Le Prince Brisé | Erin Watt (Les Héritiers #2)

Résumé :
Reed Royal a tout. Il est beau, riche et possède une position sociale enviée de tous. Dans son école où ne sont admises que les familles de l’élite locale, les filles lui courent après et les garçons rêvent d’être comme lui.
Et, pourtant, personne ne l’intéresse en dehors de sa famille. Mais ça, c’était avant l’arrivée d’Ella.
Ce qui avait mal commencé à l’arrivée de la jeune protégée de son père se transforme en quelque chose de radicalement différent. Un besoin de l’avoir près de lui, de la protéger.
Or, à cause d’une erreur idiote, Ella va s’éloigner. Le chaos s’installe chez les Royal, et le monde de Reed s’effondre. Ella ne veut plus avoir affaire avec lui. Elle pense qu’ils ne font que s’autodétruire. Et si elle avait raison ? Secrets, trahisons, ennemis. Des situations jusque-là inconnues pour Reed. S’il veut récupérer sa princesse, Reed va devoir lui prouver qu’il est un type bien.
Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers
Merci Hugo New Romance pour ce roman tant attendu

Une suite que nous sommes beaucoup à avoir attendu avec une grande impatience. Je ne vous cache pas que dès la réception de cette merveille, je me suis isolé pour avoir le fin mot de l’histoire et quelques heures plus tard je l’avais dévoré. Difficile d’évaluer cette suite par rapport au tome précédent, on est face à un récit toujours aussi addictif, mais peut-être que l’intrigue est un peu moins aboutie, ce qui n’est pas dérangeant en soi car je n’ai que très peu de chose à rapprocher à l’histoire et j’ai réellement apprécié replonger dans l’univers.

La petite nouveauté c’est les chapitres consacrés à Reed, ce personnage indéchiffrable nous a enfin ouvert son esprit et c’est avec soulagement que je l’ai écouté nous expliquer ce qu’on attendait tous de savoir. J’ai élaboré plusieurs hypothèses et les explications étaient peut-être un peu trop simples, mais le résultat est le même, Ella va s’enfuir et laisser dernière elle la famille Royal en plein chaos. Pendant les premiers chapitres nous allons réaliser qu’Ella était devenu le ciment qui rattachait les membres de la famille les uns aux autres et son départ va plonger la famille dans leur vieux démon. Les premières tensions vont progressivement éloigner les frères et malgré cette volonté de retrouver Ella, rien ne va être assez fort pour les maintenir soudé dans l’adversité.

On découvre nos héros sous un nouveau jour, notamment Reed qui avait toujours été dans une spirale d’auto-destruction et la peine provoquée par le départ d’Ella va être une réelle prise de conscience. Certes il est toujours aussi sanguin et certaine de ses décisions sont discutables, mais il a cette volonté de protéger Ella même absente que ça en devient vite attendrissant. Son côté homme de Cro-Magnon pourrait en déranger certain, mais franchement derrière toute sa possessivité se cache un homme effrayé. J’appréciais déjà beaucoup Reed malgré son côté sale gamin, mais pouvoir mettre des mots sur ses sentiments, c’est tout ce don j’avais besoin.

Du côté de Ella, je suis un peu plus mitigé. Elle va revenir en force avec une carapace solide et la voir déterminer à ne pas pardonner malgré l’évidence, m’a parfois agacé car on rentre dans un schéma répétitif et j’avais envie de la secouer en lui disant d’ouvrir les yeux et de ne pas se, alors oui le pardon n’est pas simple, mais franchement face à l’évidence il faut arrêter de se battre. Les choses se sont améliorées au milieu du récit et j’ai retrouvé une héroïne battante face à l’injustice, étalant avec force et détermination ses convictions. Le genre d’héroïne badass qui ne se laisse pas faire et pour une fois Reed a eu les bonnes réactions en laissant la jeune femme mener ses propres combats. Sans oublier bien sûre quelques mots sur l’amitié qu’elle entretient avec Val et Easton, jusqu’ici elle n’avait jamais pu compter que sur elle-même et la voir entouré m’a réchauffé le cœur.

