Secrets | Sarina Bowen (Le Grand Nord #3)

Résumé :

Avant, Lark n’avait peur de rien. Sa vie était une suite d’aventures, plus passionnantes les unes que les autres. Mais sa dernière virée par delà les mers fut celle de trop. À présent, ses nuits sont remplies de terreur.
Quand sa meilleure amie lui propose un séjour dans un verger contre son aide pour la vente de fruits au marché paysan, Lark saute sur l’occasion de passer l’automne dans le Vermont. Mais ses cauchemars persistent, quand elle choisit de se confier au résident le plus réservé de la ferme Shipley.
Zachariah est un survivant, lui-aussi. Cela fait quatre ans qu’il a quitté la secte polygame dans laquelle il a grandi. Il a trouvé la paix à la ferme Shipley, en cueillant des pommes et en réparant des machines agricoles. Mais être rejeté à l’âge de dix-neuf ans par sa propre famille laisse des traces, de surcroît dans un monde dont il ne connaît ni les moyens de communication ni les codes. En fait, il y a beaucoup de choses qu’il n’avait jamais faites.
Zach et Lark apprennent peu à peu à se faire confiance. Une nuit, ils se rapprochent même plus l’un de l’autre. Finiront-ils par se comprendre pour grandir et ne faire plus qu’un ensemble ? L’amour peut-il tout conquérir ?
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Je pense que pour beaucoup notre radar à books boy-friend s’est déclaré dès qu’on a fait la connaissance de Zach. Difficile de ne pas craquer pour ce personnage qui est le reflet de l’innocence, il a ce côté candide qui le rend adorable et pourtant il n’entre certainement pas de la friend zone. Les secrets c’est toujours ce qui attire le lecteur et malgré qu’on sache qu’il a été élevé différemment, on a envie de côtoyer Zach pour faire partie de sa vie. Après s’être éloigné du Vermont, on replonge la tête la première dans l’univers de la ferme Shipley.

Zachariah est en sécurité depuis quatre ans, et depuis qu’il a quitté le Ranch dans lequel il a grandi, il peut enfin dire qu’il a une famille. Après plusieurs années difficiles, la situation semble se stabiliser pour lui, même si certaines de ses craintes restent ancré dans son quotidien. L’arrivée d’une nouvelle pensionnaire Lark va lui faire découvrir une nouvelle façon d’aimer et malgré leur fragilité ils vont affronter ensemble leur démon.

Lark n’a jamais eu peur de rien, élevé au sein d’une famille de professeurs elle a toujours eu ce besoin de liberté. Alors qu’elle peut enfin vivre pleinement, l’impensable se produit et le retour à la réalité est semé d’embûches allant jusqu’à hanter ses nuits. Quand May Shipley lui propose de venir quelques semaines durant la saison de la cueillette pour se ressourcer, Lark y voit l’occasion de se mettre au vert et surtout de s’éloigner de l’agitation de Boston. Elle va trouver le soutien du plus réservé des habitants et Zach va se relever être un soutien précieux.

Zach a gardé des séquelles de son abandon, difficile d’accorder sa confiance lorsque sa famille le rejette, pourtant il s’est tissé un lien fort entre le jeune homme et Griffin Shipley, ainsi qu’avec sa famille qui le considère comme un membre à part entière, pourtant malgré cette complicité, les doutes ne s’effacent pas aussi simplement et l’ignorance de Zach sur certain sujet a beau être attendrissant, il n’en demeure pas moins mal à l’aise. C’est cette innocence qui en fait un personnage unique et bien que certaine question prête à sourire, personne ne devrait vivre ce qu’il a vécu. Cette fragilité a tout pour toucher en plein cœur et c’est le cœur débordant d’amour pour lui que je rédige cette chronique. Et ça fait un bien fou un personnage aussi beau à l’intérieur comme à l’extérieur.

Lark possède une tout autre fragilité, elle est marquée par une expérience traumatisante et bien qu’elle cherche à se persuader que tout va bien, les démons ne sont jamais bien loin lorsqu’elle ferme les yeux. Ce break c’est tout ce don elle a besoin et au contact d’une famille aimante, elle va tenter de penser ses blessures. Elle va pouvoir compter sur le timide Zach, prêt à tout pour effacer ce regard sombre. A deux, tout est plus simple, et l’amour va progressivement s’en mêler pour se révéler bien plus profonde qu’il n’y paraît.

