Ce qui ne te tue pas… | Georgia Caldera (#1)

Résumé :

Le bac en poche, les années lycée et leur lot de terribles souvenirs derrière elle, Violette se réjouit de pouvoir enfin tourner la page. C’est par un déménagement et l’intégration d’une école de graphisme de renom que débute sa nouvelle vie. Artiste dans l’âme, Violette espère se révéler et s’épanouir à Arte-Sup. Or, son bonheur a un prix : Adam, le fils de son nouveau beau-père. Car le jeune homme, aussi ombrageux qu’insaisissable, avec lequel elle va devoir désormais partager un couloir, semble la haïr par-dessus tout. Et lui aussi étudie les arts graphiques au sein de la même formation…

Après être tombée amoureuse de cette sublime couverture, j’ai malgré tout tenté de résister à la tentation et finalement c’est ma copine Ouidad qui a tranché pour moi en m’offrant cette lecture riche en émotions et me permettant par la même occasion de faire dédicacer mon exemplaire par son auteure. J’ai débuté ce roman sans réaliser que l’histoire allait être touchante et le passé des personnages ne faut que renforcer leur côté torturé.

Après avoir passé ses années lycées à vivre avec son père et son frère, Violette est déterminée à tourner la page et oublier ce que cette dernière année lui a fait subir. Intégrer l’école de graphisme de ses rêves est l’occasion pour la jeune femme d’oublier les souvenirs de son année de bac difficile et déménager chez sa mère et son nouveau beau-père semble être l’échappatoire dont elle a besoin. Seulement dès le premier jour, elle se heurte au fils de son nouveau beau-père et face à un colocataire récalcitrant, la jeune femme va tenter de s’épanouir et se reconstruire à Arte-Sup, mais Adam va tenir son bonheur tant à la maison, qu’au sein de la formation d’arts graphiques qu’ils viennent d’intégrer. Et la cohabitation va s’avérer compliquer pour les deux jeunes gens.

Le mystère qui entoure le passé de Violette reste entier et malgré sa force de caractère, il est évident que sa dernière année de lycée a profondément marqué la jeune femme. Ce déménagement est l’occasion pour elle de redevenir cette jeune femme insouciante, qui se fiche de ce qu’on peut penser d’elle et elle n’hésite pas à jouer de son côté rebelle pour se construire un cercle d’amis. Pourtant cette image, contraste avec ses pensées, car malgré une apparente désinvolture, elle attache une importance à ce que ses camarades pensent d’elle et face à la critique, Violette se montre très vulnérable, suscitant la compassion et l’interrogation du lecteur.

Adam lui ne fait pas semblant, il n’aime ni la foule, ni être le centre d’attention et avoir des amis ne l’intéresse pas, sa scolarité a été trop chaotique pour oser accorder sa confiance à de potentiel ami. Il n’aspire qu’à disparaître, uniquement vêtu de noir il n’hésite pas à se fondre dans la masse et personne n’a jamais réellement entendu la voix du jeune homme. A la maison ce n’est pas bien différent, Violette ne peut qu’observer ce jeune homme unique, qui est loin de la mise en garde sa mère. N’arrivant pas à tisser un lien avec les autres, Adam se contente de tenir les autres à distance et se renferme dans sa bulle où seul l’art à sa place. D’une incroyable sincérité, ce jeune homme hors du commun n’aspire qu’à être dans un environnement où il peut baisser sa garde.

La tension est palpable et l’issue de cette relation semble incertaine, il y a une profondeur qui se créer grâce au silence et ça accentue les regards lourds de sous-entendu, les émotions sont comme démultiplier par les non-dit, et l’un et l’autre vont confronter leur caractère de manière inattendue. Adam va apaiser Violette et la jeune femme va devenir un soutien inespéré pour le jeune homme. Un premier opus qui met en avant les démons d’Adam, le tout raconté par une auteure à la plume entraînante qui pousse le lecteur à se poser les bonnes questions et les traumatismes abordés ne font qu’attendrir le lecteur. Je n’imaginais pas plonger dans une histoire aussi désarmante, nous sommes témoins de scènes révoltantes et on n’aspire qu’au moment où la légèreté va penser les blessures. L’attente risque d’être longue jusqu’à la suite prévu le 15 mai.

