Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire | Joanna Bolouri

Résumé :

À trente-huit ans, Emily a un travail satisfaisant, des amis fabuleux, et surtout, un appart merveilleux, situé à des centaines de kilomètres de sa famille trop intrusive. Sa seule source de stress est Evan, son jeune voisin, qui fait beaucoup trop de bruit la nuit… Mais qu’importe ! Heureuse en couple avec Robert, Emily espère bien l’inviter chez elle pour Noël et lui présenter ses parents. Le temps des questions indiscrètes et des moqueries est enfin derrière elle ! Mais quand elle s’aperçoit que Robert lui ment depuis le début, Emily décide de rompre. Et maintenant, comment affronter sa famille pendant les fêtes ? Elle fait alors appel au fêtard d’à côté…
Je remercie les éditions Milady pour cet envoi

Jusqu’ici, je ne me suis jamais faite de PAL de saisons, mais pour ce roman impossible de ne pas le lire en plein mois de décembre et ressentir la magie de Noël. J’ai attendu quelques jours avant de le sortir de ma PAL histoire d’être accordé à l’ouverture du calendrier de l’avant. Quelle belle surprise, c’était le premier roman que je lisais de Joanna Bolouri et c’est une comédie romantique comme je les aime : drôle, tendre et craquante.

Je réalise que je lis souvent des romans avec des personnages proches de ma tranche d’âge et pour le coup c’est la première fois qu’une héroïne dépasse la trentaine, ce n’est pas dénuée de sens car comme beaucoup je m’identifie à des héroïnes qui ont des points communs avec moi et contre toute attente, même si l’âge à une place importante dans cette histoire, ce n’est pas dérangeant  puisque à l’origine de quelques situations cocasses.

Après plusieurs années de célibat, Emily est confrontée depuis plusieurs années à l’insistance de sa famille pour connaître l’évolution de sa vie sentimentale, cette année elle file le parfait amour avec Robert et elle espère bien venir accompagner au traditionnel Noël familial. Lorsqu’elle annonce la nouvelle à sa famille, elle ne peut échapper aux questions toutes plus intrusives les unes que les autres, mais cette année les choses sont différentes, elle pourra affronter sa famille sans devoir justifier sa solitude. Seulement, la situation se complique lorsque quelques jours avant leur départ elle apprend la vérité sur Robert et décide de rompre. Emily se retrouve face à un choix difficile : avouer la vérité ou s’arranger pour sauver les apparences. Contre toute attente, elle décide de faire appel à Evan son voisin insupportable qui lui pourrit la vie avec ses nuits agitées.

Bien évidemment vous vous doutez que la situation va réserver quelques scènes drôles, mais en même temps l’alchimie n’est pas loin donc parfois la tension crépite. J’aime beaucoup la manière dont on découvre les rapports houleux des deux voisins, ce n’est pas vraiment qu’il se déteste, mais Evan est une source de stress dans la vie d’Emily et le manque de sommeil va la pousser à se venger d’une manière assez amusante. Il s’avère qu’Evan va se révéler être un soutien inattendu et malgré qu’il ne soit pas ami, il va accepter d’aider Emily. Durant ces quatre jours, ils vont se découvrir de manière plus approfondi. C’est une chick-lit charmante, avec une famille touchante et des personnages attachants qui vont nous ouvrir la porte de leur maison le temps d’un réveillon (très alcoolisé).

Je suis assez surprise de la place qu’occupe la romance, souvent dans ce type de roman on la place en second plan et bien que l’héroïne profite de ce retour aux sources pour réévaluer sa vie de presque quarantenaire après une énième séparation, elle trouve une alchimie inattendue auprès de son insupportable invité. Et du côté d’Evan, la magie opère à merveille, tant pour son physique avantageux que pour sa personnalité, qui allie humour, romantisme et insouciance. Une fois les préjugés mis de côté, la relation va évoluer tout en douceur, un temps bloqué par la différence d’âge, mais surmonté par la naissance d’une réelle complicité et ils vont pouvoir compter l’un sur l’autre. La fin un peu précipitée a fait retomber mon excitation, mais c’est une très belle romance de Noël.

