Passion brûlante | Jay Crownover (Clash #1)

 
Lire la série Marked Men avant est préférable.
Merci aux éditions Harlequin et NetGalley
France

Après avoir terminé la série Marked Men, cette nouvelle série devait impérativement compléter ma collection et encore une fois, Jay Crownover nous enseigne qu’il ne faut pas se fier aux apparences. La série conserve les codes habituels où l’art corporel conserve une place importante dans le cœur de nos héros et nous montre que certaines marques sont invisibles à l’oeil nu, mais bel et bien présente.

Sayer est une avocate sincèrement engagée dans son métier et pour elle l’apparence est primordiale. Son objectif est de se montrer la plus compétente possible, montrer une image implacable et bien évidemment se faire discrète. Parfaitement capable de maîtriser ses émotions, la jeune femme s’est muré sous une épaisse couche de glace. Lorsque son père tyrannique décède, elle ne s’attendait pas à apprendre l’existence d’un frère, elle qui a toujours été seule au monde voit une opportunité de construire cette famille qui lui a cruellement manqué. Ses retrouvailles avec son frère Rowdy vont progressivement l’aider à s’ouvrir pour la première fois de sa vie et panser les blessures de son enfance.

Zeb est un personnage auquel je n’étais pas préparé, malgré un physique qui ne passe pas inaperçu il n’est en rien comparable aux personnages que m’avait habitués Jay Crownover. Certes il n’a pas un passé simple, mais il a tiré un enseignement de ses erreurs et la manière dont il s’est pris en main est admirable. Soutenu par une famille soudée, il est désormais à la tête d’une entreprise prospère et j’ai vraiment été subjugué par son charisme. Sa carrure  et son physique sont loin d’être commun, certain pourrait dire qu’il est intimidant et pourtant c’est un homme attentionné et il ne fait pas de secrets. Il va d’ailleurs assumer pleinement l’attirance qu’il éprouve pour Sayer et ne va pas hésiter à lui faire part de son intérêt.

Après une parade nuptiale qui fait grimper la température, nos deux tourtereaux vont devoir calmer leur ardeur. Notamment car, une révélation va nécessiter de mener un autre combat. On va découvrir qu’après tous les efforts de Zeb pour dérider sa belle avocate, la jeune femme va récupérer son masque de reine des glaces et mener l’un des combats les plus difficiles dans sa carrière d’avocate, car elle concerne un homme qui provoque chez elle nombre d’émotions, qu’elle a pourtant toujours évitées. Sayer va devoir apprendre à guérir de ces blessures qui la conduisent aujourd’hui à se déprécier, les cicatrices sont tellement importantes qu’elle va mener son propre combat vers le bonheur et l’acceptation de soi.

En bref, Jay Crownover réussi encore une fois, à nous proposer romance qui en ravira plus d’un, tant par sa fraîcheur, que son humour ou tout simplement part des personnages attachants qui sont complémentaires. L’alchimie amoureuse est comme une évidence et Zeb va se poser en sauveur toujours prêt à réparer ce qui a été cassé, et en l’occurrence notre héroïne a de sacré bagage émotionnel qui va nécessiter une bonne dose de patience. C’est l’histoire d’une reconstruction, de seconde chance et d’amour imprévisible pour un petit bonhomme nommé Hyde. La réputation de cette auteure n’est plus à faire et si comme moi vous aimez les romances qui prônent la différence, cette nouvelle série est faite pour vous.

Butterfly Dreams | A. Meredith Walters

Date de sortie : 10 mai 2017

Je remercie les Éditions Harlequin et NetGalley France pour ce roman, je suis tombée amoureuse de cette couverture, alors je suis d’autant plus déchiré face à mon ressenti. J’ai le cœur brisé de ne pas avoir réussi à rentrer dans cette histoire, j’avais tellement d’attente et les premiers avis étaient tellement encourageants que c’était l’une des sorties que j’attendais le plus et me voilà totalement désarçonné à ne plus savoir quoi penser de cette romance qui a pourtant les codes pour plaire aux fans de New Adult.

Corin a vingt-cinq ans et malgré une boutique dont elle est fière, sa vie est loin d’être aussi apaisante qu’une jeune femme de son âge devrait vivre. Depuis la mort de sa mère, suivi par celle de son père peu de temps après, Corin à une peur panique de la mort. Tous les prétextes sont bons pour découvrir des symptômes inquiétants, des maladies graves avec pour seule issue la mort. Pensant que sa patiente pourrait souffrir d’un problème cardiaque, le médecin de la jeune femme va l’adresser à un groupe de soutien de malade cardiaque. D’abord en retrait, la jeune femme va rencontrer l’optimiste Beckett, qui a réchappé à une crise cardiaque. Ils n’ont rien en commun pourtant le destin va les réunir.

