Love & Rehab | Jay Crownover

Résumé :
Elle a été la seule à reconnaître les signes qui ne trompent pas : Cable James McCaffrey, si cool et populaire, est en fait un junkie au bord de l’autodestruction. Affton a trop souffert de l’addiction de sa propre mère pour ne pas au moins donner l’alerte.
Quand la mère de Cable apprend qu’une personne est assez naïve pour se préoccuper sincèrement de son fils, elle s’empresse de faire une proposition à Affton : passer l’été en compagnie de Cable dans une villa du bord de la mer et s’assurer qu’il ne retombe pas dans la drogue. Un service qu’elle saura payer suffisamment généreusement pour permettre à Affton d’étudier dans l’université de ses rêves.
Comment refuser ? Affton en est incapable, même en sachant pertinemment que Cable va détester ce projet. Et, surtout, que ce garçon, aussi odieux soit-il, est susceptible de développer chez elle une tout autre forme d’addiction, peut-être plus dangereuse encore…
Je remercie les Éditions New Romance pour cet envoi

Ça fait quelques minutes que je tente de mettre des mots sur mes émotions. Si vous ne connaissez pas Jay Crownover, sachez que cette auteure à changer à jamais ma vision de la New Romance. Les héros torturés elle ne les a pas inventés, mais son univers à considérablement changé ma vision de l’homme idéal. Il n’y a pas de modèle type, mais les tatoués n’ont jamais été une source de fantasmes et sa manière de mettre en lumière l’art corporel est parvenu à changer ma vision des choses. J’ai trouvé cette histoire un peu différente des autres, mais tout aussi captivante tant par le sujet abordé qui révèle une vraie faiblesse chez notre héros, que par la romance naissante.

Affton et Cable n’ont jamais fréquenté les mêmes cercles, mais à force de se croiser tous les jours dans leur lycée Affton a vu le jeune homme perdre de sa superbe et même si sa popularité n’a jamais été aussi forte, la jeune femme sait reconnaître les signes de l’addiction. Alors qu’elle tente de donner l’alerte, sa voix ne semble pas entendue. Pourtant lorsque la mère de Cable apprend qu’une personne ne se soucis suffisamment de son fils pour dénoncer son autodestruction, elle propose à Affton de passer l’été en compagnie de Cable pour l’empêcher de retomber dans ses vieux démons et se sortir de cette spirale qui le pousse un peu plus au bord du précipice.

On a un contraste intéressant avec deux personnages que tout oppose. D’un côté une jeune femme qui a tout programmé et qui ne souhaite aucune distraction et de l’autre un héros plutôt borderline qui s’enfonce un peu plus dans la noirceur de ses émotions. Au premier abord ils ont tous pour se détester et la seule fois où Affton va décider d’être impulsive, sa décision va irrémédiablement changer son avenir. Dans ce huis clos nous allons apprendre à découvrir nos personnages en profondeur et même si l’alchimie n’est pas évidente à leur première rencontre, leur relation oscille entre haine et amour. L’addiction et la dépression occupent une place importante dans l’histoire, mais finalement ce n’est pas un récit qui traite de ces thèmes en profondeur. Jay Crownover cherchait à mettre des mots sur sa propre histoire et à travers l’évolution des personnages on sent que cette rencontre c’est ce qui pouvait leur arriver de mieux, car ils se complètent et se comprennent.

Le temps d’un été, ils vont devoir mettre de côté leurs différences pour tenter de se supporter, mais entre deux engueulades ils vont apprendre à se connaître et affronter ensemble une réalité qu’ils vont mettre du temps à accepter. Entre l’amour et la haine on dit souvent qu’il n’y a qu’un pas, et ces deux bagarreurs vont nous prouver qu’une complicité peut naître dans la souffrance. J’ai beaucoup aimé la manière dont ils s’accordent leur confiance et même si le chemin est long, ils vont tous les deux abaisser les barrières qui les maintenaient à distance pour se laisser porter par leurs sentiments naissants, tout en luttant contre les ombres qui planent.

Un livre captivant qui plonge au cœur du récit dès les premières pages et la seule manière d’assouvir ce bonheur c’est de le dévorer jusqu’à la dernière ligne. Une lecture comme on les aime qui saura vous combler.

