Shades of Magic | V.E. Schwab (Shades of Magic #1)

Résumé :
Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde à l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l’adolescence, pour défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l’irréparable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres gris où une jeune fille du nom de Lila la lui subtilise.
Mais la magie n’attire jamais à elle personne par hasard !
Découvrez Shades of Magic, du petit prodige Victoria Schwab, qui développe une idée surprenante qu’elle peuple de personnages inoubliables, pour le plus grand délice de ses nombreux fans.

L’engouement pour cette auteure et ce roman me donnait fortement envie de me lancer dans cette série, qui a été relativement présente sur les réseaux sociaux depuis sa publication, mais avec les nombreuses sorties, des choix ont dû se faire et contre toute attente c’est ma copine book_ouioui qui aura sauté le pas pour moi en me l’offrant. Impatiente de découvrir cet univers dont j’ai tellement entendu parler et cette lecture fut un régal.

Kell est ce qu’on appelle un Voyageur, un magicien capable de voyager d’un monde à l’autre. Ces mondes, sont au nombre de quatre et chacun de ces Londres à sa particularité : le Londres gris ne possède aucune magie, le Londres rouge à la sentir florale est une vraie bouffée d’air frais, dans le Londres Blanc les magiciens sont convoités avec envie et enfin le Londres noir qui s’est laissé dévorer et où il ne reste rien, forçant les voyageurs à couper les ponts avec ce monde glacial. Chargé par le souverain du Londres rouge de transmettre des missives aux autres souverains, Kell a l’interdiction de transporter des objets d’un monde à l’autre, pourtant le jeune homme va se livrer à un trafic qu’il voyait sans conséquence et qui va le plonger au cœur du risque. Il commet l’irréparable en acceptant de transporter une pierre noire et son passage dans le Londres gris va rapidement comprendre son erreur et alors qu’il est en danger sa route va croiser celle de Lila, une talentueuse voleuse, qui va lui subtiliser la pierre de toutes les convoitises et sa magie va attirer toutes sortes d’ennemis.

Kell est un personnage qui semble respecter les règles et sa position de fils adoptifs de la famille royal l’oblige à respecter les règles, mais étant l’un des derniers voyageurs sont rôle est indispensable pour l’équilibre. Ses petits trocs semble à première vue sans conséquences, mais son frère le Prince Rhy va rapidement le mettre en garde contre cette habitude et les risques encourus s’il se fait prendre. Les conséquences, il ne va pas tarder à les connaître, j’ai apprécié sa conscience et sa volonté de résoudre le problème sans mêler sa famille au danger. Il est très humain et plutôt lucide sur sa situation familiale, car il a beau avoir été recueilli par la famille royale et considérer Rhy comme son frère, son rôle lui enlève une certaine liberté d’agir comme il le souhaite.

Lila est une héroïne comme je les aime. Je suis sous le charme de son parcours, bien qu’assez solitaire la jeune femme n’a besoin de personne pour se tirer des pires situations et la voir débrouillarde, combative et maître de sa vie est tout ce que j’aime chez une héroïne. Habituée à découvrir des demoiselles en détresse, on est loin du schéma avec une héroïne à la langue bien pendue et tel un chat, elle retombe toujours sur ses pattes. Sa rencontre avec Kell va provoquer par son penchant à faire les poches de manière aléatoire et on peut dire qu’elle va faire le vol de sa vie, et provoquer un raz-de-marée la forçant à prendre des risques pour une noble cause.

Un début un peu lent à démarrer et ma lecture saccadée n’a pas dû aider pour assimiler les subtilités de l’univers construit par V.E. Schwab, une fois l’histoire mise en place, l’intrigue prend le dessus et le besoin de connaître la suite, fait que je me suis laissé par porter par le périple de nos héros. L’histoire est portée par un duo charismatique et la suite promet un vent de liberté. Un récit original qui aborde le thème de la magie sous un nouvel angle.

