Romance Historique

La chronique des Bridgerton 5 & 6 | Julia Quinn

Résumé :
Depuis que sa meilleure amie, Pénélope Featherington, a convolé en justes noces, Éloïse, la rebelle de la fratrie Bridgerton, s’interroge : les commères n’auraient-elles pas raison de prétendre qu’elle ne trouvera pas de mari ? Oh, elle en a reçu des propositions au fil des ans ! Elle les a toutes refusées, sous prétexte que ses prétendants n’étaient pas… parfaits. Une exigence ridicule, bien sûr.
Inquiète à l’idée qu’il ne soit déjà trop tard, Éloïse reçoit à point nommé une invitation de la part de sir Phillip Crane, un veuf avec qui elle entretient une relation épistolaire. La proposition est d’autant plus audacieuse qu’il envisagerait de se remarier… Sans en souffler mot à quiconque, elle décide de se rendre chez cet homme qu’elle n’a jamais rencontré.
De son côté, sa sœur Francesca file le parfait amour avec son mari, le comte de Kilmartin, dans leur château en Écosse. Elle n’imagine pas qu’un événement inconcevable va bouleverser le cours de sa vie, pour le pire et pour le meilleur.

Depuis la diffusion de la série, cette série m’a vraiment fait passer de bons moments, cette ambiance et ces personnages ont tout pour donner l’impression d’être à la maison. Ce 5ème tome, je l’attendais avec une grande impatience, car notre très chère Éloïse a su se démarquer de sa fratrie, car elle ne rentre pas dans le moule et c’est ce qui la rend si attachante.

Depuis le décès de sa cousine, Éloïse entretien une correspondance avec son veuf Sir Philip, père de deux enfants et contre toute attente, la jeune femme va s’enfuir pour le rejoindre afin de rencontrer son mystérieux correspondant. Pour ce 5ème tome on change de décor, fini Londres et sa saison mondaine, place à la campagne loin de la famille Bridgerton et sa bonne humeur.

Même si j’ai passé un bon moment, ce tome n’est clairement pas à l’image d’Éloïse. Cette femme qui a refusé plusieurs demandes en mariage et qui assumait d’attendre l’homme qui serait sa grande histoire d’amour, prête à rester vieille fille, se sent subitement seule depuis que sa meilleure amie s’est mariée. Elle va se servir de sa correspondance pour s’en aller sans prévenir sa famille et pour le rencontrer. Honnêtement ces lettres n’avaient rien d’excitantes et une fois sur place on est loin de l’alchimie évidente des premiers tomes, puisque Sir Philip recherche une mère pour ses enfants et semblent penser que n’importe qui fera l’affaire et Éloïse méritait mieux.

On retrouve la malice de la jeune femme lorsqu’elle est en présence des jumeaux Amanda et Oliver, deux terreurs qui vont se faire un plaisir de jouer des tours à leur hôte. Et ils ne vont pas être déçue face à une Éloïse en grande forme. Ces échanges étaient rafraichissants et le rapport qui naît entre la jeune femme et les enfants est assez amusant et attendrissant.

Lady Whistledown m’a vraiment manqué, mais je suppose qu’elle n’aura pas pu alimenter sa chronique avec les kilomètres qui séparent Éloïse de Londres et les passages de lettres sont agréables à découvrir. J’ai adoré l’arrivée en fanfare de la fratrie Bridgerton prêt à protéger l’honneur de leur sœur et qui viennent mettre le bazar à leur manière. et c’est tout ce qu’on attendait d’eux.

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Francesca est la sœur qui m’intriguait le plus, je l’ai toujours trouvé en retrait des autres membres de la famille et objectivement elle a été plutôt absente des précédents opus ce qui est étonnant contenu du lien fort qui unit les Bridgerton.

Francesca vit en Écosse avec son mari le comte de Kilmartin et elle n’aurait pas pu être plus comblée qu’avec son tendre époux. Elle était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tournant tragique et on peut dire que son histoire a plus de zones d’ombre que quiconque par son parcours de vie.

