La Loi d’Attraction | Tillie Cole (Hades Hangmen #3)

Ce roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

J’ai attendu avec tellement d’impatience de pouvoir enfin découvrir cette superbe histoire, que j’ai savouré chaque instant en compagnie des personnages. Aucune comparaison possible avec les précédents opus, notamment car le héros est un personnage torturé et je ne pense pas avoir déjà rencontré un personnage masculin aussi brisé. J’ai beaucoup aimé cette fragilité qui se dégage du récit et en même temps, lorsque nos personnages se trouvent, ils sont beaucoup plus fort au contact de l’autre et c’est tout ce qu’on leur souhaite.

Lorsque j’ai rencontré Maddie, j’ai immédiatement été attiré par son caractère et je pressentais que son histoire allait être un vrai déchirement. Il est évident que les sœurs ont toutes un rapport difficile avec cette horrible secte, mais à mon sens c’est Maddie qui a le plus souffert, dès son plus jeune âge les sévices ont fragilisé son personnage et Moïse a toujours été un bourreau totalement dépourvu d’émotion. Bizarrement malgré le côté un peu effrayant de Flamme et sa difficulté à communiquer avec les autres, il a toujours été d’une incroyable prévenance avec Maddie, privilégiant sa sécurité et jurant de toujours protéger cette jeune femme qui est sienne.

Ce n’est que lorsque Flamme va devoir faire face à son passé que ces deux-là vont se rapprocher et contre toute attente, la force de ce couple va être Maddie. Malgré son propre passé qui a anéanti toute la lumière qu’elle pouvait espérer, elle va se raccrocher au plus sombre des Hades Hangmen et le soutenir lorsque sa noirceur va l’engloutir. Ils vont découvrir qu’ils ont bien plus en commun qu’il ne l’imaginait et apprendre à communiquer avec la plus grande douceur. Réalisant qu’il est difficile de se remettre de leur souffrance, ils vont pourtant s’accorder une confiance mutuelle et lutter contre leur démon. Je dois dire que c’est l’un des couples les plus mignons que j’ai pu voir, surtout dans ce contexte de bikers où on pourrait avoir des préjugés, Flamme n’a rien à voir avec les hommes que j’ai pu découvrir jusqu’ici et la relation qui va unir nos héros est absolument magnifique.

La présence du club est moins évidente, mais l’amitié qui lit les membres est toujours aussi forte et j’étais loin d’imaginer Flamme si bien entouré. Ce tome m’a encore une fois montré à quel point c’est une famille soudée et les voir évoluer en acceptant leurs nouvelles membres est une vraie leçon de tolérance. Tous les membres sont différents, ils ont chacun leur bagage plus ou moins lourd et pourtant chacun accepte l’autre avec une telle facilité. Maddie et Flamme semblent être de parfait opposé et personne ne les aurait vus ensemble, elle l’enfant effrayée et lui l’homme en colère, pourtant ils sont les seuls à se comprendre et ils veulent juste l’apaisement.

En bref, ce tome est parfois un peu exagéré dans les réactions, mais en même temps il est nécessaire de comprendre ce qu’ils ont vécue pour ressentir la souffrance de nos personnages. J’ai beaucoup aimé la manière dont le récit relate la relation et le sujet est suffisamment délicat pour ne pas rajouter un drame supplémentaire à l’histoire et c’est assez représentatif de nos héros, tout se fait à leur rythme et avec douceur. Encore une fois, les horreurs décrites sont écœurantes et les immersions dans la communauté sont de plus en plus terribles. Je suis plus craintive de la suite, car le décor sera glaçant et j’ai du mal à m’imaginer subir ça pendant autant de pages.

Retrouvez mon avis sur Hors la Loi #1 ICI
Retrouvez mon avis sur Sans Foi Ni Loi #2 ICI
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Sweet Fall | Tillie Cole (Sweet Home #3)

Oh mon dieu, cette claque. J’étais loin d’être préparée à affronter des émotions aussi brutes, le premier opus m’avait fait passer un bon moment, mais l’intensité de cette histoire m’a totalement mise K.O. Le moment où j’ai senti que ce roman allait me faire passer par toutes les émotions, correspond à l’avant-propos de l’auteur. En quelques mots Tillie Cole a réussi à faire passer un message fort et cette douleur qui se dégage de ces mots, ont contribué à l’authenticité du récit et toutes ces émotions m’ont marquées.

