La librairie des rêves suspendus | Emily Blaine

Résumé :
Entrez dans un monde où tout devient possible…
Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu  : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de bad boy que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier…

Une auteure désormais incontournable dans le paysage littéraire français, et plus particulièrement dans l’écriture de comédie romantique. Alors bien évidemment, l’annonce d’un nouveau roman a immédiatement attiré mon attention et la révélation de la couverture n’a fait que motiver mon achat.

Nous faisons la connaissance de Maxime Maréchal star montante du cinéma, malheureusement plus connu pour ses frasques que pour son jeu d’acteur. Après une énième bagarre l’acteur est condamné à effectuer des travaux d’intérêt généraux dans une librairie dans un petit village de Charente. Sur place Maxime est loin d’être un employé modèle et la pétillante Sarah va devoir supporter l’agressivité de son nouveau locataire.

Au premier abord Maxime est assez suffisant et son agressivité n’a rien de charmant. On peut même dire que la première rencontre est loin d’être alléchante, l’agressivité qui l’habite le rend assez antipathique et ses réactions envers ses proches n’a fait que donner une mauvaise image de lui. Sa condamnation ne va faire que renforcer sa colère et pour lui cette peine n’est pas méritée donc bien évidemment son arrivée dans la librairie de Sarah ne va pas se faire dans les meilleures conditions et les présentations vont jeter un froid. Alors quand progressivement on voit quelques signes d’évolution on se surprend à apprécier cet homme et on découvre un homme touchant.

Sarah elle a tout pour plaire et contrairement à notre héros, elle garde son calme en toute circonstance et sa gentillesse est salué de tous. Sa librairie et ses livres sont toutes sa vie et malgré l’inquiétude de ses proches, la jeune femme vie sa passion pleinement. Seulement après plusieurs problèmes financiers la passion ne suffit plus, alors quand un ami lui propose d’accueillir Maxime l’aspect financier est trop intéressant pour refuser et elle a désespéramment besoin d’aide pour les travaux qu’elle n’a pas les moyens de financer. Très belle rencontre, j’ai tendance à me reconnaître dans le côté lectrice passionnée parfois asociale et j’ai été touché par sa timidité, qui donne envie de la protéger. Alors la magie opère auprès de Maxime qui devient plus soucieux des autres, plus particulièrement Sarah, qui fait la différence.

J’ai apprécié l’environnement dans sa globalité, la complicité qu’il y a entre les personnages principaux et les mots justes des personnages secondaires qui gravitent autour de nos héros. Notamment Damien et Anita, qui parviennent à apporter de beaux conseils ou encore Baptiste qui semble avoir un rôle important pour Sarah, mais qui malheureusement disparaît rapidement. Un livre qu’on découvre plus touchant qu’il n’y paraît avec des thèmes qu’on n’attend pas. Comme à son habitude la plume d’Emily Blaine parvient à nous embarquer dans son univers et on ne peut qu’apprécier cette lecture qui délivre un message plein de tendresse.

Les Promesses de l’été | Carrie Elks (The Shakespeare Sisters #1)

Résumé :
Dans le cadre idyllique d’une villa au bord du lac de Côme, Cesca, la benjamine de la fratrie aura à affronter le temps d’un été, son ennemi juré ! L’été risque d’être brûlant.
Cesca Shakespeare peine à garder son job, son appartement, et végète à Londres, six années après que sa pièce de théâtre, promise à un grand succès, a été subitement déprogrammée.
Elle pense avoir touché le fond lorsque son parrain lui offre de passer l’été dans le cadre idyllique d’une villa en Italie, pour l’inciter à se remettre à écrire. À contrecœur, elle accepte et découvre, trop tard, que la maison appartient à son ennemi juré, Sam Carlton, le responsable de sa chute.

Sam Carlton, l’idole hollywoodienne, voit son nom traîné dans la boue par la presse à scandale et n’a plus qu’une idée en tête : se cacher. De sa famille, de ses fans… et, plus que tout, de l’homme qu’il est devenu. Il se réfugie pour la période estivale, dans la maison familiale inoccupée, au bord de lac de Côme. Sauf qu’à son arrivée, la résidence n’est pas aussi vide qu’il l’espérait..

Au cours de cet été torride, Cesca et Sam doivent affronter leur passé. Leur amitié, d’abord hésitante, évolue rapidement vers une vive attirance, puis bascule dans une aventure brûlante. S’agit-il d’une idylle aussi courte qu’un été, ou leur amour sera-t-il assez fort pour résister à toutes les tempêtes ?