Elle parvient pourtant à maintenir le cap et rester une femme forte et après plusieurs années difficiles elle va développer ses propres envies et ne pas vraiment savoir comment les assumer sans blesser ceux qui lui sont proches. Son parcours m’a beaucoup ému et j’ai apprécié découvrir cette femme étonnante. L’alchimie entre les protagonistes est très belle et malgré la complexité de la situation ils s’en sortent à merveille.

On aborde le thème du deuil dans ce récit, les histoires sont différentes, mais cette même envie de former une famille comme celle que les deux héroïnes avaient est très présente. On sent que le mariage heureux de ses parents est un modèle et contre toute attente Francesca qu’on pourrait considérer comme l’outsider va s’avérer avoir de nombreux points communs avec Violet.

J’ai une préférence pour le tome consacré à Francesca que j’ai trouvé touchante et bien construite. La plume de l’autrice parvient toujours à nous embarquer dans ses histoires avec le plus grand des plaisirs.

Romance Contemporaine

Le Rôle de sa vie | Lucy Parker (London Celebrities #1)

Résumé :
Comédienne dans une troupe de théâtre londonienne, Lainie Graham vient d’apprendre sa propre rupture sentimentale dans la presse people. Et voilà qu’à présent on lui demande de redorer le blason de Richard Troy, qu’elle ne peut pas sentir ! L’acteur a beau être une star des planches, il a une très mauvaise réputation à cause de son fichu caractère. Après d’âpres négociations, Lainie accepte le marché proposé. La voilà donc partie pour un mois de fausse romance avec l’insupportable Troy !
De répliques acerbes en sarcasmes mordants, elle découvre peu à peu l’homme qui se cache derrière ce tempérament de feu et qui ne la laisse pas indifférente…

Je suis contente cette année J’ai Lu sort un peu plus de romance contemporaine et je ressors de cette histoire avec le sourire aux lèvres. C’est la lecture parfaite quand on veut une romance sans prise de tête et avec un peu d’humour.

Dans un décor londonien nous faisons la connaissance de Lainie Graham actrice dans une troupe de théâtre où chaque soir elle doit jouer avec son ex petit ami qui occupe le rôle principal et avec qui elle entretient des rapports conflictuels depuis qu’elle a appris leur rupture dans la presse. Comme on peut s’y attend c’est hyper gênant, mais j’ai trouvé qu’elle en ressortait plutôt digne. Malgré cette déconvenue, elle est plutôt apprécié des médias et n’hésite pas à utiliser son statut pour mettre en avant des associations aux causes importantes.

Pour les communicants de Richard Troy, l’acteur star de la troupe c’est la femme qu’il lui faut pour redorer le blason de l’acteur qui est entaché par une mauvaise réputation due à son caractère. C’est pourquoi elle se voit proposer le rôle de fausse petite amie le temps que la presse oublie ses frasques. Seulement pour la jeune femme il est inconcevable d’accepter ce nouveau statut, car il est tout ce qu’elle déteste et il ne semble n’avoir jamais avoir fait attention à elle. Sans compter qu’il est imbuvable, mais lorsqu’on lui propose un don conséquent pour son association, Lainie se laisse tenter par l’expérience.

Et on peut dire que la jeune femme ne va pas être déçue du voyage, car jouer les faux couples avec un homme qu’on supporte difficilement va mettre sa patience à rude épreuve. Faire semblant d’être follement amoureuse quand la presse observe va s’avérer difficile, surtout que lorsqu’ils sont seuls ils peinent à ne pas se balancer des piques. Certaines scènes m’ont d’ailleurs amusées, et comme on pourrait s’y attendre la haine va faire place à d’autres sentiments.

On s’attache plutôt facilement au personnage de Lainie, elle est la douceur incarnée et elle n’en est qu’au début de sa carrière et a conservé sa simplicité. Du côté de Richard, même s’il a des bons côtés, je l’ai quand même trouvé assez exécrable et à force de le découvrir on comprend un peu son attitude, mais il en reste parfois crispant. Et finalement j’ai trouvé que Lainie s’en tirait plutôt bien avec lui et elle a une repartie qui contribue à le remettre à sa place et c’est assez jouissif, car elle est la seule qui ose lui dire ce qu’elle pense.

