ce qu’elle vit est horrible, seulement le plus intrigant c’est Caleb. On perçoit son évolution et même si on le déteste, et qu’on ne lui pardonne rien on veut le voir devenir meilleur et surtout on veut le voir éprouver du regret, sentir qu’il n’est pas totalement le monstre qu’il laisse paraître. C’est glauque, mais j’ai envie de découvrir la suite pour savoir ce que nous réserve l’auteur, donc rendez-vous au mai 2016 !

Retrouvez la chronique de Charlotte ICI
Retrouvez la chronique de Lily ICI
Signature Lucie