Coup de Coeur <3, Dystopie, Romance

The Revolution of Ivy | Amy Engel (The Book of Ivy #2)

ImpressionCe livre est le 2ème tome d’une saga, la chronique peut contenir des spoilers.

Ce roman aura su se faire désirer, tant par la fin du tome 1 que par le périple pour enfin l’avoir entre mes mains. Une fois en ma possession, je peux vous dire qu’il n’a pas fait long feu. Je l’ai commencé le soir de sa sortie, en ayant envie de pleurer lorsque j’ai dû penser à me coucher. Sans compter, que j’y ai pensé pendant toute ma journée de travail. Et je peux vous dire que cette suite, est un véritable bonheur. J’ai toujours un peu d’appréhension, pour les suites, car bien souvent l’histoire n’est pas à la hauteur. J’ai retrouvé tous les sentiments qui m’avaient habité et j’ai savouré chaque ligne.

Nous retrouvons Ivy complètement seule, derrière la barrière et le premier opus se terminait avec une jeune femme complètement paniquée. Une fois sa crise de larmes passées, elle a commencé à réfléchir de manière rationnelle et j’ai adoré ne pas la voir s’apitoyer sur son sort et pleurer à chaque chapitre. Au contraire, elle est conscience d’avoir beaucoup perdu, mais elle va faire le nécessaire pour survivre. Les premiers jours vont se passer dans une solitude absolu, avec pour seule compagnie les animaux sauvages. Déterminée à s’en sortir, elle va tenter de découvrir si d’autres survivants sont à proximité.

C’est dans ses circonstances qu’elle va faire une rencontre qui va lui redonner espoir. Voir cette amitié voir le jour, m’a vraiment fait chaud au cœur, Ivy n’a pas eu beaucoup de chance avec sa famille et pouvoir se reposer sur d’autres personnages va être difficile, mais pas insurmontable. Entre les difficultés et les mauvaises rencontres, elle va finir par tomber sur celle qui va être déterminante et qui va remplir le rôle qu’aurait dû avoir sa famille et à leur contact, elle va s’épanouir et profiter de sa liberté. A commencer par ses propres choix, se retrouver seule va être indispensable pour se poser les bonnes questions et déterminer celle qu’elle est réellement. Toute sa vie on lui a collée une étiquette et seule Bishop lui a donné sa chance d’être la personne qu’elle a toujours voulu être.

Bishop s’est un peu désiré jusqu’au quart du roman et sa présence m’a manqué et Ivy va tenter de se concentrer sur sa survie, mais il ne va pas quitter ses pensées. Elle va tenter de ne pas penser à lui, pour éviter d’avoir à s’effondrer. Et avoir fait fuir Bishop avec ses mensonges, ne cesse de la ronger. Bishop de son côté est toujours aussi adorable, sa patience, sa gentillesse et son amour pour Ivy font de lui un personnage qui fait rêver. Cette détermination dont elle va faire preuve et cette bienveillance, font d’elle une héroïne touchante. Son manque d’émotion et sa froideur pourrait en surprendre quelque uns, mais il ne faut pas oublier qu’elle risque de s’effondrer à tout moment, si elle laisse ses sentiments prendre le dessus et à l’approche de l’hiver elle va devoir se bouger. Pourtant, ce tome est rempli de tendresse, chacun va lui montrer qu’elle peut être importante aux yeux des bonnes personnes.

La Révolution, arrive un peu tard, mais l’épilogue est très satisfaisant et je n’aurai pas espéré mieux pour clôturer cette série. Malgré un scénario classique, j’ai trouvé l’intrigue géniale. On se retrouve au milieu de nulle part avec Ivy et tout comme elle, on réfléchit aux priorités. J’ai été complètement sous le charme des personnages que l’on rencontre dans ce tome. Même avec des barrières, ils vont apporter tout ce dont elle a toujours manqué auprès de son père, des amitiés sincères, des personnes prêtes à tout pour la protéger et beaucoup d’affection. J’ai retrouvé, tous les éléments qui ont rendu cette histoire surprenante et captivante. Sans compter que la fin, fait grimper le stress et l’avalanche d’émotions m’a totalement envoûtée. Je n’aurais pas été contre quelques pages supplémentaires, pour travailler un peu l’univers dystopique, mais cette fin est très satisfaisante. Petite pointe au cœur de m’imaginer que maintenant c’est fini, car j’aurais bien prolongé l’aventure encore quelques temps. Une série addictive, une auteure à surveiller de près. A lire de toute urgence !

Retrouvez mon avis sur The Book of Ivy #1  ICI
Signature Lucie
Coup de Coeur <3, Dystopie, Romance

The Book of Ivy | Amy Engel (The Book of Ivy #1)

ImpressionJe ne sais pas vous, mais il y a des romans on sait tout de suite qu’ils vont vous plaire. Celui-ci en fait partie, le résumé, la couverture et les nombreux avis emballés. Je n’ai pas hésité longtemps avant de me le procurer, vous vous demanderez sans doute pourquoi je l’ai gardé presque six mois dans ma pile à lire ? Et bien la réponse est simple, les nombreux éloges ont été accompagnés d’une extrême frustration. Voyant la date de sortie VO annoncé pour novembre, j’avais perdu tout espoir de pouvoir le découvrir cette année et là, miracle les éditions Lumen ont la bonne idée de sortir la version française, deux jours plus tard. Si ça ce n’est pas une intervention divine. Lumen, mes héros !

