High | Tijan (Fallen Crest #1)

Résumé :

La vie de Samantha s’effondre le jour où, en rentrant de cours, elle trouve sa mère en train de faire ses cartons. Celle-ci a décidé de quitter son père, leur petite ville, et pire que tout, d’emménager chez James Kade, un mystérieux industriel millionnaire. C’est là qu’elle fait la connaissance de Mason et Logan. Les deux frères sont les stars de leur école, Fallen Crest High. Ils sont également indomptables… et terriblement sexy. La vie de Sam risque bien de n’être plus jamais comme avant. Mais peut-être que le changement est une bonne chose, après tout…
Merci aux éditions Hugo New Romance pour cet envoi
Sortie prévue le 11 janvier 2018

J’ai passé plusieurs heures à repousser le moment où j’allais mettre des mots sur mon ressenti. Ce fut pour moi la grosse déception de ce début d’année et bien qu’il soit passé juste à prêt une superbe lecture, ce roman n’aura pas su me convaincre. J’ai vraiment souhaité donner sa chance à ce roman malgré les premiers retours assez négatifs, mais rapidement j’ai dû me rendre à l’évidence. Il y a une accumulation, une intrigue pas crédible, des personnages énervants, une ambiance générale qui va contre mes valeurs ; mensonge, tromperie, absence de confiance, méchanceté et au final ce qui a sauvé l’histoire c’est la plume qui n’a pas totalement fait sombrer mon avis.

Samantha est l’une des héroïnes les plus incompréhensibles que j’ai pu voir, dès le début la jeune femme semble anesthésier de sa propre vie. Deux amies qui ne la respectent pas et qu’elle supporte à peine, un petit ami irrespectueux et étrangement cette situation semble lui convenir. L’annonce de la séparation de ses parents va légèrement l’ébranler, mais elle va suivre sa mère chez son amant sans vraiment opposer de résistance et découvrir que James Kade son beau-père est un homme fortuné qui vit dans une sublime demeure avec ses deux fils. Bien qu’elle ait entendu parler des deux frères de la maison, elle va tenter de garder ses distances avec Logan et Mase, deux garçons aussi beaux que dangereux qui appartiennent à un monde différent du sien.

C’est une histoire plutôt classique qui n’aurait pas dû me poser de problèmes, mais dès les premiers chapitres la connexion s’est rompu et le récit a commencé à m’agacer par son manque de crédibilité. Sam est complètement déconnecté de la réalité, elle semble se foutre de tout et se laisse porter par ses humeurs. Certaines de ses réactions sont carrément disproportionnées et la relation qu’elle entretien avec sa mère est hallucinante, plus d’une fois les échanges m’ont rendu mal à l’aise. On est face à trois adolescents livrés à eux-même qui ne peuvent pas avoir confiance dans les adultes qui les entourent et on a l’impression qu’ils n’y a aucune autorité parentale. C’est bien simple, ils passent plus de temps à se préoccuper de leur prochain partenaire sexuel, plutôt que d’aller en cours et sans problème ils peuvent se mettre minable tous les jours de la semaine c’est sorties illimitées et cours en option. Un vrai fantasme cette vie sans contrainte, sans adulte et certainement pas aussi généralisé.

Et justement parlons-en de ces adultes, il y a de quoi s’inquiéter de leur santé mentale quand on voit leurs préoccupations. Ils renvoient une image déplorable et il ne faut pas s’étonner de voir les adolescents réagir comme dans un mauvais soap-opéra, c’est simple la fidélité c’est surfait, tout le monde couche avec tout le monde et bien évidemment les histoires que ça va entraîner sont d’un niveau assez désespérant. Non mais sérieusement, c’est quoi ce message qu’on cherche à faire passer à travers ce roman, mensonge, trahison, tromperie, méchanceté. Pour moi la vie ce n’est pas ça et ça m’inquiète de voir que ce roman banalise l’infidélité.