Deux petits bémols, un du côté de la narration qui est à la troisième personne et qui me donne toujours l’impression d’être tenue à distance, l’écriture est vraiment entraînante, mais ça enlève une part d’émotion des personnages qui s’empêche moins sur leur ressenti. Et du coup ça influence mon impression que le récit manque de profondeur et on reste en surface sans réellement approfondir, par exemple on ne décèle pas le fameux moment où nos héros n’éprouvent plus de haine. On apprécie bien évidemment de les voir se rapprocher, mais on ne savoure pas totalement la chose.

Après ça n’empêche pas d’aimer sa lecture et les amateurs de romances qui mêlent amour et haine, et les faux-couples, devraient apprécier la découverte, car au fil des pages ont observe une évolution dans la personnalité des personnages et les répliques entre Lainie et Richard sont plutôt amusantes. Un bon moment de lecture sans prise de tête qui fait du bien au moral.

Romance Historique

La chronique des Bridgerton 3 & 4 | Julia Quinn

Résumé :
La saison mondaine commence à peine que les mères ambitieuses et leurs filles sont déjà sur le pied de guerre. Qui attrapera dans ses filets l’un des rejetons de la famille Bridgerton, grande pourvoyeuse de beaux partis ? Une course d’obstacles s’annonce, d’autant que les ragots vont bon train.
Ainsi, le fringant Benedict a beau clamer qu’il ne souhaite pas se marier, le bruit court qu’il a croisé le regard d’une éblouissante inconnue lors d’un bal masqué. Et alors, me direz-vous ? Et alors, la belle a disparu à minuit ! Ce qui ne la rend que plus désirable aux yeux du jeune Bridgerton…
Et qu’en est-il du charmant Colin, enfin de retour de ses pérégrinations sur le Continent ? Il a beau caracoler en tête de liste des célibataires les plus prisés, s’il est en quête d’une fiancée, il le cache bien. Au grand dam d’une certaine débutante, qui pourrait bien voir là un défi à relever.
Mais n’ayez crainte, chers lecteurs, votre dévouée chroniqueuse a plus d’un tour dans son sac lorsqu’il s’agit de donner un coup de pouce au destin.

Cette réédition est devenue incontournable chaque mois je me fais mon petit plaisir et je découvre l’histoire d’un nouveau membre de la fratrie Bridgerton. J’ai apprécié faire la connaissance de Benedict et Colin, mais je n’en garderais pas un souvenir impérissable, car je les ai trouvés un peu capricieux à l’inverse de Daphné et Anthony et je n’ai pas toujours apprécié certains de leurs traits de caractère ou leur manière d’agir. Néanmoins on ne peut qu’apprécier cette série qui nous plonge dans un décor addictif et plein de rebondissement.

Dans le tome consacré à Benedict, nous avons une belle réécriture de Cendrillon et nous prenons plaisir à retrouver les codes du conte, avec un bal masqué, un coup de foudre et de beaux dialogues entre nos personnages. Aux douze coups de minuit notre charmante héroïne va devoir s’enfuir et retourner à sa vie de domestique. J’ai vraiment adoré cette première partie et l’alchimie était indéniable lors de cette rencontre. Je suis un peu plus mitigée concernant la deuxième partie du roman, j’ai eu du mal avec Benedict qui a parfois un comportement égoïste et la fratrie ne m’avait habitué à user de leur statut d’aristocrate pour obtenir ce qu’ils désir et n’admettant pas le refus.

Du côté de Sophie notre héroïne comme à son habitude Julia Quinn nous offre une jeune femme à fort caractère. Elle n’a pas eu de chance dans sa vie et pourtant elle est restée optimiste, douce et pleine de rêve. Sa rencontre avec Benedict va être un vrai bouleversement, tant parce qu’elle va avoir un vrai coup de foudre, que parce que ce bal va complètement changer son avenir. Son statut et sa personnalité vont parfois lui donner le sentiment d’être inférieur et face à un Bridgerton qui n’hésite pas à mettre en avant son statut, elle va parfois en perdre son mordant pour se plier à ses désirs.

