Larmes brûlantes | Pepper Winters (Monsters in the Dark #2)

Résumé :
« Il me caresse la joue. Cela aurait pu passer pour un geste tendre, mais avec Q, c’était toujours empreint d’une rage silencieuse. En frissonnant, je le regardai dans les yeux. Je me plongeai dans le coeur du monstre que j’avais choisi, au détriment d’un gentil garçon comme Brax. Là où Brax était le soleil, Q était le vide intersidéral. Un trou noir plein de mystères et d’univers cachés. Ai-je mis les pieds dans un monde de souffrance ? »
Tess appartient totalement à Q.
Q appartient éternellement à Tess.
Tout en cherchant à se venger des hommes qui ont vendu Tess, tous deux apprennent les limites de leur relation hors norme et ne se lassent pas des nuits aussi sensuelles qu’envoûtantes… jusqu’à ce que le malheur s’abatte une fois de plus sur Tess, mettant en péril leur folle passion et risquant de changer la jeune femme en un monstre tortionnaire. Q comprend très vite qu’il devra se sacrifier s’il veut sauver Tess d’elle-même.

Âmes sensibles, s’abstenir !

Je remercie les éditions Milady pour cet envoi.

Je me suis donné la nuit pour réfléchir aux réactions provoquées par cette lecture, et mes impressions sont toujours aussi difficiles à expliquer. On pourrait croire qu’après les évènements du tome précédent, la violence s’atténuerait un peu, mais dès les premiers chapitres le côté sombre du premier tome refait son apparition et notre couple n’a pas fini de nous étonner dans leurs explorations toujours plus intenses.

Ce tome permet de remettre les choses en place et malgré quelques scènes un peu pesantes, la culpabilité diminue considérablement de par l’apparition du consentement, ce qui est indispensable pour apprécier la construction de cette relation. J’ai déjà lu des Dark Romance et aucune ne se ressemblent, ici la souffrance est très présente et la brutalité des scènes érotiques rend difficiles la sympathique des personnages. Sans compter que le début étaient beaucoup trop basé sur les scènes de sexe et j’ai eu peur de me lasser face à leur exploration. Bien évidemment Pepper Winters continue de surprendre ses lecteurs en mettant de nouveau le malheur sur le chemin de Tess et Q. J’ai rarement vu une auteure malmener autant ses personnages et la noirceur qui s’en dégage va nous offrir un dénouement précieux et une redéfinition de la relation, qui va approfondir les sentiments.

Le tome précédent posait les bases d’une relation érotique intense et comme toutes Dark Romance qui se respecte, les sentiments amoureux sont bien souvent balayé par la souffrance et l’exploration de la douleur. Difficile de déceler les émotions liées à une romance, pourtant comme souvent le coté émotif finit toujours par faire son apparition. C’est le cas dans cette suite, la romance met du temps à voir le jour, mais les épreuves traversées va créer une nouvelle forme de relation. Certes la douleur et la souffrance est toujours présente, mais j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait. Encore une fois, nos héros vont affronter l’impassible et la récompense va mettre du temps à voir le jour, mais ce qui va naître de ces épreuves va consolider leur confiance et les montrer sous un jour nouveau. C’est d’ailleurs cet aspect plus humain qui les rend plus sympathiques.

On conserve une écriture addictive, mais le début enchaîne les scènes de sexe et personnellement j’ai trouvé que ça affectait le démarrage de l’intrigue et j’ai eu du mal à rentrer complètement dans l’histoire. Malgré tout, l’écriture est fluide et ça contre balance avec les répétitions, sans compter que je dois admettre qu’une fois le récit en route, on passe par un arc-en-ciel d’émotion et on souffre avec nos héros. Il est très appréciable de pouvoir avoir une alternance des points de vue, car ils subissent tous les deux à un degré différent. A toujours être dans les excès, il est parfois difficile d’apprécier tous les aspects de la personnalité de nos personnages, mais au contact de leurs vulnérabilités, on crée un lien avec les personnages et c’était à mon sens indispensable.