J’ai eu un mal fou à apprécier Corin, certes sa situation n’est pas évidente, mais je l’ai trouvé extrêmement nombriliste et jusqu’à sa rencontre avec Beckett on ne peut pas dire qu’elle se préoccupe beaucoup de ceux qui l’entourent. Ce n’est pas une mauvaise personne, seulement ses problèmes occupent une place importante dans sa vie et justement, cela explique sûrement pourquoi elle est si seule. Après, elle a des circonstances atténuantes et il y a quand même un côté triste à son histoire. Sa rencontre avec Beckett va lui offrir une nouvelle perspective et son optimisme va venir remettre question sa manière de voir la vie. Il est vrai que la romance est attendrissante, mais il m’a manqué les papillons si souvent évoqués.

Jusqu’ici le pitch à tout pour plaire et j’étais hyper emballée de le débuter, je me suis jetée dessus et j’étais persuadée de vivre une lecture intense comme je les aime. Malheureusement ça ne s’est passé comme ça, rapidement j’ai ressenti une forme d’ennui dans ma lecture, notamment, car les héros sont dans une sorte de réflexion et même si les dialogues sont présents ils ne sont pas assez percutants. Je déteste abandonner les lectures et vu que l’histoire était malgré tout mignonne j’avais l’espoir que le sujet allait être bouleversant. Je ne saurais expliquer si le problème vient de moi, de l’écriture, du sujet ou tout simplement parce que ce n’était pas le bon moment pour cette lecture. J’ai terminé ma lecture en diagonale, car je n’avais pas envie d’y passer trop de temps sachant que je n’accrochais pas à l’univers, mais je ne doute pas qu’il trouvera son public. Toujours est-il que je suis complètement passé à côté de cette romance et malgré le sujet terrible, ce n’est que vers la fin que j’ai éprouvé quelques émotions.

Dark Romance | Penelope Douglas (Devil’s Night #1)

img_20170121_153538_736dark-romanceTrès-bon
Ce livre contient des situations particulièrement dérangeantes, le contenu peut choquer.
Date de sortie : 8 février 2017

Voilà un roman que j’avais hâte de découvrir, notamment car son auteur avait déjà fait parler d’elle et ensuite l’histoire m’avait l’air assez inédite. J’aimerais remercier les Éditions Harlequin et NetGalley France de m’avoir permis de découvrir ce roman. Si je devais résumer mon état d’esprit ça donnerait ça : OhMonDieu. Je ne crois pas ressortir indemne de cette lecture, mon rythme cardiaque a été malmené par l’intensité du récit. Dès les premières pages le ton est donné et lorsque les sombres révélations ont été mises en lumière, j’ai cru que je n’allais pas m’en remettre. Le début a tout d’une romance classique et rapidement j’ai cru que j’allais suffoquer tellement certains chapitres sont frustrants.

Cette lecture ne conviendra pas à tous les lecteurs, ce n’est pas que le contenu soit dur, mais le récit dégage un côté malsain et l’intensité est telle qu’immédiatement la tension monte et j’ai parfois ressenti un certain malaise face à des scènes qui en soit du point de vue de l’héroïne sont stressantes, mais derrière pour le lecteur on a tendance à imaginer le pire. Tout ce stresse n’est pas bon pour mon cœur, j’ai ressenti tellement d’émotions par anticipations que j’ai vraiment cru que mon cœur allait lâcher. Afin de préserver l’intrigue, vous comprendrez que cette chronique n’abordera pas certains points essentiels à l’histoire et par sadisme, j’ai envie de vous voir tomber des nues face à la noirceur de l’intrigue.

Michael Crist est un personnage qui ne va pas dans la demi-mesure, issu d’une famille riche il a toujours obtenu ce qu’il désirait. Depuis l’enfance il côtoie Erika Fane, sans vraiment prêter à la jeune femme, également originaire d’une famille aisée, la jeune femme n’a jamais manqué de rien. La mort soudaine de son père, va la placer au rang de petite chose fragile par son entourage et tout le monde s’entend à la protéger de la moindre contrariété. Seulement seul Michael la voit telle qu’elle est vraiment et alors que tout le monde pense qu’elle prend une décision irréfléchie, Rika décide de quitter subitement son université, afin d’affronter la vie à sa manière et repartir de zéro sans parents, sans amis, rien qu’elle pour s’assumer.

