Trouver les mots | Julie Buxbaum

Résumé :

Elle n’a plus envie de parler. Il n’a jamais su communiquer. Ensemble, ils vont s’aider.
Le jour où Kit Lowell, l’amour secret de sa vie, s’assoit à sa table de cantine, David est bouleversé. Il comprend que c’est le moment ou jamais de démarrer une conversation. Mais quoi de plus difficile pour un garçon solitaire, qui ne comprend rien aux conventions sociales ? Kit, elle, cherchait un endroit où on la laisserait enfin tranquille, après la mort de son père. Elle est loin de se douter de ce qu’elle va trouver en posant son plateau à côté de celui de David…

Je suis toujours émerveillé de voir comment certain auteur arrive à nous transporter grâce au pouvoir des mots. Lorsque j’ai découvert Julie Buxbaum, l’histoire de Trois de tes secrets avait réussi à me toucher, l’intégralité de ce roman m’avait captivé et quand une auteure parvient à atteindre la corde sensible, il est inconcevable de ne pas se jeter sur son prochain roman, que ce soit pour retrouver une plume qu’on apprécie ou simplement pour vérifier que la magie opère toujours. J’étais loin d’imaginer que la douceur de ce roman et la tendresse de cette rencontre, réussirait à m’atteindre de nouveau et c’est sans appel mon cœur bat la chamade.

On se met dans le bain assez rapidement et on comprend facilement que le thème abordé ne va pas être de tout repos. David a une singularité et cette différence n’en fait pas quelqu’un de très populaire. Alors lorsque Kit Lowell s’assoit à sa table de cantine, le quotidien du jeune homme s’en trouve bouleverser. Contraint à la solitude David n’est pas forcément très habile pour se faire des amis, mais malgré ça il est conscient que cette opportunité ne se reproduira jamais et les quelques mots qu’il va prononcer vont atteindre profondément Kit. Depuis le décès de son père, tout le monde marche sur des œufs et le fossé se creuse entre elle et ses amies. En posant son plateau sur la table de David, elle n’aspirait qu’à un besoin de solitude et authenticité de ce personnage vont l’atteindre profondément. Ensemble ils vont créer un lien fort, qui va profondément les aider.

David est un personnage absolument craquant, la singularité et sa manière d’analyser ce qui l’entoure m’a touché. Ses camarades savent qu’il existe, mais sa discrétion au fil des ans a finis par faire oublier sa présence aux élèves. Un casque vissé sur les oreilles et le monde autour s’efface, David s’est construit sa bulle et sa routine lui convient parfaitement. Très entouré par sa famille il ne s’est jamais vraiment senti seul et malgré que sa seule amie soit sa sœur, alors lorsque Kit s’installer à sa table c’est le bouleversement car assez improbable. Il y a un contraste assez intéressant dans sa manière d’interagir, il donne l’impression d’être assez froid et les mots qui sortent de sa bouche sont d’une sincérité déconcertante, mais à côté de ça ses émotions sont en ébullition et il cherche la meilleure manière d’interagir en essayant de contrôler la manière dont les mots sortent pour ne pas blesser.

Kit était heureuse de sa vie avant, mais depuis le décès de son père elle n’a plus goût à rien et malgré le soutien de ses amis, la vie ne reprend pas son cours pour elle. Personne ne comprend pourquoi elle s’isole, mais faire semblant lui est devenu impossible. S’asseoir à une autre table peut sembler assez radicale, mais ça semble être la meilleure solution pour déjeuner en toute tranquillité. Elle pensait que la table de David serait calme, mais le jeune homme est sincère, tout ce que les autres ne sont pas. Elle est à un stade de sa vie où elle a besoin qu’on soit authentique avec elle et il va trouver les mots justes pour exprimer ce que personne n’ose dire.

