Wilder | Rebecca Yarros (The Renegates #1)

Je remercie les Éditions Harlequin & Net Galley France

Ce roman me fait de l’œil depuis qu’il a été annoncé chez Harlequin, le résumé laissait présager une histoire avec un thème inédit et le pari est plutôt réussi. On pourrait croire au premier abord que l’histoire va être légère et insouciante, alors qu’en vérité on s’attaque à des émotions profondes et j’ai été touchée par le caractère de nos héros, qui ont une histoire émouvante et un parcours inédit.

L’histoire se déroule dans un cadre assez atypique, en effet Leah accepte de participer à un programme qui propose neuf mois d’études tous frais payés, le tout sur un paquebot sillonnant les océans et offrant des escales de rêves dans des endroits paradisiaques. En contrepartie, elle devra devenir la tutrice d’un étudiant, dont la réussite dépend de son aide. L’épreuve semble à la hauteur de ses compétences et la jeune femme à désespérément besoin d’un projet de cette envergure pour sortir de ce cercle vicieux angoissant dans lequel elle vit. Contre toute attente, le plus difficile ne va pas être de sortir de sa zone de confort, mais bel et bien d’enseigner quelque chose à Paxton Wilder.

Nos deux héros ont vraiment un caractère que tout oppose et les voir se rapprocher est un vrai bonheur, car on voit bien qu’il lutte contre leur instinct et son confronter à des sentiments, qu’ils préfèrent tenir à distance. Paxton Wilder, n’est pas un étudiant comme les autres et ce programme est l’occasion pour lui d’étudier tout en pratiquant sa passion pour les sports extrêmes, pourtant Leah va comprendre rapidement que les études sont secondaires et à son contact, elle va devoir affronter ses peurs.

Même si j’ai passé un bon moment, si on rentre dans les détails, l’originalité du décor n’a pas été totalement exploitée, certes l’auteure utilise à bon escient les escales qui vont marquer ce voyage atypique, mais c’est principalement les activités pratiquées par les Renegade qui sont au centre de l’intrigue. Ils forment une famille et ensemble, ils vont vivre une expérience unique dans des villes paradisiaques. La connexion et l’alchimie entre les héros va être mise régulièrement en avant et j’ai apprécié les voir s’approcher en douceur. Ensemble ils vont repousser leurs limites. Malgré tout, quelques passages manquaient de crédibilité et malgré l’adrénaline présente dans les scènes de cascades, le récit n’était pas toujours réaliste et j’ai eu du mal à totalement vivre l’expérience, car bien que la romance soit mignonne l’intrigue semble tirer par les cheveux et j’ai eu du mal à totalement croire, heureusement j’ai eu le sentiment de voyager.

En bref, si vous aimez les romances qui sortent de l’ordinaire vous serez ravie de découvrir l’histoire de nos deux héros, il est vrai que l’histoire n’est pas des plus crédibles, mais on oublie vite le réaliste lorsqu’on réalise à quel point nos héros sont compatibles. La fluidité du récit a sans doute contribué à accrocher mon intérêt et malgré les critiques que je peux faire, à aucun moment je ne me suis ennuyée et c’est avec plaisir que je découvrirai la suite de cette bande atypique, car au-delà des héros les personnages secondaires sont prometteurs, j’espère simplement que l’auteure aura tirée profit de ses failles.

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Passion coupable | Jay Crownover (Clash #2)

Ce deuxième opus de Clash m’a fait passer un bon moment, mais pourtant il manquait cruellement de quelque chose que j’ai eu du mal à distinguer. Peut-être avais-je trop d’attentes sur cette suite, ou tout simplement qu’on ne peut pas toujours accrocher aux personnages et leurs bagages. Toujours est-il que ma lecture n’a pas été aussi fluide qu’avec le tome précédent et ça a impacté mon ressenti de lecture.

Avec sa chevelure rose Avett est loin de passer inaperçu, lorsque j’ai fait sa connaissance dans le tome consacré à Asa une pointe d’intérêt s’est réveillée et une forme de curiosité est née lorsque j’ai découvert son rapprochement avec l’avocat Quaid Jackson. Au premier abord, Avett est une héroïne assez détestable, son comportement autodestructeur l’a conduit à se retrouver sans travail, ses choix désastreux l’ont isolés de sa famille et sa plus grosse erreur risque de la conduire en prison pour un bon moment.