Penelope Douglas a encore une fois prouvé qu’elle est maître dans l’art des relations mêlant haine/amour. Elle réaffirme son talent en suscitant des émotions contradictoires pour une romance qui n’aurait pas dû nous faire ressentir ça. C’est assez difficile à expliquer, on s’attache énormément au personnage de Rika, elle a tout d’une héroïne qui mérite d’être chouchoutée et pourtant elle n’est pas aussi sage que tout le monde le pense. Je suis passée d’un Michael qui fait grimper la température, à une douche froide face à ce qui se profile pour la jeune femme. J’ai été intriguée, excitée et finalement ce qui l’a emporté est un sentiment assez particulier, car arriver à un bon quart de la fin l’intensité est retombée d’un coup et le rythme du récit a pris un nouveau tournant qui m’a donné l’impression d’avoir perdu les émotions qui menaçaient d’exploser depuis le début du roman et pour ça, je n’ai pas pu lui mettre cinq étoiles.

Si vous devez retenir une chose de ce roman, c’est que la plume est très addictive et même si je n’ai pas toujours adhéré ce qui se déroulait, car assez machiavélique, les pages défilent à une vitesse impressionnante, même si le dernier quart m’a un peu déçu, car j’ai perdu une part de l’intensité qui m’avait animé pendant une bonne partie de ma lecture. Mais parfois, ça fait du bien de sortir de sa zone de confort, d’essayer des romans qu’on n’aurait pas pris le risque de découvrir. Toutes ces émotions contradictoires ont rendu ma lecture vivante et unique.

Lucie

Enfin toi | Molly McAdams (Thatch #1)

img_20161224_112159_057enfin-toiBonSortie prévue le 25 janvier 2017.

Je remercie NetGalley et Harlequin de m’avoir permis d’être bien accompagnée pendant les fêtes. Je ne sais pas ce qui m’arrive en ce moment, mais je me monte tellement la tête avec les sorties à venir, qu’une fois dans mes petites mains, je me retrouve déçue car trop éloigné de ce que j’attendais de ma lecture. Je me sens pas totalement comblée, passer un bon moment mais attendre le déclic qui ne vient pas ça a forcément un impact sur ma notation et je suis déçue car ça reste mignon, mais il m’a manqué l’explosion d’émotions.

Grey et Ben sont amoureux depuis 7 ans, alors qu’ils avaient décidé d’attendre d’obtenir leur diplôme pour se marier, ils préfèrent ne pas perdre une minute et s’unir. A trois jours du mariage, les préparatifs battent leur plein et un drame va venir tout remettre en cause. En effet, son fiancé meurt brutalement, mettant un terme à tous leur projet et détruisant par la même occasion la vie de la jeune femme. Deux ans plus tard, Grey vient d’obtenir son diplôme et la vie est toujours aussi difficile pour elle. Elle peut néanmoins compter sur Jagger son ami de toujours et accessoirement le meilleur ami de son défunt fiancé.

A 22 ans, Grey n’est plus que l’ombre d’elle-même et personne dans son entourage n’arrive à l’aider à remonter la pente. La seule personne qui puisse comprendre sa souffrance c’est Jagger et en deux ans, il ne l’a jamais laissée tomber. Il est l’ami sur qui elle peut se reposer et celui qui arrive à lui arracher ses rares sourires. Dès le premier chapitre on comprend l’ampleur de leur amitié et aussi les dégâts dans la vie de Grey, clairement c’est une loque et elle est au fond du trou. J’ai apprécié de voir son évolution et même si ça prend du temps, elle va doucement reprendre sa vie en main, grâce à la présence Jagger.

Sous ce regard malicieux se cache un artiste talentueux, qui n’a pas grandi dans les meilleures conditions, mais qui soutient sa jeune sœur. Même Grey il n’est pas prêt à l’abandonner et pour cause, il est amoureux d’elle depuis qu’il est adolescent et il donnerait tout pour revoir la jeune femme heureuse. Il aurait gard » le secret encore longtemps, seulement c’est bien connu tout fini toujours par ce savoir et cette révélation va venir tout remettre en cause entre les deux amis et une nouvelle fois, la secousse va provoquer des dégâts. Il faut dire que Grey était loin d’imaginer que son meilleur ami puisse la voir autrement que comme la fiancée de son ami. J’admets que la situation n’est pas évidente, mais Jagger à quand même un petit quelque chose qui le rend irrésistible et sa tendresse envers Grey est adorable.