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The Kiss | Marie Rutkoski (Winner #3)

 Résumé :
Dans un monde en guerre, entièrement né de l’imagination fertile de Marie Rutkoski, se battent pour survivre Arin et Kestrel, deux personnages que tout oppose, séparés par leur allégeance à deux nations en conflit.
Fille unique du général le plus admiré de tout l’Empire, Kestrel est pourtant en pleine disgrâce : exilée dans un camp de prisonnier, la jeune fille est désormais bien loin des dorures et des fastes du palais impérial, où elle devait épouser l’héritier du trône. Arin, lui, se trouve déjà au cœur des affrontements et s’apprête à livrer une lutte à mort contre l’Empire. Pris dans le tourbillon des événements qui déchirent le continent, Kestrel et Arin ne peuvent lutter contre leur destin, qui les sépare irrémédiablement…
Ultime volume d’une trilogie qui ne ménage ni les personnages, ni les nerfs du lecteur, The Kiss entremêle avec talent intrigues politiques, suspense et romance contrariée. Forte d’un style finement ciselé et de la psychologie fascinante de personnages en plein dilemme, la trilogie de Marie Rutkoski trouve en The Kiss une conclusion magistrale.
Ce roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Cet épilogue est absolument époustouflant, Marie Rutkoski signe avec The Kiss le meilleur tome de la série, laissant le lecteur dans une tension permanente, sans se douter un seul instant de l’issue de ce roman. La guerre est déclarée et nous plongeons au cœur du chaos, avec les ingrédients qui ont fait le succès de cette série, des complots, des stratégies, des secrets et bien évidemment une superbe romance, qui est au centre de tout.

Encore une série qui me laisse un goût particulier, à la fois le plaisir d’avoir la conclusion de cette histoire qui m’aura fait vibrer et d’un autre côté, la nostalgie de me dire que l’histoire est terminée. Les autres tomes avaient cette intensité qui l’a immédiatement séduite et c’est série est l’une de mes plus belles découvertes en fantasy, me donnant l’envie d’en lire davantage. J’écris cette chronique quelques heures après avoir terminé ma lecture, pour laisser le temps à mon rythme cardiaque de revenir à la normale. Lire ce tome m’a donné quelques sueurs froides et les évènements vont s’enchaîner de manière naturelle qu’on ne se rend pas compte du temps qui passe.

L’histoire reprend quelques jours après la fin du second opus et j’ai apprécié replonger dans l’histoire grâce à l’alternance des points de vue. A commencer par Arin, qui semble s’être remis de son cœur brisé et qui prend part à la guerre sans aucune pitié, déterminer à rendre justice à son peuple, ils se donnent corps et âmes dans cette cause. Du côté de Kestrel, la situation est plus critique, puisqu’elle a perdu sa liberté et suite à sa trahison contre l’Empire, elle est envoyée dans un camp de prisonniers sans possibilités d’avertir son entourage avec pour seule compagnie ses souvenirs qui semblent s’effacer et une combativité qui s’essouffle.

Bien que la situation soit complexe, ce tome c’est celui des révélations et après trois tomes de secrets, de mensonges et de complots, le destin va enfin réunir Kestrel et Arin, afin qu’ils puissent surmonter les obstacles. Bien évidemment, les choses se font progressivement et j’ai apprécié les voir s’ouvrir l’un à l’autre, quitte à être vulnérable, c’est ce qui en fait des personnages authentiques et avec leurs faiblesses. On alterne les moments de douceur, avec de nombreuses scènes de combat qui m’auront donné des sueurs froides, il faut dire que l’auteure semble prendre un malin plaisir à malmener nos héros et c’est dans les pires situations qu’ils vont prendre conscience de leur potentiel. On est face à des héros qui ont été changé par la guerre et par leurs décisions, et on constate une réelle évolution tant de la mentalité, que dans la prise de risque pour une cause partagée.

En bref, l’intrigue est mené par des personnages charismatiques qui m’auront chacun leur tour fait passer par une palette d’émotions, de l’émotion, de l’humour, de la peur, de l’amour… tout est réuni pour proposer une saga captivante. Très émue par la dernière scène, qui joue sur la corde sensible, mais j’aurais volonté acceptée quelques pages supplémentaires. Je suis très sélective dans mes lectures en fantasy, mais que vous soyez débutants, convertis ou simplement curieux, sachez que cette série est à découvrir.