Chaque tome mes yeux pétillent, et mon cœur rate quelques battements, à chaque lecture que je termine un volume de cette série avec les yeux rempli de joie, et les personnages sont toujours plus touchants, toujours plus élaborés. Zach monte haut la main à la première marche et son histoire en touchera plus d’un lecteur, Sarina Bowen arrive à nous toucher avec une histoire à la fois simple et émouvante. Tous les ingrédients sont réunis pour passer l’hiver dans le Vermont comme à la maison. Je suis absolument sous le charme.

Mon avis sur Amertume #1 ICI
Mon avis sur Ancrage #2 ICI
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Invincible | Stuart Reardon & Jane Harvey-Berrick

Résumé :
Nick Renshaw est la pépite du rugby britannique. Malheureusement, il se blesse grièvement et sa carrière est menacée. Commence alors pour lui une descente aux enfers. Il se sent abandonné et trahi par ses proches, mais il veut se battre pour reprendre sa place. Le Dr Anna Scott est la seule personne qui peut aider Nick, elle a ses propres méthodes mais aussi ses lourds secrets. Quand le passé de Nick revient les hanter tous les deux, l’énigmatique docteur est plus vulnérable qu’elle n’y paraît.
Brisée et trahie, la lutte pour survivre semble intolérable. Quant à Nick, retrouvera-t-il le chemin des terrains ? Qui cédera, qui se relèvera… qui restera invaincu ?
Je remercie les éditions Hugo Roman pour cet envoi.

Je ne suis probablement pas la seule dans ce cas, mais la première chose qui m’a tapé dans l’oeil c’est sa couverture ou plutôt l’homme extrêmement sexy qui s’y trouve. Dis comme ça, ça fait très superficiel, pourtant il est difficile de ne pas avoir de regard sur ce corps de rêve, mais c’est les échos liés à sa co-autrice qui m’ont donné envie de découvrir ce duo et Stuart Reardon sr révèle être un auteur talentueux, au même titre que Jane Harvey-Berrick. Je réalise en écrivant cette chronique, que je n’ai pas lu le résumé avant de me laisser tenter par ce roman. J’ai toujours apprécié les histoires avec des sportifs, mais bien souvent il s’agit de sport tel que le football américain ou le base-ball, alors en tant que française j’ai apprécié pouvoir me retrouver dans un sport et indéniablement le sport est totalement maîtrisé par le co-auteur, puisqu’il s’agit de son sport : le rugby.

Je ne prête pas toujours attention aux dédicaces, mais certaines n’ont pas besoin de beaucoup de mots pour être émouvante. « A Emma, Sans toi il n’y aurait pas de happy end possible. Stu x », c’est le rêve de toute célibataire qui se respecte de vouloir un jour entendre une telle phrase. Bien évidemment, ça n’a fait qu’intensifier mon envie de découvrir ce que la plume d’un homme pouvait apporter à la New Romance. Certains d’entre vous auront peut-être différencier les deux auteurs, personnellement je me suis laissé porter par l’histoire sans vraiment analyser les différences de styles et malgré la narration qui maintient parfois à distance, l’histoire a tout pour plaire.

Nick Renshaw est à un tournant de sa carrière, sélectionner pour intégrer une prestigieuse équipe de première division il voit enfin son rêve se réaliser, pourtant lors de son dernier match l’impensable se produit et lorsqu’il constate la gravité de sa blessure, tout son avenir s’en voit menacé. Pour un sportif qui fait tout pour se maintenir à niveau, la blessure est la pire des punitions et en même temps l’occasion pour Nick de réévaluer ce qu’il a accompli. Après plusieurs semaines de convalescence, le terrain n’a jamais été aussi proche et malgré les difficultés il va se battre pour se sortir de l’enfer. Il va trouver un soutien inattendu auprès du Dr Anna Scott, malgré une approche inédite il va lui confier sa carrière, car elle est la seule qui puisse l’aider à se remettre de cette blessure. Il est rare qu’un personnage masculin affiche autant ses vulnérabilités, mais Nick se montre tel qu’il est et assume ses craintes, et ses pensées sont indispensables pour le comprendre.