En bref, malgré quelques doutes, Pepper Winters réussit à attiser l’intérêt du lecteur jusqu’au dernier chapitre et pour mon plus grand plaisir l’addictivité est présente durant toute la lecture. J’émets quelques réticences concernant l’évolution future des personnages, car leurs traits de caractère sont parfois poussé à l’extrême, mais ça va de pair avec leur relation. Ils éprouvent une connexion d’une intensité difficile à décrire, mais qui accentue leur émotion et contribue à surenchérir dans les réactions. L’histoire n’est pas parfaite, mais une fois lancée dans l’histoire l’envie de poursuivre est plus forte que tout et bien évidemment il est impossible de ne pas satisfaire cette curiosité malsaine. Une bonne Dark Romance qui n’a pas fini de nous étonner.

Mon avis sur Larmes Amères #1 ICI

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Larmes amères | Pepper Winters (Monsters in the Dark #1)

Résumé :
 Tess Snow a tout pour être heureuse : une brillant avenir professionnel et un petit ami fou amoureux d’elle.

Pour l’anniversaire de leur rencontre, Brax lui offre un voyage surprise au Mexique. Plages de sable blanc, cocktails exotiques, soirées torrides : tous les ingrédients sont réunis pour des vacances de rêve. Mais très vite, c’est la descente aux enfers : Tess se fait kidnapper. Captive terrifiée, elle se mue en farouche insoumise. Mais son courage ne lui épargnera pas l’horreur.

Brax la retrouvera-t-il avant qu’elle ne soit brisée ? Ou le nouveau maître de Tess changera-t-il sa vie à jamais ?

Je remercie les éditions Milady pour l’envoi de ce roman.

Avant tout de chose, il faut savoir que ce roman appartient à la Dark Romance et il est destiné à un public averti. C’est un genre extrêmement dérangeant et ce roman va probablement mettre vos sens en éveil, la violence de cette histoire m’a mise dans une situation d’inconfort et c’est principalement les émotions contradictoires qui rendent ce roman difficile à lire. Nous sommes dans une relation éprouvante, où les pleurs et les cris représentent la norme. Bien évidemment, seuls les adeptes du genre apprécieront l’addictivité du récit et savoureront la culpabilité d’apprécier ce récit sans pour autant accepter l’impensable décrit dans cette histoire.

C’est là toute la subtilité du roman, réussir à faire déconnecter son lecteur du politiquement correct et oser apprécier une fiction qui met mal à l’aise. Les romans autobiographiques qui relatent des sévices de victimes sont pour moi difficile à supporter, car authentiques et j’ai la chance de réussir à compartimenter mes lectures. L’évasion est le moteur qui nous pousse à découvrir de nouvelles lectures, les Dark Romance sont pour moi des fictions et bien que j’ai moi-même du mal à expliquer ce que j’éprouve en lisant des romans d’une telle violence, je suis en capacité de comprendre que ce roman est une fiction et ce n’est pas le réalisme qui m’attire. Les scènes sont choquantes et le récit parfois insoutenable, mais une sorte de curiosité malsaine me pousse à provoquer des émotions peu commune dans la romance, et accepter l’inacceptable sous couvert de la fiction.

Tess Snow a tout pour être heureuse, seulement sous l’image de l’étudiante-modèle qui a tout pour réussir, la jeune femme éprouve un million d’émotions contradictoire. Son petit ami est tout ce qu’elle a toujours souhaité, mais bien que ça soit sans doute égoïste sa petite vie parfaite ne parvient pas à combler le vide qu’elle éprouve. Intérieurement elle souffre de désir inassouvi et bien qu’elle se satisfasse de sa condition, elle éprouve de plus en plus de difficulté à donner le change. Alors lorsque Brax son petit ami lui propose un voyage surprise au Mexique, l’occasion est trop belle pour ne pas raviver la flamme. Seulement sur place, malgré un cadre paradisiaque la situation vire au cauchemar lorsque Tess se fait kidnapper. Malgré sa force de caractère, son monde s’écroule.

L’héroïne est assez difficile à cerner et ses deux personnalités plutôt intéressantes, jusqu’ici les héroïnes captives étaient des petites soumises et cela impliquait la faiblesse ici nous sommes face à une jeune femme combative qui a des problèmes d’acceptation et bien que le consentement soit absent la relation est basé sur la domination, chacun essayant de briser l’autre, rendant les échanges du couple de héros explosifs. Le récit reste très classique pour une Dark Romance, mais certaines zones d’ombre contribuent à susciter l’intérêt du lecteur et accentuer le mystère lié à la captivité de Tess. En tant que lecteur nous sommes face à l’horreur et bien que certains passages soient déchirants, quelques dialogues sont parfois un peu tiré par les cheveux.