Je remercie les éditions Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman.

Quatre sœurs. Quatre histoires. Quatre manières de trouver le Grand Amour. Le tout au cœur des quatre saisons. Personnellement je trouve que c’est le pitch parfait et j’ai adoré le caractère léger de cette romance au cœur de l’Italie. C’est à mon sens la lecture parfaite au bord de la mer, moment de plaisir garantit.

Dans ce premier volet, nous faisons la connaissance de Cesca Shakespeare, une héroïne à un tournant de sa vie. Il y a six ans, elle était aux portes du succès, sa pièce avait tout pour plaire et les attentes étaient nombreuses, seulement ce fût la douche froide lorsque sa pièce de théâtre a été subitement déprogrammée. Aujourd’hui malgré la blessure que lui inflige cet échec, elle tente de s’en sortir en faisant des petits boulots, mais ses difficultés à garder un emploi ne va faire qu’empirer la situation et rendre son quotidien difficile. Lorsque Hugh son parrain lui propose de s’éloigner de l’agitation de Londres elle hésite à prendre cette main tendue, mais l’offre est trop belle passer l’été en Italie autour du lac de Côme, couper du monde extérieur avec pour seule tâche d’entretenir une sublime villa, l’occasion est trop belle et peut-être que ça serait l’occasion de laisser l’inspiration la guider pour se remettre à écrire. Seulement sur place, malgré le cadre idyllique, elle découvre que cette maison appartient à la famille du célèbre acteur Sam Carlton, l’homme à l’origine de sa chute.

Cesca est une héroïne que j’ai particulière appréciée, on découvre au début du roman un personnage avec une certaine fragilité, elle a vécu son échec professionnel comme si elle n’était pas digne de réaliser son rêve. Alors lorsque après six années, elle réalise que sa vie n’est qu’une suite d’échec, tant professionnel que personnel, elle arrive au point de rupture. Sur les conseils de son parrain et ami Hugh, elle accepte de s’éloigner pour remettre sa vie sur les rails et pourquoi pas s’accorder une seconde chance dans l’écriture d’une pièce. Face à ce paysage sublime, l’inspiration ne tarde pas à renaître et Cesca qui n’était jusqu’ici qu’une timide londonienne va reprendre confiance en son talent et oser être cette jeune femme pétillante, drôle et effrontée. Sa tranquillité ne va être que de courte durée et la jeune femme va devoir affronter son passé, sous les traits d’un charmant acteur.

Sam Carlton est un acteur hollywoodien à qui tout semble réussir, seulement après avoir fait confiance à la mauvaise personne, son nom se retrouve en Une de tous les journaux people et incapable d’assumer ces mensonges, le jeune homme souhaite simplement fuir sa famille, ses fans et ce scandales qui risque de tout balayer sur son passage. Il connaît l’endroit idéal qui rempli tous les critères, coupé du monde, sans wifi, sans téléphone et dans un pays étranger.  Ainsi c’est sur un coup de tête que Sam s’envole pour la maison familiale au bord du lac de Côme où il sera chouchouté. Seulement à son arrivée, l’accueil est glacial et le charmant couple de gardiens a été remplacé par une furie. Au premier abord, on pourrait facilement le détester, mais rapidement on éprouve de l’empathie pour ce personnage qui au delà de la star est un être humain avec ses fragilités.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution de la relation entre les personnages, on passe de la haine aux chamailleries, puis progressivement les taquineries laissent deviner un rapprochement et tout de suite, l’histoire prend de la légèreté grâce à une amitié naissance où l’humour à toujours sa place et on passe ensuite à des joutes plus intenses et le flirte va laisser transparaître l’alchimie évidente entre les héros. Toutes les phases sont progressives et les interactions prêtent à sourire et lorsque enfin les personnages décident de se laisser une chance, c’est d’un romantisme et d’une sensualité qui ne peuvent qu’être qu’apprécié. C’est drôle, rafraîchissant et les émotions sont abordées avec pudeur, sous le soleil d’Italie, on découvre comment Cesca a rencontré son Grand Amour.