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Egomaniac | Vi Keeland

Résumé :

Emerie a enfin trouvé le local idéal pour abriter son cabinet de psychologie spécialisé dans les thérapies de couple. L’adresse est parfaite, à New York, sur Park Avenue, pour un loyer plutôt modique. Et tout cela pendant la période des fêtes de Noël. Elle emménage sur le champ, l’occasion est trop belle. Peut-être un peu trop justement…
Son monde s’effondre lorsqu’elle découvre que ce bureau n’est pas libre du tout mais appartient à un avocat spécialisé dans les divorces, Drew Jagger. Emerie joue souvent de malchance, voilà qui le prouve encore amplement. Mais comment peut-elle se sortir de cet imbroglio ?
Pour des raisons très personnelles, Drew n’a pas une très bonne opinion des femmes. Alors quand il trouve une inconnue dans ses bureaux en travaux, son premier réflexe est de la mettre à la porte. Très vite. Mais Emerie est charmante et victime d’une escroquerie. Certes, il n’y a pas grand chose en commun entre une psychologue qui travaille à rapprocher les couples et un avocat spécialisé dans les divorces mais il pourrait se laisser attendrir, même si les rencontres qu’il a faites les 31 décembre sont souvent synonymes de problèmes pour lui.
Je remercie les éditions Hugo New Romance pour cet envoi

Le dimanche c’est une journée à double tranchant, le matin on est heureux d’être en repos et le soir quand on a bien profité de chaque instant, on regrette que ça soit déjà terminer. C’est un peu l’effet que ce livre a sur moi, dès le début j’ai apprécié l’univers et l’humour est absolument génial, suffisamment pour réaliser que je l’avais terminé en quelques heures et me voilà démunie, déprimé d’être dimanche et résigné sur le fait que j’ai terminé cette petite merveille sans avoir le sentiment d’avoir savouré ma lecture. Ce livre est un condensé de bonne humeur, on rit aux éclats, on a les yeux qui pétillent face au rapprochement de nos héros et fond complètement face à l’amour qui se déclare sans que nos héros l’ait anticipé, de la lecture doudou à l’état pur.

Emerie Rose n’aura pas pu trouver meilleure occasion, en ce réveillon de la St Sylvestre elle peut se féliciter d’avoir trouvé le cabinet parfait pour exercer son métier de psychologue. Seulement la réalité la rattrape un peu trop vite quand le véritable propriétaire rentre de vacances, réalisant que toutes ces économies ont été donné à un escroc, la jeune femme est anéantie et malgré le soutien inattendu de Drew Jagger l’avocat propriétaire des locaux, elle doit se résoudre à voir son rêve s’envoler. Contre toute attente l’arrogant avocat spécialisé dans les divorces va se prendre d’affection pour Emerie et lui proposer de mettre à sa disposition un bureau le temps qu’elle puisse se retourner. Leur caractère est aussi contradictoire que leur métier, pourtant la situation prête à sourire surtout avec des réactions aussi diamétralement opposé. Alors que Drew n’hésite pas à taquiner sa charmante locataire, celle-ci se laisse prendre au jeu et n’hésite pas à lui faire savoir le fond de sa pensée lorsqu’il dépasse les bornes, enfreignant la limite entre le professionnel et le personnel, allant jusqu’à flirter sans honte.

Comme à son habitude Vi Keeland m’a fait mourir de rire, lire ce roman en public peut vous valoir de se faire remarquer, car l’humour est un des points les plus plaisants de cette histoire. Drew assume totalement de mettre Emerie mal à l’aise et ses taquineries finissent par en devenir mignonne, et on ne peut pas dire que son personnage est quelqu’un qu’on puisse qualifier de doux. Il a cette bestialité et il est taillé sur un physique impressionnant avec qui n’envisagerait pas forcément de se lâcher. Alors évidemment cette complicité qui se développe c’est vraiment adorable et on veut les voir se rapprocher pour qu’ils se dévoilent enfin ensemble. J’ai apprécié qu’à côté on découvre que son histoire personnelle n’est pas été facilement, car finalement entre son métier et son passé, quand il est avec Emerie, c’est le seul moment où il baisse la garde et ce bouclier qu’il a construit, on le voit s’effriter progressivement au contact de la jeune femme qui va se faire facilement une place.