 Il y a des lectures qui vous marquent plus que d’autres, ce roman fait partie de ceux qui abordent un thème difficile, de manière bouleversante. Lexi est en dernière année à l’université d’Alabama et pour clôturer en beauté cette ultime année la jeune fille intègre l’équipe de cheerleader de l’équipe de football. Tout semble être idéal et Lexi va donner cette image de perfection, charmée par sa bonne humeur, ses amis ne vont pas réaliser que sous ses peintures de guerre se cache un mal profond qui la ronge et l’entraîne peu à peu dans l’obscurité.

 Austin est footballeur et en compagnie de son meilleur ami Rome, il excelle sur les terrains. La tête remplie de rêve, il espère intégrer une équipe professionnelle et est enfin proche d’obtenir le meilleur pour sa famille. Pourtant des ombres viennent progressivement le ramener à la réalité et lui rappelle sans cesse que ses difficultés financières ne lui offrent que très peu d’options légales. Toute sa vie, il a tenté de fuir l’issue inévitable qui le rapprochait du gang de son frère, aujourd’hui il va devoir faire des sacrifices alors qu’il pensait pouvoir enfin oublier son passé et cela va le contraindre à renier certaines de ses valeurs pour sortir sa famille de ses ennuis.

 Ils n’ont pas été épargnés et ce sont ces ombres qui vont les rapprocher. Leur relation n’était pas une évidence et pourtant lorsqu’ils sont ensemble, la lumière brille. J’ai été submergé par les émotions, cette romance est intense et lorsqu’on voit tout le mal qui entoure nos héros, on savoure les moments où ils peuvent s’abandonner l’un à l’autre et fuir la réalité. Je n’ai jamais eu la maladie qui engloutit Lexi, mais chaque parole m’atteignait comme si c’était mon histoire. Tillie Cole transmet avec réalisme la descente aux enfers de son héroïne et je me suis sentie dévastée pour elle. Tellement impuissante face à ce qui lui arrive, qu’à l’image d’Austin j’aurais aimé pouvoir intervenir et la sauver d’elle-même. Un roman authentique, poignant et d’une folle intensité.

Je pourrais vous parler pendant des heures de cette histoire, mais aucun mot ne transcrirait la manière dont l’histoire se déroule et rien ne serait à la hauteur sauf les mots touchant d’une auteure qui s’ouvre et qui nous partage par la voix de son héroïne la difficulté de son parcours. Austin est un héros qui agit parfois par dépit, mais la douceur et la tendresse renvoie quand il est avec Lexi, ça n’a aucun prix. Certes il va faire des erreurs, mais il va tout donner pour sauver celle qu’il aime et il ne fait pas les choses à moitié notre italien au sang chaud. Une histoire belle et envoûtante, qui m’a beaucoup touché et qui mérite d’être lu.

Sous le même toit | Jojo Moyes

Ce roman m’a déçue et je n’imaginais pas un jour ressentir ça avec cette auteure fabuleuse. J’ai acheté ce roman sur un coup de tête sans vraiment me renseigner sur l’avis des premiers lecteurs, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette histoire les premiers chapitres m’ont dérangé notamment à cause la narration, j’avais l’impression de m’être trompé de roman. Une fois la surprise passée, les évènements annoncés ont fini par arriver et je pensais réellement rentrer dans l’histoire à cet instant, sauf que bien évidemment ce n’est pas aussi simple, arrivée à une centaine de pages l’ennui m’a poussé à faire des recherches sur les premiers avis et effectivement les longueurs étaient ressenties par plusieurs lecteurs. Décidée à lui laisser sa chance, j’ai avalé cent pages supplémentaires et l’histoire a enfin commencé à être intéressante, mais très franchement le mal était fait. J’ai terminé ce roman dans un meilleur état d’esprit, mais mitigée.

Isabel a perdu son mari il y a quelques mois, aujourd’hui bien qu’elle soit toujours effondrée les premières difficultés financières liées aux dettes de celui-ci commencent à devenir problématique. Un coup du sort va lui faire hériter d’une maison dans la campagne anglaise, décidée à reprendre sa vie et celle de ses enfants en main, la jeune veuve va débarquer sur un coup de tête dans cette maison et découvrir que ce qu’elle croyait être un havre de paix, s’avère être délabré. Bien que Kitty sa fille aînée soit réticente à cette nouvelle vie, l’air de la campagne semble faire du bien au traumatisme de son fils Thierry. Rénover cette maison semble être la solution à tous ces problèmes, alors lorsqu’un voisin lui propose son aide elle accepte, car dépassée par les évènements. Rapidement les travaux vont être un vrai gouffre financier et cette vieille maison espagnole semble attirer les vieilles querelles et les jalousies.

