L’esquisse du Bonheur | Akemi Dawn Bowman

Résumé :

Découvre qui tu es vraiment et le bonheur sera à portée de main.
Kiko Himura ne s’est jamais sentie à sa place. Avec une mère qui la rabaisse tout le temps et son métissage japonais qui la rend différente aux yeux des autres, elle préfère se rendre invisible, certaine qu’une fois qu’elle aura intégré l’école d’art de ses rêves tout s’arrangera. Car Kiko mise tout sur son avenir, l’esquisse d’un bonheur si proche… Pourtant, quand elle croise par hasard Jamie, son amour d’enfance, et que sa mère lui annonce le retour dans leurs vies de la personne qu’elle déteste le plus au monde, c’est son passé qui resurgit…

A force de découvrir de nouvelles histoires, de nouveaux personnages et de nouveaux auteurs, il est difficile de ne pas devenir plus exigeante et mes goûts étant portée sur la romance, les prises de risque sont plus rares. Je n’ai pas eu de coup de cœur depuis très longtemps et pourtant je suis continuellement à la recherche du roman qui va me bouleverser. Ce roman, je l’ai découvert par hasard et bien qu’on ne franchisse pas le coup de cœur, l’histoire a réussi à me donner des frissons tant le thème est touchant et rencontrer l’héroïne m’a bouleversé.

Kiko Himura m’a brisé le cœur. Interagir en société a toujours été affreuse difficile pour la jeune fille, accoutumé aux crises de paniques, Kiko ne s’est jamais vraiment intégré auprès de ses camarades et sa seule source d’interaction sociale, se résume à sa meilleure amie. Les années lycée ne sont pas forcément les meilleurs pour elle, et à la maison la situation est loin d’être idyllique. Kiko subit les propos blessants de sa mère, tant pour ses choix d’avenir, que pour son métissage japonais la rendant différentes aux yeux des autres, provoquant le mal-être de sa fille et le désir d’invisibilité à la maison comme au lycée. Son quotidien va être chamboulé par le retour de Jamie son ami d’enfance, avec qui elle garde les plus beaux souvenirs de son enfance, et qu’elle n’a jamais oublié.

Je pense qu’on peut dire que c’est le genre de récit où on termine avec le cœur en miettes. Dès le premier chapitre on ressent on forme d’oppression, face à la pression constante qu’exerce la mère de Kiko sur sa fille. Sa détresse est bouleversante et cette attitude révoltante, accentuant l’anxiété de la jeune fille et positionnant le lecteur dans un statut de spectateur impuissant. Je n’ai pas de mot face au comportement atroce de cette mère, mais on attend un niveau d’horreur lorsque la personne la plus abjecte possible refait son apparition. Immédiatement des sentiments contradictoires m’ont traversé à la fois de la peine, de la colère et puis le désir de la protéger.

Bien qu’elle reste très méfiante, le retour de Jamie va l’empêcher de se faner. Et la forcer à sortir de sa zone de confort, sa meilleure amie ayant quitter la ville pour commencer les cours, elle va tenter d’appliquer les conseils de cette amie sincère qui lui aura laisser le meilleur conseil qu’on puisse lui apporter. Sortir de sa coquille ne va pas être simple et les rares instants de bonheur ont été vécu comme une victoire pour moi, car face à tant de souffrance on ne peut que vouloir le meilleur pour Kiko. Le chemin vers la guérison va prendre du temps, mais j’ai trouvé qu’elle faisait une belle analyse de sa vie et était consciente de s’être cachée derrière ceux qui ont été sa force. Et la voir devenir l’artiste confiance, belle et insouciante qu’elle devient m’a réchauffé le cœur. Je ne peux que recommander cette fabuleuse histoire et j’espère que vous percevrez les mêmes émotions touchantes.

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Josh & Hazel ou comment ne pas tomber amoureux | Christina Lauren

Résumé :

Hazel sait qu’elle n’est pas facile à vivre – et franchement, la plupart des hommes ne sont pas prêts à relever le défi. Si son armée d’animaux domestiques et son goût prononcé pour l’absurde ne les font pas fuir, son absence de filtre la conduit systématiquement à dire ce qu’il ne faut pas dans les moments délicats. Tant pis pour eux. Hazel est une belle personne. Josh connaît Hazel depuis la fac, à un moment où son allégresse loufoque était totalement incompatible avec son caractère à lui, calme et dans la retenue. Depuis le premier soir où ils se sont rencontrés – quand elle lui a avoué de but en blanc qu’elle  » serait honorée de (lui) offrir (son) corps  » – jusqu’au jour où elle lui vomit avec grâce sur les chaussures, Josh a toujours pensé qu’Hazel relevait plus du spectacle que de l’être humain. Cependant, dix ans plus tard, après une relation houleuse avec une fille qui l’a trompé, sortir avec Hazel est une vraie bouffée d’air frais. Non que Josh et Hazel sortent ensemble. Du moins, pas ensemble ensemble. Parce qu’organiser en duo une série de  » double dates  » de plus en plus terribles, signifie bien qu’il n’y a rien entre eux… n’est-ce pas ?
Je remercie les éditions New Romance – Hugo Roman pour l’envoi de ce service presse