Le lien qui unit la fratrie est présent dès ce premier opus, laissant entre voir des héroïnes très différentes tant dans leur caractère, que dans leur vie et c’est une belle famille qui nous est présentée. Le thème des quatre saisons est intéressant et montre la diversité des personnages, il aurait d’ailleurs été assez sympa de profiter des changements climatiques en même temps que les sœurs, mais la curiosité est la plus forte et il faut noter que la narration à la troisième personne n’a occasionné aucune gêne, au contraire Carrie Elks a réussi à me faire oublier ce détail. Rendez-vous le mois prochain pour prolonger l’histoire des sœurs Shakespeare.

Will | Rachel Van Dyken (Famous Love #3)

Résumé :

« J’aurais aimé réussir à lui mentir. A lui dire que je ne ressentais rien de ce lien entre nous, puissant comme l’océan, bruyant comme les vagues venues s’écraser sur la berge. Ce lien serait toujours là. Mais je continuerais de l’ignorer. Je n’avais pas le choix. »
Will Sutherland, ancien chanteur du groupe Adrenaline, ne s’est jamais vraiment remis de sa rupture avec l’actrice Angelica Greene. Désormais agent, il accepte malgré tout d’aider la jeune femme à relancer sa carrière et lui obtient un rôle dans un film. Will est déterminé : il conservera une relation strictement professionnelle avec celle qui a détruit leur relation. Mais il ne tarde pas à se rendre compte qu’Angelica pourrait une nouvelle fois lui voler son cœur, celui-là même qu’elle a si cruellement brisé des années plus tôt…
Merci aux éditions Milady pour l’envoi de ce roman

Ma première crainte dans les histoires de seconde chance c’est de m’ennuyer et de ne pas savourer totalement ma lecture, car la première rencontre est toujours l’un de mes moments favoris dans une romance. Ici tout est vite balayé par l’aversion qu’ont les deux personnages l’un pour l’autre et j’ai apprécié ma lecture plus que je ne l’aurais imaginé. Finalement mon seul regret c’est que Milady n’est pas publié l’autre série consacrée aux personnages secondaires de cette série, car ce qui n’était qu’une impression est rapidement devenue gênante dans ce tome, quand on évoque des scènes dont le lecteur n’a jamais été témoin.

Will Sutherland a eu la chance d’exceller dans deux carrières, anciennement chanteur d’un groupe ayant rencontré un immense succès, il est aujourd’hui un agent de star reconnu et ses anciens clients sont aujourd’hui des amis. La seule ombre à sa vie s’appelle Angelica Green, à une époque elle a été la seule femme qu’il désirait et malgré une rupture difficile, il accepte d’apporter son aide à celle qui a brisé son cœur. Il est sa dernière chance, Angelica le sait et malgré une relation professionnelle compliquée, ils pourraient bien retomber dans les travers du passé, pour ça il suffit juste de laisser tomber les barrières et accepter le pardon.

Will est un personnage qu’on a déjà rencontré et qu’on a apprécié dans le tome précédent, donnant une image un peu rigide il n’en reste pas moins un très bon ami et il est reconnu dans son métier. Dès les premières pages on ressent sa rage bouillonner dans ses veines et cette colère va se confronter à une jeune femme pas aussi solide qu’il n’y paraît. Son caractère difficile peut renvoyer une image négative, mais on comprend qu’il a été meurtrie et sa colère c’est le premier symptôme d’un homme blessé, mais ça montre également qu’il n’est pas indifférent.

Il manque peut-être la vision d’ensemble de toute la bande, mais Angelica est présentée comme étant la fille de Satan et dès le premier chapitre on s’attend à découvrir une Nan (cf Rosemary Beach), mais ce sentiment s’efface dès qu’on rentre dans sa tête, difficile de ne pas aimer cette héroïne d’une incroyable fragilité. Finalement lorsque j’ai découvert ce personnage, j’ai eu l’impression que c’était elle la victime et c’est là qu’on se rend compte qu’il manque très certainement des éléments, car on ressent une animosité envers elle, sans comprendre.

En bref, une série qui met du baume au cœur, tant par la romance mignonne à souhait, que part l’humour toujours autant présent et bien évidemment cette amitié qui unit les personnages est un modèle et ce sont là des ingrédients parfaits pour apprécier sa lecture. C’est un tome qui permet de relâcher la pression et après une dure journée c’est tout ce qu’on demande. Un petit plaisir à déguster enroulé dans un plaid.