La complicité naissante entre David et Kit m’a fait craquer, David comprend comme personne ce que vit Kit et son absence de filtre est une vraie bouffée d’air frais. Au premier abord, leur amitié semble inattendue, mais au fil des pages c’est comme une évidence. On aborde des thèmes émouvants tels que le deuil ou la différence et ce dernier sujet est traité avec authenticité, on est plongé dans la tête de nos héros, tous les deux à un tournant de leur vie et la manière dont leurs émotions sont retranscrites rend l’histoire encore plus bouleversante. Une très belle leçon de vie qui fait réfléchir sur la société et en même temps apporte une réponse aux préjugés.

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Après Tout | Jojo Moyes (Avant toi #3)

Résumé :
Un homme qui refusait d’être une version diminuée de lui-même m’a appris qu’on a toujours le choix. Alors le moment était venu de choisir : je pouvais être la Louisa Clark de New York ou la Louisa Clark de Stortfold. L’essentiel, c’était de ne pas laisser les autres choisir à ma place. Il y a toujours une façon de se réinventer.
Quand Lou s’envole pour New York, elle est certaine de pouvoir vivre pleinement cette aventure malgré les milliers de kilomètres qui la séparent de Sam. Elle rejoint la très fortunée famille Gopnik, se jette à corps perdu dans son nouveau travail, et découvre les joies de la vie new yorkaise. C’est alors que sa route croise celle de Joshua, un homme qui éveille en elle des souvenirs enfouis. Troublée par cette rencontre, Lou s’évertue à rassembler les deux parties de son cœur séparées par un océan. Mais les lourds secrets qui pèsent sur elle menacent de faire voler en éclats son fragile équilibre. Le moment n’est-il pas venu de se demander qui elle est vraiment ?
Ce roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Très heureuse d’avoir pu retrouver l’adorable Louisa Clarke, ce tome je ne l’attendait pas forcément et en même temps c’est une série que j’ai du mal à quitter. Beaucoup avaient été déçus d’Après toi, pour ma part j’avais apprécié retrouver les personnages malgré l’absence évidente de Will. Dans ce dernier opus j’ai pris plaisir à retrouver tout ce qui avait fait le charme de ce personnage unique et tellement attachant.

On retrouve Lou fraîchement débarquée à New-York et immédiatement dès qu’elle ouvre la bouche la magie opère et le sentiment d’être de retour à la maison m’a envahi. C’est une belle aventure qui l’attend en Amérique et malgré la distance, la jeune femme est bien décidée à maintenir sa relation avec Sam. Sur place, elle trouve facilement ses marques et se consacre totalement à son nouveau travail au sein de la famille Gopnik. Plongée au cœur d’une famille très fortunée, la jeune femme va mettre du temps avant de prendre ses marques, mais la vie new-yorkaise va rapidement l’émerveiller, et sa nouvelle routine va la conduire vers un nouveau cercle.

Quel bonheur de retrouver la pétillante et bienveillante Lou, c’est en lisant ce troisième opus que je réalise à quel point la jeune femme était éteinte dans Après toi, le deuil a été vraiment difficile et ce nouveau départ c’est l’occasion de se retrouver elle-même. J’ai retrouvé une jeune femme profondément aimante et encore une fois on a un choc des milieux sociaux, après la famille est beaucoup moins attachante que pouvait l’être les Traynor. La famille a quelques problèmes et j’ai un moment cru qu’ils avaient du potentiel, mais ils sont trop antipathiques.

La première moitié m’a vraiment séduite et on remarque vraiment une évolution du côté de Lou, son épanouissement prend du temps, mais la vie à New York lui réussit. J’ai eu plus de mal avec la dernière partie, l’engouement du début a été remplacé par un sentiment de lassitude et j’ai trouvé certains passages un peu longs. Il faudra attendre les derniers chapitres pour récupérer du mouvement et une détermination comme on les aime. Certains aspects de l’histoire sont un peu frustrants, mais dans un sens ça fait partie de l’expérience et c’est comme ça qu’on apprend, en faisant des erreurs. J’ai beaucoup apprécié les derniers chapitres, qui apporte une touche de romantisme, c’est ce qui m’aura un peu manqué dans ce dernier opus, les instants douceurs.