En bref, terminons sur une note positive… la plume de l’auteure rattrape un peu le désastre, mais c’est une grosse déception, je n’ai pas réussi à apprécier ce que je lisais et très franchement, cette lecture m’a mise en colère. On s’éloigne complètement de ce que j’aime lire et ce n’est pas du tout ce que j’attendais de cette lecture. On ne tire aucune leçon des aspects négatifs et à mon sens l’auteure montre le pire côté humain. J’en viens à me demander quel est l’intérêt d’une telle lecture, car très franchement l’histoire est inexistante, on reste en surface sans offrir une description digne de ce nom, on superpose des scènes toujours plus dramatiques et tout n’est que paillettes, pas d’amitié sincère, des personnages déplorables, certes la naissance d’une romance mais pas de quoi rêver. J’ai cru comprendre qu’il s’agissait du premier roman de l’auteure et très franchement je vais tenter de vite l’oublier.

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La Princesse de Papier | Erin Watt (Les Héritiers #1)

Résumé :

Ella Harper est une battante, une éternelle optimiste. Elle a passé sa vie à déménager de ville en ville pour suivre sa mère, à avoir des fins de mois difficiles et à penser qu’un jour elles allaient s’en sortir. Mais quand sa mère meurt, elle se retrouve seule au monde…
Jusqu’au jour où Callum Royal apparaît dans sa vie. Finis la galère et le club de strip-tease pour payer ses études. La voilà dans le grandiose manoir des Royal. De l’argent, du luxe du confort… Et… les cinq fils de Callum.
Tous la détestent, tous sont désespérément attirants. Le plus charismatique d’entre eux, Reed Royal, est celui qui est le plus déterminé à la renvoyer là où il pense qu’est sa place, dans un monde de dénuement qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Il ne veut pas d’elle dans sa vie. Il ne veut pas lui faire une place dans le petit monde huppé des Royal.
Et s’il avait raison ?
Argent, excès, tromperies, faux-semblants. Tout un univers qu’Ella découvre avec stupeur. Si elle veut survivre dans le royaume des Royal, il va falloir qu’elle apprenne à édicter ses propres règles royales.
Merci aux éditions Hugo New Romance pour cet envoi qui me comble
Sortie prévue le 4 janvier 2018

Je n’aurai pas pu tomber plus juste qu’avec cette première lecture de l’année et j’espère qu’elle annonce la couleur de ce qui m’attend pour 2018. J’étais préparée bien avant de débuter ma lecture, puisque derrière le pseudo Erin Watt se cache deux auteurs Elle Kennedy et Jen Frederick, qui promettaient le meilleur. Soyez prévenu cette histoire est hautement addictive et j’ai frôlé le coup de cœur.

Ella Harper s’est toujours battue pour sa survie et même si certains mois sont parfois difficiles, elle a toujours réussi à s’en sortir avec sa mère en voyant le bon côté des choses. Au décès de sa mère elle est persuadée qu’elle peut s’en sortir seule et jusqu’à l’arrivée de Callum Royal elle n’a toujours pu compter que sur elle-même, alors lorsqu’il prétend être son tuteur la jeune femme tombe des nues et n’est pas prête à accorder sa confiance aussi facilement. Du jour au lendemain, la pauvreté laisse la place à la richesse et bien que l’univers soit différent, le combat reste le même. Armée de sa répartie et sa combativité, Ella va devoir se défendre face à l’hostilité des cinq fils Royal et face à Reed le leader de la fratrie, elle va montrer les griffes et on peut dire qu’ils ne sont pas au bout de leur surprise avec leur volcanique invitée qui n’a pas l’intention de se laisser faire.