Malgré tout on passe un bon moment et on prend plaisir à lire cette réécriture.

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Et enfin dans le quatrième opus nous retrouvons Colin le globe trotteur, le troisième de la fratrie et je dois dire que je me suis accrochée pour l’apprécier, non pas parce qu’il est une mauvaise personne, mais c’est un personnage que j’ai trouvé assez quelconque. Après une longue absence motivée par des difficultés à trouver sa place dans le monde, il revient et ne cesse de se comparer à ces deux ainés, se lamente sur son sort et en vient à déplorer d’être sans substance sans pour autant se donner les moyens de sortir de la masse. Et finalement c’est Penelope qui va briller dans ce tome et j’ai trouvé qu’elle était une héroïne savoureuse, drôle, et rêveuse sans pour autant se voiler la face.

Penelope a toujours idéaliser Colin et son amour pour lui n’a jamais faibli malgré les années et surtout malgré son désintérêt flagrant pour la jeune femme. Depuis la série, j’avais beaucoup d’attente sur cette romance car Penelope c’est un peu le vilain petit canard et pourtant c’est une héroïne incroyable que j’ai adoré suivre, mais le problème quand on a des attentes c’est qu’on est parfois déçu quand la romance naît. Honnêtement on a une belle complicité, et finalement c’est l’épreuve du temps qui va les rapprocher et rendre leur amour évident, au détriment de la passion.

L’intrigue autour de Lady Whistledown a été un peu terni par les révélations de la série Netflix, mais ça m’a permis de m’attarder davantage sur des détails pour voir si cette révélation aurait été flagrante et honnêtement, je pense que j’aurais été à des années-lumière de la révélation finale. Malgré quelques défauts sur les deux opus, on passe un très bon moment et à chaque fois que je suis de retour à Londres pour la saison c’est toujours un plaisir.

Romance, Romance Historique

La chronique des Bridgerton 1 & 2 | Julia Quinn

Résumé :
Très chers lecteurs, quelle saison !
Au rythme des bals et des réceptions, je vous ai narré le feuilleton haletant de la folle romance entre Mlle Daphné Bridgerton et Simon, le ténébreux duc de Hastings. Valses langoureuses, rebondissements cocasses et bagarres mémorables nous auront tenus en haleine jusqu’à l’épilogue d’un romantisme échevelé.
Aurons-nous le temps de reprendre notre souffle ? Il est à craindre que non, car il se chuchote déjà dans Londres qu’Anthony, le frère de Daphné, serait décidé à convoler lui aussi. Hélas, l’élue a une sœur odieuse qui s’oppose catégoriquement à cette union en raison du passé libertin du vicomte.
Cela nous promet bien des péripéties.
Et comme il reste six Bridgerton à marier, votre dévouée chroniqueuse a de beaux jours devant elle. Ne perdez pas le fil, chers lecteurs, la saga ne fait que commencer !
Rubrique mondaine de lady Whistledown, Londres, 1813

Comme beaucoup d’entre vous j’ai découvert cette série littéraire grâce à l’adaptation Netflix, et quelle série ! J’ai été complètement dévorée par l’histoire, les personnages et la sublime bande originale qui n’a fait que moderniser cette histoire. Bien évidemment quand je n’ai plus eu d’épisodes, le manque à commencer à se faire sentir et pour retrouver l’ambiance qui m’avait tant plus, mes espoirs se sont dirigés vers la réédition et bien que la série est pris des libertés, ça ne m’a pas dérangé, car ces ajustements ont été bénéfiques pour mettre en valeur la série et donner envie de se procurer les livres.