Vous le savez, mais depuis Beautiful Bastard je ne loupe aucune sortie du duo de choc Christina Lauren. A l’annonce de la traduction de ce roman, j’ai rapidement survolé le résumé sans pour autant vouloir tout connaître de l’histoire. Il y a des auteurs à qui ont fait confiance et encore une fois l’histoire est à la fois originale et surprenante. Un roman important qui traite avec humour de l’amitié et l’acceptation de soi.

Impossible de ne pas apprécier Hazel lorsqu’on la découvre dans le prologue. La jeune femme est une héroïne drôle et pétillante que j’ai pris plaisir à découvrir au fil des pages, sa joie et ses excentricités sont communicatives et ses maladresses épiques. Hazel sait qu’elle n’est pas facile à vivre et assume son originalité, mais d’une certaine manière elle a peur que sa personnalité l’empêche de trouver l’amour. Il faut dire que son absence de filtre la positionne souvent dans des situations absurdes, mais c’est justement ce qui fait son charme et qui fait d’elle une belle personne avec un cœur énorme. Hazel a toujours su qu’elle n’avait aucune chance avec Josh, que ce soit lors de leur première rencontre à la fac ou lors de leur seconde rencontre sept ans plus tard. Seulement rien ne les empêche de devenir amis et de chercher ensemble l’amour.

Josh est le parfait opposé d’Hazel, il est calme, posé et réfléchis, mais sa rupture après une relation toxique va le plonger dans une semi dépression ,et la présence réconfortante d’Hazel va lui apporter la lumière nécessaire pour reprendre goût à la vie. Ensemble, ils vont décider d’organiser en duo une série de double rencarts et chaque rencontre va s’avérer pire que la précédente. Seulement malgré les échecs amoureux, leur complicité ne cesse de s’épanouir et même s’ils s’accordent à dire qu’il ne sont pas ensemble, ils vont se découvrir qu’ils ne sont pas si incompatibles. La romance pourrait paraître lente pour certain, mais j’ai trouvé qu’elle était authentique.

J’ai trouvé intéressant que la romance sorte du schéma habituel, il n’y a aucun drama et l’histoire suit sont cours. C’est un récit de vie où deux personnes se rencontrent et acceptent les différences de l’autre pour en faire une force. Sans compter qu’on quitte un peu le stéréotype du tombeur qui cherche à séduire toutes les femmes, Josh est un personnage qui cherche le bonheur et la sécurité d’un amour partagé. Sa rencontre avec Hazel va chambouler son quotidien, la jeune femme va lui apporter le grain de folie qui lui manquait et Josh va lui apporter l’assurance nécessaire pour qu’elle prenne enfin confiance sur ce qu’elle peut offrir à ceux qu’elle aime.

Chaque roman depuis que j’ai découvert ce duo d’auteures parvient à me surprendre, car les romances sont différentes. La force de cette histoire c’est l’attachement qu’on éprouve envers les personnages et l’humour qu’ils renvoient, faire sourire un lecteur c’est un point important pour qu’il passe un bon moment et avec Hazel impossible de ne pas rire. A mon sens, c’est le genre de roman que j’apprécie lire sur la plage parce que c’est frais et léger, donc certes la romance prend sont temps, mais c’est un duo qu’on adore retrouver.

Comment mon été est parti en fumée | Jennifer Salvato Doktorski

Résumé :

Rosie a toujours été impulsive. Mais sûrement pas au point de mettre le feu à la voiture de Joey, son ex qu’elle a surpris en train de la tromper. Ça non, jamais ! Ni d’appeler ce traître toutes les dix minutes pour lui expliquer ce qu’elle pense de lui…
En tout cas, la voilà qui écope d’une ordonnance restrictive qui l’empêche d’approcher Joey à moins de cinquante mètres. Alors, quand son ami Matty annonce à ses parents qu’il part pour l’été en road-trip avec deux copains, ils ont la bonne idée de l’incruster dans l’aventure, histoire de l’éloigner un peu.
L’enfer ! Au début, Rosie n’a qu’une idée en tête : s’enfuir illico, faire du stop et rentrer scruter le moindre des mouvements de Joey. Mais l’air de la route, les expériences inédites et les nouveaux amis lui font vite voir la vie sous d’autres horizons…
Je remercie les éditions New Way pour l’envoi de ce roman

Un livre jeunesse qui m’a fait passer un bon moment, mais qui manque de rythme. Malgré une lecture mitigée, la plume fluide et le road trip nous embarquent en compagnie de nos héros et on ne s’ennuie pas. J’ai mis du temps avant d’apprécier l’héroïne, mais son évolution la rend attachante et ses compagnons de voyages touchants.

