New Romance

Cuffed | K. Bromberg (Everyday Heroes #1)

Résumé :
Emmy de retour dans sa ville natale, retrouve Grant, 20 ans après qu’elle l’ait rencontré sur les bancs de l’école, à l’âge de 8 ans, et sans que les blessures du passé n’aient entamé l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre.
Grant Malone, devenu agent de police, reconnaît instantanément en la femme audacieuse et pleine de vie qu’est devenue Emmy Reeves, la petite fille timide dont il était amoureux petit garçon. Certes, leur amour paraît impossible, Grant connaît mieux que quiconque le passé trouble d’Emmy. Mais quitte à braver la loi, il est déterminé cette fois, à ne pas la laisser repartir.
Je remercie les Éditions Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman.

Lorsque l’une de mes autrices favorite sort un nouveau roman, je n’éprouve aucune hésitation avant que cette histoire devienne l’objet de ma convoitise. Il faut dire que j’étais impatiente de pouvoir découvrir les nouveaux personnages de cette saga et comme à son habitude K. Bromberg aborde un thème qui ne va pas épargner nos héros. Tous les ingrédients étaient réunis pour être touchée par le parcours de ces deux âmes.

Il y a 20 ans Grant et Emmy étaient inséparables, mais un drame va les conduire à être brutalement. Aujourd’hui Grant Malone est devenu agent de police et lors d’une patrouille, il tombe par hasard sur celle qu’il n’est jamais parvenu à oublier. La petite fille timide a laissé la place  à une jeune femme pleine de vie qui semble profiter de chaque instant. Pourtant malgré la joie qu’il éprouve à l’idée de retrouver son amour d’enfance Emmy érige des barrières, car Grant est le seul à connaître son passé trouble et la jeune femme n’est pas prête à replonger dans la période la plus douloureuse de sa vie. C’est sans compter sur la force de persuasion de notre héros.

Je ne devrais pas être étonnée, mais chaque fois c’est la même surprise lorsque je fais la connaissance des personnages principaux de K. Bromberg. Ma première rencontre avec Grant Malone m’a fait forte impression et j’ai été séduite par ces traits de caractère. A commencer par sa volonté à suivre les traces de son père dans la police, et la passion avec laquelle il exerce ce métier. Il renvoie une image d’homme solide, fort, qui représente l’autorité et en même temps il dégage une forte humanité qui le pousse à s’impliquer dans les affaires. Il est caractérisé comme souffrant du complexe du héros, alors lorsqu’il revoie son amie d’enfance cela va raviver de nombreux souvenirs et plus particulièrement ce qu’il considère comme son plus gros échec : protéger Emmy.

Emerson n’a plus rien à voir avec la jeune fille qu’elle était il y a vingt ans, aujourd’hui elle est une femme forte et indépendante qui partage sa vie entre ses amis et sa passion pour son travail. Bien qu’elle soit de retour dans sa ville natale, la jeune femme ne s’était pas préparer à se trouver face à Grant, alors que ce dernier est ravie de pouvoir retrouver son amie d’enfance, Emerson n’éprouve pas le même bonheur et la jeune femme ne tarde pas à décamper. Ce caractère fuyant va lui coller à la peau pendant une bonne partie du roman, malgré l’insistance de Grant et l’attirance évidente qu’elle éprouve pour lui. Pour la jeune femme il n’est pas concevable de replonger dans les souvenirs et Grant représente tout ce qu’elle tente désespéramment d’oublier et qui l’empêche d’avancer.

J’ai beaucoup apprécié le court format des chapitres qui m’a finalement poussé à tourner les pages et à en vouloir toujours plus. C’est amplifier par la naissance d’une romance éprouvante, et plus particulièrement grâce au charisme de Grant qui va user de tous ses charmes pour convaincre celle qui a une place importante dans son cœur. Face à la fragilité émotionnelle d’Emerson, la romance va se mettre en place doucement et Grant va redoubler d’inventivité pour attendrir la jeune femme et regagner sa confiance. Et à l’image de notre héros il va falloir garder son calme face aux réactions de notre héroïne, parfois frustrantes, mais qui ont contribué au développement de la romance. Un premier opus riche en émotions qui introduit un nouvel univers qu’il me tarde de découvrir, les frères Malone ont déjà toute mon attention. En bref, une belle romance émouvante.