Je me suis posé la question si je lisais Daphné et le duc après avoir visionné la série et je tenais absolument à faire le comparatif, car on sait tous que les adaptations ne sont pas toujours fidèles. Dans le cas précis, on a clairement une volonté de moderniser le récit, mais on garde l’esprit de la série de livres. Dans le premier opus, nous faisons la connaissance de la famille Bridgerton et notamment de Daphné Bridgerton une débutante qui fait sa deuxième saison et qui aspire à un mariage d’amour comme celui de ses parents. Alors qu’aucun prétendant ne semble attirer ses faveurs, elle fait la connaissance fortuite de Simon Bassett, duc de Hastings un homme convoité les célibataires de Londres. Suite à cette rencontre, ils décident s’apporter une aide mutuelle en prétendant être tombé sous le charme l’un de l’autre, Simon lui permet d’attirer un meilleur parti et en échange, il pourra tenir les femmes à distance.

Les choses ne vont pas se passer comme ils l’espéraient et de nombreux évènements vont les pousser l’un vers l’autre et ils vont développer des sentiments qu’il peine à s’avouer. J’ai beaucoup apprécié l’importance de la fratrie et on développe un intérêt pour les personnages secondaires qui ne font que nous pousser à continuer la série de livres. Je ne suis pas une grande amatrice de romances historiques et j’en viens à regretter ce désintérêt. Néanmoins j’ai pu lire beaucoup d’avis partagé concernant une scène problématique dans les deux récits et  à notre époque c’est dérangeant, et l’adaptation aurait peut-être dû être plus vigilante, mais honnêtement les romans sont sorties il y a des années et il est difficile d’évoquer quelque chose qui n’était pas un problème à l’époque de l’écriture et encore moins à l’époque du récit. Je ne cautionne absolument pas, mais je ne vois pas trop comment on pourrait supprimer ce passage sans dénaturer l’histoire.

Du côté du vicomte Anthony Bridgerton, on a un récit absolument délicieux et un libertin prêt à se ranger, non pas sans condition : ce qu’il veut c’est une femme, mais pas d’amour. Son choix se porte tout naturellement sur Edwina Sheffield la favorite de la saison, seulement pour oser s’approcher de sa future femme, il est de notoriété public qu’il faut obtenir l’autorisation de sa sœur Kate qui a énormément d’influence et Anthony va se heurter à une femme de caractère, qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense et qui a beaucoup à dire sur la réputation de notre célèbre libertin. Malgré plusieurs échanges vigoureux, il se met en tête de prouver qu’il est un homme recommandable. Va s’ensuivre une série de scènes drôles où Anthony et Kate vont se dire tout ce qu’il pense l’un de l’autre et l’alchimie qui va se dégager entre eux va faire grimper la température, j’ai adoré les échanges entre ces deux-là et les thèmes évoqués.

Je pourrais encore en dire beaucoup de la réédition de ces deux tomes, car cette série me fascine et une fois lancée au cœur de cette famille, on n’a qu’une envie, c’est de découvrir les autres histoires de cœur de la fratrie. Je suis impatience de découvrir l’adaptation de la saison 2, et surtout visualiser cette incroyable alchimie à l’écran. J’espère néanmoins qu’on se démarquera un peu plus de ces deux tomes, qui étaient assez similaires dans la construction de l’histoire. Je suis heureuse d’avoir découvert Julia Quinn, qui a un style très appréciable et j’ai adoré le côté chronique mondaine en début de chapitre qui ajoute un côté un peu cancanier très intéressant pour le lecteur.

Fantasy

Shades of Light | V. E. Schwab (Shades of Magic #3)

Résumé :
Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…
Kell est un magicien de sang, un sorcier capable de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris. Le deuxième, rouge, déborde de magie. Dans le blanc, elle s’est faite bien trop rare quand, dans le noir, elle a tout dévoré. Et le fléau s’apprête à contaminer chacun des univers jusqu’au dernier – ce n’est plus qu’une question de temps…
Car les ténèbres ont déjà commencé à s’étendre sur le flamboyant Londres rouge. Les habitants en sont réduits à choisir entre céder aux sirènes dévastatrices de la magie et entamer contre elle une lutte désespérée jusqu’à la mort. Si Kell semble immunisé contre le poison qui gangrène son royaume, la fin le guette, lui aussi… à moins que des alliés inattendus ne le rejoignent dans la bataille À commencer bien sûr par Lila, qui ne raterait pour rien au monde une occasion de partir à l’aventure et faire étalage de sa puissance. Mais, aussi intrépides qu’ils soient, comment de simples magiciens pourraient-ils faire le poids face à l’incarnation même de la magie ?
Ce roman est le 3ème opus d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