Nous avons un choc des classes sociales, d’un côté Ella qui a dû faire des jobs pas toujours gratifiants pour subvenir à ses besoins et de l’autre la famille Royal qui est plus riche que de raisons et qui a toujours été habitué à obtenir ce qu’ils veulent. Bien qu’elle se sente prisonnière, Ella sait que c’est l’occasion de s’en sortir et elle qui n’a jamais eu de foyer va se retrouver au centre de l’attention d’une famille avec leurs propres problèmes. Nous allons découvrir que les secrets sont très présents dans cette famille et comme notre héroïne s’interroger sur les raisons de tant d’hostilité. J’ai été assez impressionnée de la combativité de notre héroïne, on sent bien qu’elle est déstabilisée et pas forcément à sa place, pourtant lorsqu’elle va se sentir mal à l’aise ou critiquer, elle va avoir des réactions absolument merveilleuses et j’ai envié cette répartie toujours mordante et parfois amusante.

Difficile de rester de marbre face à la fratrie Royal, mais c’est principalement les trois aînés qui vont sortir du lot car dans le même établissement que la jeune fille. Si vous n’aimez pas l’ambiance lycée privé américain ce roman n’est pas fait pour vous, de mon côté j’ai toujours eu un faible pour le côté romance adolescente avec d’un côté les populaires et de l’autre les parias. Ce n’est pas flagrant, mais les frères Royal sont adulés de tous donc Ella va avoir du mal à se faire accepter et le début va nous montrer sa force de caractère. Easton le plus jeune va s’avérer être un personnage intrigant, à la fois désinvolte et torturé et bien Reed le plus incompréhensible, le meneur qui ne va pas hésiter à se montrer cruel et bien que son personnage ne soit pas un coup de cœur, j’ai apprécié découvrir le peu qu’il divulgue, mais c’est définitivement un personnage que je ne comprends pas dans ses choix.

En bref, un premier tome que j’ai dévoré ; impossible de le reposer avant d’avoir lu la dernière ligne. Des réactions parfois un peu trop jeunesses en mode « je t’aime, moi non plus » pas indispensables, mais qu’on oublie vite tant le récit est captivant. J’ai ressenti une connexion dès le début et ça me conforte dans l’idée que la série est prometteuse. Ne vous attendez pas à de grosses surprises, mais la prévisibilité n’est pas un problème pour moi quand l’histoire est bien menée. C’est un peu différent des autres titres New Romance de la collection, car nos héros sont plus jeunes mais l’alchimie est bien là et au vu de la fin frustrante, je suis impatiente d’y retourner.

Le guérisseur | Emma Cavalier (Les Trois Talents #3)

Résumé :
Quand l’amour nous rend plus forts…
Élisabeth part pour New York pour retrouver ce père biologique qu’elle ne connait pas. Lex refuse de la laisser affronter seule cette épreuve et l’accompagne. À leur arrivée à New York, ils retrouvent Eviva et les autres amis que Lex avait laissés derrière lui. Tandis que Dom se défile, évitant la rencontre avec sa fille, Beth et Lex se laissent emporter, plus que jamais, par les plaisirs qui les rapprochent. Pourtant, ils refusent toujours de s’assumer comme un couple.
Ce roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.
Merci aux Éditions Blanche pour l’envoi de cette série.

Un troisième opus que j’étais craintive de découvrir et qui aura su combler en partie ma déception du précédent. Je pense pouvoir dire que ce dernier tome est celui qui m’a le plus convaincu, bien que certain aspect de l’histoire ne convienne pas forcément à mon type de lecture. On plonge facilement dans cette ambiance et j’ai apprécié le voyage qu’entreprennent Beth et Lex tant d’un point de vue physique, que spirituel.

Nous quittions nos héros sur une note positive et l’histoire reprend avec Beth et Lex qui atterrissent à New York pour que la jeune femme puisse enfin rencontrer son père biologique. Durant leur voyage ils vont pouvoir compter sur la bande d’amis que s’est fait Lex durant son précédent voyage et c’est en compagnie de Raef, Andrea, Eviva, qu’ils vont explorer les limites du plaisir. Malheureusement le grand absent de ces retrouvailles est Dom, qui semble fuir le groupe d’amis afin d’éviter sa fille. Au-delà du besoin de connaître ses racines, ce voyage va être l’occasion pour Beth et Lex d’explorer de nouvelles perspectives dans leur relation.

