Love Song | Sophia Bennett

Sortie prévue le 19 octobre 2017
Merci à Hugo New Way pour l’envoi de ce roman

Un roman qui m’attirait à la fois pour son immersion auprès de musiciens et par la maison d’éditions qui me font toujours passer un bon moment. Ce roman bien que très classique m’a fait passer un bon moment et j’ai pris plaisir à découvrir l’histoire de ces jeunes adolescents en quête d’eux-même.

Nous allons suivre Nina Baxter, une héroïne très mature qui après une déception amoureuse s’est renfermée sur elle-même. La jeune fille préfère se consacrer à sa famille et sa meilleure amie, plutôt que revivre la souffrance qu’elle a ressenti lorsqu’elle s’est retrouvé seule. Alors qu’elle accompagne sa cœur à un concert du groupe phare du moment : The Point, un évènement va la conduire à être au centre de l’attention et ce simple évènement va lui offrir une opportunité incroyable : partir en tournée avec le groupe de rock-stars du moment. Ce rêve c’est celui de toutes les adolescentes, pourtant quelque chose retient Nina et c’est à contre cœur qu’elle va accepter.

Au premier abord j’ai eu du mal à imaginer que des parents puissent accepter que leur fille de dix-sept ans puisse partir en tournée avec un groupe de jeunes hommes. Et pourtant, Nina dégage une certaine maturité qu’il est impossible de ne pas voir, jusqu’ici elle a toujours aidé ses parents avec sa fratrie et on ne peut pas dire que la jeune fille soit du genre à sortir énormément. Alors, chercher à pousser leur fille à s’ouvrir aux autres est assez plausible, en faisant abstraction de mes réticences j’ai fini par m’attacher à cette héroïne. Malgré les difficultés, Nina ne va pas se laisser démonter et va prendre à cœur son rôle au sein de l’équipe qui accompagne le groupe.

A travers les yeux d’une jeune fille authentique et simple, nous allons découvrir le quotidien parfois démesuré d’un groupe célèbre. Rapidement les paillettes vont s’effacer au profit de problèmes dont personne n’a idée : le malaise face aux fans hystériques, les difficultés à garder les pieds sur terre, ou tout simplement l’image trop lisse d’un leader qui semble indifférent à ceux qui l’entourent. Nina va découvrir que l’entente au sein du groupe est assez précaire et malgré sa gentillesse, il va être difficile pour elle d’être acceptée. On pourrait même dire que pendant une bonne partie du roman, elle est ignorée du groupe et puis elle va progressivement se rapprocher d’eux par sa simplicité. C’est l’un de ses traits de caractère que j’ai préféré, sa douceur et sa gentillesse qu’elle va mettre à profit pour aider les membres du groupe, qui ont besoin de se retrouver, pour ne pas imploser.

Cerner les membres du groupe a été plus difficile, on reste en surface sans jamais vraiment creuser. Des points intéressants sont évoqués et contribuent aux rapprochements tant amicaux, que sentimentaux. Certes ce sont des clichés de la célébrité, mais à aucun moment on ne s’ennuie. Quelques thèmes sont restés en surface, mais cela contribue à passer un bon moment sans prise de tête et ce côté du roman remplit parfaitement le contrat. Ce n’est peut-être pas le roman le plus touchant de la collection New Way, mais l’histoire est mignonne et les héros ont un quelques côtés touchants, malgré leur distance. Une lecture qui m’aura fait passer un moment agréable.

 

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L’Enjeu | Angela Behelle

Je remercie les éditions Pygmalion et Babelio pour ce partenariat.

Depuis que j’ai terminé ma lecture, je tente de réfléchir à la manière dont je vais vous présenter ma chronique. Le résumé en dit à la fois beaucoup et pas assez, mais c’est assez représentatif de l’histoire. Je crois pouvoir dire que seule Angela Behelle est capable de me mettre dans un état pareil, à chaque fois c’est la même chose. Prenez une histoire classique et ajoutez-y une bonne dose de complication qui vont à la fois vous ravir et vous frustrer. C’est assez inexplicable comme ressenti, j’ai éprouvé tout au long de ma lecture des émotions tellement contradictoires qu’à certains moments je ne saurais dire si j’aimais ou j’enrageais. Toujours est-il que la fluidité de la plume et l’addictivité du récit auront eu raison de moi, malgré une certaine réticence à accepter l’intrigue.

Emma Loudhéac, 28 ans est une avocate passionnée, à tel point qu’elle n’a pas fréquenté d’homme depuis presque trois ans. Alors qu’elle s’accorde une soirée au vernissage de sa meilleure amie, elle va faire la connaissance d’un homme troublant qui va lui faire ressentir des émotions qu’elle n’avait pas éprouvées depuis plusieurs années. D’abord réticente, elle va finir par se laisser convaincre par une nuit charnelle et à cet instant tout ce qu’elle croyait connaître va voler en éclats et ses priorités vont s’en trouver changées .