J’ai longtemps repoussé le moment fatidique où je terminerais cette série, tant par crainte de dire adieu à cet univers incroyable et ses personnages, que par déception anticipée. Quelle erreur, ce tome démarre au quart de tour et se termine avec toutes les émotions que j’espérais retrouver en fermant ce livre. Chaque chapitre fait monter d’un cran le suspense et l’action, et c’est appréciable quand on ne peut pas lire le roman d’un traite, car l’histoire ne retombe à aucun moment offrant aux lecteurs un final magistral.

Je me suis laissé influencé par l’épaisseur du roman et j’ai le temps d’un instant eu peur que l’histoire n’arrive pas à captiver jusqu’à la dernière ligne. Et pourtant, à aucun moment je ne me suis ennuyée, l’alternance des points de vu c’est l’occasion de découvrir l’histoire sous tous les angles et permet également de mieux connaître certains personnages, qui jusqu’ici étaient restés un mystère. C’est le tome des dernières chances et ce dernier combat est tout ce que j’aime lire dans la fantasy. J’ai frissonné avec les personnages lorsque la situation s’obscurcissait, souffert de leurs blessures et même dans les pires moments, j’ai parfois senti un sourire se dessiner sur mes lèvres.

Difficile de résumer cette lecture, car finalement aucun mot ne pourra rendre justice à cet univers. Chaque détail est pensé minutieusement et on découvre une mythologie parfaitement maîtrisée, malgré un roman à la troisième personne à aucun moment je ne me suis sentie exclue, captivée par les pensées des héros j’ai plongé la tête la première dans Londres et l’intensité qui se dégage de cette ultime bataille est puissante. J’ai apprécié les autres tomes, mais ce troisième opus est à mon sens le meilleur de la série et le plus riche en émotions.

Kell et Lila sont deux héros qu’on a appris à découvrir et alors que dans les opus précédents on découvrait leur force individuelle, cet opus est l’occasion de montrer à quel point ils sont fort lorsqu’ils fusionnent leur puissance. Et bien évidemment, au cœur de l’action, l’auteure nous offre un beau rapprochement et malgré une certaine pudeur, on apprécie ces moments de complicité. Lila a beaucoup évolué depuis sa rencontre avec Kell, mais son indépendance a toujours été un point fort de sa personnalité et j’ai apprécié qu’elle continue de prendre ses propres décisions, malgré le désaccord de Kell dans certaines situations dangereuses, il ne sera jamais surprotecteur. Mention spéciale à Holland qui montre un nouvel aspect de sa personnalité plus dans la fragilité. Et mon petit plaisir est adressé à Rhy et Alucard, un duo qui a su toucher la corde sensible, mais finalement la plus belle relation est celle qui unit Rhy et Kell, des frères qui s’aiment d’un amour indestructible.

Je vais conclure cette chronique en vous recommandant vivement cette série, si vous appréciez la fantasy ou souhaitez découvrir un univers qui vous fera voyager, c’est une série qui saura répondre à votre envie. Une lecture au décor unique, avec une intrigue complexe et plongé au cœur de l’action, sans oublier bien sûr un éventail de personnages tous plus captivants les uns, que les autres. En bref, Shades of Magic est une série qu’il faut découvrir.