Lorsque Quaid est engagé par Asa, il pensait que cette affaire serait un simple numéro de dossier. Pourtant, alors qu’il respire l’argent, tant par ses costumes hors de prix que la Rolex à son poignet, il était loin d’imaginer qu’une tornade aux cheveux roses, allait réveiller l’homme qui n’existait plus depuis que son monde s’est écroulé quand sa femme l’a quitté. Tout le monde s’accorde à dire qu’il a tout réussi et son divorce lui a servi de leçon, aujourd’hui il s’est lancé corps et âme dans son métier pour enfin obtenir un poste d’associé dans son cabinet. On voit clairement son évolution au fil des pages, sa froideur va progressivement laisser la place à un désir inattendu. Touché par la sincérité de Avett, il va s’investir plus que prévu et en faire une affaire personnelle, pour sauver celle qui semble englouti par la culpabilité.

Avett de son côté est un personnage beaucoup plus sombre que je m’y attendais, son comportement auto-destructeur est difficile à comprendre, mais la détresse qu’elle renvoie lorsqu’elle réalise la gravité de la situation rend son personnage beaucoup plus humain et on s’attache sans mal à cette petite tornade, quand on réalise à quel point elle culpabilise. Au fur et à mesure que l’histoire avance, on va apprendre à connaître les plus sombres pensées de la jeune femme et voir les peurs d’Avett m’a attendri. Elle a une manière de se rabaisser et de ne jamais sembler à la hauteur qu’on veut que Quaid la sauve d’elle-même.

La nouveauté c’est qu’on n’est pas habitué à avoir une héroïne avec un passé aussi chargé, Quaid a surmonté ses propres problèmes seuls et s’est constitué un bouclé tellement puissant qu’il fonctionne un peu comme un robot. Alors même si ça ne paraît, ils vont s’aider mutuellement et se sauver avec leur amour. J’aime toujours autant la plume de Jay Crownover et la romance est très bien menée, mais en toute objectivité ce roman n’a pas l’intensité à laquelle j’étais habituée. L’intrigue est bien menée, mais j’ai davantage été intéressé par les personnages secondaires. Néanmoins la romance est mignonne, mais le feu d’artifice n’éclate pas et j’ai eu du mal à percevoir l’étincelle qui pousse nos héros l’un vers l’autre.

Retrouvez mon avis sur lecture Passion Brûlante #1 ICI

Passion brûlante | Jay Crownover (Clash #1)

 
Lire la série Marked Men avant est préférable.
Merci aux éditions Harlequin et NetGalley
France

Après avoir terminé la série Marked Men, cette nouvelle série devait impérativement compléter ma collection et encore une fois, Jay Crownover nous enseigne qu’il ne faut pas se fier aux apparences. La série conserve les codes habituels où l’art corporel conserve une place importante dans le cœur de nos héros et nous montre que certaines marques sont invisibles à l’oeil nu, mais bel et bien présente.

Sayer est une avocate sincèrement engagée dans son métier et pour elle l’apparence est primordiale. Son objectif est de se montrer la plus compétente possible, montrer une image implacable et bien évidemment se faire discrète. Parfaitement capable de maîtriser ses émotions, la jeune femme s’est muré sous une épaisse couche de glace. Lorsque son père tyrannique décède, elle ne s’attendait pas à apprendre l’existence d’un frère, elle qui a toujours été seule au monde voit une opportunité de construire cette famille qui lui a cruellement manqué. Ses retrouvailles avec son frère Rowdy vont progressivement l’aider à s’ouvrir pour la première fois de sa vie et panser les blessures de son enfance.

Zeb est un personnage auquel je n’étais pas préparé, malgré un physique qui ne passe pas inaperçu il n’est en rien comparable aux personnages que m’avait habitués Jay Crownover. Certes il n’a pas un passé simple, mais il a tiré un enseignement de ses erreurs et la manière dont il s’est pris en main est admirable. Soutenu par une famille soudée, il est désormais à la tête d’une entreprise prospère et j’ai vraiment été subjugué par son charisme. Sa carrure  et son physique sont loin d’être commun, certain pourrait dire qu’il est intimidant et pourtant c’est un homme attentionné et il ne fait pas de secrets. Il va d’ailleurs assumer pleinement l’attirance qu’il éprouve pour Sayer et ne va pas hésiter à lui faire part de son intérêt.