Anna a dû se battre, d’abord contre les hommes de ce milieu qui ne lui font pas toujours confiance, ensuite contre les démons de son passé. Aujourd’hui fraîchement débarquée au Royaume Uni, elle est bien décidée à se construire un nom et elle va pouvoir compter sur des contacts pour décrocher un premier contrat. Nick est un patient fascinant et sa passion ne fait aucun doute, mais malgré les prémices d’une attirance, leur relation doit rester strictement professionnelle. La charmante docteur va mettre du temps avant de se dévoiler aux lecteurs et cette réserve n’enlève rien à sa détermination. L’histoire d’abord légère va progressivement dévoiler un aspect plus profond et j’étais loin d’imaginer les épreuves qu’ils allaient traverser, rendant le lecteur à fleur de peau.

J’ai retrouvé cette New Romance différente, notamment car l’histoire prend le temps de s’installer. On aborde relation d’abord professionnelle, puis au contact l’un de l’autre ils vont devenir amis et cette amitié va se poursuivre avec une sublime histoire d’amour. Cette évolution se fait dans la douceur et c’est ce qui contribue à s’attacher à eux, car au gré des embûches ils vont trouver ce qui leur manquait pour se sentir comblé. Habituée aux histoires parfois précipitées, on plonge ici dans une relation profonde où l’amour les rend plus forts.

Dans ce roman on aborde de nombreux sujets, et pas forcément de la manière dont on s’y attend. Tout débute par une blessure et la suite n’est qu’une série de conséquences. C’est l’histoire de deux vies brisées, qui vont assembler leurs fêlures et même si le chemin est long, le bonheur est à porter de main. J’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs à la moitié du livre, mais on prend une direction inattendue. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais je reste énervé par l’impact que tout ça, a sur Anna et qui finalement n’a pas tant de répercussion sur Nick. C’est probablement mon côté féministe qui cherche à s’exprimer, mais je trouve ça injuste ! Néanmoins, on n’enlèvera pas les émotions que j’ai éprouvées en lisant ce roman, le réalisme contribue à apprécier l’authenticité de la romance. Une très belle découverte, il me tarde de lire à nouveau ce duo à quatre mains.

Ancrage | Sarina Bowen (Le Grand Nord #2)

Résumé :

Jude a tout perdu un jour de printemps, lorsqu’ au volant de sa voiture, il a percuté un pommier tuant un homme. Ancien détenu qui soigne sa toxicomanie, il n’a d’autre issue que de retourner dans sa ville de Colebury dans le Vermont, seul endroit où il peut trouver du travail.
Après une absence de trois ans, Sophie est stupéfaite de la réapparition de l’homme qui a tué son frère et brisé son coeur. Elle mesure aussi combien le voyou qui était amoureux d’elle a changé. Jamais il n’aurait fait du bénévolat dans les cuisines de l’église. Mais dans une petite ville où l’amour interdit est une loi en soi, personne ne tolérerait que Sophie et Jude se remettent ensemble, encore moins le père de Sophie qui se trouve être chef de la police.
Tout s’oppose à leur amour. Un amour impossible autorise-t-il l’espoir d’une seconde chance ? Une histoire sombre et déchirante qui vous brisera le cœur puis en recollera les morceaux
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Lorsqu’un premier opus parvient à nous faire éprouver des émotions quelle que soit la nature de celles-ci, c’est qu’il est temps de se procurer la suite. Jude est un personnage qui passe difficilement inaperçu dans le premier opus, alors bien évidemment on est nombreux à vouloir en savoir davantage sur ce personnage torturé et bien qu’on connaisse ses démons, ça n’en rend pas pour autant l’histoire plus facile. Alors qu’on avait découvert l’univers des producteurs, on s’éloigne complètement du précédent sujet et en compagnie de notre nous atterrissons dans sa ville de naissance où il espère se retourner avant de prendre le large pour se reconstruire.

Finalement son histoire n’a aucun secret pour nous, mais sa fragilité m’a poussé à m’attacher à ce héros au parcours difficile. Il y a trois ans et demi, sa conduite sous l’emprise de drogue l’a conduit en prison pour homicide. Comme nous l’apprenions dans le premier opus, Jude est désormais clean, et grâce à la famille Shipley il a réussi à prouver qu’il est capable de s’en sortir et les quelques semaines qu’il a passées dans la ferme de Griffin lui ont offert une seconde chance, ainsi qu’une famille d’adoption. Aujourd’hui il est de retour dans le seul endroit où il peut trouver du travail et tout dans cette ville lui rappelle le passé, ce qui rend le manque encore plus difficile à gérer. Et surtout à Colebury, il y a Sophie. L’amour de sa vie qu’il a perdue à jamais en tuant son frère.