En  bref, une intrigue un peu plus plate mais une histoire toujours aussi intense émotionnellement parlant. Les bases de l’histoire sont maintenant posé et la famille Royal nous fait passer par une palette d’émotions. J’ai aimé les voir reconstruire ce qu’ils avaient mis tant de temps à acquérir et on ressent que désormais ils sont plus soudés que jamais. Il faudra du temps pour guérir, mais j’ai apprécié qu’on prenne le temps de s’intéresser aux sentiments, laissant peut-être en retrait les personnages secondaires. Je ne pensais pas qu’un cliffhanger pourrait être pire que le précédent, mais visiblement notre duo prend un malin plaisir à torturer ses lecteurs. J’étais loin d’imaginer la direction que prendrait l’histoire et les dernières révélations promettent un tome intense.

Mon avis sur La Princesse de Papier #1 ICI
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High | Tijan (Fallen Crest #1)

Résumé :

La vie de Samantha s’effondre le jour où, en rentrant de cours, elle trouve sa mère en train de faire ses cartons. Celle-ci a décidé de quitter son père, leur petite ville, et pire que tout, d’emménager chez James Kade, un mystérieux industriel millionnaire. C’est là qu’elle fait la connaissance de Mason et Logan. Les deux frères sont les stars de leur école, Fallen Crest High. Ils sont également indomptables… et terriblement sexy. La vie de Sam risque bien de n’être plus jamais comme avant. Mais peut-être que le changement est une bonne chose, après tout…
Merci aux éditions Hugo New Romance pour cet envoi
Sortie prévue le 11 janvier 2018

J’ai passé plusieurs heures à repousser le moment où j’allais mettre des mots sur mon ressenti. Ce fut pour moi la grosse déception de ce début d’année et bien qu’il soit passé juste à prêt une superbe lecture, ce roman n’aura pas su me convaincre. J’ai vraiment souhaité donner sa chance à ce roman malgré les premiers retours assez négatifs, mais rapidement j’ai dû me rendre à l’évidence. Il y a une accumulation, une intrigue pas crédible, des personnages énervants, une ambiance générale qui va contre mes valeurs ; mensonge, tromperie, absence de confiance, méchanceté et au final ce qui a sauvé l’histoire c’est la plume qui n’a pas totalement fait sombrer mon avis.

Samantha est l’une des héroïnes les plus incompréhensibles que j’ai pu voir, dès le début la jeune femme semble anesthésier de sa propre vie. Deux amies qui ne la respectent pas et qu’elle supporte à peine, un petit ami irrespectueux et étrangement cette situation semble lui convenir. L’annonce de la séparation de ses parents va légèrement l’ébranler, mais elle va suivre sa mère chez son amant sans vraiment opposer de résistance et découvrir que James Kade son beau-père est un homme fortuné qui vit dans une sublime demeure avec ses deux fils. Bien qu’elle ait entendu parler des deux frères de la maison, elle va tenter de garder ses distances avec Logan et Mase, deux garçons aussi beaux que dangereux qui appartiennent à un monde différent du sien.

C’est une histoire plutôt classique qui n’aurait pas dû me poser de problèmes, mais dès les premiers chapitres la connexion s’est rompu et le récit a commencé à m’agacer par son manque de crédibilité. Sam est complètement déconnecté de la réalité, elle semble se foutre de tout et se laisse porter par ses humeurs. Certaines de ses réactions sont carrément disproportionnées et la relation qu’elle entretien avec sa mère est hallucinante, plus d’une fois les échanges m’ont rendu mal à l’aise. On est face à trois adolescents livrés à eux-même qui ne peuvent pas avoir confiance dans les adultes qui les entourent et on a l’impression qu’ils n’y a aucune autorité parentale. C’est bien simple, ils passent plus de temps à se préoccuper de leur prochain partenaire sexuel, plutôt que d’aller en cours et sans problème ils peuvent se mettre minable tous les jours de la semaine c’est sorties illimitées et cours en option. Un vrai fantasme cette vie sans contrainte, sans adulte et certainement pas aussi généralisé.

Et justement parlons-en de ces adultes, il y a de quoi s’inquiéter de leur santé mentale quand on voit leurs préoccupations. Ils renvoient une image déplorable et il ne faut pas s’étonner de voir les adolescents réagir comme dans un mauvais soap-opéra, c’est simple la fidélité c’est surfait, tout le monde couche avec tout le monde et bien évidemment les histoires que ça va entraîner sont d’un niveau assez désespérant. Non mais sérieusement, c’est quoi ce message qu’on cherche à faire passer à travers ce roman, mensonge, trahison, tromperie, méchanceté. Pour moi la vie ce n’est pas ça et ça m’inquiète de voir que ce roman banalise l’infidélité.

