Les étoiles ne meurent jamais | Battista Tarantini (Orion #2)

Résumé :

Entre Orion Atlay, chorégraphe réputé pour son irrévérence, et Leo Kats, talentueuse première danseuse de l’Opéra de Sydney, ce fut une collision, un intense pas de deux entre ténèbres et lumière. Un nouveau ballet est né : Perséphone consacrera l’envol de la jeune artiste et achèvera en apothéose l’œuvre du chorégraphe français. Désormais libre et amoureuse, Leo part avec Orion en résidence artistique à Tokyo. L’antre de Hiro Neruji, maître de ballet japonais, abrite l’envol sensuel et amoureux des deux Étoiles. Entre souvenirs et espoirs, désir et passion, Orion et Leo s’enlacent et créent pour la scène l’histoire de leurs propres âmes qui se cherchent et s’attisent. De Tokyo à Barcelone, de New York à Paris, Perséphone et Hadès grandissent avant la représentation finale. Au point qu’on ne sait plus lequel soutient l’autre… Orion renoncera-t-il pour autant à ses funestes projets ? Dans ce ballet de l’amour et de la mort, à l’heure où le rideau tombe, c’est encore la danse qui gagne, envers et contre tout.
Je remercie les éditions New Romance – Hugo Roman pour l’envoi de ce service presse

Une suite que j’attendais avec impatience et qui en même temps me faisait redouter le pire. Les dernières révélations dans le tome précédent ont largement contribué à accentuer l’excitation et cette suite s’est révélée à la hauteur de mes espérances. Chaque chapitre accentue le côté pesant du temps qui passe, l’urgence devient parfois pesante et accentue la souffrance de Leo. Le récit repose essentiellement sur les décisions d’Orion et l’impact qu’elles ont et auront sur la vie des personnages qui gravitent autour de lui.

J’ai terminé ma lecture euphorique avec un cœur qui bat à cent à l’heure, il est indéniable que ce roman est addictif et j’ai terminé sans réaliser que la dernière page arriverait si vite. En lisant la dernière ligne, je n’avais qu’une envie retranscrire les émotions éprouvées lors de ma lecture. Seulement après plusieurs tentatives, les mots sont brouillons et mes mots ne rendent pas justice à l’histoire, ainsi qu’à ces personnages originaux qui ont pris vie le temps d’un ballet endiablé. J’ai recommencé ces lignes à plusieurs reprises et j’avais l’impression de d’en dire trop. Il faut dire que cette suite, est liée aux révélations qu’Orion s’apprêtent à mettre à exécution.

Cette décision qu’Orion est convaincu d’être la bonne est l’une des plus difficiles à lire, car on image sans mal la douleur que Leo ressent en imaginant ce que ça implique. Malgré quelques doutes, j’ai été éblouie par la force de caractère de Leo, elle est désormais libérée de ses chaînes et c’est avec passion qu’elle continue d’exercer son art. Après Melbourne et Sydney, nous embarquons pour Tokyo où Orion a de nouveaux projets pour sa muse, sur place ils font la connaissance du sombre Hiro Neruji. On quitte un peu la rigidité de la discipline, laissant libre cours à l’imprévu et tous les deux ils vont se laisser porter à la fois par la colère, l’amour et la passion.

Du côté d’Orion, le mystère s’estompe au fur à et mesure que l’histoire avance, lui d’abord si secret va se résigner à s’ouvrir à Leo. Pas toujours fan de certaine de ces décisions, il n’en demeure pas moins touchant. Dans cette suite on va le voir déterminé à exécuter ce qu’il pense être le mieux, de l’extérieur on pourrait le penser égoïste, et j’ai également éprouvé certaines émotions négatives envers lui, mais son histoire est loin d’être évidente et ça pourrait briser le monde de beaucoup de personnes. Un passage en particulier m’a un peu déçu, mais je n’ai pas réussi à totalement le détester, car son secret m’a ému et à sa place j’ai du mal à imaginer comment serait ma vie.

J’ai trouvé la danse moins présente, mais avec le recul on a toujours cette connexion entre les deux personnages liés par une passion commune. La relation professeur/élève a évolué différemment et on est plus en face de deux partenaires, à Tokyo on va découvrir une autre forme d’expression, mais c’est finalement hors du Japon qu’ils vont nous montrer leur vrai visage. De Tokyo, à New-York en passant par Paris, nous allons voyager au gré des représentations et lorsque le rideau tombera la scène finale pourrait ne pas être celle qu’on espère. Que vous soyez ou non prête, cette conclusion ne vous laissera pas indifférente. En refermant le dernier chapitre, j’ai éprouvé cette frustration de l’avoir lu si vite et j’aurais volontiers prolongé l’histoire le temps de quelques chapitres, car j’ai eu des difficultés à quitter les personnages et leur univers tellement envoûtant.