Après une parade nuptiale qui fait grimper la température, nos deux tourtereaux vont devoir calmer leur ardeur. Notamment car, une révélation va nécessiter de mener un autre combat. On va découvrir qu’après tous les efforts de Zeb pour dérider sa belle avocate, la jeune femme va récupérer son masque de reine des glaces et mener l’un des combats les plus difficiles dans sa carrière d’avocate, car elle concerne un homme qui provoque chez elle nombre d’émotions, qu’elle a pourtant toujours évitées. Sayer va devoir apprendre à guérir de ces blessures qui la conduisent aujourd’hui à se déprécier, les cicatrices sont tellement importantes qu’elle va mener son propre combat vers le bonheur et l’acceptation de soi.

En bref, Jay Crownover réussi encore une fois, à nous proposer romance qui en ravira plus d’un, tant par sa fraîcheur, que son humour ou tout simplement part des personnages attachants qui sont complémentaires. L’alchimie amoureuse est comme une évidence et Zeb va se poser en sauveur toujours prêt à réparer ce qui a été cassé, et en l’occurrence notre héroïne a de sacré bagage émotionnel qui va nécessiter une bonne dose de patience. C’est l’histoire d’une reconstruction, de seconde chance et d’amour imprévisible pour un petit bonhomme nommé Hyde. La réputation de cette auteure n’est plus à faire et si comme moi vous aimez les romances qui prônent la différence, cette nouvelle série est faite pour vous.

Butterfly Dreams | A. Meredith Walters

Date de sortie : 10 mai 2017

Je remercie les Éditions Harlequin et NetGalley France pour ce roman, je suis tombée amoureuse de cette couverture, alors je suis d’autant plus déchiré face à mon ressenti. J’ai le cœur brisé de ne pas avoir réussi à rentrer dans cette histoire, j’avais tellement d’attente et les premiers avis étaient tellement encourageants que c’était l’une des sorties que j’attendais le plus et me voilà totalement désarçonné à ne plus savoir quoi penser de cette romance qui a pourtant les codes pour plaire aux fans de New Adult.

Corin a vingt-cinq ans et malgré une boutique dont elle est fière, sa vie est loin d’être aussi apaisante qu’une jeune femme de son âge devrait vivre. Depuis la mort de sa mère, suivi par celle de son père peu de temps après, Corin à une peur panique de la mort. Tous les prétextes sont bons pour découvrir des symptômes inquiétants, des maladies graves avec pour seule issue la mort. Pensant que sa patiente pourrait souffrir d’un problème cardiaque, le médecin de la jeune femme va l’adresser à un groupe de soutien de malade cardiaque. D’abord en retrait, la jeune femme va rencontrer l’optimiste Beckett, qui a réchappé à une crise cardiaque. Ils n’ont rien en commun pourtant le destin va les réunir.

J’ai eu un mal fou à apprécier Corin, certes sa situation n’est pas évidente, mais je l’ai trouvé extrêmement nombriliste et jusqu’à sa rencontre avec Beckett on ne peut pas dire qu’elle se préoccupe beaucoup de ceux qui l’entourent. Ce n’est pas une mauvaise personne, seulement ses problèmes occupent une place importante dans sa vie et justement, cela explique sûrement pourquoi elle est si seule. Après, elle a des circonstances atténuantes et il y a quand même un côté triste à son histoire. Sa rencontre avec Beckett va lui offrir une nouvelle perspective et son optimisme va venir remettre question sa manière de voir la vie. Il est vrai que la romance est attendrissante, mais il m’a manqué les papillons si souvent évoqués.

Jusqu’ici le pitch à tout pour plaire et j’étais hyper emballée de le débuter, je me suis jetée dessus et j’étais persuadée de vivre une lecture intense comme je les aime. Malheureusement ça ne s’est passé comme ça, rapidement j’ai ressenti une forme d’ennui dans ma lecture, notamment, car les héros sont dans une sorte de réflexion et même si les dialogues sont présents ils ne sont pas assez percutants. Je déteste abandonner les lectures et vu que l’histoire était malgré tout mignonne j’avais l’espoir que le sujet allait être bouleversant. Je ne saurais expliquer si le problème vient de moi, de l’écriture, du sujet ou tout simplement parce que ce n’était pas le bon moment pour cette lecture. J’ai terminé ma lecture en diagonale, car je n’avais pas envie d’y passer trop de temps sachant que je n’accrochais pas à l’univers, mais je ne doute pas qu’il trouvera son public. Toujours est-il que je suis complètement passé à côté de cette romance et malgré le sujet terrible, ce n’est que vers la fin que j’ai éprouvé quelques émotions.