En bref, terminons sur une note positive… la plume de l’auteure rattrape un peu le désastre, mais c’est une grosse déception, je n’ai pas réussi à apprécier ce que je lisais et très franchement, cette lecture m’a mise en colère. On s’éloigne complètement de ce que j’aime lire et ce n’est pas du tout ce que j’attendais de cette lecture. On ne tire aucune leçon des aspects négatifs et à mon sens l’auteure montre le pire côté humain. J’en viens à me demander quel est l’intérêt d’une telle lecture, car très franchement l’histoire est inexistante, on reste en surface sans offrir une description digne de ce nom, on superpose des scènes toujours plus dramatiques et tout n’est que paillettes, pas d’amitié sincère, des personnages déplorables, certes la naissance d’une romance mais pas de quoi rêver. J’ai cru comprendre qu’il s’agissait du premier roman de l’auteure et très franchement je vais tenter de vite l’oublier.

The Crime | Marie Rutkoski (Winner #2)

Résumé :

Gagner peut être la pire des malédictions…
Fille du général le plus titré de l’Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu’elle réprouve l’esclavage, d’acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d’Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami… et de laisser la ville entière s’en émouvoir. Elle n’a compris qu’au dernier moment son erreur, en découvrant l’impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir.
À présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d’elle et a dû supporter la douleur de la trahison d’Arin – elle dont l’éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. Mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l’impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l’Empereur. S’ouvre, à la cour, un terrible jeu d’échec où Kestrel doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d’autrui – jusqu’à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n’espèrent que sa chute.
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple !
Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Superbe tome qui embarque son lecteur de la première à la dernière page, il est indéniable que cette suite comble largement mes attentes. Contrairement à certaine série qui s’essouffle avec le tome du milieu, montre que les bases de l’intrigue sont construites et l’intensité qui se dégage du récit m’aura valu quelques sueurs froides.

Kestral a fait un choix qui va contre son éducation choisir le camp ennemi. Aujourd’hui le traité est signé et les Herranis ont récupéré leurs terres, mais cette décision l’oblige à oublier les sentiments qui la poussent à sauver Arin. Contrainte d’honorer sa part du marché, la jeune guerrière va devoir épouser le fils de l’Empereur et sa nouvelle vie à la cour n’est pas de tout repos. A commencer par l’Empereur un homme tyrannique qui dirige d’une main de fer ses troupes et n’hésite pas à bousculer sa future belle-fille pour l’aider à prendre les bonnes décisions.

L’histoire est habilement mené, plongé en plein cœur des stratégies d’attaques et autres complots politiques, nous allons vivre au rythme de l’intrigue qui n’est jamais celle qu’on attend. Cette imprévisibilité est l’un des points forts de l’histoire, nos personnages sont sans arrêt en mouvement et on passe par une palette d’émotions : peur, tristesse, affection, surprise… et c’est justement parce qu’ils n’ont pas la capacité de décider de leur avenir que nous les voyons prendre des décisions difficiles et en tant que lecteur c’est délectable.

On voit une certaine évolution de nos personnages, notamment Kestral qui s’éloigne de la fille parfaite et l’image de guerrière s’éloigne pour montrer quelques failles, mais malgré une prise de position timide elle reste fidèle à son père qui est son modèle et à la cour elle va se retrouver face aux manipulations et stratégie qui auront des conséquences pour son futur. A noter que ce tome se concentre principalement sur la politique menée depuis la signature du traité, alors la romance est un peu relégué au second plan. Personnellement, j’ai trouvé l’évolution de l’histoire cohérente et malgré la frustration liée à la séparation, les scènes n’en sont que plus savoureuses.

Marie Rutkoski n’hésite pas à malmener ses personnages et on peut dire que ce tome prend un tournant puissant. Les rôles sont un peu inversés, Kestral est face à la solitude et n’a pas vraiment de personnes de confiance, alors qu’Arin est bien entouré et prêt à tout pour sauver son peuple de l’esclavage. On a d’ailleurs une prise de position intéressante puisque notre héroïne issue d’un milieu privilégié reconsidère ce qu’elle a appris et il y a une vraie évolution face au pratique de son peuple qu’elle réprime. Et sa prise de risque la montre sous un nouveau jour.

The Crime se démarque du précédent opus par un environnement plus sombre et on découvre par la même occasion des personnages secondaires avec du potentiel apportant de la consistante à l’intrigue déjà bien complexe. Aucun personnage n’est à l’abri, le sang va couler à flots, des morts ou blessés graves vont longer le récit dans la noirceur. On a parfois du mal à apercevoir la lumière et c’est qui rend l’histoire imprévisible, on ne sait jamais sur quoi l’histoire va rebondir. Une auteure qui pourrait paraître sadique, mais qui sait parfaitement où elle conduit son lecteur. La fin est particulièrement frustrante et ce qui rend l’attente d’autant plus longue.