Cette famille à des côtés attachants, mais la narration à la troisième personne semble dresser une barrière entre les personnages. A commencer par Isabel qui est en plein deuil et ne semble pas disposer à s’ouvrir aux autres, j’ai compris cette souffrance qui l’habitait mais sa naïveté m’a parfois tapé sur les nerfs, sans compter qu’elle se repose un peu trop sur Kitty. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié cette jeune fille qui est un moteur pour sa famille et elle va pousser sa mère à être plus courageuse pour sa famille. Thierry de son côté est un jeune garçon très attachant et le voir s’épanouir au contact de Byron m’a fait plaisir, car ces deux personnages sont marginaux et lorsqu’ils sont en contact l’un avec l’autre, le bonheur déborde des pages. Les villageois sont à la fois présents et invisibles, certains sont plus intéressants, mais ils sont comme des spectateurs à commenter ce qu’ils observent sans vraiment intervenir dans l’intrigue.

En bref, même si la dernière moitié rattrape le début ce roman ne fait clairement pas partie des meilleurs de l’auteur. J’étais habituée à ressentir un milliard d’émotions en lisant ses romans, alors qu’ici tout est trop tranquille. Certes la tristesse d’Isabel est perceptible, mais son deuil ne m’a pas autant touché que je m’y attendais. L’histoire demeure assez linéaire et certaines scènes traînent trop en longueur, je n’arrivais pas à comprendre où Jojo Moyes voulait en venir et le temps que l’histoire prennent sens, ma déception était engagée.

Forbidden | Tabitha Suzuma

Merci Milady et Net Galley

Avant tout j’aimerais rappeler que ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains, notamment car le thème est relativement difficile et pourrait choquer certains lecteurs. J’ai énormément entendu parler de ce roman et avant de me lancer j’étais craintive de débuter une telle histoire, mais en bonne lectrice qui se respecte je n’ai pas pu résister à l’appel de la curiosité et cette lecture m’a profondément bouleversée.

Je vous avoue que l’écriture de cette chronique est extrêmement difficile, j’ai du m’y remettre à plusieurs fois avant de vous rédiger des phrases ayant du sens. J’ai beau prendre de bonne inspiration, je me sens complètement démuni face à cette histoire hors du commun. J’ai lu beaucoup de roman différents, certains classiques et d’autres plus dérangeants, jusqu’ici je n’avais jamais lu de roman comme celui-ci et j’ai véritablement été affectée par les émotions qui se dégagent du récit. Je n’étais pas préparé à vivre aussi intensément cette histoire et depuis que j’ai terminé ma lecture, je me sens différente.

Maya et Lochan n’ont que treize mois de différence et malgré leur jeune âge, ils sont contraints de jouer le rôle de parents pour le reste de la fratrie allant de 13 à 5 ans. Déterminés à assumer ce que leur mère semble prendre à la légère, ils sont tous les deux dans une position difficile devant jongler entre leurs études et l’éducation de leurs jeunes frères et sœurs. Cette situation peu commune va les conduire à se rapprocher au delà d’une simple relation fraternelle, ensemble ils vont devoir affronter le rôle de parents et être confronté à la naissance de sentiments amoureux, qu’ils n’avaient encore jamais vraiment éprouvés et qui va les ébranler, car ils sont conscients que ce n’est pas normal d’éprouver ces sentiments, pourtant ensemble ils vont lutter pour s’en sortir et tout donner pour leur famille.

Lochan va bientôt avoir dix-huit ans et bien qu’il soit un excellent élève, il a de gros problèmes en société. Cette différence va le conduire à rester solitaire et ses seuls contacts se résument aux temps qu’il passe avec ses frères et sœurs. Et on peut dire que c’est grâce à lui que les enfants s’en sortent, il a cette manière qu’on pourrait qualifier d’autoritaire de s’occuper d’eux, mais à bien y regarder on voit parfaitement qu’il désire le meilleur pour eux, il a toujours été question de les protéger, d’abord de leur mère, puis d’eux-même. J’ai été terriblement touchée par son parcours et sa timidité m’a brisé le cœur, cette détresse qu’il renvoie lorsqu’il se sent acculé m’a vraiment brisé le cœur. Alors lorsqu’il se rapproche de Maya, on a du mal à voir l’horreur dans leur relation, car malgré le côté interdit cet apaisement qu’ils ressentent au contact l’un de l’autre, m’a vraiment fait réfléchir. Ils savent tous les deux que c’est mal et on ressent sans mal l’oppression qui les étouffent, ce combat intérieur pour ne pas succomber. Cette souffrance, puis progressivement l’apaisement et ce réconfort, qui ne peut pas être totalement mauvais.