Mon avis sur The Curse #1 ICI
Mon avis sur The Crime #2 ICI

Un palais de colère et de brume | Sarah J. Maas (A Court of Thorns and Roses #2)

Résumé :
Après avoir survécu aux défis d’Amarantha, Feyre est devenue une Fae et a hérité de pouvoirs qui échappent à son contrôle.
Mais son cœur est resté celui d’une humaine, et elle ne peut effacer ce qu’elle a dû commettre pour sauver Tamlin et la Cour du Printemps…
Elle ne peut non plus oublier qu’elle a conclu un marché avec Rhysand, le redoutable Grand Seigneur de la Cour de la Nuit. Une semaine par mois, elle doit séjourner à ses côtés, dans son palais.
D’abord réticente, Feyre découvrira pourtant qu’il est loin d’être le Fae cruel et manipulateur qu’elle croyait connaître. Avec lui, elle va apprendre à dompter ses pouvoirs. Et douter de ce qu’elle ressent pour Tamlin…
Mais au-delà de la Cour de la Nuit, une menace se profile. Car les desseins du roi d’Hybern pourraient bien ébranler tout le royaume des immortels.
Ce roman est le deuxième tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Le premier mot qui me vient en rédigeant cette chronique c’est OMG. Bien que ce ne soit pas vraiment un mot, c’est globalement représentatif de mon état d’excitation. Et pourtant avant de ressentir de telles émotions, je suis passé par une phase de déception, pas vraiment lié à l’histoire, mais plus particulièrement à l’éditeur, qui a malheureusement décidé de faire des économies sur l’objet-livre et quand je vois le prix pour une qualité aussi fragile, c’est mon petit cœur de passionné qui est directement touché. Passons ce passage et revenons à notre sublime histoire qui m’a totalement rendu folle amoureuse de l’intrigue et ses personnages.

L’histoire reprend trois mois après les évènements du premier tome et bien que Feyre soit désormais une Fae et que Tamlin soit libre, la jeune femme est toujours en phase d’adaptation et peine à apprivoiser cette nouvelle identité qui fait d’elle une inconnue. Difficile d’oublier toutes les épreuves qu’elle a traversées, pourtant à la Cour de Printemps tout semble reprendre son cours et les préparatifs du mariage devraient emplir son cœur de joie. Sans compter que bien que Rhysand ne se soit pas manifesté, l’ombre du marché qu’ils ont conclu plane sur cette nouvelle vie. Le Grand Seigneur de la Cour de la Nuit, semble avoir marqué son esprit et lorsqu’il se manifeste enfin pour obtenir une semaine par mois, elle découvre une Cour bien différente que ce qu’elle s’était imaginée.

Après une longue attente, il me fallait découvrir cette suite et bien que le début soit un peu long à se mettre en place, on replonge en douceur dans un univers complexe et très bien construit. J’avais oublié quelques subtilités et le démarrage en douceur m’aura permis de me remettre doucement dans les termes et intrigue déjà bien avancée. Bien évidemment, les avis unanimes m’ont influencé pendant ma lecture et à plusieurs reprises, j’ai ressenti des palpitations face aux évènements qui se dessinaient devant moi. A la lecture du premier opus, j’étais loin d’imaginer qu’on prendrait cette direction, mais aux vues des révélations ce n’est pas dénué de sens.

Là où Sarah J. Maas est douée, c’est qu’elle arrive à nous faire passer par un arc-en-ciel d’émotions. On a du mal à comprendre où elle veut nous mener et face aux réactions de certains personnages la déception commence doucement à naître et des personnages qui jusqu’ici nous avaient paru sympathiques, commencent à se montrer moins appréciable et progressivement, toute l’admiration disparaît, pour laisser place à une colère sourde, on découvre impuissant à des choix terribles et lorsqu’un gros retournement va complètement changer la direction de l’histoire, on assiste émerveiller aux changements qui s’opèrent. D’un côté, on va trembler face à l’avenir qui se profile et dans l’adversité des alliances inattendues vont se mettre en place comme une évidence.

Je ne crois pas avoir été préparer à éprouver autant de tout. Cette lecture a réussi à me surprendre jusqu’à la dernière ligne et une fois l’intrigue mise en place on ne sait jamais ce qui va se passer. Ce second opus conserve une part d’action très importante et les changements qui s’opèrent envers Feyre vont complètement changer les phases de combat, car l’humaine à laisser la place à une guerrière absolument fabuleuse, tout en conservant le cœur pur d’une mortelle. C’est ce qui fait la beauté de ce personnage, ce cœur qui lui permet de voir les personnages sous leur meilleur jour, malgré l’image qu’elle renvoie c’est ce qui a probablement contribué à lui ouvrir les yeux concernant certaines amitiés. C’est assez touchant de voir cette héroïne si solitaire baisser sa garde et l’Amour n’est pas en reste, bien au contraire c’est la plus belle romance de fantasy que j’ai pu lire.