Je pense qu’après trois tomes, on peut dire qu’on a fait le tour et qu’il est temps de dire adieu à nos personnages. Encore une fois Will n’est jamais bien loin et les clins d’œil font toujours un petit quelque chose, Lou a parcouru beaucoup de chemin depuis sa rencontre avec Will Traynor et elle peut être fière de tout ce qu’elle a accompli, mais je pense que maintenant le petit bourdon va pouvoir prendre son envol.

Mon avis sur Avant toi #1 ICI
Mon avis sur Après toi #2 ICI

Les Mille Visages de notre Histoire | Jennifer Niven

Résumé :
Tout le monde croit connaître Libby Groby, pourtant, personne ne s’est jamais intéressé qu’à son obésité. Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, sa vie peut changer : Libby s’est inscrite au lycée.
Tout le monde croit connaître Jack Masselin : étudiant rebelle, sexy… aux réactions imprévisibles. Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux.
Une histoire d’amour rédemptrice.
Des ados justes et charismatiques et le courage de s’accepter tel que l’on est.

Ce roman m’a été offert pour mon anniversaire par ma copine fanbooks76 et elle n’aurait pas pu mieux choisir, car il était dans ma wishlist depuis sa sortie et n’étant pas encore totalement remise de ma lecture déchirante de Tous nos jours parfaits, je ne le sentais pas prête à lutter contre  cette boule au ventre, sans compter que ce roman me hante encore malgré les années. Bien que l’histoire ne soit pas aussi intense, on aborde un thème qui fait réfléchir et j’ai été séduite par la beauté du message porté par Libby et Jack et par l’histoire qui mérite d’être découverte.

Libby et Jack ont tous les deux des problèmes d’adaptation et de socialisation, mais cette année va être différente pour ces deux inconnus. D’un côté nous avons Libby sa vie a été marqué par le décès de sa maman quand elle était enfant et cette perte a précipité un évènement qui a bien failli tourner au drame il y a plusieurs années. Aujourd’hui, les choses vont prendre une direction différente puisque pour la jeune fille fait son grand retour au lycée. J’ai apprécié découvrir une héroïne touchante et en même temps j’ai regretté qu’elle soit identifiée non pas pour sa personnalité pour son surpoids. Son combat n’a pas été simple, mais Libby est équilibrée et on ne décèle pas de grande fragilité, malgré certain propos difficile. Sa combativité est un trait attachant qui nous pousse à en savoir plus sur elle. Beaucoup se font une idée de la personne qu’elle est, mais personne ne sait réellement ce qu’elle a vécue, elle va pouvoir compter sur sa force de caractère et un humour touchant pour sortir la tête haute de personnalité malveillante. Et c’est avec joie que je l’ai vu s’épanouir au contact d’amis sincères.

D’un autre côté nous avons le très secret Jack, c’est un personnage qui m’a touché dans son combat. J’ai apprécié le contraste du jeune homme connu de tous dans le lycée et qui pourtant conserve un énorme secret qui est pourtant difficile à dissimuler. Certaines de ses décisions ne sont pas forcément des plus intelligentes, mais je peux comprendre qu’il soit difficile d’aller contre l’avis général au risque de perdre beaucoup et dans le cas de Jack sa position sociale au sein du lycée est déterminante s’il veut garder son secret. Je suis quand même assez surprise qu’on sache dès le premier chapitre ce que personne ne sait, mais ça m’a laissé un sentiment de trouble comme déstabilisé par la situation et triste pour lui d’être dans cette position sans d’autres recours que de faire semblant.