Retrouvez mon avis sur The Curse #1 ICI

 

Malcolm +1 | Katy Evans (Manwhore #2)

Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.
Merci aux éditions Hugo Roman pour l’envoi de ce roman,

Comme beaucoup j’ai attendu avec beaucoup d’impatience ce tome, alors évidemment je suis consciente d’être chanceuse de l’avoir reçu et je me suis jetée dessus sans état d’âme. A tous ceux qui comme moi ont succombé au charme de Malcolm, ce tome va continuer d’alimenter la flamme et vous serez heureuse de replonger dans l’univers que Katy Evans a créé. Chaque chapitre est un délice et l’alchimie qui unit nos deux héros ne fait aucun doute, seulement ils devront affronter les épreuves pour enfin avoir droit au bonheur.

Difficile d’envisager pouvoir retrouver tout ce que Rachel a perdu, ce qui ne devait être qu’un simple article sur un sulfureux playboy, c’est avéré être une sublime histoire d’amour et le retour à la réalité sans l’homme qu’elle aime va s’avérer une douloureuse punition. Après quatre longues semaines à broyer du noir, contre toute attente après plusieurs semaines de silence Malcolm Saint souhaite voir Rachel. Alors que la jeune femme est prête à lui montrer qu’elle ne souhaitait pas le trahir et que son amour était sincère, ses explications vont être contrecarrées par une proposition étonnante. En effet, le businessman va lui offrir un poste spécialement conçu pour elle.

A l’image du précédent, Katy Evans arrive à nous embarquer dans son univers et c’est avec beaucoup d’addiction que j’ai poursuivis cette histoire. La fin du tome précédent était très intense et malgré la prévisibilité de cette révélation, nous étions toutes dans l’attente de ce moment où nos deux héros allaient se retrouver. Je dois dire que j’ai été assez surprise de la raison de ces retrouvailles, les choses ne vont pas se passer comme Rachel l’avait espéré et en même temps, cet échange va être l’occasion de passer du temps avec Malcolm. Malgré la distance qui s’est installé entre eux, on va retrouver cette forte attirance que nos héros éprouvent.

A travers ce second opus, j’ai découvert la vulnérabilité du personnage de Malcolm. Difficile à concevoir que cet homme qui dirige un empire, puisse montrer sa fragilité et malgré la dureté de ses traits, son entourage est conscient de sa souffrance. Dans ce tome, on va aborder la question de la seconde chance et surtout la cicatrisation de blessures qu’on n’imaginait pas. Comment faire confiance à la femme qu’on aime, quand on peine à oublier sa trahison ? C’est un aspect de l’histoire très intéressant et on voit que les fondations de leur histoire ont une base solide. Soyez rassurée, renoncer à un tel amour est inconcevable.

Vous l’aurez compris, je suis absolument conquise par cette suite et j’ai pris un grand plaisir à retrouver les personnages. Mon seul bémol concernerait l’absence des personnages secondaires, qui avait contribué  à rapprocher Rachel et Malcolm. Ce qui implique de nombreuses scènes charnelles et parfois un déséquilibre dans l’histoire secondaire, on s’intéresse exclusivement à la relation des personnages et même si des aspects intéressants de l’histoire sont évoqués, à mon sens c’est trop survolé. Heureusement que l’histoire est à croquer sinon j’aurais pu être déçue. A ceux qui trouvaient que le premier opus manquait de rebondissement, ce tome est dans la même lignée. Pour les autres, vous serez en hyperventilation à de nombreuses reprises. C’est chaud !

Retrouvez mon avis sur Malcolm le sulfureux #1 ICI

Malcolm le sulfureux | Katy Evans (Manwhore #1)

Je remercie les éditions Hugo New Romance pour ce roman
Date de sortie : 14 septembre 2017

Après avoir été complètement accro à la série précédente de Katy Evans, j’étais impatiente de la découvrir dans un nouveau décor et on peut dire que l’histoire correspond totalement à mon envie du moment. J’ai pu lire certain commentaire un peu déçue par le côté un peu moins originale de l’histoire et il est possible que les milliardaires ait pu lasser certain d’entre vous, mais en lisant ce premier opus, je réalise que de mon côté mon amour pour ce type d’histoire est intact et j’ai dévoré ce roman comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