Sophie a vu sa vie changer quand son petit ami à tuer son frère et par la même occasion son cœur s’est brisé, emportant avec lui tous ses rêves. Aujourd’hui, ses projets d’avenir sont loin et elle est toujours dans cette petite ville qu’elle rêvait de quitter. Elle est sur le point d’obtenir son diplôme et entre son travail à l’hôpital, elle participe au repas hebdomadaire de l’église. Elle n’aurait jamais pu imaginer que son ancien petit ami toxicomane viendrait apporter son aide pour le repas organisé par l’église. On ressent immédiatement cette tension et contre toute attente il n’y a aucune colère, seulement le regret de ne pas pouvoir être ensemble, car cet accident il a brisé plusieurs vies, mais l’une des choses la plus difficile fut de renoncer à cet amour. Dans une petite ville, personne n’accepterait qu’un tel couple puisse se reformer et ni Jude, ni Sophie n’a la prétention de croire qu’il pourrait se remettre ensemble. Pourtant, malgré la peur, le doute, les deux jeunes gens vont retrouver une part de la complicité qui leur avait tant manqué et le vide de leur cœur va progressivement se combler.

J’ai toujours plus de mal à apprécier une romance où les héros se connaissent, mais ici c’est un vrai cri du cœur. L’amour entre Jude et Sophie est tellement puissant que malgré la plus grande des souffrances, ils ne peuvent pas s’empêcher de vouloir être l’un avec l’autre, mais au delà de cette histoire d’amour interdite, c’est un vrai parcours du combattant pour Jude qui lutte chaque instant contre le manque et il est difficile de concevoir qu’après tout ce qui s’est passé ils puissent de nouveau s’afficher en public, surtout quand le père de Sophie est également le chef de la police. On est dans un roman où la reconstruction est primordiale, le drame n’a pas pu être évité et Jude est allé en prison, il cherche simplement à reprendre le cours de sa vie, sans minimiser la gravité de ses actes. Dans cette petite ville où tout le monde le connaît, il va néanmoins pouvoir compter sur de rare soutien, tel que père Peters ou bien la famille Shipley qui n’oublie pas son protégé, mais la relation qui m’a le plus touché c’est le lien qui s’est tissé entre Jude et Mey, on ressent la proximité et quand on connaît la solitude de notre héros, on savoure chaque instant amical. Et bien évidemment Sophie n’est pas en reste pour les marques d’affection.

Un tome qui m’a beaucoup touché et qui créer la surprise avec un thème beaucoup plus difficile à aborder que pouvait l’être le premier opus, l’addictivité n’est pas un sujet simple à traiter et Sarina Bowen retranscrit à merveille les difficultés liées au manque, mais également à la réinsertion après la prison. Jude est un personnage d’une rare vulnérabilité, sa vie ne sera plus jamais la même et tout n’est qu’une question de temps, celui nécessaire pour rendre le manque moins étouffant et également pour se rapproprier sa vie. Encore une fois, les émotions sont puissantes et j’ai trouvé cette suite plus profonde que le précédent, plus sombre également. Retrouver les personnages qu’on a côtoyés est un vrai bonheur et Zach continue de me taper dans l’oeil. Impatiente de faire sa connaissance de manière plus approfondie, ce personnage devrait nous réserver quelques surprises.

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King | T.M. Frazier (Kingdom #1)

Résumé :

King n’est pas vraiment le genre d’homme auprès de qui on cherche refuge. Chef d’un gang qui participe à toutes sortes de trafics, il a la surprise de trouver dans sa maison, lors d’une fête, une parfaite inconnue.
Elle se fait appeler Doe, un surnom car elle est amnésique et ne connaît pas sa vraie identité. Elle vit aussi dans la rue et risque que sa vie quotidiennement. Comme ce jour où elle s’introduit chez King. A ses risques et périls.
Malgré tout, elle est attirée par King comme un papillon par une flamme. Si c’est un homme brutal, violent d’habitude, il est aussi touché par Doe et son histoire. Mais qui est Doe exactement ? Son passé ne risque-t-il pas de ressurgir un jour ? King prend un risque s’il s’attache à elle mais n’est-il pas déjà trop tard ?
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Une lecture qui me laisse un sentiment difficile à expliquer, c’est à la fois entraînant et bancal. J’ai un faible pour les héroïnes cabossées et cette histoire m’a rapidement intrigué, le roman dans son ensemble réussit à susciter l’envie et la curiosité est bel et bien présente. Seulement plus j’y réfléchis et plus je trouve l’histoire un peu faible, l’intrigue peine à décoller et malgré une écriture qui m’a immédiatement plu, je conserve un sentiment mitigé sur les décisions des personnages. Je vais tenter de mettre de l’ordre dans mes pensées, car j’ai du mal à comprendre moi-même pourquoi ça n’a pas totalement pris et qu’en même temps je lirai la suite.