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Nous les filles de nulle part | Amy Reed

Résumé :

Grace vient d’entrer au lycée de Prescott après avoir déménagé. Dans la chambre de sa nouvelle maison, elle découvre des mots griffés sur le mur : Aidez-moi. Tuez-moi, je suis déjà morte.
Ces mots, c’est Lucy, qui les a tracés. Lucy, qui a accusé trois garçons de Prescott de l’avoir violée. Lucy, qui a été traitée de menteuse par le reste du lycée. Lucy, que la police n’a pas écoutée. Lucy, qui a fui la ville avec ses parents.
Très vite, Grace comprend que cette violence s’exerce à tous les niveaux dans la ville de Prescott : quand les joueurs de l’équipe de foot notent le physique des filles qui passent devant eux ; quand son amie Rosina doit éviter les avances des clients du restaurant où elle travaille ; et surtout sur le blog du moment, « Les vrais mecs de Prescott » dont la ligne éditoriale consiste principalement à considérer les femmes comme des objets.
Grace, Erin et Rosina sont décidées à agir, mais elles ne peuvent le faire seules.

Un roman coup de poing, indispensable pour faire changer le regard de la société et se poser les bonnes questions. Cette histoire est une fiction, mais le thème n’a rien d’imaginaire et c’est avec émotion que j’ai découvert l’histoire de ces Filles de Nulle Part. Et je peux vous dire que certains propos m’ont bien remués.

Grace est nouvelle au lycée Prescott et ce déménagement a été une épreuve difficile pour elle. Il est difficile de se trouver sa place quand il faut tout recommencer. Cette maison qu’elle occupe avec sa famille, était autrefois habité par une autre famille, cette chambre où elle dort, était celle d’une élève bien connue de tous Lucy. A travers des mots laissés sur les murs, Grace découvre la souffrance de son ancienne locataire. Déterminée à en savoir plus sur ce qui est arrivé, la jeune fille se lie d’amitié avec Erin et Rosina, deux camarades différentes aux yeux des autres, mais terriblement attachantes et surtout convaincue qu’il faut agir.

Au fil des échanges elle comprend que Lucy a accusé trois garçons de Prescott de l’avoir violée et pourtant la victime est devenu la proie d’un lycée. Aujourd’hui malgré le départ de Lucy, Grace constate que rien n’a changé. Il aura suffi d’une voix pour que Les Filles de Nulle Part voient le jour. Une voix qui change tout, car elle offre la possibilité d’être ajouté à de nombreuses autres et ensemble il est plus facile d’agir et de tenter de se révolter pour faire changer les choses. C’est donc plus soudée que jamais qu’elles les jeunes femmes vont s’allier.

A travers le parcours de plusieurs protagonistes nous allons découvrir les pensées intimes de jeune femme qui sont confrontées tous les jours à la violence et c’est une vraie communauté qui va trembler face aux paroles percutantes des Filles de Nulle Part. Dans ce roman, on aborde un thème difficile et la manière dont il est traité est à la fois romancé et informatif. C’est le genre de roman choc qu’il faut mettre entre toutes les mains, il est simple de se sentir concerné par le sujet et la manière dont on évoque le thème sensibilise.

Sans oublier bien sûre des personnages qui tiennent le roman à bout de bras et qui parviennent à toucher à leur manière. Chacune aborde l’histoire d’un angle différent et le vécue de nos héroïnes n’est pas le même, donc leurs réactions vont sensiblement changer et leur évolution sera perceptible. Je me sens privilégié d’avoir le temps d’une lecture, fait partie d’un club aussi touchant et avec de réelles convictions.