Mon avis sur Lincoln #1 ICI
Mon avis sur Zane #2 ICI

When it’s real | Erin Watt

Résumé :

Mesdames et messieurs, voici Oakley Ford ! Popstar célébrissime, en une de tous les magazines, des millions de fans, et surtout… un caractère bien trempé !
À première vue, Oakley semble avoir tout pour lui, mais sa famille est en train d’exploser en vol. Et malheureusement, sa musique et son inspiration aussi. Après une énième frasque relatée dans les tabloïds, son équipe doit réagir : il lui faut redorer son image au plus vite ! Trouver une fausse petite amie, une fille douce et sage, qui prouvera au monde entier qu’il a changé…
C’est là que Vaughn Bennett entre en scène. Grande sœur dévouée, étudiante et serveuse à temps partiel : en quelques mots, le prototype même de la fille » normale « . La preuve : elle n’aurait jamais accepté cette mission si sa famille n’avait pas des soucis d’argent. Elle n’a pas vraiment le choix. Et il faut dire que la magie et les paillettes d’Hollywood sont loin de lui déplaire.
Mais en ce qui concerne Oakley, c’est une autre affaire. Cet abruti prétentieux, terriblement égoïste ? Ce n’est pas comme s’ils allaient vraiment craquer l’un pour l’autre dans la vraie vie ! N’est-ce pas ?
Merci Hugo New Way pour cet envoi

J’étais impatiente de découvrir le duos d’auteurs qui compose le pseudo Erin Watt dans un nouveau registre, après avoir découvert La Princesse de Papier et apprécié de manière mitigée les Royal, cette nouvelle lecture était l’occasion de laisser une nouvelle chance à cette plume entraînante. Pas de doute, Elle Kennedy-Jen Frederick ne sont plus à présenter et dans ce roman adolescent, elle s’intéresse le milieu de la célébrité et plus précieusement aux déboires d’un jeune chanteur avec une réputation sulfureuse.

Oakley Ford est un chanteur à succès, qui semble se faire remarquer uniquement lors de ses sorties publiques, où il abuse de l’alcool et des femmes. Afin de redonner une image plus mature à leur client, ses équipes décident de lui trouver une fausse petite amie et par la même occasion attirer un producteur à succès qu’Oakley rêve de rencontrer. Ce rôle de fille douce et sage c’est Vaughn Bennett qui va le tenir, la jeune fille à tout pour plaire, grande sœur dévouée, serveuse à temps partiel pour subvenir aux besoins de sa famille et suffisamment normale pour refuser ce job. Seulement la réalité financière va contraindre Vaughn à accepter ce contrat.

Finalement on se laisse facilement entraîner par l’histoire, malgré un côté assez prévisible. Vaughn va devoir mettre de son côté son idylle avec son petit ami pour pouvoir honorer ce contrat. Bien évidemment, la situation va légèrement échapper à son contrôle et le petit ami secret va rapidement avoir du mal à supporter la séparation. Néanmoins, la maison de disque est assez carré et on ne tombe pas dans le cliché pour autant avec des clauses de confidentialité pour protéger Oakley. Tout le scénario est conçu par étapes pour éviter que la situation ne leur échappe, mais c’est sans compter sur un héros impulsif et à la limite de l’abruti prétentieux.

On ne peut pas dire que la première rencontre soit un coup de foudre, Vaughn va tomber dans les limbes de la célébrité et Oakley va montrer le pire de lui-même. On ressent dès le début le poids de l’obligation des deux parties et ce n’est qu’une fois contraint de se fréquenter, que nos héros vont progressivement laisser tomber leur barrière. Il faut dire qu’ils ont tous les deux leurs démons, Vaughn se sent un peu perdu et elle a besoin de temps pour trouver sa voie. C’est au contact d’Oakley qu’elle va comprendre qu’il est important de choisir un métier qui nous passionne pour ne pas se sentir enfermé. Ce qui n’empêche pas le jeune homme d’être confronté à ses propres problèmes et lorsqu’il parvient à ne pas être exécrable, son personnage est hyper touchant et sensible.

On aborde un angle de vue intéressant de la célébrité et de la solitude qu’elle peut engendrer sans jamais être seul. Quelques scènes assez marquantes son le reflet d’une triste réalité et on est spectateur de comportements détestables certes la célébrité est un choix, mais certains comportements ne sont pas justifiés. C’est ce qui fait qu’on s’attache à notre faux couple, tant grâce à l’humour que par des scènes mignonnes qui rendent cette lecture tellement douce. Et s’il vous faut encore une raison de vous le procurer, la couverture ne vous suffit-elle pas ?