Doe notre héroïne a la particularité d’être amnésique, elle ne connaît ni son âge, ni son nom et tout ce qu’elle sait, c’est que personne ne semble se soucier de sa disparition. Vivant dans une situation compliquée, la jeune femme n’a pas d’autre solution que de vivre dans la rue et aujourd’hui après un énième jour avec le ventre vide, elle se sent suffisamment désespérée pour s’introduire à une fête organisée par le dangereux King. Le plan a beau être dégradant, il est simple : trouver un homme qui veuille prendre soin d’elle, quitte à faire des choses honteuse. Tout sauf cette faim qui lui vrille l’estomac. Seulement sur place, la situation va dégénérer et la jeune femme n’a pas d’autres solutions que de rester pour régler une dette qu’elle ne s’attendait pas à devoir encaisser.

King n’est pas ce qu’on appellerait un homme honnête, mais comme une phrase dans le roman retranscrit parfaitement l’image que l’auteure veut donner à son personnage : « Le fait d’être un voyou ne l’empêche en rien d’être un homme admirable. » A la tête de trafics de drogue, il n’en est pas mauvais pour autant. Ce côté de l’histoire change un peu du côté propre qu’on peut avoir l’habitude de lire. Tout n’est pas lisse et nos héros sont prêts à tout pour s’éloigner de leur famille toxique. En compagnie de Preppy son ami de toujours, il va se créer un business qui fonctionne et profiter de la vie. Sa rencontre avec Doe, va se produire à un moment compliqué de la vie de King et cette innocence qu’il voit en elle va le conduire à sa perte. Tantôt colérique, tantôt bienveillant notre héros va nous faire passer par toutes les émotions et c’est parfois difficile de le suivre dans ses réactions.

J’ai trouvé ce roman différent des autres New Romance, une note de l’éditeur met d’ailleurs en garde concernant certaines scènes. Ce n’est pas tant que l’histoire ait pu me choquer, finalement mise à part un langage un peu cru et un milieu où drogue, alcool et sexe coulent à flots, on a une romance avec des côtés touchants. Seulement, la manière dont évolue la relation fait un peu girouette et ça manque parfois d’émotions sincères. Je n’ai pas trouvé ce que j’attendais de ce roman et le fait que l’histoire aille un peu dans tous les sens ça a perturbé ma lecture. Et pourtant je n’irai pas jusqu’à dire que je n’ai pas apprécié, car il y a de bons éléments du côté des personnages, mais les thèmes évoqués sont pratiquement tous survolés et ça manque de profondeur. L’amnésie n’est qu’un prétexte et le trafic de drogue n’est pas totalement exploité, on est dans un milieu sombre et on n’y entre pas vraiment, sauf pour instaurer un rebondissement qui sert à introduire autre chose.

Le plus dur finalement c’est retranscrire un sentiment que je peine moi-même à exprimer. Il est indéniable que cette lecture m’a perturbé, car assez froid et en même temps j’apprécie une part de l’intrigue qui n’a pas que des mauvais côtés. Plusieurs facteurs peuvent expliquer mon ressenti tellement mitigé, notamment le fameux mauvais moment ou tout simplement que ça n’a pas fonctionné. Le plus déroutant c’est que je l’ai lu en quelques heures, donc ce n’est pas la plume qui m’a dérangé. Après il arrive que sans explication un élément fasse que ça ne colle pas, j’espère simplement que ce n’est pas les prémices d’une panne de lecture. En tant que lecture, je suis impatiente de pouvoir en discuter avec les futur(e)s lecteurs/lectrices pour avoir leur propre avis. Je suis peut-être partagée, mais je lirai la suite pour me faire un avis définitif sur cette série.