J’ai apprécié découvrir un Lex plus apaisé et après de nombreux questionnement, j’attendais avec impatience les futures révélations. De ce côté, je suis loin d’être déçue, car j’ai trouvé très intéressant que le sujet ne soit pas survolé et voir les scènes du point de vue de Lex. On voit une réelle évolution depuis leur rencontre et bien que l’aspect charnel soit central à l’histoire, on décèle une complicité naissante. Ce tome m’a d’ailleurs permis de voir l’utilité du deuxième tome, qui apporte beaucoup à notre héros et on en voit les bienfaits que dans ce tome. Cependant, il est toujours difficile pour moi de voir des héros aussi ouvert les uns avec les autres et c’est l’un des seuls bémols à mon sens, car par moments j’étais mal à l’aise et pas en phase avec ma lecture.

Sans oublier la plume de l’auteure qui a réussi à me garder curieuse, sans pour autant toujours adhérer au choix des héros. C’est un point important cette envie que suscite Emma Cavalier, car j’ai pris plaisir à suivre nos héros dans leur périple et c’est essentiellement grâce à la fluidité de la plume de l’auteure. Le dosage entre passé et présent est intelligemment mené et bien évidemment l’aspect romantique habilement amené. Je terminerais cette chronique en disant que je ne suis pas forcément la cible pour cette série très axée BDSM et malgré ma satisfaction face à cette conclusion, la romance reste très libre et selon mes critères personnels l’histoire n’est pas toujours au comble du romantisme. Après il ne faut pas oublier que nos attentes ne sont pas les mêmes et pour les amateurs du genre cette série répondra parfaitement à vos attentes.

Mon avis sur Le conteur d’histoires #1 ICI
Mon avis sur Le gardien des secrets #2 ICI

Décembre | Audrey Carlan (Calendar Girl #12)

Résumé :

Mia ne sait pas à quoi s’attendre quand les producteurs de l’émission du Docteur Hoffman l’envoient à Aspen, dans le Colorado. Un peu intimidée à l’idée de se rendre dans ce lieu fréquenté par la haute bourgeoisie américaine, elle retrouve vite de l’assurance  quand Wes lui dit qu’il va l’accompagner. Ce job est assez spécial, puisque c’est un téléspectateur anonyme qui a pris en charge tous les frais pour qu’elle vienne filmer un artiste local. En ce dernier mois de l’année, Mia est loin d’être au bout de ses surprises.

Ce tome est le 12ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Après 12 mois pas toujours très équivalent, c’est le temps des adieux, cette fin d’année nous réserve de belles scènes touchantes et ce tome rejoint facilement mon top 5 des mois chouchous. Dans ce tome, Mia s’embarque pour Aspen pour un repartage sur les artistes locaux, financé par un riche donateur anonyme.

Au cours de son voyage, elle sera accompagnée de son fiancé Wes qui a accepté de l’accompagner et pour profiter pleinement du séjour et les fêtes seront placées sous le signe de la famille puisque Max et Maddy seront également présents pour célébrer le réveillon tous ensemble et réunir toute la famille pour les fêtes.

Bien évidemment, Mia ce tome va nous réserver quelques surprises tant du point de vue professionnel, que personnel. Les derniers instants seront sous le signe de l’émotion et des révélations, bien qu’au cours de la lecture les événements auxquels va être confrontés Mia sont plutôt prévisible, cela n’enlève rien à l’émotion. Et pour la première fois, on découvre une femme qui s’accepte et partager avec sa famille, il est loin le temps où la jeune femme ne pouvait compter que sur elle-même et c’est un mois qui fait chaud au cœur, car elle s’ouvre au sien.

