Sans Foi Ni Loi | Tillie Cole (Hades Hangmen #2)

Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Après avoir été agréablement surprise par le tome précédent, il me fallait absolument continuer l’aventure avec cette suite. Comme le tome précédent l’intrigue est basée sur la secte dont Mae, Lila et Maddie se sont échappées. Ce tome s’éloigne un peu de l’histoire précédente, notamment car notre héroïne est une croyante affirmée et toute sa vie a été fondée par la communauté, alors devoir vivre au sein d’un club de bikers c’est à l’opposé de ce qu’elle peut accepter et comprendre.

Je l’avais compris dans le tome précédent, mais Kyler Willis le Vice-Président du Club est littéralement tombé sous le charme de Lila lorsqu’il l’a sauvé des griffes de sa communauté. Toute sa vie il a toujours savouré sa liberté et il n’est jamais le dernier pour boire ou tout simplement profiter des chaudasses du club. Son père lui a toujours enseigné de ne jamais se laisser diriger par une femme et de ne surtout pas éprouver de sentiments autres que sexuelle pour elles. Il a bien compris qu’au contact de Lila il n’est plus le même et devoir jouer les baby-sitters va s’avérer de plus en plus compliqué à force de la côtoyer.

Ce tome va mettre un accent important sur la différence de milieu et de croyances, Lila est une jeune femme qui a passé sa vie à appliquer les enseignements de l’Ordre et aujourd’hui se retrouver dans un club de bikers va être une expérience difficile, car elle est en contradiction avec ce qu’elle a toujours cru et ce qu’elle croit encore aujourd’hui. Devoir se confronter à des motards qui ne cache pas leurs vices va être assez traumatisant et dans un premier temps elle va se murer dans ses appartements pour rester dans sa bulle protectrice. Le premier contact avec Ky, va être difficile, car le biker est d’une vulgarité assez impressionnante et il pourrait irriter la moindre oreille innocente. C’est vrai que parfois c’était un peu extrême, mais ça va avec le personnage qui ne fait pas dans la demi-mesure, la relation semble incompatible et pourtant, ils se complète d’une manière inimaginable.

J’ai beaucoup aimé la manière dont ces deux personnages vont progressivement apprendre à se comprendre malgré leurs différences et accepter la naissance de sentiments qu’ils n’étaient pas prêts à ressentir. Contre toute attente, Ky va accepter plutôt facilement être attirée par cette Amish qui semble un peu perchée, le plus difficile va être pour Lila qui se sent prisonnière et aimerait retourner dans la Communauté pour continuer son enseignement de Maudites. Même éloignée du Prophète, elle continue d’être pleinement consciente de sa beauté et ce n’est pas Ky qui va la détromper, lui-même étant complètement envoûtée face à cette beauté blonde qui ne cesse de s’insinuer dans son cœur.

L’intrigue concernant la secte va elle aussi progresser et de nouveaux personnages vont faire leur apparition, présageant une importance dans la suite des évènements. De même que certaines scènes vont nous montrer ce que le prochain opus nous réserve et personnellement, la petite Maddie est un personnage qui ne cesse de m’intriguer , donc j’ai été ravie de pouvoir la retrouver même si elle reste à distance et on peut dire que les trois « sœurs » ont un caractère bien différent et c’est vraiment un plaisir de découvrir le chemin parcouru vers le bonheur. Un tome que je recommande aux lecteurs avertis qui ont l’habitude du langage un peu cru des bikers et qui de mon côté m’a vraiment beaucoup plu. Septembre semble tellement loin avant de pouvoir retrouver les frangins et leurs régulières.

Retrouvez mon avis sur Hors la Loi #1 ICI

Hors la Loi | Tillie Cole (Hades Hangmen #1)

Un roman que je n’attendais pas particulièrement et qui aura réussi à me faire passer un très bon moment. J’ai souvent des avis en demi-teinte concernant les clubs de motards, notamment concernant certaines pratiques et ici, tout est tellement bien relaté que je n’ai pu que me laisser guider par le suspense du récit.

Nous suivis deux héros que tout oppose, à commencer par River Styx à la tête des Hades Hangmen. Il souffre d’un terrible problème d’élocution, alors pour éviter d’être le centre de l’attention, il n’hésite pas à se faire respecter grâce à ses points et personne au club n’oserait défier leur Président connu pour être sans pitié. Depuis la mort de son père, la seule personne avec qui il communique verbalement est son Vice-Président Kyler qui se charge d’être sa voix au sein du club. Après plusieurs années il retrouve Salomé, une jeune femme qu’il avait rencontrée pendant son enfance et qui lui avait forte impression, notamment à cause des conditions liées à leur rencontre. Blessée, la jeune femme semble avoir subi des violences et son état de santé précaire. Subjugué face à la jeune femme, il va d’abord lutter, puis progressivement se laisser attendrir face à la situation particulière de la jeune femme, qui est démunie face à un monde qu’elle n’a jamais côtoyé, qui la dépasse complètement et la force à tout réapprendre.