Le seul bémol c’est la fin, j’ai le sentiment que certains personnages évoqués tout au long du roman sont resté figés et arrivé à la fin, je n’ai pas eu l’impression qu’elles étaient toutes égales dans la conclusion, qui reste finalement assez ouverte. Néanmoins le message reste très beau et j’aime lire des histoires aussi engager qui prône qu’il faut se battre pour ses convictions. Une lecture difficile par moments, mais indispensable.

Les Mille Visages de notre Histoire | Jennifer Niven

Résumé :
Tout le monde croit connaître Libby Groby, pourtant, personne ne s’est jamais intéressé qu’à son obésité. Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, sa vie peut changer : Libby s’est inscrite au lycée.
Tout le monde croit connaître Jack Masselin : étudiant rebelle, sexy… aux réactions imprévisibles. Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux.
Une histoire d’amour rédemptrice.
Des ados justes et charismatiques et le courage de s’accepter tel que l’on est.

Ce roman m’a été offert pour mon anniversaire par ma copine fanbooks76 et elle n’aurait pas pu mieux choisir, car il était dans ma wishlist depuis sa sortie et n’étant pas encore totalement remise de ma lecture déchirante de Tous nos jours parfaits, je ne le sentais pas prête à lutter contre  cette boule au ventre, sans compter que ce roman me hante encore malgré les années. Bien que l’histoire ne soit pas aussi intense, on aborde un thème qui fait réfléchir et j’ai été séduite par la beauté du message porté par Libby et Jack et par l’histoire qui mérite d’être découverte.

Libby et Jack ont tous les deux des problèmes d’adaptation et de socialisation, mais cette année va être différente pour ces deux inconnus. D’un côté nous avons Libby sa vie a été marqué par le décès de sa maman quand elle était enfant et cette perte a précipité un évènement qui a bien failli tourner au drame il y a plusieurs années. Aujourd’hui, les choses vont prendre une direction différente puisque pour la jeune fille fait son grand retour au lycée. J’ai apprécié découvrir une héroïne touchante et en même temps j’ai regretté qu’elle soit identifiée non pas pour sa personnalité pour son surpoids. Son combat n’a pas été simple, mais Libby est équilibrée et on ne décèle pas de grande fragilité, malgré certain propos difficile. Sa combativité est un trait attachant qui nous pousse à en savoir plus sur elle. Beaucoup se font une idée de la personne qu’elle est, mais personne ne sait réellement ce qu’elle a vécue, elle va pouvoir compter sur sa force de caractère et un humour touchant pour sortir la tête haute de personnalité malveillante. Et c’est avec joie que je l’ai vu s’épanouir au contact d’amis sincères.

D’un autre côté nous avons le très secret Jack, c’est un personnage qui m’a touché dans son combat. J’ai apprécié le contraste du jeune homme connu de tous dans le lycée et qui pourtant conserve un énorme secret qui est pourtant difficile à dissimuler. Certaines de ses décisions ne sont pas forcément des plus intelligentes, mais je peux comprendre qu’il soit difficile d’aller contre l’avis général au risque de perdre beaucoup et dans le cas de Jack sa position sociale au sein du lycée est déterminante s’il veut garder son secret. Je suis quand même assez surprise qu’on sache dès le premier chapitre ce que personne ne sait, mais ça m’a laissé un sentiment de trouble comme déstabilisé par la situation et triste pour lui d’être dans cette position sans d’autres recours que de faire semblant.

Jennifer Niven réussi sans mal à mettre l’accent sur les émotions et bien que ce roman ne m’ait pas brouillé le cœur en mille morceaux, il est difficile de rester insensible aux thèmes évoqués. On décèle la fragilité de nos héros c’est ce qui va précipiter ce lien entre eux, malgré la situation qui ne favorise pas forcément un rapprochement, Jack va pouvoir compter sur Libby. On aborde des thèmes tels que l’acceptation de soi, les premières amitiés et c’est avec beaucoup d’empathie qu’on voit nos héros s’ouvrir doucement l’un à l’autre et faire le deuil de ceux qu’ils étaient avant. Une lecture qui apprend à voir au delà des apparences et qui véhicule un très beau message.