Dark Romance | Penelope Douglas (Devil’s Night #1)

img_20170121_153538_736dark-romanceTrès-bon
Ce livre contient des situations particulièrement dérangeantes, le contenu peut choquer.
Date de sortie : 8 février 2017

Voilà un roman que j’avais hâte de découvrir, notamment car son auteur avait déjà fait parler d’elle et ensuite l’histoire m’avait l’air assez inédite. J’aimerais remercier les Éditions Harlequin et NetGalley France de m’avoir permis de découvrir ce roman. Si je devais résumer mon état d’esprit ça donnerait ça : OhMonDieu. Je ne crois pas ressortir indemne de cette lecture, mon rythme cardiaque a été malmené par l’intensité du récit. Dès les premières pages le ton est donné et lorsque les sombres révélations ont été mises en lumière, j’ai cru que je n’allais pas m’en remettre. Le début a tout d’une romance classique et rapidement j’ai cru que j’allais suffoquer tellement certains chapitres sont frustrants.

Cette lecture ne conviendra pas à tous les lecteurs, ce n’est pas que le contenu soit dur, mais le récit dégage un côté malsain et l’intensité est telle qu’immédiatement la tension monte et j’ai parfois ressenti un certain malaise face à des scènes qui en soit du point de vue de l’héroïne sont stressantes, mais derrière pour le lecteur on a tendance à imaginer le pire. Tout ce stresse n’est pas bon pour mon cœur, j’ai ressenti tellement d’émotions par anticipations que j’ai vraiment cru que mon cœur allait lâcher. Afin de préserver l’intrigue, vous comprendrez que cette chronique n’abordera pas certains points essentiels à l’histoire et par sadisme, j’ai envie de vous voir tomber des nues face à la noirceur de l’intrigue.

Michael Crist est un personnage qui ne va pas dans la demi-mesure, issu d’une famille riche il a toujours obtenu ce qu’il désirait. Depuis l’enfance il côtoie Erika Fane, sans vraiment prêter à la jeune femme, également originaire d’une famille aisée, la jeune femme n’a jamais manqué de rien. La mort soudaine de son père, va la placer au rang de petite chose fragile par son entourage et tout le monde s’entend à la protéger de la moindre contrariété. Seulement seul Michael la voit telle qu’elle est vraiment et alors que tout le monde pense qu’elle prend une décision irréfléchie, Rika décide de quitter subitement son université, afin d’affronter la vie à sa manière et repartir de zéro sans parents, sans amis, rien qu’elle pour s’assumer.

Penelope Douglas a encore une fois prouvé qu’elle est maître dans l’art des relations mêlant haine/amour. Elle réaffirme son talent en suscitant des émotions contradictoires pour une romance qui n’aurait pas dû nous faire ressentir ça. C’est assez difficile à expliquer, on s’attache énormément au personnage de Rika, elle a tout d’une héroïne qui mérite d’être chouchoutée et pourtant elle n’est pas aussi sage que tout le monde le pense. Je suis passée d’un Michael qui fait grimper la température, à une douche froide face à ce qui se profile pour la jeune femme. J’ai été intriguée, excitée et finalement ce qui l’a emporté est un sentiment assez particulier, car arriver à un bon quart de la fin l’intensité est retombée d’un coup et le rythme du récit a pris un nouveau tournant qui m’a donné l’impression d’avoir perdu les émotions qui menaçaient d’exploser depuis le début du roman et pour ça, je n’ai pas pu lui mettre cinq étoiles.

Si vous devez retenir une chose de ce roman, c’est que la plume est très addictive et même si je n’ai pas toujours adhéré ce qui se déroulait, car assez machiavélique, les pages défilent à une vitesse impressionnante, même si le dernier quart m’a un peu déçu, car j’ai perdu une part de l’intensité qui m’avait animé pendant une bonne partie de ma lecture. Mais parfois, ça fait du bien de sortir de sa zone de confort, d’essayer des romans qu’on n’aurait pas pris le risque de découvrir. Toutes ces émotions contradictoires ont rendu ma lecture vivante et unique.

Lucie