Mon avis sur Orion #1 ICI

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Ainsi soient les étoiles | Battista Tarantini (Orion #1)

Résumé :

Première danseuse de la compagnie, premier rôle dans un ballet, Leo Kats est sur le point d’atteindre un sommet dans sa jeune carrière : elle sera Nikiya dans la Bayadère qui se jouera à l’Opéra de Sydney. Les années de travail, intenses et douloureuses, ont porté leurs fruits, mais la jeune femme est fébrile et encore trop peu confiante à l’aube de sa consécration.
Quelques jours avant la représentation, Orion Atlay, illustre chorégraphe français, s’invite au Temple, l’école de danse de la compagnie, pour y créer un ballet irrévérencieux. Dès la première seconde, Orion veut Leo, lumineuse, parfaite et docile. Seulement Leo.
Un combat s’engage. Obsédé par la jeune femme, Orion tente de la convaincre de danser pour lui afin de mener à bien d’obscurs projets. Secouée par les méthodes peu académiques du maître de ballet, éveillée par le désir qu’elle éprouve pour la première fois, Leo craint de ruiner sa carrière qui ne semble plus tenir qu’à un fil. Des studios à la scène, en passant par les coulisses de l’Opéra, Orion et Leo devront se battre pour trouver l’amour.
Je remercie les éditions New Romance – Hugo Roman pour l’envoi de ce service presse

Je n’aurais pas pu être plus heureuse de terminer l’année avec cette sublime lecture et vous qui lisez ces lignes, sachez que votre première lecture de l’année vous réserve des émotions intenses. J’avais entendu parler de Battista Tarantini, mais je ne l’ai réellement découverte que lors de ma lecture de Heroes. Je gardais un très bon souvenir de sa plume et le thème de la danse retranscrit dans une superbe couverture n’a fait que conforter mon envie de découvrir ce nouveau roman. J’étais loin d’être préparé à vivre ces émotions, on n’en sort pas indemne.

Leo Kats est la parfaite petite danseuse et sa vie professionnelle semble lui sourire, première danseuse de la compagnie, premier rôle dans un ballet, c’est la consécration et après des années de travail acharné elle devrait pouvoir se satisfaire de son statut, mais la jeune femme continue de douter et recherche toujours l’excellence. L’école de danse de la compagnie est en effervescence, Orion Atlay le célèbre chorégraphe français s’est invité au Temple afin de trouver les deux futurs danseurs de son prochain ballet. Lorsqu’il rencontre Leo, il n’a qu’une certitude : il veut Leo et personne d’autre. Son seul objectif est de sublimer la jeune femme en lui offrant la liberté.

Je suis une novice du milieu de la danse, mais on imagine sans mal grâce au réalisme des descriptions. Cette authenticité accentue les émotions et on plonge dans un milieu exigeant ou la rigueur est indispensable. Notre héroïne parfaite en apparence, se bat avec ses propres démons et cet aspect de sa personnalité en fait une héroïne touchante. Sa quête de la perfection va dévoiler une fragilité et l’arrivée d’Orion dans sa vie va chambouler sa vie. On alterne entre ombres et lumières, grâce aux méthodes particulières du chorégraphe et lorsque Leo va goûter à la liberté, elle va être plus vulnérable que jamais.

Après plusieurs années de danses à haut niveau, on se doute que Leo a dû faire de nombreux sacrifices dans sa vie personnelle et pour la première fois, elle va ressentir des émotions inédites qui vont complètement changer sa manière de danser, allant même jusqu’à la conduire jusqu’au bord du précipice. Orion voit sa muse comme personne ne l’a jamais vue et j’ai apprécié la relation qui se tisse, la danse est un moyen de communication étonnant et les émotions que nos héros vont renvoyer seront intenses tant pour les personnages que pour le lecteur, qui ne demande qu’à voir la magie opérer et les masques tomber. Après plusieurs années à être une danseuse zélée, Leo va revenir à la vie. Tout en découvrant un amour unique qui ne s’oublie pas.

Malgré l’alternance des points de vue le mystère qui entoure Orion demeure même à la fin de ce premier opus. Son comportement le ferait facilement passer pour un fou et ses réactions parfois incompréhensibles, semble trouver un sens lorsque les révélations se font. Au gré des d’informations lâchées au fur et à mesure que les pages se tournent, l’imagination commence à prendre le dessus et l’aversion se transforme progressivement en sympathie. Finalement le lecteur est aussi craintif que Leo et nous laissons nous aussi tomber nos barrières pour faire confiance à ce créateur de génie qui va la pousser à donner le meilleur.

Je pensais ne pas être surprise par les révélations et finalement l’histoire prend un tournant inattendu dans les derniers chapitres révélant la complexité qui attend nos personnages. Impossible de résister à l’envie de se jeter sur la quatrième de couverture du prochain opus, j’avais besoin de connaître la direction que prendrait l’histoire. J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui règne de ce récit, on y retrouve les codes liés à ce milieu et l’exigence qu’on s’attend à trouver. J’ai été excitée de poursuivre ma lecture et j’ai parfois eu le souffle coupé par les émotions. Je termine l’année en beauté et vous recommande chaudement cette lecture pour bien débuter l’année, tous les ingrédients sont réunis pour avoir l’impression d’être spectatrice d’un ballet amoureux. Et j’espère retrouver le même plaisir avec la suite en février. Très belle découverte qui mérite d’être lu.