Face à un contexte qui sort quelque peu de l’ordinaire, j’ai été ravie de pouvoir me reposer sur un glossaire en début de roman. Il est parfois complexe de s’y retrouver et pour bien situer l’intrigue, je n’ai pas hésité à me reporter aux renseignements fournis pour ne pas être dépassé par les appellations qui sont assez nombreuses. Ce qui m’a avant tout séduite, c’est la manière dont les faiblesses des héros vont s’avérer être leur plus grande force. Traumatisé par un bégaiement Styx a tout simplement décidé de ne plus prononcé un mot et pour être respecté dans un monde de bikers, il ne va pas hésiter à user de sa force physique. Il est vrai que la violence est évoquée dans ce roman, mais l’auteure n’entre jamais dans des descriptions morbides. Il faut dire que chez les Hades Hangmen il ne faut pas s’attendre à découvrir un club pacifiste, la règle est simple tuer avant d’être tué. On retrouve également un vocabulaire familier, avec des termes parfois crus, mais qui ne sont pas étonnants dans ce contexte et ajoute en crédibilité.

Lorsque Mae réalise qu’elle échange une prison contre une autre, la peur va s’insinuer dans son esprit et il va falloir redoubler de patience pour la tranquilliser face à tous ces motards tatoués pas toujours très rassurants. J’ai beaucoup aimé cette manière qu’à Styx d’être déchiré face à son attirance, il faut dire que son mode de vie est loin d’être paisible et il ne cache pas lui-même si attirance pour les femmes, l’alcool et la violence. Pourtant réalisant qu’elle peut lui accorder sa confiance, Mae va nous révéler une force de caractère inattendu, on va réaliser que face aux épreuves, elle s’est forgé une carapace qui lui a permis de s’en sortir et même si l’inconnu est effrayant, j’ai trouvé qu’elle s’adaptait plutôt bien à sa nouvelle vie malgré son éducation qui l’a bousillé et Styx a beau n’en faire qu’à sa tête, il a tout pour plaire.

Ce roman ne conviendra pas à tous les lecteurs, en particulier à cause du contexte violent et de la présence de scènes qui pourrait choquer, tant par son vocabulaire cru, que par la violence omniprésente. Pour ma part, c’est justement parce que ce roman prend des risques que j’ai appréciée me plonger dans un univers plus sombre, mais en même temps avec une romance qui nous montrer à quel point un biker peut être intense lorsqu’il aime une femme. Une écriture fluide qui permet d’adhérer rapidement au récit et une double narration addictive qui offre un aperçu des pensées de nos héros. Bref tout pour me plaire et j’ai hâte de découvrir les prochains tomes qui m’ont l’air tout aussi savoureux avec cette aura de danger.

Possesseur | Wylde Joanna (Reapers Motorcycle Club #1)

ImpressionMa première immersion dans le monde des bikers n’avait pas été un franc succès, pourtant j’ai décidé de laisser une chance à cet univers assez particulier et je ne regrette pas, malgré les clichés évident envers les bikers et la naïveté de l’héroïne, mon sentiment une fois terminé est plutôt mitigé.

Après avoir que son mari lui ai flanqué une raclée, Marie a décidé de mettre un terme à ce mariage chaotique. Depuis elle squatte le canapé du mobil-home de son frère Jeff et c’est le début des ennuis. Alors qu’il travail en collaboration avec le Reapers Motorcycle Club, il a la mauvaise idée de détourner une somme astronomique et son problème de jeu n’arrange pas les choses. Incapable de rembourser cette somme, il se retrouve au pied du mur. Après avoir rencontré Marie plusieurs fois, Horse décide de passer un marché avec la jeune femme. Si elle accepte de le suivre et de faire tout ce qu’il désir, il acceptera d’accorder du temps à Jeff. Prête à tout pour sauver son frère, Marie accepte de le suivre.

Malgré le fait que les deux héros soient rempli de clichés, je me suis réconciliée avec le monde des bikers. Horse est déstabilisant, à la limite bipolaire. Je n’ai pas toujours compris ces sautes d’humeurs, il passe du biker colérique, à l’amant doux en un rien de temps. C’est la première fois qu’il désir autant une femme et il n’avait encore jamais éprouvé le besoin d’avoir une régulière, une chose est sûre : il veut Marie. Le problème c’est qu’elle n’a rien à voir avec le monde de violence dans lequel vit Horse.

De son côté Marie est à la fois fragile et battante. Fragile parce que son mariage ne lui a pas apporté la confiance qu’elle méritait et forte, parce qu’elle sait ce qu’elle ne veut pas. Dès sa première rencontre avec Horse, l’attirance est immédiate et elle ne comprend pas, car c’est un mélange d’envie et de crainte. Je ne suis pas fan de son côté trop soumise, malgré les mots durs de Horse qui la traite comme un macho arrogant. Je suis déçue qu’elle ne s’affirme pas plus, mais dans l’univers des bikers ça ne m’étonne pas plus que ça. Mais le respect et la douceur m’ont manqué pour être emportée. Sans compter que la gestion temporelle est assez particulière et le début m’a un peu perdu avec les retours avant/après, puis j’ai finis par m’habituer  au style sans m’en rendre compte.

L’intérêt c’est la particularité de la romance, qui ne ressemble à aucune autre. Le monde des bikers est violent, leurs règles sont moyenâgeuses et certaines répliques m’ont faut hurler pendant ma lecture. Je pense avoir plus accroché qu’Indéniable parce que justement les choses sont faussées et l’univers adouci. Je suis une éternelle romantique et ce milieu ne me fait pas rêver, je ne suis pas certaine de lire la suite, non pas parce qu’il est mauvais, mais parce que je suis dans la recherche d’une relation plus attendrissante. Je ne pense pas qu’un biker se reconnaîtrait dans ce roman et c’est peut-être ce qui m’a dérangée. Je reste perplexe sur mon ressenti, sans savoir si j’ai réellement appréciée.

Signature Lucie