Rosie est une héroïne impulsive, alors quand elle apprend que son ex Joey la trompe avec son opposée, elle veut simplement comprendre et n’hésite pas à envoyer des messages au principal intéressé, mais face au silence et contrainte d’observer le nouveau couple, la colère va la pousser à mettre le feu à leurs souvenirs communs et une chose en entraînant une autre, la jeune femme se retrouve accusée d’avoir mis le feu à la voiture de celui-ci et les nombreux appels et textos, la place dans une situation compliquée quand elle écope d’une ordonnance restrictive. Dans l’attente du procès la famille de Rosie, décide de la pousser à accepter un voyage avec Matty son ami et deux copains avec qui il a prévu de faire le voyage, afin qu’elle s’éloigne des ennuis et de la tentation.

Rosie n’est pas forcément l’héroïne pour qui je vais avoir un coup de cœur dès le début de l’histoire, certes j’ai apprécié son évolution pendant le voyage, mais ce n’était pas gagné. Au-delà de son impulsivité, j’ai trouvé Rosie parfois immature, la situation est grave et elle semble minimiser les faits, certes les événements se sont emballés. Ce voyage va débuter dans la contrainte et peu à peu, elle va réaliser qu’elle a fait fausse route depuis le début et que le groupe d’amis qui l’accompagne a énormément à lui offrir. Kilomètre, après Kilomètre un lien fort va se créer entre les compagnons de voyage et chacun va se remettre en question.

J’ai eu du mal à comprendre certains choix de Rosie, on est face à une situation qui peut compromettre l’avenir de la jeune femme et elle ne pense qu’à contacter Joey, alors qu’elle lui en veut de l’avoir trompé donc évidemment, ça engendre des débats intérieurs agaçants et elle ne voit même pas qu’elle est entourée par des amis qui tiennent sincèrement à elle et elle prend des décisions décevantes. Il m’aura fallu plusieurs chapitres pour commencer à apprécier Rosie et ça influence forcément mon ressenti, mais les personnages secondaires contribuent à rendre le voyage agréable et on termine la lecture avec le cœur léger.

A la grâce de l’automne | Carrie Elks (The Shakespeare Sisters #2)

Résumé :

Juliet Shakespeare en a sa claque de l’amour. Entre le développement de sa boutique de fleurs et son adorable fille qu’elle élève seule après une séparation houleuse avec son futur ex-mari, sa vie de femme est assez compliquée comme ça.
Mais quand Ryan Sutherland, séduisant père célibataire d’un petit garçon, emménage dans la maison voisine, tout change. Malgré ses efforts pour l’ignorer, Juliet ne peut rien contre le magnétisme de son voisin, un Roméo décontracté qui suscite en elle des émotions irrépressibles.
Ryan est photographe. Il n’est revenu dans sa ville natale du Maryland que pour quelques mois. Alors, à quoi bon tomber amoureux d’une femme qu’il devra rapidement quitter ? Mais c’est méconnaître Juliet, la mystérieuse et belle rouquine d’à côté. Et en elle, il se pourrait bien qu’il ait trouvé tout ce qu’il a jamais désiré au monde…
Je remercie Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman

The Shakespeare Sisters est décidément une chouette série, elle se différencie des autres titres de la collection New Romance, en étant moins érotique et ce second opus parvient à se démarquer complètement du précédent opus dans une ambiance plus cocooning. En toute honnêteté j’avais très peur de lire cette suite, ayant appris qu’il s’agit du quatrième opus dans la version originale j’avais peur que des éléments clés des deux autres sœurs soient dévoilés et heureusement seul d’infime évocation sont faites. Juliet est la sœur qui me faisait le plus envie, la faute à son statut de maman et on peut dire que je n’ai pas été déçue par cette histoire !