Romance, Young Adult

Sky High | Emma R. Lowell

Résumé :
Gill est une jeune et jolie Londonienne qui s’apprête à passer son diplôme pour étudier ensuite la médecine. Déterminée, elle travaille d’arrache-pied afin de réaliser son rêve. Heureusement, elle s’accorde un peu de répit avec ses séances d’escalade, sa nouvelle passion.
À la salle, elle fait la rencontre du charmant (et sexy !) Jared. À première vue, le jeune homme, un peu trop casse-cou, n’a pas grand-chose pour lui plaire. Le stress des examens lui suffit, pas besoin de se rajouter une crise d’angoisse à chaque fois qu’il décide de grimper telle façade ou de jouer les funambules entre deux immeubles ! Pourtant, le destin semble vouloir le mettre sans arrêt sous son nez. Comme s’ils étaient des aimants.
Ils finissent par se rapprocher, et Jared se laisse apprivoiser au fil des soirées passées à arpenter les toits londoniens. Jusqu’au jour où, contre toute attente, c’est Gill qui est victime d’une tragédie. Face aux épreuves, Gill et Jared devront retrouver l’équilibre ensemble, en réapprenant la vie et l’amour.
Merci Hugo New Way pour cet envoi.

Vous l’aurez sans doute compris, les Éditions New Way ont décidé de proposer un nouveau format pour les auteurs français de cette collection destinée aux ados, mais pas que. Cette nouveauté s’accompagne d’un petit prix pouvant rentrer dans les petits budgets. Mise à part la différence de taille qui m’angoisse un peu dans ma bibliothèque, c’est un plaisir de constater que cette collection devient plus abordable pour les lecteurs et leur appétit livresque.

Qui dit nouvelle année, dit nouveaux auteurs et malgré mes recherches, je n’ai réussi à dénicher aucune information sur Emma R. Lowell, c’est donc à l’aveugle que je me suis lancée et malgré quelques points négatifs sur lesquels je vais revenir, dans l’ensemble le thème est bien menée. Le roman se compose en deux parties, il y a un avant plus désinvolte et un après plus mature, plus difficile. C’est avec beaucoup d’émotions que l’auteure nous plonge le temps de quelques chapitres dans une tragédie bouleversante qui m’a immédiatement prit au cœur.

Gill est à un tournant de sa vie, dans quelques mois elle passera le bac et son avenir est tout tracé, déterminée à réaliser son rêve en intégrant un cursus de médecine la jeune femme travaille d’arrache-pied. Afin de mettre toutes les chances de son côté, elle accepte un défi de sa meilleure amie en intégrant un programme de tutorat, mais en échange les deux amies se promettent de rejoindre un club qui propose des séances d’escalade. Ce sport est tout ce dont Gill avait besoin pour décompresser et sur place elle va faire la connaissance de la star du club.

Jared donne l’impression de n’avoir peur de rien et au premier abord il semble ravi d’attirer l’attention sur lui et son sport. Lorsque Gill fait sa connaissance on est loin du coup de foudre, mais sa meilleure amie s’étant entiché de Jared, la jeune fille n’a pas d’autres choix que s’intégrer à son groupe d’amis, les rapprochant malgré eux. Au gré des rencontres, ils se découvrent l’un et l’autre et les préjugés de la jeune fille vont laisser place à une même découverte de leur passion pour la skyline, ou l’escalade, mordant la vie à pleines dents.

Comme je le disais plus haut, il y a quelques points négatifs qui m’ont empêché de totalement apprécier l’intégralité de ma lecture. A commencer par le début, qui met du temps à démarrer et jusqu’à la moitié du roman, il est difficile de comprendre où l’histoire nous mène, car il ne se passe pas grand-chose. Nos héros sont jeunes et il y a un contraste peut être voulu, mais Gill est parfois immature et ses réactions disproportionnées. Il manque également le ressenti du personnage masculin, des questions restent en suspens pendant la première moitié et c’est frustrant. Il aura fallu un gros rebondissement pour que notre héroïne voit la vie sous un nouvel angle.

Globalement j’ai passé un bon moment, le sujet abordé bien qu’arrivé tardivement est émouvant et on éprouve forcément de l’empathie pour ce qui arrive aux personnages principaux, mais également l’impact sur les personnages secondaires. J’apprécie particulièrement les chapitres qui sont courts, donc associé à une plume fluide c’est l’idéal pour lire sans se prendre la tête, le tout sous le ciel londonien.