New Adult

Confidence | Sarina Bowen & Elle Kennedy (WAGs #2)

Résumé :
Bouleversée par son récent divorce, Hailey consacre tout son temps à Fetch, le service d’assistance qu’elle codirige avec son ex-mari. Si elle n’attend rien de la gent masculine, elle ne peut s’empêcher de flirter avec un certain Sniper87. Est-il possible de tomber sous le charme d’un parfait inconnu, par écran interposé qui plus est ? Justement, ce client anonyme pourrait bien être Matt Eriksson, le célèbre joueur de hockey de l’équipe de Toronto ! Leurs échanges demeurent purement virtuels, jusqu’au jour où Sniper87 demande à Hailey une chose qu’elle ne peut refuser…

Le premier opus l’avait laissé une forte impression, mais cette suite n’est absolument pas comparable et à mon sens elle la surpasse totalement. Blake était un personnage adorable, mais son extravagance était parfois trop prononcée, alors faire la rencontre du héros son exact opposé c’était beaucoup plus reposant et la douceur de l’histoire m’a séduite. Nous avons deux personnages touchants, drôles, sexy et leur attirance est évidente pour le lecteur, qui n’attend que le moment où ils vont se laisser porter par leur désir.

Hailey consacre tout son temps à Fetch, l’entreprise de service d’assistance qu’elle codirige avec son ex-mari. Elle se donne corps et âme pour son travail en pleine extension pour oublier l’échec de son mariage. Afin de satisfaire les clients VIP, la jeune femme s’occupe elle-même de certaines demandes particulières et c’est dans ce contexte qu’elle fait la connaissance de Sniper87, un client fidèle avec qui elle échange depuis plusieurs mois. Bien que le nom de ce client figure dans les dossiers, elle n’a jamais cherché à découvrir qui était cet homme qui l’attire, mais malgré elle son esprit fait des suppositions et les indices montrent qu’il pourrait s’agir de Matt Eriksson le célèbre joueur de hockey de l’équipe de Toronto. Suite à un problème lié au service qu’elle propose, Hailey accepte de rendre service au jeune homme en acceptant une mission qui va donner un aspect plus réel à leurs échanges.

J’ai apprécié la vulnérabilité que les deux personnages dégagent lorsqu’ils évoquent leur divorce. Tous les deux s’étant séparés à la même période, ils vont commencer à échanger pendant une période où ils sont à fleur de peau et malgré les dix-huit mois écoulés, il est évident qu’ils voient leurs divorces comme l’échec de leur vie. Néanmoins il ne le gère pas de la même manière, Hailey n’étant pas prête à rencontrer d’autres hommes n’a jamais tenté de fréquenter un nouvel homme et lorsqu’elle fait la rétrospective de sa vie, elle panique en réalisant que son mari a été le seul homme qu’elle est fréquentée et son rapport à la sexualité la tient à distance des hommes. Sa rencontre avec le héros va complètement la déstabiliser et les sensations qu’elle ressent en sa présence vont chambouler ses certitudes. Sa timidité va nous valoir quelques scènes amusantes et j’ai apprécié leur rencontre.

Du côté du héros, il est à un tournant de sa vie et il réalise qu’il en a terminé avec les coups d’un soir et bien qu’il ne soit pas à la recherche d’une femme, il aimerait rencontrer une femme qui s’acclimate à son mode de vie. Bien qu’il soit la force personnifiée, son divorce à laisser des séquelles et les mots de son ex-femme sont resté gravé dans sa tête et il ne se croit pas assez bien pour être avec une femme. Lui qui n’a jamais réussi à comprendre les femmes, va s’avérer être d’une étonnante clairvoyance vis-à-vis de Hailey et sa patience envers elle, n’a fait qu’accentuer mon amour pour lui. Et il n’hésite pas à utiliser tous ses atouts pour convaincre la jeune femme.

Une suite avec beaucoup d’humour, de douceur et les personnages m’ont vraiment touché. L’histoire est simple et il n’y a pas de réel rebondissement, mais l’authenticité de l’histoire m’a convaincu et il ne m’en fallait pas plus pour apprécier ma lecture. J’étais persuadée qu’une suite était disponible donc je me suis empressée de vouloir lire le résumé, mais malheureusement je ne sais pas une suite est prévue, mais je le souhaite.