Follow Me Back | A.V. Geiger (#2)

Résumé :
Personne ne sait ce qui est arrivé au prodige pop-rock Eric Thorn. Son compte Twitter ? Bloqué. Son portable ? Enterré dans la neige, l’écran brisé et maculé de sang.
Tessa Hart, fangirl agoraphobe, connaît la vérité, mais elle a définitivement tourné la page #Tessa♥Eric. Plus question de toucher à son compte Twitter. En revanche, Snapchat… c’est beaucoup plus sûr, non ?
Après avoir fait profil bas pendant des mois, Tessa sort de sa cachette, forcée d’affronter les fantômes de son passé…

Très heureuse d’avoir pu partager cette lecture avec Elea du Forum Boulevard des Passions, ensemble nous avons pu apprécier l’addictivité du récit et j’ai pris plaisir à retrouver la plume de A.V. Geiger. La fin du précédent opus a eu le temps de nous travailler et à l’époque nous avions plusieurs hypothèses concernant la suite de l’intrigue, mais c’est surtout le sentiment de frustration qui nous habitait. Un peu effrayée à l’idée que cet opus ne transmette pas autant d’émotion, j’ai débuté ma lecture sur mes gardes et rapidement, mon esprit c’est focalisé sur les éléments à notre disposition.

Comme dans le précédent opus nous alternons entre les points de vue de plusieurs personnages clés, avec en bonus un interrogatoire toujours aussi oppressant et surtout intrigant. Bien qu’ayant des réponses rapidement concernant des zones d’ombre précédemment évoquées à la fin de Follow me Back, le mystère entourant ce second tome n’en demeure pas moins épais et en tant que passionnée de lecture, des millions d’hypothèses me traversent l’esprit durant ma lecture. J’ai d’ailleurs eu quelques frayeurs avec une imagination parfois un peu trop prolifique, mais c’est totalement l’intrigue que j’attendais pour apprécier une suite à ce thriller addictif.

Dès le début l’histoire démarre au quart de tour puisque de nombreuses questions concernant la disparition soudaine d’Eric Thorne, n’ont toujours pas trouvé de réponses et le dernier message posté sur le compte d’Eric n’augure rien de bon. La seule personne à connaître toute l’histoire c’est Tessa Hart, la jeune femme agoraphobe qui est tombée amoureuse de la célébrité convoitée de tous. Après plusieurs mois d’angoisse, Tessa a toujours autant de mal à se remettre de ses émotions, ses angoisses sont toujours présentes et ses difficultés à interagir avec les autres n’ont jamais été aussi puissantes. Les réseaux sociaux ne lui procurent plus le réconfort qu’elle éprouvait au Texas dans sa maison, à communiquer avec Eric. Il aura suffi de passer de Twitter à Snapchat pour raviver de vieilles blessures. Elle va devoir affronter son passé et ses démons.

Les angoisses de Tessa sont encore une fois traité avec beaucoup d’empathie et durant ma lecture, je n’ai cessé d’apprécier ce personnage. On sent que son combat est compliqué et malgré ses efforts, la guérison ne se fait pas du jour au lendemain. Même si, elle ne le constate pas forcément, on constate une évolution de son personnage, à commencer par son agoraphobie beaucoup moins handicapante et un désir de s’en sortir. Définitivement une héroïne qui me rend admirative, tant par sa volonté de s’en sortir, que par ses réactions touchantes.

Vous l’aurez compris, cette nuit réunit tous les éléments pour captiver le lecteur et comme moi vous aurez du mal à le reposer. Les chapitres sont cours et le besoin de réponse agit comme automatiquement, j’ai à de nombreuse reprise dû diminuer la cadence au risque de m’emballer et finir cette lecture commune en solitaire. L’intrigue est crédible et moi qui avait peur que ce soit le tome de trop, ça me montre que j’ai eu tort de ne pas faire confiance à cette auteure de talent. Il faudra attendre les derniers chapitres pour que la vérité éclate et bien que ces révélations ne soit pas forcément une surprise, on ressent l’urgence de la situation. Un roman haletant qui a de quoi ravir les lecteurs. Je vous recommande cette auteure qui a une plume envoûtante.

Retrouvez mon avis sur Follow me Back #1 ICI