Dark Desire | Penelope Douglas (Devil’s Night #2)

Résumé :
Ce n’était qu’un jeu… Maintenant c’est une traque.

Kai Mori. Beau, riche, talentueux… C’était l’enfant chéri de Thunder Bay jusqu’au jour où il a brutalement tourné le dos à son brillant avenir. Un mystère pour tout le monde, sauf pour moi. La même noirceur coule dans nos veines, la même fascination pour le danger et le secret. Ensemble, nous aurions pu être invincibles, peut-être même heureux. Mais nous n’aurons jamais l’occasion de le découvrir. Car aujourd’hui nous sommes ennemis. Et, si Kai s’imagine pouvoir détruire ce que j’ai de plus cher au monde, je me dresserai sur sa route sans hésiter une seule seconde.

Ce second opus garde son aura sombre et comme le précédent l’univers conserve un côté malsain, qui crée une ambiance pesante, mais bien que les personnages soient toujours aussi torturés l’intrigue est portée par un couple attachant qui va établir les règles d’un jeu dangereux, et va le transformer en jeu de traque.

Kai Mori était l’enfant chéri de Thunder Bay, il était promis à un brillant avenir et la réalité lui a offert un tout autre chemin. Depuis qu’il est libre, le jeune homme peine à remonter la pente, surtout quand il pense à quel point l’honneur est important dans sa famille et conscient de les avoir déçus il n’est plus vraiment le même avec eux. La noirceur coule dans ses veines et bien que le tome précédent ait réussi à débloquer quelque chose en lui, le besoin de retrouver Damon va le conduire à retrouver ses bonnes vieilles habitudes et traquer une proie.

Les cavaliers de l’Apocalypse sont en alerte depuis la trahison de leur ami et l’objectif est de mettre la main sur lui, avant qu’il ne fasse du mal à l’un des membres du groupe. Seulement pour mettre leur plan à excursion ils vont devoir se rapprocher du père de Damon et celui-ci à également ses propres conditions. Seulement quand Kai se retrouve face à Banks, ses propres clauses vont le conduire à inclure la jeune femme dans le contrat et bien qu’elle ne soit pas décidée à se laisser faire, Kai va tout mettre en œuvre pour détruire ses défenses et surtout comprendre pourquoi elle est prête à tout pour protéger tous ceux qui se dresseront sur le chemin de Damon.

Nous avons un couple de héros qui fonctionne un peu sur les mêmes bases que le précédent opus, mais Kai semble beaucoup plus tranquille, ce qui ne l’empêche pas de savoir être menaçant lorsque cela est nécessaire. La particularité de cette série c’est les émotions qu’elle me fait ressentir, difficile d’expliquer sans y être confronté, mais l’univers est sombre et le décor contribue à provoquer un sentiment d’oppression, le danger n’est jamais loin et nos héros ne semblent avoir aucune limite pour obtenir des réponses, quitte à faire du mal.

Banks est un personnage déterminé, son apparence ne va pas manquer d’attirer l’oeil et les questions de Kai. Sans oublier bien-sûr qu’ils ont un passé en commun et ce qu’ils ont vécu est gravé à jamais pour l’un comme pour l’autre. Seulement les années ont passé et la jeune femme fragile a bien grandi, aujourd’hui elle sait tout ce qu’elle doit savoir sur les cavaliers et son instinct de protection va la conduire à se battre pour ce qu’elle croit juste, mais les choses ne vont pas se passer de la manière qu’elle imaginait et les émotions vont s’en mêler.

Une intrigue peut-être un peu moins élaboré, mais un couple qui m’aura totalement convaincue. On se laisse facilement porter par l’histoire et le mystère ne fait qu’attirer la curiosité, impossible d’abandonner nos personnages en si bon chemin. Je suis impatiente de découvrir les histoires des personnages secondaires.