New Romance

Model Boyfriend | Stuart Reardon & Jane Harvey-Berrick

Résumé :
Qu’est-ce qu’on éprouve quand on sort avec l’un des plus beaux hommes du monde ? Un homme dont le visage est sur tous les magazines et campagnes publicitaires.
Anna Scott est en train de découvrir que ce n’est pas aussi amusant que ça en a l’air.
Nick, retraité du rugby à l’âge de 33 ans, blessé et désœuvré, a eu la chance d’entrer dans le monde de la photographie de mode en tant que mannequin. Mais derrière la façade scintillante se cache une réalité hideuse : la drogue, l’alcool, tous les péchés capitaux et des gens prêts à tout pour parvenir au sommet.
Ce n’est pas une vie simple, et qui l’est encore moins lorsqu’on est en couple. Il va falloir que Nick apprenne à naviguer dans ces eaux troubles, sinon il risque de tout perdre, y compris la femme qui est devenue sa raison de vivre.
Dans ce monde glamour, il n’y a pas de place pour l’erreur. Et être un MODEL BOYFRIEND est un job à plein temps.
Le gentil Nick peut-il s’en sortir ou sera-t-il tenté de tout risquer ? Parce que la seule chose qu’il méprise, c’est l’échec. Heureusement pour Anna, il est bien plus qu’un joli visage.
Cette histoire continue là où Invincible s’est arrêté, bien qu’elle puisse aussi être lue comme une histoire autonome en soi.
Je remercie Hugo New Romance pour cet envoi

Je ne m’étais pas du tout renseigné concernant une éventuelle suite pensant qu’Invincible était un tome unique, alors lorsqu’il a été annoncé chez Hugo Roman j’ai été surprise de découvrir qu’on retrouvait nos précédents héros et finalement il peut tout à fait se lire indépendamment du premier opus. En soi, c’est une lecture agréable et lorsqu’on retrouve nos héros c’est un bon moment, mais en toute honnêteté ce tome n’était pas indispensable et finalement ça replonge nos héros dans la tourmente, alors qu’il avait déjà pas mal de bagages. Au delà de ça, c’est un autre combat qu’ils mènent et bien qu’ont les pensaient soudés, l’avenir peut s’avérer surprenant.

Après des années à vivre pour le rugby, l’heure de la retraite à sonner et on ne peut pas dire que Nick le vive très bien. Au delà du sport qu’il abandonne c’est tout un mode de vie qu’il doit réapprendre et alors que ses journées étaient consacrées à sa passion, il se retrouve démuni, un peu perdu et surtout en pleine remise en question. C’est un retour à la réalité brutal et Nick va avoir un passage à vide. Consciente que Nick ne fait que s’enfoncer dans ses doutes Anna va être d’une grande patience, mais lorsqu’une offre surprenante se présente, la jeune femme pousse l’ex-rugbyman à réévaluer ses possibilités. D’abord réticent, celui-ci finit par accepter de devenir model.

Ayant toujours été en contact avec des sportifs, Anna savait qu’il serait difficile pour Nick de renoncer à sa passion, mais il y a une différence entre le regard d’une spécialiste et celui d’une femme amoureuse. Consciente qu’il ne sert à rien de le pousser, Anna va laisser le temps nécessaire à Nick afin qu’il puisse sortir de sa déprime, mais elle était loin d’imaginer qu’une opportunité de mannequinat remettrait en question toutes ces certitudes. Jusqu’ici elle n’avait jamais douté de son couple, mais face à l’intérêt que suscite son fiancé auprès des femmes, Anna va éprouver les sentiments les plus humains qu’on connaisse : la jalousie et la peur.