L’histoire démarre assez rapidement et j’ai d’ailleurs été déstabilisé par la façon dont s’enchainent les évènements. Pendant ma lecture, j’avais beaucoup de questions en tête, notamment où cherchait à nous amener l’auteure dans son récit et puis progressivement, la lumière se fait et on comprend les raisons pour lesquels tout semble se dérouler en accéléré. Je ne vous cache pas que ma frustration grandissait au même rythme que les décisions de notre héroïne. De cette relation va naître un tas d’émotions contradictoires, à la fois pour l’héroïne qui va devoir se poser les bonnes questions et également pour le lecteur, qui aurait peut-être fait les choses différemment, sans pour autant changer l’essence de l’histoire. J’ai crié (beaucoup), j’ai été énormément frustrée face à des choix parfois inexplicables et puis j’ai reconnu le talent, car il y a peu d’auteurs qui arrivent à vous faire vivre une lecture, comme j’ai vécue celle-ci. Notamment en me faisant accepter l’inacceptable.

Concernant le personnage masculin, il est préférable de s’en tenir à son nom : M. Stirvin. Ça ne serait pas rendre justice à l’histoire que de rentrer dans un descriptif. Cet homme ne ressemble à aucun autre, il sait ce qu’il veut et l’obtenir. Il a cette capacité à insuffler le respect et sa domination en fait un personnage très intense. Sans compter les scènes de sexe qui sont toutes plus érotiques les unes que les autres, l’alchimie sexuelle ne fait aucun doute et elle occupe d’ailleurs une place très importante, voire centrale dans la relation qui unit nos héros.

J’ai beaucoup hésité à commencer ce roman, notamment car je n’ai jamais terminé la Société et je savais que ce spin-off pourrait ne pas être apprécié à sa juste valeur. Et puis, vous savez comment ça se passe, l’envie grandie et après il est trop tard pour faire marche arrière. Très sincèrement, très peu de passage font référence à la série donc si vous êtes dans mon cas, sachez qu’à aucun moment je ne me suis sentie perdu. Après, il est fortement conseillé de l’avoir lu pour comprendre les subtilités et pouvoir apprécier totalement l’histoire. A mon sens, malgré le besoin de poursuivre ma lecture et cette volonté d’en savoir plus, certaines zones d’ombre demeurent concernant les raisons qui poussent l’héroïne à prendre certaines décisions et pour le coup c’est inattendu.

En bref, je ne peux que vous recommander de vous accrocher à votre frustration et de vous laisser porter par cette histoire surprenante. On était loin de ce à quoi je m’attendais et je suis heureuse d’avoir poursuivi l’histoire malgré mes réticences. Ce besoin de compréhension a guidé ma lecture et à l’image de ses précédents romans Angela Behelle réussit encore une fois à m’emmener ailleurs, où on accepte ce qui dans la réalité serait perçu comme dérangeant. Aucune comparaison possible avec les romances que j’ai pu lire et encore une fois je m’incline face à la manière dont cette auteure réussit à captiver son lecteur, sans pour autant le faire accepter ce qu’il lit. Mon seul regret concerne la romance, j’aurais aimé ressentir une vraie différence entre le côté charnel et l’Amour, car différencier le cœur et la raison n’est pas aisé et c’est ce qui m’a manqué.

Février | Audrey Carlan (Calendar Girl #2)

img_-j58zjqfevrierCe roman est le deuxième tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Un tome que j’attendais particulièrement et qui pourtant me faisait peur, notamment car la direction que choisit d’emprunter Audrey Carlan n’est pas forcément celle que mon cœur me criait. Ce tome m’aura prouvé que l’addictivité et la plume de l’auteure sont un moteur à eux seuls et ça a été un vrai plaisir de poursuivre les aventures en compagnie de Mia dans un décor différent.

Cette suite nous plonge dans l’atelier d’un bel artiste où la pluie de Seattle offrira de nouvelles perspective à notre héroïne. J’ai apprécié que Alec soit français, mais son personnage est une caricature quand on est soi-même français. Sans grande surprise, ce tome va amener Mia à se dévoiler, mais pas forcément de la manière dont on l’imaginait, c’est avec le regard d’un artiste qu’elle va être observé et ce que son séjour va lui apporter n’a pas de valeur financière, mais est indispensable pour poursuivre ce qui l’attends.