Tiens bon | Nina LaCour

Résumé :
Le suicide de sa meilleure amie percute Cailtin de plein fouet. Comment continuer à vivre sans les rires, la complicité, les sessions photo dans le cinéma désaffecté et les secrets qu’elles partageaient au quotidien ? Et surtout, pourquoi ? Se lever le matin ressemble désormais à un challenge impossible. Pourtant, il faut bien retourner au lycée…
Le seul indice qu’Ingrid a laissé derrière elle, c’est son journal. Peut-être Caitlin saura-t-elle comprendre ce que son amie a traversé et pourquoi elle a pris une telle décision ? Au fil des pages, elle devra affronter la vérité, mais aussi ses propres démons…
Je remercie Hugo New Way pour cet envoi et pour la box 

Je retrouve avec bonheur l’engagement de cette collection qui m’avait tant manqué et même si mon cœur en ressort fragilisé, cette lecture va laisser une marque indélébile. L’auteure utilise ses propres codes pour nous porter dans une histoire qui ne développe pas totalement une intrigue, mais qui s’intéresse davantage à l’aspect psychologique de ses personnages. Ce n’est pas tant la finalité de cette histoire qui compte, mais l’évolution du personnage principal qui traverse une épreuve déchirante et qui cherche à s’en sortir malgré la souffrance.

L’histoire débute par une révélation, qui finalement n’en est pas une. A demi-mot est évoqué un drame, mais même si on comprend rapidement ce qui pousse Caitlin a se renfermer, elle ne verbalise pas vraiment le suicide de sa meilleure amie. Plonger dans une profonde douleur, la jeune femme va au fil des saisons réapprendre à avancer sans celle qui était son ombre. Bien-sûr il y a les questions, les doutes et les difficultés à s’en sortir, mais bien que le monde semble s’être arrêté pour Caitlin, elle va devoir reprendre le cours de son quotidien alors que plus rien n’est pareil. Ingrid est partout, au lycée, en cours de photo ou tout simplement sur les lèvres de ses camarades.

Nous plongeons dans un récit assez intimiste où les dialogues sont relégués au second plan pour se focaliser sur les émotions. C’est une immersion complète dans les pensées de Caitlin et nous sommes dans la confidence d’une douleur provoqué par la perte, que les autres n’arrivent pas vraiment à comprendre. Comme engourdie, nous observons le chemin difficile vers la guérison et l’acceptation. Lorsqu’elle découvre le journal de sa meilleure amie, pour Caitlin c’est l’occasion de comprendre son geste et de combler cette solitude qui ne la quitte plus depuis son retour au lycée. Nous avançons pas à pas, vers des révélations qui ne changeront rien à la situation.

Malgré l’ambiance oppressante on parvient à conserver une forme d’espoir et même si la reconstruction est longue, on voit chaque petit pas comme une belle victoire. Nina LaCour nous livre avec douceur les secrets de son héroïne à travers des thèmes bouleversants tels que le deuil, la reconstruction, l’amitié et l’amour.

Je ne te hais… plus du tout | Sara Wolf (Lovely Vicious #3)

Résumé :

Isis Blake n’est plus tombée amoureuse depuis trois ans, quarante-trois semaines et deux jours.
Enfin… il se pourrait que si, mais elle ne l’avouerait sous aucun prétexte. Il se pourrait aussi qu’il y ait un trou béant dans son coeur, un trou d’à peu près la taille de Jack Hunter.
Déterminée à combler ce vide, c’est avec un grand sourire qu’elle débarque à l’université pour débuter sa nouvelle vie. Mais lorsqu’elle aperçoit Sans-Nom, celui qui l’a meurtrie à jamais, son sourire s’efface aussitôt…

Ce roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

J’ai attendu ce dernier opus de manière assez compulsive et une fois entre mes mains, il n’aura duré que quelques heures avant de me laisser totalement porter par mes envies. Cet épilogue m’a comblé par bien des aspects et le thème aborder raisonne d’une manière particulière, notamment car après s’être intéressé au passé de Jack dans le second tome, c’est autour d’Isis de nous dévoiler tous ces secrets. Malgré quelques éléments pas toujours crédibles, je n’ai pas pu passer à côté des émotions d’Isis tellement elles sont éprouvantes pour le lecteur qui la voit dans une situation émotionnelle fragile et on sent qu’elle va craquer d’un instant à l’autre.