On ne peut pas dire que la communication soit le point fort de ce couple et pourtant avec toutes les épreuves qu’ils ont traversées on pourrait penser qu’ils sont plus solides, pourtant leur couple va être confronté à une énième épreuve qui pourrait bien fragiliser le couple. D’un côté, nous avons Anna qui est prête à laisser du temps à son homme, quitte à mettre ses désirs de côté et de l’autre et bien que son silence soit frustrant, la démarche est vraiment belle. Et de l’autre nous avons Nick, la fin de sa carrière va le mettre face à un grand vide et même s’il accepte de se lancer dans une nouvelle carrière poussée par Anna, il va légèrement se perdre dans sa quête. Je ne vous cache pas, que même si Anna m’a parfois fait grincer des dents face à son silence, c’est surtout Nick que j’avais envie de secouer pour qu’il voit ce qu’il a devant lui, plutôt que ce qu’il a perdu.

J’avais complètement oublié la narration extérieure et finalement, comme pour le premier opus on oublie facilement pour se laisser porter par l’histoire. J’ai trouvé l’angle de l’histoire plutôt intéressante, et même si y a des passages un peu énervant c’est une vraie question qui est abordée. Lorsqu’on est un jeune retraité ou même un plus âgés et qu’on s’est levé chaque matin avec un but, année après année et que subitement c’est la fin, il est normal que ça nécessite un temps d’adaptation. On peut compter sur Brendan pour briller par ses réparties, sans compter qu’Anna va pouvoir se reposer sur son fidèle ami et ça permet de gommer quelques longueurs. Nous ne sommes pas sur une lecture qui me marquera dans le temps, mais j’ai trouvé les derniers chapitres touchants.

Mon avis sur Invincible #1 ICI
Romance

Ce qui nous consume… | Georgia Caldera (#2)

Résumé :
Violette, au passé aussi troublé qu’au brillant avenir, vient d’intégrer une école d’art. Elle s’est installée chez sa mère et son nouveau beau-père, puis a fait la connaissance du fils de celui-ci, le solitaire et énigmatique Adam. Après s’être ignorés et déchirés durant des semaines, ils ont trouvé la paix dans les bras l’un de l’autre et se sont déclaré leur amour. Violette doit désormais apprendre à lui faire confiance mais les secrets qui voilent le ténébreux regard d’Adam pèsent sur leur couple. Parviendra-t-il à lui révéler ses démons et à accepter son aide ?
Ce roman est le deuxième tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Une conclusion comme on les aime qui offre des réponses aux nombreuses questions qu’on avait à la fin du premier opus. Les émotions sont toujours aussi intenses et les sujets abordés contribuent à rendre les personnages d’autant plus attachants. L’auteure dépend avec justesse plusieurs thèmes sensibles et leurs conséquences parfois désastreuses qu’elles ont sur l’évolution de la vie des personnages.

La première partie est l’occasion de consolider la relation entre Violette et Adam, la confiance ayant toujours précaire il est appréciable de voir se couple que tout oppose se trouver des points communs et accepter l’évidence de leur relation. On peut voir une évolution dans le comportement d’Adam, lui si craintif devient peu à peu plus ouvert et malgré un manque de confiance en lui, il s’ouvre peu à peu à Violette, essayant tant bien que mal de surmonter ses souffrances et de réapprendre à vivre malgré l’ombre de son père qui plane au dessus d’eux.

Ce qui est intéressant avec cette suite, c’est qu’elle met en lumière les blessures d’Adam, mais également les peurs de Violette qui a également un passé trouble. Chacun va devoir affronter ses propres démons et ensemble ils vont nous montrer qu’ils sont invincibles. Cette relation qu’ils ont longtemps tenté d’éviter, va s’avérer être leur bouée de sauvetage et se raccrocher à cette relation va leur permettre de voir leur vie différemment et d’apaiser les vestiges de leur passé. Et parfois j’avais l’impression de redécouvrir Adam et dans le bon sens du terme.

Mon côté exigent aurait apprécié un épilogue plusieurs années après les événements ce cet opus, car la curiosité est à son comble et mon besoin de découvrir le bonheur de ces personnages est indéniable. Il y a une forme d’attachement quand on passe du temps avec des héros et qu’on affronte des épreuves avec eux, mais ma plus belle découverte c’est la plume de Georgia Cadelera que j’ai redécouvert plusieurs années après ma lecture de Hors de Portée. Un dytique qui répond à toutes mes attentes et qui me laisse sous le charme.