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With You | Amélie C. Astier & Mary Matthews

Résumé :

Il y a quatorze ans, les vies de Reagan et de Vic se sont liées à jamais. Ils ont été kidnappés et séquestrés durant leur adolescence. Ensemble, ils ont vécu le pire, et en secret, ils se sont aimés malgré leur calvaire. Mais une fois que leur captivité a pris fin, la vie les a séparés.
Aujourd’hui, alors que la justice s’apprête à être rendue, leurs chemins vont se croiser de nouveau. Ils ont changé, et les stigmates de plusieurs années de souffrance ont forgé leurs existences. Lorsque le présent les replonge dans ce passé de cauchemar, Reagan et Vic vont découvrir que les blessures infligées à cet amour sont loin d’être refermées.
Merci aux éditions Milady pour ce service presse.
Ce roman est destiné à un public averti.

J’arrive un peu après la bataille, mais quelle découverte qui va laisser des séquelles. Lorsque ce roman est sortie en numérique les premiers retours ont immédiatement été élogieux, mais à mon sens c’est une lecture qu’il faut débuter à un moment où l’esprit est détendu, car c’est un récit difficile et le bord du précipice n’est jamais loin. Bien évidemment, les mois ont passé et d’autres livres sont venus se mettre entre nous, pour tout vous dire en découvrant la réédition dans le catalogue Milady, j’ai vu ça comme une opportunité à ne pas louper. Lorsque j’ai débuté ma lecture, j’ai reçu une pluie de commentaire encourageant et même si j’ai un peu honte de l’admettre cette lecture à la fois troublante et rempli d’espoir m’a complètement porté, sans m’épargner.

Le pouvoir des mots peut avoir plusieurs visages, d’une part l’horreur cette lecture est difficile et elle m’a marqué, mais en même temps, voir que d’un cauchemar peut naître la plus solide des relations c’est bouleversant. Il y a quatorze ans, Reagan et Vic ont vécue la plus terrible des expériences, kidnappés, séquestrés et torturé, ils ont passé le cap de l’adolescence dans la souffrance. Pendant quatre longues années, une souffrance indescriptible les a maintenu dans la terreur, pourtant, malgré leurs vies brisées, ils ont développé un lien unique qui leur permet l’espace de quelques heures, de s’échapper de leur calvaire avec simplement des moments de douceur. La fin de leur calvaire aurait dû être le début de quelques choses de beau, mais c’est sans compter sur leur famille près à tout pour maintenir un semblant d’équilibre. Aujourd’hui, après quatorze ans, le procès de leur bourreau va de nouveau les réunir et mettre à l’épreuve ce lien unique qui les relit l’un à l’autre.

Je me sens assez mal à l’aise en écrivant cette chronique, c’est l’éternel débat que je mène avec moi-même lorsque je lis des Dark Romance, difficile d’expliquer et d’assumer qu’on puisse aimer une lecture aussi écœurante. C’est déroutant comme sensation, on est face à des flash-back d’une extrême violence et à la limite du gerbant, pourtant il est important de se rappeler que même si certain récit retrace la réalité, cette histoire est une fiction, certes certains récits peuvent se rapprocher de la réalité, mais compartimenter la fiction est important. Ici on est face à un récit traumatisant et à chaque immersion, j’étais soulagé de retrouver le présent pour constater que malgré une épreuve, Reagan et Vic éprouvent toujours cette petite étincelle. Leur amour c’est une forme d’espoir, de soulagement, c’est la finalité et c’est ce qu’on leur souhaite de pouvoir être heureux ensemble.

With You, est un roman à ne pas mettre entre toutes les mains, en soi ce n’est pas tant la romance qui pose problème. Certes, les sentiments sont nés d’une manière particulière, mais je trouve ça plus accessible qu’un roman qui rapproche un bourreau et sa victime. Difficile de maintenir ses émotions stables, quand certains passages prêtes à sourire, la réalité de nos personnages revient comme un boomrang et la douleur est perceptible. La relation n’est pas perçue comme saine par l’entourage et pourtant, personne ne peut comprendre ce qu’ils ont traversé. Ils font au mieux pour s’en sortir et le soutien de l’autre, c’est comme un baume apaisant.