Pour cette conclusion, nous changeons de décor et bien que l’environnement soit différent, cette immersion à l’université va s’avérer difficile pour Isis, qui va devoir s’en sortir sans sa meilleure amie Kayla et après les évènements du tome 2, le petit groupe a implosé. A commencer par Jack qui a préféré fuir, laissant Isis face à ses sentiments amoureux et la douleur liée à son passé qui semble se répéter. Alors qu’elle commence tout juste à accepter la situation et se construire un nouveau cercle d’amis, la jeune femme aperçoit Sans-Nom et toutes ses certitudes vont vaciller face à celui qui lui a causé tant de souffrances et qui continue d’avoir de l’emprise sur elle.

Je ne pense pas être la seule dans cette situation, mais j’ai attendu cette confrontation depuis les premiers extraits issus du passé d’Isis. Bien que cela cause beaucoup de mal à notre héroïne c’est indispensable à sa guérison et on va se rendre compte que Sans-Nom est absolument abjecte et bien que plusieurs années ce soient écoulées, Isis peine toujours autant à remonter la pente pour échapper à son aura malfaisante. Certaines scènes sont douloureuses, car la force et la répartie de notre héroïne semblent figées. Elle va pouvoir compter sur un soutien inattendu, mais les réactions ne seront pas celle que j’avais anticipée. On joue à Je t’aime, moi non plus… et c’est assez frustrant, car on sait pertinemment qu’ils n’ont qu’un mot à se dire pour enfin être heureux.

Concernant l’intrigue semi-policière je ferais les mêmes reproches que lors du tome 2, la pseudo enquête n’était pas indispensable et retire en  crédibilité. Sans compter que parfois ça complique les choses et à l’inverses, d’autres moments sont un peu trop faciles. J’ai eu un peu de mal à apprécier totalement ma lecture, car je trouve que le passé d’Isis se suffisait à lui-même et qu’on n’avait pas besoin d’en rajouter des tonnes. Surtout que la confrontation finale qu’on attend tous, vous savez le moment où l’autre connard en prend plein la gueule et bien c’était méchant, mais pas si terrible compte tenu de son comportement durant ce tome ; alors heureusement que l’épilogue vient combler parfaitement mon cœur de romantique, car sinon j’aurais été un peu déçue. En bref, une lecture captivante bien que pas toujours le reflet authentique de la société, mais qui dégage de réelles émotions.

Mon avis sur Je te hais… passionnément #1 ICI
Mon avis sur Je te hais… à la folie #2 ICI

Tous nos jours parfaits | Jennifer Niven

ImpressionJ’ai attendu très longtemps avant de commencer ce roman. J’ai tendance à m’éloigner des romans tristes, car je suis assez émotive. Ce roman m’a fait verser toutes les larmes de mon corps. Et me laisse dans un état émotionnel assez proche d’un cœur brisé. Pourtant, derrière cette histoire bouleversante se cache un roman hors du commun qu’il faut absolument lire. Ne serait-ce que pour découvrir une manière intelligente de traiter un sujet grave, sans romancer la réalité de la maladie.

La première rencontre entre Violet et Finch est assez atypique, car c’est au bord du vide, en haut du cloché du lycée que leur premier contact se fait, avec un désir commun d’en finir avec la vie. Ils sont tous les deux très différents, Violet appartient aux élèves populaires, son cercle d’ami se compose de pom-pom girl, de footballeur et autres élèves qui attirent l’attention. Son monde a volé en éclat, il y a neuf mois lorsque sa sœur aînée et meilleure amie est morte dans un accident de voiture.

Finch est loin d’être populaire, ses accès de violence lui ont valu quelques exclusions et tout le monde s’accorde à dire qu’il a l’air d’un «taré». En réalité, c’est un garçon perturbé, qui est hanté par des démons qu’il côtoie depuis toujours. Sa vie est un éternel recommencement, des phases de lucidité, précédé par les trous noirs, l’accablement et de sombres pensées qui l’engloutissent, jusqu’à sa prochaine phase «d’éveil». Sa spontanéité et sa détermination, vont le pousser vers Violet. Face à la beauté de cette jeune fille, il va tenter de lui prouver qu’elle n’a aucune raison de culpabiliser d’être une survivante. C’est l’histoire d’un garçon qui voulait mourir, d’une fille qui va réapprendre à vivre. A travers un voyage au cœur de l’Indiana, ils vont vivre la plus pure et la plus bouleversante des histoires d’amour.