Mon avis sur Ce qui ne te tue pas… #1 ICI

Romance Contemporaine

Ce qui ne te tue pas… | Georgia Caldera (#1)

Résumé :

Le bac en poche, les années lycée et leur lot de terribles souvenirs derrière elle, Violette se réjouit de pouvoir enfin tourner la page. C’est par un déménagement et l’intégration d’une école de graphisme de renom que débute sa nouvelle vie. Artiste dans l’âme, Violette espère se révéler et s’épanouir à Arte-Sup. Or, son bonheur a un prix : Adam, le fils de son nouveau beau-père. Car le jeune homme, aussi ombrageux qu’insaisissable, avec lequel elle va devoir désormais partager un couloir, semble la haïr par-dessus tout. Et lui aussi étudie les arts graphiques au sein de la même formation…

Après être tombée amoureuse de cette sublime couverture, j’ai malgré tout tenté de résister à la tentation et finalement c’est ma copine Ouidad qui a tranché pour moi en m’offrant cette lecture riche en émotions et me permettant par la même occasion de faire dédicacer mon exemplaire par son auteure. J’ai débuté ce roman sans réaliser que l’histoire allait être touchante et le passé des personnages ne faut que renforcer leur côté torturé.

Après avoir passé ses années lycées à vivre avec son père et son frère, Violette est déterminée à tourner la page et oublier ce que cette dernière année lui a fait subir. Intégrer l’école de graphisme de ses rêves est l’occasion pour la jeune femme d’oublier les souvenirs de son année de bac difficile et déménager chez sa mère et son nouveau beau-père semble être l’échappatoire dont elle a besoin. Seulement dès le premier jour, elle se heurte au fils de son nouveau beau-père et face à un colocataire récalcitrant, la jeune femme va tenter de s’épanouir et se reconstruire à Arte-Sup, mais Adam va tenir son bonheur tant à la maison, qu’au sein de la formation d’arts graphiques qu’ils viennent d’intégrer. Et la cohabitation va s’avérer compliquer pour les deux jeunes gens.

Le mystère qui entoure le passé de Violette reste entier et malgré sa force de caractère, il est évident que sa dernière année de lycée a profondément marqué la jeune femme. Ce déménagement est l’occasion pour elle de redevenir cette jeune femme insouciante, qui se fiche de ce qu’on peut penser d’elle et elle n’hésite pas à jouer de son côté rebelle pour se construire un cercle d’amis. Pourtant cette image, contraste avec ses pensées, car malgré une apparente désinvolture, elle attache une importance à ce que ses camarades pensent d’elle et face à la critique, Violette se montre très vulnérable, suscitant la compassion et l’interrogation du lecteur.

Adam lui ne fait pas semblant, il n’aime ni la foule, ni être le centre d’attention et avoir des amis ne l’intéresse pas, sa scolarité a été trop chaotique pour oser accorder sa confiance à de potentiel ami. Il n’aspire qu’à disparaître, uniquement vêtu de noir il n’hésite pas à se fondre dans la masse et personne n’a jamais réellement entendu la voix du jeune homme. A la maison ce n’est pas bien différent, Violette ne peut qu’observer ce jeune homme unique, qui est loin de la mise en garde sa mère. N’arrivant pas à tisser un lien avec les autres, Adam se contente de tenir les autres à distance et se renferme dans sa bulle où seul l’art à sa place. D’une incroyable sincérité, ce jeune homme hors du commun n’aspire qu’à être dans un environnement où il peut baisser sa garde.

La tension est palpable et l’issue de cette relation semble incertaine, il y a une profondeur qui se créer grâce au silence et ça accentue les regards lourds de sous-entendu, les émotions sont comme démultiplier par les non-dit, et l’un et l’autre vont confronter leur caractère de manière inattendue. Adam va apaiser Violette et la jeune femme va devenir un soutien inespéré pour le jeune homme. Un premier opus qui met en avant les démons d’Adam, le tout raconté par une auteure à la plume entraînante qui pousse le lecteur à se poser les bonnes questions et les traumatismes abordés ne font qu’attendrir le lecteur. Je n’imaginais pas plonger dans une histoire aussi désarmante, nous sommes témoins de scènes révoltantes et on n’aspire qu’au moment où la légèreté va penser les blessures. L’attente risque d’être longue jusqu’à la suite prévu le 15 mai.