La douce caresse d’un vent d’hiver | Sarah Morgan (Les frères O’Neil #3)

Résumé :

Brenna devrait se réjouir : la station de ski affiche complet, et la voilà obligée de libérer son chalet et d’emménager chez son meilleur ami, l’ex-champion olympique de ski, Tyler O’Neil, dont elle est amoureuse depuis… depuis toujours, en fait. Mais cette situation est loin d’être idéale. C’est même une véritable torture : comment pourrait-elle rester de marbre tandis que cet homme sur lequel elle fantasme depuis des années dort dans la chambre juste à côté de la sienne ? Car, elle le sait très bien, elle n’a rien à espérer : Tyler ne la considère que comme une amie, voire, pire, comme une sœur…
Ce roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Le mois de décembre passe toujours à une vitesse impressionnante, alors l’année dernière je n’ai pas eu le temps de découvrir ce dernier opus. Malgré les remontrances des copines j’ai repoussé le moment de lecture et cette année c’était le bon moment pour replonger dans cet univers caractéristique de Snow Crystal. Tyler O’Neil est un personnage qui fait forte impression depuis le commencement et à l’image de Sarah Morgan, ce personnage est celui qui m’a le plus touché, sans oublier la romance qui est terriblement mignonne.

Tyler O’Neil a toujours été adulé et malgré la blessures qui a brisé sa carrière les femmes sont toutes en admiration devant lui. La seule source de motivation c’est l’arrivée de sa fille il y a plusieurs mois et cette adolescente va lui permettre de faire le deuil de sa passion, bien que le chemin soit difficile il peut compter sur sa famille et sa meilleure amie Brenna. La jeune femme a toujours été là dans les moments heureux et les instants plus douloureux. Aujourd’hui encore elle est un soutien infaillible, seulement depuis son enfance Brenna est amoureuse d’un homme qui ne semble pas la voir comme une  femme et lorsqu’elle est contrainte de venir habiter avec lui, la tension va devenir explosive et leur relation va devenir plus compliqué entre quatre murs.

Je n’ai jamais été une grande fan des romances entre des amis de longue date, notamment car la rencontre entre les personnages est l’un de mes moments préférés dans une romance. Ici il est vrai que Tyler et Brenna sont amis depuis des années, mais malgré une confiance sans failles dans leur quotidien et une passion qu’ils partagent ensemble, ils conservent tous les deux une part de mystère qu’ils tentent de ne pas dévoiler pour ne pas se montrer vulnérable. Il en découle des instants de fragilité et des révélations touchantes lorsque la vérité éclate.

Bémol sur le début qui prend du temps à démarrer, mais une fois les bases posées difficiles de se détacher de l’histoire. J’ai apprécié partager le quotidien des personnages et c’est le genre de lecture qui me fait voyager grâce à l’ambiance réaliste. Une lecture idéale pour la saison et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai revêtu ma combinaison de ski pour suivre nos deux passionnés partout où leurs cœurs les mènent. Tyler ne se dévoile pas facilement, mais derrière sa froideur calculée se cache un homme touchant qui peut compter sur sa meilleure amie pour le soutenir et c’est une reconstruction importante pour nos héros que de s’exposer à l’autre. Mention spéciale à Jess qui a su me faire rire dans des moments inattendus et en même temps partager des instants émouvants. Une série qui aura réussi à me donner l’impression d’être à la maison après une journée difficile.

Retrouvez mon avis sur La danse hésitante des flocons de neige #1 ICI
Retrouvez mon avis sur L’exquise clarté d’un Rayon de Lune #2 ICI

Notes Noires | Pam Godwin

J’ai été très heureuse de l’annonce de la sortie de ce roman érotique et dès qu’il est sortie les premiers avis ont été plutôt encourageants donc je n’ai pas hésité une seconde avant de me le procurer. Dès qu’il a rejoint ma bibliothèque, je n’avais qu’une envie me jeter sur cette romance érotique, il faut dire que j’apprécie particulièrement ce genre et ça faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de me replonger dans une histoire aussi sensuelle. Le problème c’est qu’au moment où j’allais me lancer, j’ai eu la désagréable surprise d’apprendre qu’il y avait une erreur d’impression donc j’ai au moins eu la chance d’éviter la frustration ultime en commençant cette histoire sans pouvoir obtenir la fin.