Juliet Shakespeare est à un tournant de sa vie, séparée de son mari depuis 6 mois, elle tente de s’épanouir d’une part dans l’éducation de sa fille et d’autre part dans le développement de sa boutique de fleurs. Il y a six ans, elle était loin d’imaginer que sa vie prendrait cette direction, mais aujourd’hui, elle tente de reprendre le cours de sa vie et de s’en sortir seule, hors de question pour elle d’écouter encore une fois son traître de cœur qui la conduit dans un mariage catastrophique. Seulement ce mantra c’était avant de faire la connaissance de son charmant nouveau voisin Ryan Sutherland, un enfant du pays revenu dans la région avec son fils. La maman est bien décidée à fuir son séduisant voisin, seulement difficile d’éviter la personne qui vit en face, surtout quand son fils sympathise avec l’adorable fille de Juliet. Son programme était simple, mais Ryan a réveillé Juliet.

J’apprécie déjà énormément lorsqu’il y a un enfant dans les histoires et bien que ça puisse déranger certain, c’est mon péché mignon, alors tomber sur deux parents célibataires qui élèvent leur enfant c’est un peu le combo gagnant. Immédiatement on s’attache au personnage de Juliet, son parcours fait d’elle une femme forte et même s’il elle ne le voit pas, elle s’en sort merveilleusement bien. Son caractère est plus effacé, mais depuis sa séparation et son divorce imminent, elle tente de s’affirmer et s’épanouit dans sa nouvelle vie. Depuis six mois, sa vie tourne autour de sa boutique et de sa fille, alors l’arrivée de Ryan va venir chambouler sa vie et bien qu’elle n’envisage pas de nouvelle relation, l’attraction est immédiate et personnellement j’aurais du mal à résister quand on le voit avec son fils. Pourtant malgré qu’elle lutte, cette rencontre, va lui offrir un nouveau souffle.

Ryan a eu la même éducation que le futur ex-mari de Juliet et pourtant il ne pourrait pas être plus opposé. Ryan revient à Shaw Haven après des années à parcourir le monde et ce retour c’est l’occasion pour lui d’offrir la stabilité à son fils, et immédiatement on voit les sacrifices qu’il est prêt à faire par amour, donc quand les premiers sentiments amoureux font leur apparition, notre héros va se montrer à l’écoute des besoins de Juliet et renoncer à cette attirance, si cela peut permettre à notre héroïne de ne pas en souffrir. Cette proximité va immédiatement créer une complicité et grâce à Charlie et Poppy, ils vont se côtoyer malgré eux et apprendre à se découvrir en toute amitié. Mention spéciale pour ces deux adorables bambins qui m’ont immédiatement fait craquer.

Un second opus tout en douceur qui remplit à merveille les cases d’une belle romance, certes l’intrigue n’a rien inventé, mais finalement ce n’est pas ce qu’on lui demande, l’histoire est cohérente, les personnages vont développer une complicité et les émotions sont belles. Sans compter que nos personnages vont tirer un enseignement l’un de l’autre et personnellement j’ai un excellent dimanche en leur compagnie, c’était un moment de détente comme je les aime, il y a des sourires, des moments touchants et surtout une belle romance.

Mon avis sur Les Promesses de l’été #1 ICI

Les Promesses de l’été | Carrie Elks (The Shakespeare Sisters #1)

Résumé :
Dans le cadre idyllique d’une villa au bord du lac de Côme, Cesca, la benjamine de la fratrie aura à affronter le temps d’un été, son ennemi juré ! L’été risque d’être brûlant.
Cesca Shakespeare peine à garder son job, son appartement, et végète à Londres, six années après que sa pièce de théâtre, promise à un grand succès, a été subitement déprogrammée.
Elle pense avoir touché le fond lorsque son parrain lui offre de passer l’été dans le cadre idyllique d’une villa en Italie, pour l’inciter à se remettre à écrire. À contrecœur, elle accepte et découvre, trop tard, que la maison appartient à son ennemi juré, Sam Carlton, le responsable de sa chute.

Sam Carlton, l’idole hollywoodienne, voit son nom traîné dans la boue par la presse à scandale et n’a plus qu’une idée en tête : se cacher. De sa famille, de ses fans… et, plus que tout, de l’homme qu’il est devenu. Il se réfugie pour la période estivale, dans la maison familiale inoccupée, au bord de lac de Côme. Sauf qu’à son arrivée, la résidence n’est pas aussi vide qu’il l’espérait..

Au cours de cet été torride, Cesca et Sam doivent affronter leur passé. Leur amitié, d’abord hésitante, évolue rapidement vers une vive attirance, puis bascule dans une aventure brûlante. S’agit-il d’une idylle aussi courte qu’un été, ou leur amour sera-t-il assez fort pour résister à toutes les tempêtes ?

Je remercie les éditions Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman.