Dans l’ensemble, il n’y a que très peu de tomes qui soient vraiment négatifs pour moi, mais cette série était tellement mise en avant que j’en attendais davantage concernant le fond. Quand on y réfléchit certain roman passe inaperçu et son bien plus addictif, ici le concept en lui-même est bon et ça tient le lecteur en haleine de patienter jusqu’au mois suivant, mais bien qu’on prône le côté femme indépendante, ce qui m’a dérangé c’est le rapport qu’entretient Mia avec les hommes. Je conçois qu’on puisse rencontrer un homme différent et passer un bon moment en sa compagnie, mais Mia a quand même une libido assez impressionnante dès qu’un homme séduisant est dans les parages. Il aura fallu longtemps avant de me réconcilier avec le caractère jeune femme et c’est principalement grâce à la femme qu’elle devient au contact de Wes et en acceptant celle qu’elle est vraiment.

Je garderais probablement en mémoire le concept et les rencontres au fil des mois qui étaient parfois touchantes, mais dans l’ensemble malgré de bons tomes, on est loin du coup de cœur pour cette série et c’est la curiosité qui m’a fait continuer. Néanmoins j’aimerais beaucoup découvrir Audrey Carlan dans un roman qui ne soit pas sous forme de nouvelles, car ce type de découpe reste très superficiel et parfois trop court.

Retrouvez mon avis sur Janvier #1 ICI
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Entre ciel et mer… | Karina Halle

Résumé :

Cette femme représente ce dont j’ai toujours rêvé.
Je ne l’ai eue qu’une seule nuit, si tant est que je l’ai eue ?
Vais-je parvenir à la conquérir ?
Joshua un jeune homme graphiste talentueux, vit ses vingt ans en roue libre. Chez lui à Vancouver, il accumule des petits boulots sans avenir qui le laissent épuisé et insatisfait, sans la moindre énergie pour poursuivre sa passion. Jusqu’à ce qu’il rencontre Gemma. Ce qui débute comme l’aventure d’une nuit avec la sémillante Néo-Zélandaise se transforme vite en tournant décisif pour Josh. Il ne peut oublier Gemma, même une fois qu’elle est rentrée dans son pays, et décide de jeter sa prudence aux orties pour la première fois de sa vie.
Peu de temps après Josh atterrit en Nouvelle-Zélande avec; pour tout bagage, un sac à dos, un peu d’argent liquide et le prénom de Gemma. Quand il réussit enfin à la retrouver, l’aventure ne fait que commencer. Éprise elle aussi, Gemma l’embarque pour un tour de ce splendide pays. Elle l’initie à la vie, au désir à l’amour, et à toutes les peines de cœur qui vont avec. Parce que, lorsque l’amour vous entraîne, il pourrait bien ne plus jamais vous lâcher, même quand vous savez que vous devez lui dire adieu.
Merci à Hugo New Romance pour cet envoi.
Date de sortie : 7 décembre 2017

Ce roman est dépaysant, cette sensation d’être du voyage de m’a pas quitté pendant ma lecture. Un sac à dos, de bonnes chaussures de marche, un peu d’argent liquide et nous voilà embarqué dans le voyage de leur vie. Je n’ai pas beaucoup voyagé dans ma vie, mais la vision qu’offre cette lecture laisse sans mal mon imagination faire le travail, impossible de ne pas être soufflé par les paysages et l’ambiance qui se dégage de ce roman. Pendant ma lecture, j’ai quitté mon canapé, puis explorer la Nouvelle-Zélande et j’ai apprécié ce sentiment de liberté.

Joshua est à un tournant de sa vie, passionné de graphisme sa vie semble être sur « pause » en attendant de savoir s’il va intégrer une prestigieuse école d’Art. En attendant, il accumule les petits boulots et doit vivre chez sa mère le temps que la situation s’améliore. A vingt ans, il semble insatisfait de son quotidien et tout semble sans couleur, sans saveur. Contraint à cette vie qui ne l’épanouie pas, il va pourtant faire une rencontre décisive. Un soir, il fait la connaissance de la belle Gemma, une Néo-Zélandaise qui passe ses dernières heures à Vancouver. Elle est drôle, passionnée et sa liberté rafraîchissante, seulement à l’issue d’une nuit passionnelle leur chemin se sépare et chacun va tenter de reprendre sa vie, cependant malgré les frontières, impossible pour eux d’oublier l’autre.