Ivory Westbrook, est une jeune femme de dix-sept ans qui a de l’or au bout des doigts et grâce à son défunt père, elle a eu la chance d’intégrer une prestigieuse École de Musique. Cependant ses difficultés financières la place dans une position compliquée, notamment auprès des autres élèves, mais également une certaine rancœur auprès de la direction de l’établissement qui ne voit pas d’un bon œil, que sa meilleure élève soit issue d’un milieu aussi pauvre. Cette dernière année de terminale sera l’occasion pour elle de donner tout ce qu’elle a pour sa passion et malgré l’absence de sa meilleure alliée elle est déterminée à intégrer l’une des meilleures écoles de New York, afin d’être la meilleure parmi les meilleurs.

Ses plans vont être quelque peut chambouler, avec le remplacement de son mentor. Émeric Marceaux est issu d’une famille de privilégiés et après un scandale, se retrouver enseignant dans une école aussi prestigieuse est pour lui une chance. Ce virtuose du piano, va s’avérer être un professeur, autoritaire, directif et intraitable sur la qualité de ses élèves. Sa beauté fait également de lui l’un des professeurs les plus attirants et son jeune âge, ne fait qu’envoûter ses élèves. Il était déterminé à se consacrer à sa passion pour l’enseignement et ses certitudes vont vaciller quand son regard va croiser celui d’Ivory. Elle n’a rien à voir avec ses camarades et malgré l’interdit, ils vont tous les deux éprouver une attirance indescriptible.

Je dois dire qu’immédiatement l’intrigue a su attirer mon attention, l’auteur a fait le choix de mettre des bâtons dans les roues de nos héros dès le début. La relation élèves/professeurs accentue le côté interdit, mais c’est surtout l’environnement dans lequel évolue Ivory qui va être le plus gros obstacle. Je dois admettre que son parcours est un peu cliché et elle a eu une vie vraiment difficile, qui aurait pu la détruire et pourtant elle va tirer une force incroyable de ses épreuves. Malgré l’attirance physique, Ivory va conserver une distance avec son professeur et c’est tout à fait normal. Pourtant, même si elle baisse sa garde un peu rapidement face à l’alchimie, je n’ai pas pu m’empêcher d’être sous le charme de la relation.

Émeric est le dominateur par excellence, ont voit bien qu’il a l’habitude d’obtenir ce qu’il veut. Pourtant, malgré sa carapace d’homme autoritaire, c’est un homme blessé et il a conscience qu’une relation avec son élève est tout ce qu’il doit éviter. L’attirance va exercer une très forte emprise sur le jeune homme, mais c’est principalement son côté protecteur qui va prendre le dessus. Difficile de rester insensible à cette jeune femme qui a clairement des problèmes qui vont au-delà d’une attirance physique. Alors oui, il va s’intéresser à elle, pour des raisons égoïstes, mais j’ai trouvé son approche plutôt touchante et même s’il reste un homme avec des besoins, il a des valeurs. D’ailleurs dès le début il ne va pas hésiter à faire comprendre à Ivory son attirance, mais sans jamais dépasser les limites et avec une approche en douceur.

J’ai adoré ma lecture et le style est fluide du récit, mon seul reproche c’est l’emploi d’un langage assez vulgaire, mais par moments de manière décalé, pas forcément adapté. La manière dont l’auteur réussit à trouver un équilibre parfait entre érotisme et romance, m’a vraiment beaucoup plu et la fin illustre parfaitement la puissance de l’amour entre Ivory et Émeric. D’ailleurs, les soixante dernières pages manquantes dans la première version font partie des plus beaux moments de ma lecture et on voit un véritable amour, et au final la différence d’âge n’est pas un problème, car la jeune femme est vraiment très mature (malgré son émotivité) et ils vont éviter tous les obstacles pour avoir le droit de s’aimer.