Jennifer Niven réussi sans mal à mettre l’accent sur les émotions et bien que ce roman ne m’ait pas brouillé le cœur en mille morceaux, il est difficile de rester insensible aux thèmes évoqués. On décèle la fragilité de nos héros c’est ce qui va précipiter ce lien entre eux, malgré la situation qui ne favorise pas forcément un rapprochement, Jack va pouvoir compter sur Libby. On aborde des thèmes tels que l’acceptation de soi, les premières amitiés et c’est avec beaucoup d’empathie qu’on voit nos héros s’ouvrir doucement l’un à l’autre et faire le deuil de ceux qu’ils étaient avant. Une lecture qui apprend à voir au delà des apparences et qui véhicule un très beau message.

Je ne te hais… plus du tout | Sara Wolf (Lovely Vicious #3)

Résumé :

Isis Blake n’est plus tombée amoureuse depuis trois ans, quarante-trois semaines et deux jours.
Enfin… il se pourrait que si, mais elle ne l’avouerait sous aucun prétexte. Il se pourrait aussi qu’il y ait un trou béant dans son coeur, un trou d’à peu près la taille de Jack Hunter.
Déterminée à combler ce vide, c’est avec un grand sourire qu’elle débarque à l’université pour débuter sa nouvelle vie. Mais lorsqu’elle aperçoit Sans-Nom, celui qui l’a meurtrie à jamais, son sourire s’efface aussitôt…

Ce roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

J’ai attendu ce dernier opus de manière assez compulsive et une fois entre mes mains, il n’aura duré que quelques heures avant de me laisser totalement porter par mes envies. Cet épilogue m’a comblé par bien des aspects et le thème aborder raisonne d’une manière particulière, notamment car après s’être intéressé au passé de Jack dans le second tome, c’est autour d’Isis de nous dévoiler tous ces secrets. Malgré quelques éléments pas toujours crédibles, je n’ai pas pu passer à côté des émotions d’Isis tellement elles sont éprouvantes pour le lecteur qui la voit dans une situation émotionnelle fragile et on sent qu’elle va craquer d’un instant à l’autre.

Pour cette conclusion, nous changeons de décor et bien que l’environnement soit différent, cette immersion à l’université va s’avérer difficile pour Isis, qui va devoir s’en sortir sans sa meilleure amie Kayla et après les évènements du tome 2, le petit groupe a implosé. A commencer par Jack qui a préféré fuir, laissant Isis face à ses sentiments amoureux et la douleur liée à son passé qui semble se répéter. Alors qu’elle commence tout juste à accepter la situation et se construire un nouveau cercle d’amis, la jeune femme aperçoit Sans-Nom et toutes ses certitudes vont vaciller face à celui qui lui a causé tant de souffrances et qui continue d’avoir de l’emprise sur elle.

Je ne pense pas être la seule dans cette situation, mais j’ai attendu cette confrontation depuis les premiers extraits issus du passé d’Isis. Bien que cela cause beaucoup de mal à notre héroïne c’est indispensable à sa guérison et on va se rendre compte que Sans-Nom est absolument abjecte et bien que plusieurs années ce soient écoulées, Isis peine toujours autant à remonter la pente pour échapper à son aura malfaisante. Certaines scènes sont douloureuses, car la force et la répartie de notre héroïne semblent figées. Elle va pouvoir compter sur un soutien inattendu, mais les réactions ne seront pas celle que j’avais anticipée. On joue à Je t’aime, moi non plus… et c’est assez frustrant, car on sait pertinemment qu’ils n’ont qu’un mot à se dire pour enfin être heureux.

Concernant l’intrigue semi-policière je ferais les mêmes reproches que lors du tome 2, la pseudo enquête n’était pas indispensable et retire en  crédibilité. Sans compter que parfois ça complique les choses et à l’inverses, d’autres moments sont un peu trop faciles. J’ai eu un peu de mal à apprécier totalement ma lecture, car je trouve que le passé d’Isis se suffisait à lui-même et qu’on n’avait pas besoin d’en rajouter des tonnes. Surtout que la confrontation finale qu’on attend tous, vous savez le moment où l’autre connard en prend plein la gueule et bien c’était méchant, mais pas si terrible compte tenu de son comportement durant ce tome ; alors heureusement que l’épilogue vient combler parfaitement mon cœur de romantique, car sinon j’aurais été un peu déçue. En bref, une lecture captivante bien que pas toujours le reflet authentique de la société, mais qui dégage de réelles émotions.