Emerie c’est la simplicité qu’il manquait à Drew, ce petit bout de femme est une perle et indéniablement une belle personne. Elle a cette maladresse attachante qui la place dans des situations hilarantes et pourtant ça ne la positionne pas comme une personne vulnérable. Présenter comme une personne naïve dans les premiers chapitres, on constate rapidement qu’elle a seulement le don de se ridiculiser devant Drew, qui n’hésite pas à rajouter une couche au malaise. Cette manière de rentrer en collision verbale lorsqu’ils ne sont pas d’accord c’est tout ce qu’on aime dans les codes de la romance. Leur alchimie va naître de leurs disputes et les réconciliations sur l’oreiller vont prendre tout leur sens. Elle n’a pas un passif plus modéré, mais son expérience va s’avérer bénéfique pour Drew, qui va se montrer beaucoup plus vulnérable qu’il n’y paraît, et ça ne fait que rendre son personnage attachant, surtout lorsqu’il veut protéger Emerie et jouer à celui qui a la plus grosse face à la concurrence.

Je suis absolument conquise par cette histoire, c’est drôle, c’est léger et c’est romantique. J’aurais voulu être capable de me contrôler pour pouvoir garder ce roman sous le coude quelques jours, mais l’effet est tellement entraînant qu’il m’a été impossible de ne pas le terminer d’une traite. On va vraiment au delà de toutes mes espérances, l’histoire revêt une profondeur inattendue et j’ai apprécié que ce ne soit pas la demoiselle qui est en détresse. La romance est également très belle, on couine pendant les échanges de nos héros et les émotions sont présentes sous de différentes formes, toutes plus rafraîchissantes les unes que les autres. VI Keeland est une auteure que j’apprécie énormément, elle prouve encore une fois son talent et efface la morosité du quotidien.

Dix Millions d’Étoiles | Robin Roe

Résumé :

Une histoire d’amitié hors du commun entre deux garçons que tout oppose.
Adam est hyperactif : il a des tas d’amis et ne s’arrête jamais de courir. Quand on lui demande de prendre sous son aile un petit nouveau très introverti, il accepte sans hésiter. Très vite, il comprend que ce garçon n’est autre que Julian, un orphelin qui a vécu chez lui autrefois et dont il avait perdu toute trace. Adam est heureux de ces retrouvailles, alors que Julian est l’ombre de lui-même. Déterminé à l’aider et à comprendre ce qui s’est passé, Adam va découvrir des secrets qui pourraient coûter cher aux deux garçons…

 

Il y a des romans on le sait dès l’instant où on lit la quatrième de couverture qu’on ne ressortira pas indemne d’une telle lecture. Pauline Mardoc, la directrice de collection PKJ15+ a pour habitude de faire des thread sur Twitter afin de nous parler des romans à venir dans la collection et bien souvent, elle vente les mérites d’un ou plusieurs books boyfriends. Ici on comprend que le sujet va être vraiment différent et que la romance n’est pas le moteur de l’histoire, en lisant le résumé j’ai eu un véritable coup de cœur pour les promesses de cette histoire et alors que ce n’était pas du tout prévu, j’ai foncé la tête la première pour me procurer ce roman bouleversant.