The Player | K. Bromberg (#1)

Résumé :
Easton Wilder, est le lanceur vedette de la MLB. Beau, charmeur, il va et vient à son aise sur le terrain. Victime d’une blessure susceptible de mettre un terme à sa carrière, il a besoin des services du meilleur entraîneur qu’on puisse trouver. Malheureusement ce dernier envoie sa fille à sa place. Scout est bien déterminée à se montrer à la hauteur de la réputation de son père (personne ne sait que celui-ci est gravement malade et n’a plus que quelques mois à vivre). Assurer la rééducation d’Easton Wylder est pour elle la voie royale pour honorer cette promesse. Mais, ce que redoutent par dessus tout Easton et Scout, c’est de tomber amoureux. Alors quand l’étincelle se sera produite, quand les limites seront franchies, pourront-ils résister au feu de la passion ou l’un des deux voudra t-il s’en affranchir pour s’y consumer ? Le Cliffhangher, de la fin du tome 1, pousse forcément à vouloir lire le second volume.
Je remercie les éditions Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman.

Tout débute par une envie, ici la simple mention de son auteure a suffi à attirer mon attention. Je suis inconditionnellement sous le charme des personnages de K. Bromberg, on arrive toujours à avoir le parfait équilibre entre l’humour et les émotions tellement intenses, qu’elle pourrait me faire pleurer de compassion. Quelques chapitres et la magie opère toujours de la même manière, le monde autour s’évanouit et les mots enveloppent mon cœur, c’est toujours un magnifique voyage et cette histoire m’a surprise d’une belle manière.

Easton Wilder est le lanceur chouchou de la Major League Baseball, ses statistiques en font l’un des meilleurs lanceurs de sa génération et ce sport c’est sa vraie passion, alors lorsqu’une blessure un peu trop longue à guérir l’empêche de réintégrer son équipe, son club fait appel au meilleur préparateur qu’on puisse trouver pour l’aider à retrouver sa condition. Malheureusement, il déchante en découvrant une jeune femme qui n’est autre que sa fille et baisser sa garde va s’avérer lorsqu’on doit confier son avenir à une inconnue. Scout de son côté est prête à tout pour montrer sa valeur et pour décrocher le contrat le plus important de sa vie professionnelle.

Easton démarre au quart de tour avec une première impression pas forcément flatteuse, l’arrogant sportif qui se croit tout permis on a déjà connu et bien qu’il fasse des ravages, ce n’est pas ce que je cherchais ici. Bien que j’aie beaucoup ris, j’avais un peu peur de ce que cette première rencontre allait révéler, certes la situation est plutôt amusante, mais on se fait une fausse idée rapidement effacée. Easton est fragilisé par sa blessure et pour un sportif, il est difficile d’accorder sa confiance à quelqu’un qui pourrait briser sa carrière. Finalement, tout n’est qu’une question de confiance et ce rapport d’autorité qui va s’instaurer, est indispensable pour que les craintes disparaissent. J’ai apprécié cette vulnérabilité face à la blessure et c’est avec patience qu’un lien solide va unir nos héros. Moi-même, je me suis complètement trompé et la vérité est tellement plus belle. Une romance absolument craquante, qui se révèle bien plus émouvante qu’il n’y paraît.

Alors que notre héros est un livre ouvert, le mystère qui entoure Scout est total et cette force qu’elle renvoie à la figure de tous ceux qui s’opposent à elle, est le moteur de sa vie devenue chaotique. Un simple contrat à honoré, c’est comme ça que la jeune femme voudrait percevoir son joueur, rien ne pourra la détourner de sa promesse. Seulement, ces certitudes se craquellent face à un Easton loin d’être aussi arrogant qu’il ne le montre, les séances de rééducation vont contribuer à un rapprochement inattendu, mais sa propre histoire va continuer de la maintenir à distance et la fuite va s’avérer être sa meilleure arme, face aux premiers sentiments amoureux.

J’étais loin d’imaginer qu’avec une histoire aussi légère, les larmes manqueraient de couler face à la douleur communiquer à travers les mots d’une héroïne brisée. Après un début léger où l’humour occupe une place importante, on aborde rapidement un thème plus douloureux et j’ai ressenti toutes les souffrances comme si c’était les miennes. Contre toute attente, Easton va être un vrai rock et abandonner cette attitude de sportif séducteur pour nous prouver qu’on peut lui faire confiance dans les moments difficiles. Définitivement les sportifs ont un effet démentiel sur moi. Et cette fin absolument rageante va définitivement vous faire succomber.