Le passé occupera toujours une place centrale dans leur vie, ce procès c’est l’occasion de réparer ce qui a été brisé il y a quatorze ans et même si c’est douloureux de replonger au cœur de la captivité, c’est également l’endroit où tout à commencer, l’endroit où ils sont devenu quelqu’un d’autre, mais où le destin les a réuni dans la souffrance. C’est un roman indescriptible et si vous appréciez les récits sombres et que la Dark Romance ne vous fait pas peur, c’est l’occasion de découvrir un roman bouleversant et en même temps rempli d’espoir. Je n’ai lu que très peu de romans de ces deux auteurs, mais la plume est très agréable et cela donne envie d’en lire davantage.

Despair | Ker Dukey (Heartless #2)

Ce livre est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Après un premier opus surprenant qui m’avait sorti de ma zone de confort, il était pour moi inconcevable de passer à côté de cette suite. L’histoire garde les codes de la Dark Romance, mais je vois davantage cette histoire comme un thriller, notamment car nos héros ont vieilli et sont heureux en ménage, malgré leur goût particulier. Ce qui est intéressant dans cette suite, c’est la manière dont l’auteur joue sur le côté psychologique de l’histoire et les chapitres consacrés à Ryan vont mettre vos nerfs à rude épreuve.

Bien que Melody et Blake soient au centre de l’intrigue, ce tome va davantage s’intéresser à un personnage qui vous forcément fait froid dans le dos. Ryan est un anti-héros, rare sont ceux qui l’ont apprécié et pourtant l’auteur à fait le choix de s’intéresser à ce personnage hors du commun. Après dix-huit ans dans un centre d’unité psychiatrique, Ryan est enfin apte à retrouver sa liberté. Les années ont passé et même si les médecins affirme l’avoir soigné, il n’a qu’un seul objectif : rencontrer sa nièce Cereus qu’on lui a cachée depuis tout ce temps et son obsession ne va faire que grandir jusqu’à ce qu’il puisse enfin assouvir ce besoin.

Depuis tout ce temps Ryan n’a pas changé et ses penchants psychopathes ont beau être bien caché, il n’a rien perdu de ses manies de manipulateur. Que ce soit dans l’enceinte de l’unité ou tout simplement dans sa nouvelle vie, il ne va pas hésiter à se servir de tout ce qui l’entoure, jouer avec ses victimes et le tout avec une incroyable maîtrise. Ce qui est fou dans cette histoire c’est qu’il ne ressent absolument rien et on peut dire que sa folie va parfois atteindre des sommets. Même après dix-huit ans il réussit à traumatiser Melody, certes elle s’est remise mais ses cauchemars recommencent à venir la hanter, quant à Blake malgré l’amour qu’il a un jour eu pour son frère sa famille passera avant tout et il est prêt à tout pour les protéger.

A travers les manipulations de Ryan, nous allons voir que le couple Melody / Blake qui jusqu’alors étaient soudés et solides, va connaître quelques hauts et bas. Notamment lié au secret qui entoure la libération de Ryan, Blake va prendre des décisions qui vont nous rappeler le jeune homme qu’il était avant et se la jouer un peu solitaire. Nous allons également faire la connaissance de Cereus qui est une jeune adolescente un peu rebelle et qui n’est pas du tout comme je l’imaginais. Je me suis attachée à elle tout en conservant une certaine méfiance face à l’imprévisibilité de ce personnage, qui n’a pas fini de vous surprendre.

Un tome qui réussit à être tout aussi addictif que le premier opus, avec des pensées sombres qui vont nous conduire à vivre des choses difficiles. L’histoire est perturbante, Ryan à une manière d’abuser physiquement et psychologiquement de ses victimes qu’il est parfois difficile d’être dans sa tête et de visualiser des scènes où la tension est palpable, la peur s’accroche et le sang va continuer de couler. J’ai du mal à croire que l’auteure est réussie encore une fois à me surprendre, l’intrigue est vraiment très bien menée et les scènes se succèdent dans une ambiance glaciale qui vous sortira de vos habitudes livresques. Le moment grandiose est quand même lorsque tout ça éclate pour se terminer dans un joyeux bordel. Je dois dire que j’attends avec impatience la suite pour ressentir le frisson à nouveau.

Retrouvez mon avis sur Mercy #1 ICI