Je termine ma lecture un peu mitigée j’ai trouvé l’histoire agréable, mais j’ai attendu en vain que les émotions déferlent compte tenu le sujet sensible, mais à aucun moment je n’ai ému. C’est vrai que Grey est déchiré entre son passé et son futur, mais les sentiments amoureux viennent de nulle part et évidemment la jeune femme panique, car c’est une révélation. Jagger c’est toujours comporté en bon ami et même si on décèle rapidement ses sentiments, la révélation est un peu brutale, notamment car on n’a pas eu le temps de voir les sentiments de Grey naître. Ben occupe une place centrale dans sa vie et soudainement en apprenant l’amour que lui porte Jagger, elle réalise qu’elle ne lui est pas insensible. Après c’est vrai qu’ils sont mignons ensembles, mais le déclencheur m’a manqué et pendant ma lecture j’ai réalisé que la romance était un prétexte pour affronter tout ce qui se passe autour de leur relation. Ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais, alors c’est frustrant ce moment tu ne ressens rien.

Lucie

My Favorite Mistake | Chelsea M. Cameron (#1)

img_20161221_142649_022my-favorite-mistakeBonSortie prévue le 25 janvier 2017.

J’aimerais commencer par remercier NetGalley et Harlequin pour m’avoir permis de lire ce roman avant sa sortie. Un sentiment étrange m’habite depuis que j’ai terminé ce roman, à commencer par le syndrome de la page blanche et une immense frustration. Ce roman fait partie des sorties que j’attendais avec le plus d’impatience pour janvier, alors lorsque j’ai commencé à le lire j’étais hyper emballée et je n’avais qu’une envie connaître l’évolution de l’histoire, seulement rapidement je me suis rendu compte que j’avais peut-être mis un peu trop d’attentes et j’ai senti un sentiment proche de la déception me gagner.

Pour vous situer un peu le contexte, Taylor, Darah et Renée sont dans l’attente d’une nouvelle colocataire depuis le départ de la précédente, toutes les trois excitées de cette nouvelle année, elles vont avoir la surprise de découvrir que l’université à jouer à Taylor un vilain tour, puisqu’elle lui impose de partager sa petite chambre étudiante avec un colocataire homme au sang chaud : Hunter Zaccadelli, faisant jouer le caractère mixte des dortoirs. Rapidement la jeune femme rentre dans une colère noire et va immédiatement s’opposer à cette situation, il est tout ce qu’elle a toujours détesté et en sa compagnie elle a l’impression de ne plus être la même. Sans compter qu’il va réveiller une part d’elle-même qu’elle s’était efforcée à ne plus jamais voir et ce chamboulement va venir remuer des souvenirs.

J’ai conscience que Taylor a un passif assez lourd, et on comprend qu’elle est encore vulnérable, cependant j’ai trouvé ses réactions disproportionnées. Sa manière de réagir m’a empêchée de m’attacher à elle. J’ai trouvé qu’elle se permettait de juger Hunter sans même le connaître. Elle ne va lui laisser aucune chance se permettre de décider de manière totalement arbitraire que son look démontre qu’il est un bad-boy, un homme à femmes et surtout un indésirable. J’admets que la situation est difficile à gérer par rapport  son passé, mais j’ai trouvé le jeune homme bien patient avec une colocataire aussi odieuse.

De son côté Hunter, va profiter de la situation pour se rapprocher de Taylor, son fort tempérament va lui permettre de la faire enrager aussi souvent que possible et même s’il est parfois trop porté sur le sexe, il a le mérite d’essayer d’apaiser la situation assez merdique en voyant qu’il n’est pas le bienvenu. Il va rapidement sympathiser avec ses deux autres colocataires et il va permettre à la jeune femme de s’ouvrir un peu plus en partageant des moments avec son cercle d’amis. Au-delà du fait que son personnage est un cliché vivant : tatoué, torturé par son passé et qui en plus de joue de la guitare, c’est un peu trop pour un seul et même personnage, mais il conserve quand même un côté attachant et sa manière de toujours trouver le mot pour taquiner Taylor, détend l’atmosphère pesante qu’instaure la jeune femme.

En bref, malgré un début prometteur, le reste de l’histoire n’a pas réussi à me garder captivé. J’avais peut-être trop d’attentes pour ce roman, mais toujours est-il qu’il m’a manqué quelque chose pour apprécier pleinement cette lecture. L’histoire garde néanmoins une part de mystère, puisqu’on ne découvre son secret que tardivement, même si les indices pourront en aiguiller certain. La romance a de bons côtés, mais pour ma part j’ai eu du mal à déceler la profondeur de leurs sentiments, tout est trop soudain.

Lucie