J’ai pleuré. J’ai été bouleversée. J’ai été en colère. Mais j’ai savourée ma lecture. J’ai imaginé un nombre incalculable de fin possible et puis j’ai réfléchi. Le monde n’est pas toujours beau, mais parfois une seule journée peut changer toute votre vie. Une seule journée peut être le jour le plus parfait de notre vie. Je crois qu’on a tous besoins de réfléchir au sens de la vie, aux choix de chacun et aux décisions que l’on prend. La vie, ça peut être tragique, mais on a besoin de trouver ce qui la rend plus belle.

Le vide de nos cœurs | Jasmine Warga

ImpressionJ’ai hésité avant de débuter ce roman, bien que le résumé soit très alléchant, il y a un côté sombre et effrayant qui m’ont retenu. Les romans qui finissent mal ont le don de me déprimer, pourtant malgré le thème abordé j’ai décidé d’écouter mes envies et de me lancer. D’autant plus, que Hugo Roman est une maison d’édition que j’aime beaucoup, donc c’était également l’occasion de découvrir leur nouvelle collection New Way axé YA Et je dois dire que je n’ai aucun regret, c’est un coup de cœur.

Aysel est une jeune fille de 16 ans extrêmement déprimée et sa solitude ne fait que renforcer son envie de mourir. Depuis le drame irréparable à jamais associé à son père, Aysel s’est complètement renfermée sur elle-même, ajouté à ça la vie au lycée n’est pas au beau fixe et sa propre mère ne semble pas voir la détresse de sa fille. Lorsqu’elle découvre le site Suicide Partners et plus particulièrement l’annonce de FrozenRobot 17 ans, elle décide de rencontrer le jeune homme concrétiser son suicide et planifie l’acte avec le jeune homme. Le compte à rebours peut commencer : J-26.

Au cours de ces vingt-six jours, nous allons apprendre à connaître intiment Aysel et Roman. Chacun habité par le même mal, qui les consument. Bien qu’issue de milieu différent, ils vont s’apprivoiser et discuter de ce qui les a amenés à faire un choix aussi radical, créant un lien particulier, habité par un objectif commun : le suicide. Le compte à rebours en début de chapitre, associé au mal-être de nos héros contribue à mettre en place un sentiment d’oppression et de tristesse. C’est un thème assez difficile, qui m’a mise la boule au ventre pendant toute ma lecture, il y a un côté dérangeant, car on souhaite avancer au bout de ses vingt-six jours et en même temps, c’est effrayant d’imaginer qu’ils seront peut-être morts. J’ai éprouvé beaucoup d’attachement pour ces deux jeunes torturés, mais l’auteure nous rend impuissant face à la détresse de personnage qu’on souhaite seulement protéger.

A force de se côtoyer, d’analyser ensemble, de discuter à cœur ouverts, un lien particulier va se tisser entre nos deux héros. Et au contact de l’un et de l’autre, ils vont changer, mais est-ce suffisent pour ne pas choisir de mourir ? Les pensées de Aysel sont très bien expliquée, on n’est pas dans le pathos, bien au contraire chaque sentiment est extrêmement bien décrit, on ressent à quel point elle est consciente de ses pensées tristes, mais elle est complètement dépassée et sans vraiment de soutien pour l’aider à remonter la pente. Alors que Roman, est davantage épaulé, mais sa volonté de mourir est plus forte que tout. Il fait le choix d’abandonner volontairement sa « vie d’avant » et s’isole.

En bref, en refermant ce livre, je suis en pleine phase de culpabilité d’avoir aimé un livre aussi dérangeant, mais l’espoir est tellement important que j’avais envie de croire que malgré leur volonté de mourir, ils se sont trouvés. Un épilogue n’aurait peut-être pas été de trop concernant certain point, mais je recommande. Je pense que pour vraiment comprendre, il faut le lire et se faire sa propre idée. Perturbant, magnifique, et terriblement émouvant. A la fois sombre et lumineux, l’espoir a une place importante dans ce roman et il ne faut jamais oublier de garder Espoir
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