Il y a quelques années la mère d’Adam a recueilli un orphelin en tant que famille d’accueil et son départ a profondément marquer la vie d’Adam et sa mère. Aujourd’hui après plusieurs années sans aucune trace de Julian, Adam est persuadé que le nouvel étudiant qu’il doit prendre sous son aile, n’être autre que ce jeune orphelin. Ravi d’avoir enfin retrouvé celui qu’il considérait comme son petit frère, il va pourtant se heurter à la distance volontairement mise à Julian. Nous avons d’un côté un garçon populaire avec un groupe d’amis soudé et de l’autre un jeune homme effacé qui n’a que sa solitude pour lui tenir compagnie. La détermination d’Adam va lui permettre d’atteindre la carapace de Julian et nous allons assister à la naissance de l’une des plus belles amitiés.

Adam est un personnage qui souffre d’hyperactivité, sa maladie s’est stabilisé, mais c’est un personnage qui ne peut pas s’empêcher d’être en mouvement. J’ai trouvé ce personnage assez particulier, au contact de ses amis ont voit qu’il ne peut pas s’empêcher de toujours courir et l’inactivité est synonyme d’ennui pour lui. J’ai trouvé ce personnage inattendu, il peut paraître froid, car très peu expressif au niveau émotionnel, à l’instar de sa mère il a un réel attrait pour le social et il est d’ailleurs l’assistant de la psychologue du lycée. Sa fonction va lui permettre de retrouver une proximité avec Julian et malgré la timidité du jeune homme, il va réussir à tisser un lien.

Julian souhaite simplement passer inaperçu et être oublié, tant par ses camarades, que par ses professeurs. Grâce à l’alternance des points de vue, aucun détail ne va nous échapper et les réactions vont immédiatement faire sens pour le lecteur. Julian cache de lourds secrets et sa capacité à se fondre dans la masse, lui permet presque de disparaître dans ce lycée. Seulement la psychologue qui l’a suivi depuis la mort de ses parents ayant été récemment mutée dans ce lycée, il ne va pas pouvoir suivre son plan. Sans compter que face à l’insistance amicale d’Adam, il va se sentir en confiance et pour la première fois, il va rencontrer d’autres personnes de son âge, qui semble avoir de l’intérêt pour lui. Ce personnage est terriblement émouvant, tout ce qu’il cache depuis plusieurs années est un crève cœur et bien qu’on s’attendent à un sujet poignant, on est loin d’être préparé à vivre tout ça.

Ce livre, ces personnages, cette histoire tout est d’une incroyable beauté et malgré la noirceur du sujet, ce roman nous montre que l’amitié est la plus belle chose qui puisse exister. On voit rarement un lien aussi fort et c’est tout aussi touchant qu’une histoire d’amour, car Julian a véritablement besoin du bonheur que lui offre Adam. On plonge dans une histoire qui va très certainement vous briser le cœur et les émotions qui m’ont accompagné pendant ma lecture sont indescriptibles. Il est inconcevable de rester indifférent face à l’horreur suggérée, cette lecture c’est un véritable ascenseur émotionnel jusqu’à la derrière ligne. C’est à la fois beau et bouleversant.

Secrets | Sarina Bowen (Le Grand Nord #3)

Résumé :

Avant, Lark n’avait peur de rien. Sa vie était une suite d’aventures, plus passionnantes les unes que les autres. Mais sa dernière virée par delà les mers fut celle de trop. À présent, ses nuits sont remplies de terreur.
Quand sa meilleure amie lui propose un séjour dans un verger contre son aide pour la vente de fruits au marché paysan, Lark saute sur l’occasion de passer l’automne dans le Vermont. Mais ses cauchemars persistent, quand elle choisit de se confier au résident le plus réservé de la ferme Shipley.
Zachariah est un survivant, lui-aussi. Cela fait quatre ans qu’il a quitté la secte polygame dans laquelle il a grandi. Il a trouvé la paix à la ferme Shipley, en cueillant des pommes et en réparant des machines agricoles. Mais être rejeté à l’âge de dix-neuf ans par sa propre famille laisse des traces, de surcroît dans un monde dont il ne connaît ni les moyens de communication ni les codes. En fait, il y a beaucoup de choses qu’il n’avait jamais faites.
Zach et Lark apprennent peu à peu à se faire confiance. Une nuit, ils se rapprochent même plus l’un de l’autre. Finiront-ils par se comprendre pour grandir et ne faire plus qu’un ensemble ? L’amour peut-il tout conquérir ?
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Je pense que pour beaucoup notre radar à books boy-friend s’est déclaré dès qu’on a fait la connaissance de Zach. Difficile de ne pas craquer pour ce personnage qui est le reflet de l’innocence, il a ce côté candide qui le rend adorable et pourtant il n’entre certainement pas de la friend zone. Les secrets c’est toujours ce qui attire le lecteur et malgré qu’on sache qu’il a été élevé différemment, on a envie de côtoyer Zach pour faire partie de sa vie. Après s’être éloigné du Vermont, on replonge la tête la première dans l’univers de la ferme Shipley.