Je pense à une scène clé dans cette suite et sachant qu’il s’agit d’un spoiler, il m’est impossible de vous raconter à quel point on est loin des émotions du premier opus. J’en ai encore une fois le souffle coupé lorsque je repense à la scène qui m’a mise K.O., ces révélations bouleversantes et d’un romantisme indescriptible m’ont totalement fait rêver. Je visualise encore les mots sortir de la bouche de notre héros et je pourrais les relire indéfiniment que leur impact serait le même. Je ne peux que vous recommander de vous procurer cette série et si par miracle vous avez déjà lu le premier tome, passez outre ce prix scandaleusement élevé et savourez chaque minute.

Mon avis sur Un Palais d’Épines et de Roses #1 ICI

The Crime | Marie Rutkoski (Winner #2)

Résumé :

Gagner peut être la pire des malédictions…
Fille du général le plus titré de l’Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu’elle réprouve l’esclavage, d’acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d’Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami… et de laisser la ville entière s’en émouvoir. Elle n’a compris qu’au dernier moment son erreur, en découvrant l’impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir.
À présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d’elle et a dû supporter la douleur de la trahison d’Arin – elle dont l’éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. Mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l’impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l’Empereur. S’ouvre, à la cour, un terrible jeu d’échec où Kestrel doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d’autrui – jusqu’à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n’espèrent que sa chute.
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple !
Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Superbe tome qui embarque son lecteur de la première à la dernière page, il est indéniable que cette suite comble largement mes attentes. Contrairement à certaine série qui s’essouffle avec le tome du milieu, montre que les bases de l’intrigue sont construites et l’intensité qui se dégage du récit m’aura valu quelques sueurs froides.

Kestral a fait un choix qui va contre son éducation choisir le camp ennemi. Aujourd’hui le traité est signé et les Herranis ont récupéré leurs terres, mais cette décision l’oblige à oublier les sentiments qui la poussent à sauver Arin. Contrainte d’honorer sa part du marché, la jeune guerrière va devoir épouser le fils de l’Empereur et sa nouvelle vie à la cour n’est pas de tout repos. A commencer par l’Empereur un homme tyrannique qui dirige d’une main de fer ses troupes et n’hésite pas à bousculer sa future belle-fille pour l’aider à prendre les bonnes décisions.

L’histoire est habilement mené, plongé en plein cœur des stratégies d’attaques et autres complots politiques, nous allons vivre au rythme de l’intrigue qui n’est jamais celle qu’on attend. Cette imprévisibilité est l’un des points forts de l’histoire, nos personnages sont sans arrêt en mouvement et on passe par une palette d’émotions : peur, tristesse, affection, surprise… et c’est justement parce qu’ils n’ont pas la capacité de décider de leur avenir que nous les voyons prendre des décisions difficiles et en tant que lecteur c’est délectable.

On voit une certaine évolution de nos personnages, notamment Kestral qui s’éloigne de la fille parfaite et l’image de guerrière s’éloigne pour montrer quelques failles, mais malgré une prise de position timide elle reste fidèle à son père qui est son modèle et à la cour elle va se retrouver face aux manipulations et stratégie qui auront des conséquences pour son futur. A noter que ce tome se concentre principalement sur la politique menée depuis la signature du traité, alors la romance est un peu relégué au second plan. Personnellement, j’ai trouvé l’évolution de l’histoire cohérente et malgré la frustration liée à la séparation, les scènes n’en sont que plus savoureuses.

Marie Rutkoski n’hésite pas à malmener ses personnages et on peut dire que ce tome prend un tournant puissant. Les rôles sont un peu inversés, Kestral est face à la solitude et n’a pas vraiment de personnes de confiance, alors qu’Arin est bien entouré et prêt à tout pour sauver son peuple de l’esclavage. On a d’ailleurs une prise de position intéressante puisque notre héroïne issue d’un milieu privilégié reconsidère ce qu’elle a appris et il y a une vraie évolution face au pratique de son peuple qu’elle réprime. Et sa prise de risque la montre sous un nouveau jour.