Déprimé depuis le départ de sa belle Néo-Zélandaise, Josh va chambouler sa vie et tout quitter pour retrouver une femme dont il ne connaît que le prénom et qui se trouve dans un autre pays. D’abord hésitant sur la manière d’aborder les choses, il va pouvoir compter sur des baroudeurs pour le mener vers le droit chemin de l’amour. Depuis son retour en Nouvelle-Zélande, Gemma a l’impression d’être revenue au point de départ. Ses vieux démons ont refait surface et les raisons qui l’ont poussé à partir, son au final toujours dans sa vie. La jeune femme étouffe et regrette ce sentiment de liberté qui l’accompagnait durant son périple. Elle ne s’attendait pas à tomber sur Josh, ce canadien qu’elle a tant de mal à oublier. Sur un coup de tête, elle l’invite à se joindre à son road trip en van pour découvrir la région avec pour seul objectif de respirer et oublier tout ce qui les ronge.

Cette lecture est à l’image d’un carnet de voyage, au fil des pages nos héros vont nous embarquer au cœur de la Nouvelle-Zélande et sous leur regard de deux artistes, nous allons être émerveillés par les paysages ou tout simplement l’ambiance de voyage. L’attirance est difficile à ignorer et notre couple ne cesse de penser à l’autre, mais rien n’est simple et en dehors de leur cocon la liberté est difficile à atteindre, les obstacles vont se dresser devant eux et les complications vont venir embrumer leur avenir. Malgré les différences de cultures, ils vont apprendre à se découvrir de ce voyage va marquer de manière indélébile la vie de nos deux artistes.

Les descriptions sont l’essence même de ce roman, chaque recoin va être exploré pour donner l’impression à son lecteur qu’il tient le monde au bout des doigts, à travers les yeux de deux jeunes artistes nous allons voir le décor prendre vie et s’animer sous le regard d’un lecteur émerveiller par ce qui l’entoure. Pour certain, la narration pourrait être un peu trop descriptive et pourtant c’est nécessaire pour ancrer l’environnement, les coups de crayon de Josh vont contribuer à chérir ces moments, car ils sont bien souvent source d’émotions.

Josh à l’âme d’un artiste et j’ai été particulièrement touché par sa volonté de s’affranchir de ses craintes. Jusqu’ici il n’avait jamais éprouvé le besoin de parcourir le monde et face à l’amour il va sortir de sa zone de confort et se plonger dans un voyage qu’il n’imaginait jamais faire seul. Malgré un caractère un peu timide, il va rapidement surmonter ses doutes et le voir s’épanouir dans un décor sublime ne fait que renforcer mon attachement pour ce personnage. Du côté du Gemma j’ai parfois eu un peu de mal à la comprendre, même si son histoire est touchante, mais ses décisions sont parfois difficiles à comprendre et la frustration a parfois altéré mon jugement.

En creusant un peu, face à mes interrogations, j’ai eu la surprise de découvrir que ce roman était lié à la série Love, in English pas encore paru à ce jour et ça expliquait pourquoi l’évocation de l’histoire d’un personnage semblait si familière pour l’auteure et de mon côté j’avais l’impression qu’il me manquait des éléments. Du coup, dommage qu’on est pas pu commencer par le début de l’histoire, mais peut-être aurons-nous l’occasion d’un jour la lire.

Les températures s’étant refroidies, il est appréciable de troquer le froid en France contre l’été de Nouvelle-Zélande, au fil des visites c’est avec les yeux pétillants que j’ai voyagé en compagnie de ce groupe atypique et c’est avec une envie de découverte du monde que je referme ce livre. Je n’aurais pas été contre quelques pages supplémentaires pour faire durer l’immersion, mais Karina Halle réussie à offrir une belle conclusion pour nos héros qui auront mérité d’en arriver là et elle transmet son amour pour le voyage.