Zachariah est en sécurité depuis quatre ans, et depuis qu’il a quitté le Ranch dans lequel il a grandi, il peut enfin dire qu’il a une famille. Après plusieurs années difficiles, la situation semble se stabiliser pour lui, même si certaines de ses craintes restent ancré dans son quotidien. L’arrivée d’une nouvelle pensionnaire Lark va lui faire découvrir une nouvelle façon d’aimer et malgré leur fragilité ils vont affronter ensemble leur démon.

Lark n’a jamais eu peur de rien, élevé au sein d’une famille de professeurs elle a toujours eu ce besoin de liberté. Alors qu’elle peut enfin vivre pleinement, l’impensable se produit et le retour à la réalité est semé d’embûches allant jusqu’à hanter ses nuits. Quand May Shipley lui propose de venir quelques semaines durant la saison de la cueillette pour se ressourcer, Lark y voit l’occasion de se mettre au vert et surtout de s’éloigner de l’agitation de Boston. Elle va trouver le soutien du plus réservé des habitants et Zach va se relever être un soutien précieux.

Zach a gardé des séquelles de son abandon, difficile d’accorder sa confiance lorsque sa famille le rejette, pourtant il s’est tissé un lien fort entre le jeune homme et Griffin Shipley, ainsi qu’avec sa famille qui le considère comme un membre à part entière, pourtant malgré cette complicité, les doutes ne s’effacent pas aussi simplement et l’ignorance de Zach sur certain sujet a beau être attendrissant, il n’en demeure pas moins mal à l’aise. C’est cette innocence qui en fait un personnage unique et bien que certaine question prête à sourire, personne ne devrait vivre ce qu’il a vécu. Cette fragilité a tout pour toucher en plein cœur et c’est le cœur débordant d’amour pour lui que je rédige cette chronique. Et ça fait un bien fou un personnage aussi beau à l’intérieur comme à l’extérieur.

Lark possède une tout autre fragilité, elle est marquée par une expérience traumatisante et bien qu’elle cherche à se persuader que tout va bien, les démons ne sont jamais bien loin lorsqu’elle ferme les yeux. Ce break c’est tout ce don elle a besoin et au contact d’une famille aimante, elle va tenter de penser ses blessures. Elle va pouvoir compter sur le timide Zach, prêt à tout pour effacer ce regard sombre. A deux, tout est plus simple, et l’amour va progressivement s’en mêler pour se révéler bien plus profonde qu’il n’y paraît.

Chaque tome mes yeux pétillent, et mon cœur rate quelques battements, à chaque lecture que je termine un volume de cette série avec les yeux rempli de joie, et les personnages sont toujours plus touchants, toujours plus élaborés. Zach monte haut la main à la première marche et son histoire en touchera plus d’un lecteur, Sarina Bowen arrive à nous toucher avec une histoire à la fois simple et émouvante. Tous les ingrédients sont réunis pour passer l’hiver dans le Vermont comme à la maison. Je suis absolument sous le charme.