Quatre sœurs. Quatre histoires. Quatre manières de trouver le Grand Amour. Le tout au cœur des quatre saisons. Personnellement je trouve que c’est le pitch parfait et j’ai adoré le caractère léger de cette romance au cœur de l’Italie. C’est à mon sens la lecture parfaite au bord de la mer, moment de plaisir garantit.

Dans ce premier volet, nous faisons la connaissance de Cesca Shakespeare, une héroïne à un tournant de sa vie. Il y a six ans, elle était aux portes du succès, sa pièce avait tout pour plaire et les attentes étaient nombreuses, seulement ce fût la douche froide lorsque sa pièce de théâtre a été subitement déprogrammée. Aujourd’hui malgré la blessure que lui inflige cet échec, elle tente de s’en sortir en faisant des petits boulots, mais ses difficultés à garder un emploi ne va faire qu’empirer la situation et rendre son quotidien difficile. Lorsque Hugh son parrain lui propose de s’éloigner de l’agitation de Londres elle hésite à prendre cette main tendue, mais l’offre est trop belle passer l’été en Italie autour du lac de Côme, couper du monde extérieur avec pour seule tâche d’entretenir une sublime villa, l’occasion est trop belle et peut-être que ça serait l’occasion de laisser l’inspiration la guider pour se remettre à écrire. Seulement sur place, malgré le cadre idyllique, elle découvre que cette maison appartient à la famille du célèbre acteur Sam Carlton, l’homme à l’origine de sa chute.

Cesca est une héroïne que j’ai particulière appréciée, on découvre au début du roman un personnage avec une certaine fragilité, elle a vécu son échec professionnel comme si elle n’était pas digne de réaliser son rêve. Alors lorsque après six années, elle réalise que sa vie n’est qu’une suite d’échec, tant professionnel que personnel, elle arrive au point de rupture. Sur les conseils de son parrain et ami Hugh, elle accepte de s’éloigner pour remettre sa vie sur les rails et pourquoi pas s’accorder une seconde chance dans l’écriture d’une pièce. Face à ce paysage sublime, l’inspiration ne tarde pas à renaître et Cesca qui n’était jusqu’ici qu’une timide londonienne va reprendre confiance en son talent et oser être cette jeune femme pétillante, drôle et effrontée. Sa tranquillité ne va être que de courte durée et la jeune femme va devoir affronter son passé, sous les traits d’un charmant acteur.

Sam Carlton est un acteur hollywoodien à qui tout semble réussir, seulement après avoir fait confiance à la mauvaise personne, son nom se retrouve en Une de tous les journaux people et incapable d’assumer ces mensonges, le jeune homme souhaite simplement fuir sa famille, ses fans et ce scandales qui risque de tout balayer sur son passage. Il connaît l’endroit idéal qui rempli tous les critères, coupé du monde, sans wifi, sans téléphone et dans un pays étranger.  Ainsi c’est sur un coup de tête que Sam s’envole pour la maison familiale au bord du lac de Côme où il sera chouchouté. Seulement à son arrivée, l’accueil est glacial et le charmant couple de gardiens a été remplacé par une furie. Au premier abord, on pourrait facilement le détester, mais rapidement on éprouve de l’empathie pour ce personnage qui au delà de la star est un être humain avec ses fragilités.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution de la relation entre les personnages, on passe de la haine aux chamailleries, puis progressivement les taquineries laissent deviner un rapprochement et tout de suite, l’histoire prend de la légèreté grâce à une amitié naissance où l’humour à toujours sa place et on passe ensuite à des joutes plus intenses et le flirte va laisser transparaître l’alchimie évidente entre les héros. Toutes les phases sont progressives et les interactions prêtent à sourire et lorsque enfin les personnages décident de se laisser une chance, c’est d’un romantisme et d’une sensualité qui ne peuvent qu’être qu’apprécié. C’est drôle, rafraîchissant et les émotions sont abordées avec pudeur, sous le soleil d’Italie, on découvre comment Cesca a rencontré son Grand Amour.

Le lien qui unit la fratrie est présent dès ce premier opus, laissant entre voir des héroïnes très différentes tant dans leur caractère, que dans leur vie et c’est une belle famille qui nous est présentée. Le thème des quatre saisons est intéressant et montre la diversité des personnages, il aurait d’ailleurs été assez sympa de profiter des changements climatiques en même temps que les sœurs, mais la curiosité est la plus forte et il faut noter que la narration à la troisième personne n’a occasionné aucune gêne, au contraire Carrie Elks a réussi à me faire oublier ce détail. Rendez-vous le mois prochain pour prolonger l’histoire des sœurs Shakespeare.