The Crime se démarque du précédent opus par un environnement plus sombre et on découvre par la même occasion des personnages secondaires avec du potentiel apportant de la consistante à l’intrigue déjà bien complexe. Aucun personnage n’est à l’abri, le sang va couler à flots, des morts ou blessés graves vont longer le récit dans la noirceur. On a parfois du mal à apercevoir la lumière et c’est qui rend l’histoire imprévisible, on ne sait jamais sur quoi l’histoire va rebondir. Une auteure qui pourrait paraître sadique, mais qui sait parfaitement où elle conduit son lecteur. La fin est particulièrement frustrante et ce qui rend l’attente d’autant plus longue.

Retrouvez mon avis sur The Curse #1 ICI

 

Une flamme dans la nuit | Sabaa Tahir (Une braise sous la cendre #2)

Ce roman est le second tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

J’étais loin d’imaginer que l’addictivité me ferait dévorer cette suite en quelques jours. Dès qu’on reprend la lecture, nos héros sont au cœur d l’action et il est impossible de s’ennuyer. Je ne pensais pas que l’auteure pourrait me surprendre davantage et pourtant au milieu du récit, elle tire son épingle du jeu en montrant le meilleur de ses personnages dans des situations les plus difficiles.

Après le chaos qu’ils ont laissé derrière eux à Blackcliff, Laia et Elias tentent de fuir leurs assaillants par les tunnels, mais derrière ce besoin de liberté ce cache deux combattants prêts à tout pour sauver le frère de la jeune résistante. Au cours de leur voyage à travers l’empire ils vont apprendre à se faire confiance et traverser des épreuves qui vont les conduire à se battre pour atteindre leur objectif.

Ce tome est une vraie petite merveille et l’intrigue est captivante, mais je suis admirative de la manière dont Sabaa Tahir met en avant ses héroïnes. A commencer par Laia, jusqu’ici la jeune femme avait toujours été un peu craintive, cherchant une manière de disparaître et ce n’était pas dans sa nature de s’opposer à l’autorité, pourtant au contact d’Elias et surtout face aux épreuves qu’elle a traversées, elle va s’affirmer et montrer qu’elle a autant de capacités que n’importe qui. Parallèlement l’auteure à choisir de mettre en avant une autre héroïne qui est une force de la nature, vous l’aurez deviné je parle d’Hélène.

Désormais Pie de sang, la jeune guerrière va devoir elle-aussi se dépasser. Rongée par son amitié avec Elias et son attachement à l’empire, la jeune femme va devoir mener un combat intérieur pour prendre les bonnes décisions. Il est vrai que son personnage ne figure pas parmi mes préférés, mais passée les premières plaintes et apitoiement, elle a commencé à devenir un personnage très intéressant pour l’intrigue. A travers ses yeux, nous allons découvrir l’avancée de l’Empire et de nouvelles révélations vont venir consolider l’univers déjà très complet pour nous apporter une vue d’ensemble.

Contre toute attente, l’homme au centre des recherches Elias ne va pas être le principal atout de cette histoire. On va grâce à lui pouvoir vivre des situations intenses, mais son évolution est l’une des plus touchante. Notamment car, à l’image de ces deux héroïnes qui acceptent qu’elles vont devoir se battre pour leur famille et leur conviction. Alors que notre héros est épuisé de sa situation et n’escompte ne plus faire de mal à personnes. J’ai beaucoup aimé les valeurs qu’il transmet et sa loyauté est admirable. Impossible de ne pas être attendri par ce personnage qui malgré les souffrances va tout faire pour tenir une promesse qu’il a faite à Laia. Face à cette volonté je n’ai pu que craquer pour Elias.

En bref, un tome excellemment mené avec de l’action et des révélations inattendues. A aucun moment je ne me suis ennuyée et c’est toujours avec beaucoup d’intérêt que je replongeais dans ma lecture. Le seul petit bémol, identique à mon ressenti du tome précédent concerne la gestion des relations amoureuses, à un moment j’ai vraiment cru que mon cœur allait lâcher. C’est tellement frustrant à gérer en tant que lecteur que j’en aurais crié de déceptions. Je dois avouer que par moments ça en était énervant, mais c’est un choix que je peux comprendre dans l’avancée de l’histoire. Après l’annonce de la parution du tome 3 en version originale, je n’ai qu’une hâte pouvoir enfin retrouver cet univers fascinant.

Mon avis sur Une braise sous la cendre #1 ICI