Mon avis sur Amertume #1 ICI
Mon avis sur Ancrage #2 ICI

A Première Vue | Colleen Hoover

Résumé :

Merit Voss sait qu’elle est une fille un peu bizarre. Elle collectionne, par exemple, les trophées qu’elle n’a pas gagné. C’est en voulant en acquérir dans une brocante qu’elle fait la connaissance d’un séduisant jeune homme, Sagan. Il lui plaît immédiatement mais elle va vite réaliser que la situation risque d’être un peu plus compliquée qu’elle ne le pensait et que l’alchimie qu’elle a cru percevoir entre eux, a peu de chances de se développer.
Rien n’est jamais simple dans la famille Voss. Ses parents sont séparés officiellement mais vivent encore sous le même toit, celui d’une ancienne église désaffectée. Son père a épousé l’infirmière de son ex-épouse, qui l’a assistée lorsqu’elle a eu un cancer. Ses frères et soeurs ont des traits de caractère qu’elle n’apprécie pas et qui le rendent aussi étranges que leurs parents. Merit ne supporte plus cette famille dont elle juge sévèrement chaque membre.
Mais, le pire est peut-être à venir quand elle découvre que les apparences sont peut-être trompeuses. Quand la vérité se dévoile, lorsque des secrets bien gardés commencent à émerger, Merit est confrontée à une tâche difficile : remettre toutes ses certitudes en question.

Comme préconisé dans plusieurs avis, je n’ai pas lu le résumé avant de découvrir le petit dernier de l’auteure. Malgré des avis assez tranchés pour certain, j’ai arrêté de vouloir en savoir plus sur cette histoire et j’ai tenté de débuter cette lecture sans me laisser influencer par les nombreux retours. Ce roman ne figure pas parmi mes favoris, mais il est bien signé Colleen Hoover et on ressent aisément la plume de l’auteure.

Je comptais me vider l’esprit après avoir terminé ma lecture, mais il était tellement tard que les mots se sont envolés au profit du sommeil. La difficulté de cette chronique c’est que finalement moins vous en savez mieux se portera votre lecture. J’ai vu beaucoup d’avis qui m’ont effrayé et je ne suis probablement pas la seule dans ce cas, j’ai envie de vous dire que ce roman est différent des autres, vous l’avez peut-être vu il ne fait pas partie de la collection New Romance, mais c’est un Colleen Hoover et personnellement ça suffit à me pousser à l’achat.

Merit Voss est un personnage complexe, qu’il est parfois difficile d’apprécier, mais à qui j’ai réussi à m’attacher. Au risque de gâcher l’élément de surprise, il est difficile de raconter son parcours et c’est la complexité de son personnage qui crée toute l’histoire. Sachez simplement qu’elle avance à contre-courant, allant même jusqu’à collectionner les trophées qu’elle n’a pas gagnés. Je pourrais dire que sa rencontre avec Sagan va changer sa vie, mais finalement il n’est pas le seul qui va intervenir dans ce chamboulement. Dès que vous rencontrerez la famille dysfonctionnelle de Merit tout va prendre son sens et à vous de vous faire votre propre idée.

Certes les personnages auraient mérité d’être un peu plus développés, mais j’ai trouvé que l’histoire et la manière dont elle est racontée était plutôt représentative des pensées de Merit. L’auteure a une manière particulière d’aborder des sujets difficiles, tout en conservant une part d’humour parfois assez déplacé, mais pas choquante pour autant. Je n’aurais pas dit non à quelques chapitres supplémentaires pour rendre la fin de l’histoire un peu plus définitive, mais dans son ensemble cette lecture m’a intriguée et c’est déjà un bon point, car je n’avais aucune idée de là où elle voulait nous mener. J’ai lu ce roman en quelques heures et bien qu’il est quelques défauts, j’ai retrouvé le plaisir de lire une auteure que j’adore et l’essentiel c’est qu’elle se soit fait plaisir et il est parfois intéressant de sortir de sa zone de confort. Je préfère Colleen Hoover dans des histoires où les émotions priment sur tout le reste, tel que Maybe Someday ou Hopeless, mais ce roman est m’a fait passer un moment agréable.