Tout le monde s’accorde à dire que Rachel Livingston est jeune, pourtant sa passion pour l’écriture la conduit à s’investir à cent pour cent pour le magazine Edge qui lui a donné sa chance. Alors que le magazine peine à s’en sortir, la cheffe de la journaliste décide de lui offrir un sujet qui pourrait sauver des emplois. D’abord réticente, Rachel va rapidement réaliser que cet article est la chance de sa vie pour faire ses preuves. Son sujet est un milliardaire célibataire qui ne cesse de faire parler de lui, il est beau, riche, mystérieux et aucune femme de lui résiste, sous les traits du playboy se cache un businessman qui dirige son empire d’une main de fer.

Malcolm Kyle Preston Logan Saint a tout d’un sujet croustillant et obtenir un rendez-vous avec cet homme va s’avérer beaucoup plus compliqué que Rachel ne se l’était imaginé. Alors, lorsqu’une opportunité se présente, il est inconcevable pour elle de laisser passer cette chance, quitte à passer pour une gourde et laisser une impression loin d’être professionnel. Rachel c’était imaginer cette interview sous toutes les coutures, mais se ridiculiser n’était pas en tête de liste. Contre toute attente, l’homme d’affaires semble plutôt amuser par la situation et le courant passant plutôt bien, il lui propose un autre rendez-vous, qui va s’avérer tout aussi médiocre. Pourtant, à chaque rencontre chacun semble en apprendre davantage sur l’autre et les barrières s’ouvrent également de plus en plus, pour au final ne plus réussir à distinguer la vie privée, de la vie professionnelle.

En commençant on réalise que l’histoire est assez prévisible, tout du moins il n’est pas difficile d’imaginer comment cette romance va se terminer à la fin de ce premier tome. Au fil des pages, nos héros s’apprécient de  manière évidente et même si toute cette histoire n’est qu’un reportage, il n’est pas difficile de voir les premiers sentiments naître. Rachel oublie rapidement ce qui motive ces rencontres et on la sent se jeter dans le vide sans filet de sécurité. Le fait de suivre les pensées de notre héroïne et ses angoisses, ses doutes ont eu un effet boomerang sur moi, rapidement j’ai moi-même ressenti ce stress de voir le château de cartes s’effondrer et pourtant, chaque scène était plus intense que la précédente. Nos héros ne font pas les choses à moitié et ils se donnent en totalité à l’autre, c’est d’ailleurs l’évolution de cette romance le plus surprenant.

On a toute en tête l’image du playboy et ce sont ces clichés construits par la presse qui vont amener le magazine Edge à s’intéresser à cet homme. Pourtant dès l’instant où Rachel fait la connaissance de Malcolm, elle réalise que ce portrait qui est dans la presse ne pouvait pas être plus différente de la réalité. J’ai pris un plaisir non dissimulé à découvrir ce personnage qui a tout de l’homme sur lequel on fantasme. Dès le début il va s’avérer taquin, drôle, professionnel et il ne comprend pas lui-même ce qui lui arrive en compagnie de Rachel, mais il a besoin de la revoir. Tout du moins c’est l’image qu’il renvoie et j’aime penser qu’à l’image de Rachel l’Amour est venue tout remettre en question. J’avouerais que ses pensées m’ont manqué, mais c’est peut-être voulu pour la suite.

En bref, une histoire classique avec un côté prévisible, mais en même temps l’histoire réserve quelques belles surprises. J’ai tendance à préférer une histoire classique et bien menée, plutôt que complexe et avec un univers bancal. Cette romance fonctionne totalement avec moi et j’ai dévoré cette histoire en quelques heures, le fait de tourner les pages est réellement addictif et même si on attend un moment précis, découvrir les prémices de la passion m’a réellement fait chavirer. Rachel lutte de toutes ses forces, mais chaque moment qu’elle passe avec Malcolm va révéler un autre homme, totalement fait pour elle, sans qu’elle puisse s’y attendre.

Katy Evans a encore une fois réussi à me faire vivre une belle romance où la passion emporte tout sur son passage et même si la fin est prévisible, cela n’enlève rien à la frustration. Vous connaissez sans doute ce dilemme, qui vous donne envie de tout savoir de l’histoire et en même temps vouloir la faire durer le plus longtemps possible. J’avais envie de repousser l’inévitable moment où tout allait changer pour nos héros, profiter de cette insouciance avec eux, mais impossible de reposer ce roman avant d’en avoir dévoré la dernière page.