La comparaison entre Wes et Alec est inévitable et en analysant bien, ils n’ont pourtant pas le même rôle pour Mia. Je n’ai pas été particulièrement fan du personnage de l’artiste qui vit son art, mais j’ai beaucoup aimé les interactions qu’il a avec sa muse et même s’il est loin de faire battre mon cœur comme Wes, d’un point de vue totalement objectif il a son charme et puis j’ai trouvé que c’était indispensable pour Mia d’apprendre à s’aimer, s’assumer et surtout de se laisser vivre, car devoir subir pendant un an des chamboulements aussi importants va forcément être difficile et tenter de s’amuser est un bon moyen pour Mia de ne pas sombrer. Néanmoins j’ai eu plus de mal à situer ce second opus comme une romance, notamment car la relation qui unit les héros n’est pas autant dans les confidences et ça ne les lit pas. Ils ont conscience de passer du temps ensemble sans pour autant se dévoiler sur leur vie personnelle.

Mini pointe de déception concernant l’intrigue, ce tome est indispensable pour Mia, mais j’ai quelques regrets sur l’évolution de l’intrigue. Le format est cours, donc il est difficile d’aborder le sujet qui a conduit Mia à exercer ce métier, mais à mon sens c’est un point indispensable dans l’évolution de cette série. J’attends beaucoup de mois de mars, qui est présenté par l’auteur comme l’un des plus beaux mois de la série et compte tenu des informations à la fin de ce tome, ma déception devrait trouver réconfort. Cependant, je dois admettre que si l’ensemble de la série se déroule comme ce tome, je ne suis pas certaine de réussir à m’accrocher jusqu’en décembre, même si j’imagine sans mal l’auteur prendre des directions complètement différentes pour se renouveler chaque mois. Un tome satisfaisant, qui a su conserver l’humour et la sensualité du tome précédent, mais Wes m’a définitivement manqué.

Retrouvez mon avis sur Janvier #1 ICI
Lucie

[VO] Art & Soul | Brittainy C. Cherry

ImpressionTrès bonAria Watson a toujours été l’élève invisible, qu’on peut qualifier d’un peu bizarre mais qu’on remarque à peine. Malgré un frère joueur de football populaire, Aria est plus discrète et vie dans son monde. Jusqu’ici cette situation lui a toujours convenu, même si elle aurait préféré exister un peu plus. Après une mauvaise décision, c’est la fin de son l’anonymat, aujourd’hui Aria est Cette Fille, que tout le monde remarque. Rapidement elle va être étiquetée comme une traînée et tout va changer pour elle.

Notamment auprès d’un nouveau camarade, Levi Myers vient d’arriver d’Alabama et dès qu’il l’a rencontre, il ne souhaite qu’une chose, découvrir ce qui se cache sous ce regard triste. Alors que dans un premier temps, elle va fuir sa compagnie, car le nouveau est l’attraction du moment et Aria souhaite se faire discrète, pourtant il va tenter par tous les moyens de devenir son ami. Mais ce qui va les rapprocher, c’est un travail en binôme. Obligés de se découvrir pour répondre le mieux possible aux sujets, ils vont faire tomber les barrières et débuter un projet alliant leurs deux passions : l’Art pour l’une et la Musique pour l’autre. C’est ainsi que l’Art & l’Âme vont s’allier pour le projet de leur vie.

Aria est à une période difficile de sa vie, où tout ce qu’elle a connu va s’en trouver changer à jamais. Ses relations avec sa famille ne sont pas au top et malgré la présence de son meilleur ami, elle est en pleine remise en question. De son côté, Levi est contraint de quitter sa mère pour sa santé. Atteinte de trouble compulsif, la présence de son fils ne fait qu’accentuer son trouble, c’est donc l’occasion pour lui de découvrir pourquoi son père à subitement quitter sa vie quelques années plus tôt. Il a un pour réapprendre à connaître son père et surtout comprendre à quel moment ils se sont éloignés l’un de l’autre. Il n’avait pas prévu de tomber amoureux, pourtant ils sont tous les deux remplis d’espoir.

Le résumé est plutôt mystérieux et je ne m’attendais absolument pas à cette révélation au sujet d’Aria. J’ai été ému par de nombreuses scènes, notamment avec son père. On ressent la moindre émotion, la peine d’Aria est perceptible et j’avais mal avec elle. Sa rencontre avec Levi va la rendre heureuse et il va lui redonner le sourire. De son côté, il cherche à se rapprocher de son père mais c’est principalement le secret d’Aria qui est cœur de l’histoire et franchement, Levi est le genre de garçon qu’on rêverait toutes de rencontrer si on était dans la situation de l’héroïne. J’ai aimé ses réactions, sa manière d’agir en toute simplicité, ses mots remplis de tendresse qui vont droit au cœur. Je n’aurai pas dit non à un épilogue, la fin est mignonne, mais c’est encore meilleur quand on faire durer le plaisir. Ceux qui lisent régulièrement en VO,  n’auront aucun problème de compréhension. Je ne peux que vous recommander, la plume d’auteure m’a touchée et c’est une jolie histoire qui m’a beaucoup plu.

Signature Lucie