Après une guerre dévastatrice, les États-Unis ont été dévastés et les rares survivants ont menés leurs propres combats pour déterminer, laquelle des deux familles leader, dirigera la nation. Les Westfall, ont perdu et pour sceller l’union des deux familles, chaque génération doit marier, son fils et sa fille pour donner une bonne raison de maintenir la paix. Cette année, c’est au tour d’Ivy, 16 ans de se marier avec Bishop 18 ans. Ce que le jeune homme ne sait pas, c’est qu’Ivy a été élevée dans l’unique but d’ôter la vie à Bishop pour renverser le pouvoir. Pour mener sa mission à bien, elle doit garder la tête froide et ne surtout pas succomber au charme de son mari, pour être à la hauteur.

Le personnage d’Ivy a beau être jeune, chaque action reflète une très grande maturité. Malgré son jeune âge, son père a choisi de le confier une énorme responsabilité et ses choix vont se répercuter sur la liberté du peuple. La vie d’Ivy se résume à son père et sa sœur, alors lorsque son unique famille décide de lui confier le soin d’éliminer elle-même Bishop, elle est plutôt résignée, c’est sa mission et elle doit montrer à sa famille qu’elle est digne de leur confiance. Seulement, lorsque l’union est prononcée, sa vie de femme mariée s’avère assez différence de ce don elle s’imaginait, certes elle n’a pas eu le choix de son mariage, mais Bishop se révèle être gentil, attentionné et même s’il n’affiche pas beaucoup d’émotions, il écoute et respecte les pensées d’Ivy. Forcement, être marié et vivre sous le même toit, une intimité va naître et puis l’amitié, va laisser place à des sentiments plus profonds. Malgré une certaine distance qui va durer quelques temps, Bishop va l’inciter à s’ouvrir et être celle qu’elle a envie d’être, sans qu’on lui impose ses choix ou la vie qu’elle doit mener.

L’action n’est pas aussi présente que je m’y attendais et le côté dystopique est relayé au second plan. Dès les premiers chapitres, on voit tout de suite qu’Ivy observe, réfléchit, analyse. Sa capacité prend du recul est impressionnante, elle a en tête tout ce que sa famille lui a toujours répété, mais lorsqu’elle est face à la réalité, elle ne comprend plus les choix de son père. Elle va commencer, à remettre en question ce que sa famille lui a appris et se rendre compte que d’autres solutions sont possibles. Au contact de Bishop, elle va se rendre compte qu’elle n’a jamais eu le choix, que ce soit la politique du Président, avec les mariages forcés ou les expulsions, son père lui impose également ses décisions et à côté de tout ce bordel, il y a Bishop. Il cherche toujours à savoir ce qu’elle ressens sincèrement, il s’intéresse à sa vie, son histoire et il lui donne la chance de pouvoir avoir son propre avis, sans être influencé. Grâce à lui elle ose donner son opinion à voix haute, quelles que soient ses pensées.

Lorsque les sentiments vont commencer à lui embrouiller l’esprit, elle va tenter de résister et de garder ses distances, mais accomplir sa mission va devenir problématique. Le choix, de rendre sympathique le Président, est intéressant, car à côté de ça, la famille d’Ivy est assez antipathique. Et au final, les raisons du père de la jeune femme m’ont l’air plutôt égoïste et pas si tournée vers le peuple. J’ai très bien compris ce sentiment de solitude qu’elle ressentait et on voyait tellement qu’elle voulait faire ce que son père lui demande, pour qu’il soit fier d’elle qu’il est difficile de lui en vouloir. En fait, il est assez difficile de déterminer si l’un, est plus apte à diriger le pays que l’autre. La politique instaurée est assez préhistorique, mais la peuple n’est pas malheureux pour autant et il y a certes pas mal de choses à corriger, mais de là à tuer le Président et son fils, ça ne les rend pas meilleurs pour autant.

Ivy est un personnage vraiment attachant et on sent qu’elle aimerait que son père soit fier d’elle, mais intérieurement elle n’est pas d’accord avec ce qu’il attend d’elle. A force de se laisser contrôler, Ivy ne peut pas penser par elle-même et elle a tellement envie d’être aimée par son père, qu’elle se laisse convaincre avec des mots gentils et de la tendresse. Et le moment où elle va se rendre compte que Bishop, prend soin d’elle sans rien attendre en retour, va marquer un tournant, car elle va progressivement se construire sa propre identité. Et Bishop n’est pas étranger à son épanouissement, il est d’une patience et d’une gentillesse à toutes épreuves. Et c’est adorable !

Je vais finir par écrire un roman, ma chronique va être affreusement longue. Mais, j’ai tellement adoré ma lecture, que je crois que je pourrais en parler pendant des heures. Je crois que c’est la première fois, que j’aurai presque pu pleurer pour une dystopie. Les derniers chapitres sont tellement tristes et injustes, Ivy n’a plus d’option et ses décisions vont être radicales. Je tiens quand même à dire à cette chère Madame Amy Engel, qu’une fin pareil ça ne devrait pas être permise. Je suis à moins d’un mois de la publication du tome 2 et j’ai l’impression que c’est le bout du monde. Si seulement, cette suite pouvait se matérialiser pour que je puisse enchaîner. C’est un coup de cœur intersidéral et je recommande à 100%, le roman, la maison d’édition ou même la superbe plume de l’auteure.

Signature Lucie