Mon avis sur Je te hais… passionnément #1 ICI
Mon avis sur Je te hais… à la folie #2 ICI

P.-S. : Tu me manques | Brigid Kemmerer

Résumé :
Juliet a toujours écrit à sa mère. Depuis sa mort soudaine, cette habitude est pour elle comme une bouée de sauvetage. Même si les courriers de Juliet restent sans réponse, elle continue de les déposer sur sa tombe chaque semaine.
Declan n’aurait jamais cru qu’une lettre pourrait changer sa vie. Pourtant, celle qu’il trouve au cimetière, où il fait des travaux d’intérêt général après le lycée, le touche profondément… Et il ne peut s’empêcher d’y ajouter deux mots.

Ça fait bien longtemps qu’un roman ne m’avait pas autant émue, c’est le genre de roman authentique qui laisse une trace. Au moment où j’écris ma chronique, je garde un souvenir particulièrement ému en repensant au pouvoir des mots. C’est difficile à expliquer, mais parfois quand on n’attend rien de particulier d’un roman et qu’on décide de tenter l’aventure, il se produit un milliard de sensations inexplicables qui nous conforte dans notre choix. Ici c’est d’abord un coup de foudre pour la couverture qui m’a attirée et le résumé n’a fait que me conforter.

Depuis la mort soudaine de sa mère Juliet n’est plus la même, mais elle a conservé cette manie de toujours lui écrire des lettres et bien qu’elle ne puisse plus interagir avec elle, ces correspondances épistolaires à sens unique sont une thérapie nécessaire pour la jeune femme. Chaque semaine, elle dépose sur la tombe de sa mère de nouvelles lettres et le vent finit par les porter au loin. Pourtant, l’une de ces lettres va terminer sa course entre les mains de Declan, extrêmement touché par les mots de son auteure, il va apposer une simple phrase et ainsi va débuter un échange émouvant, où deux personnes vont ouvrir leur cœur sous couvert de l’anonymat.

Personnellement je n’écris que très peu de lettre manuscrite, mais c’est quelque chose qui me séduit dans la littérature. Ici la correspondance va s’avérer émouvante notamment parce que le passé de nos héros est chargé. A travers des lettres d’abord manuscrite, puis numérique où ils vont se dévoiler l’un à l’autre. A l’image d’un journal intime Juliet et Declan vont se confier afin de soulager cette douleur qui les habite. Parallèlement on suit le quotidien de nos héros chacun de leur côté et l’impact que cette correspondance va avoir dans leurs relations.

Leur parcours est différemment et leur réaction à l’opposé, mais ils ont tous les deux cette aura de fragilité qui ne les quitte pas. Nous ne sommes pas dans une recherche de l’identité du correspondant, plutôt dans une démarche pour se décharger de ces pensées qui peuvent être parfois néfastes. Juliet est une héroïne traumatisée par la disparition de sa mère et elle peine à retrouver un semblant de normalité, alors discuter avec un correspondant qui ne sait rien d’elle, c’est rafraîchissant et constater que Declan la comprend lorsqu’elle exprime sa peine, c’est tout ce don elle avait besoin pour sortir la tête de l’eau et reprendre doucement goût à la vie.

Dans ce livre nous abordons des thèmes simples comme l’amitié, le deuil, les relations familiales et la manière de gérer son chagrin quand l’impensable se produit. A plusieurs reprises j’ai eu les larmes aux yeux et l’auteure sait parfaitement utiliser des émotions intenses pour secouer son lecteur et le plonger dans un état affectif troublant. On n’entre pas forcément dans une dramatisation de l’histoire, seulement avec des mots simples et touchants, nous suivons des personnages qui ne savent pas comment guérir et qui ont désespérément besoin de s’en sortir.