Avant de rencontrer les personnages j’avais du mal avec l’idée d’une relation amoureuse entre un frère et une sœur et ce n’est pas le genre de romance qui fait rêver et mon idée de base n’a pas changé pour autant. Le sujet me met toujours un peu mal à l’aise et je n’ai pas des papillons pleins les yeux, seulement la qualité du récit et les émotions qui s’en dégagent son authentique et dans le cas de nos héros, ce à quoi ils sont confrontés, je n’ai pas réussi à les haïr de pouvoir enfin être aimé. Même si on n’accepte pas le sujet principal, on ne peut pas enlever aux héros qu’ils ne se sont jamais vraiment comportés comme un frère et une sœur. La composition de la famille les a forcé à devenir adulte et assumer des responsabilités qui n’étaient pas les leurs, alors oui il y a un part de compréhension. Malgré toutes les émotions contradictoires lorsqu’on est face à cette relation, il m’a été impossible de les condamner et j’ai versé un torrent de larmes face à cet amour impossible qui m’a littéralement brisé le cœur. Un roman inoubliable.

Rien qu’un instant | Stacey Lynn (Just One Song #4)

Ce roman est le 4ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

La boucle est bouclée. Ce dernier roman conclut parfaitement le commencement de cette série et après plusieurs années, nous retrouvons celle par qui tout a commencé. J’appréhendais ce dernier opus, notamment car notre héroïne n’a pas forcément eu un bon rôle dans le premier tome et en même temps, c’est ce bagage émotionnel intense qui rend son personnage particulièrement touchant.

Sarah Linscum est une jeune femme brisée à cause d’une mauvaise décision à l’âge de seize ans. Depuis son mantra est simple, ne jamais s’engager et se contenter d’une seule nuit avec le même homme. Alors qu’elle accompagne sa meilleure amie à un combat de MMA, la vie des deux jeunes femmes va se retrouver complètement chamboulée. Alors que Kennedy retrouve son amour de jeunesse, Sarah va faire la connaissance de Lynx, avec qui l’attirance est immédiate et qui va lui offrir la plus belle nuit de sa vie.

Ce qui est intéressant avec ce tome, c’est que nos héros sont semblables sans même le réaliser. Il faut dire qu’on comprend assez rapidement qu’ils ne veulent pas s’engager, pour des raisons assez similaires. Chaque nuit va s’avérer plus intense que la précédente et c’est Lynx qui va craquer le premier et réaliser que sous l’image de la jeune femme souriante, se cache beaucoup de souffrance. Il faut dire que les signes de douleur, il est probablement l’un des seuls à les distinguer sur le visage de la pétillante Sarah. Depuis qu’il a quitté l’armée, il se débat avec ses propres démons et ses nuits sont peuplées de cauchemars. Ses nuits avec Sarah vont avoir des vertus apaisantes et bien que son acharnement soit motivé dans un premier temps par des raisons égoïstes, son intérêt pour Sarah ne va cesser de grandir.

Sarah est un personnage qui m’a brisé le cœur, la jeune femme a tout pour être heureuse. Un bon job, peu d’amis mais des proches de qualité, seulement rien ne pourra jamais lui faire oublier le drame qu’elle a causé, la peine qu’elle a infligé et surtout les dégâts qu’elle s’est infligée.  C’est terrible de voir qu’aucun mot ne pourra être suffisamment puissant pour oublier, afin de s’épargner des souffrances, elle a toujours gardé ses distances avec les personnes qu’elle côtoyait et il est inconcevable pour elle d’entretenir une relation suivie avec un homme. Très impliquée dans son association, elle continue de sensibiliser les adolescents et c’est avec beaucoup de peine que je l’ai vu se débattre avec ses démons. Elle va pouvoir compter sur un personnage inattendu dans sa démarche et j’ai été très surprise de voir leur relation.

Une lecture qui a ses côtés touchants et qui est menée par un couple de héros volcanique. Lynx est un personnage surprenant, très attentif il va rapidement réaliser qu’il éprouve plus qu’une simple attirance pour Sarah, mais conscient qu’elle n’est pas prête à entendre ce qu’il a, à lui dire, il va lui donner le temps nécessaire pour consolider ce lien encore fragile qui les ramène toujours l’un vers l’autre. Bien que leur histoire soit très touchante, j’aurais bien aimé que l’autrice développe un peu ce qui entourait les personnages, car la romance stagne un peu. Notamment lié au fait, que nos héros se sont déjà rencontré dans le tome précédent et on rentre rapidement dans le vif du sujet. Un tome qui appuie encore une fois sur la corde sensible et Stacey Lynn offre un final très émouvant, avec des scènes touchantes.

Retrouvez mon avis sur Rien qu’une chanson #1 ICI
Retrouvez mon avis sur Rien qu’une semaine #2 ICI
Retrouvez mon avis sur Rien qu’un soupir #3 ICI

Lucie