Warcross | Marie Lu (Warcross #1)

Résumé :
La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, et qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Aussi, bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l’univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable
jamais inventé : Warcross. Mais quand elle pirate la finale du grand tournoi de l’année, elle est repérée par l’intrigant créateur du jeu : Hideo Tanaka, un jeune et beau génie dont les fans se comptent par millions. Emika sent pourtant que les intentions d’Hideo dépassent le cadre de Warcross et pourraient bien faire vaciller la frontière fragile entre réel et virtuel…

J’ai repéré ce roman à sa sortie tant pour les retours positifs de son intrigue que par le nom son auteure réputée pour son autre série à succès. C’est ma copine Fanbooks76 qui aura mis fin à mes attentes en m’offrant ce roman pour mon anniversaire, bien évidemment avec toutes les sorties il aura fallu attendre d’être en vacances pour qu’à mon tour je puisse découvrir cette histoire. Immédiatement j’ai été très emballée lors de ma première rencontre avec notre héroïne qui est absolument incroyable et terriblement attachante.

Depuis le décès de son père, la vie n’a pas fait de cadeau à Emika et malgré la détermination de la jeune à s’en sortir les dettes vont définitivement la mettre dans une posture difficile. Contrainte de travailler comme chasseuse de primes, elle tout faire pour obtenir l’argent nécessaire, mais face à la réalité seul l’univers de Warcross peut lui faire oublier ses problèmes. Le jeu en réseau le plus convoité de sa génération, mais face à la gravité de sa situation elle va prendre une décision inconsidérée et pirater le plus grand tournoi de l’année. Immédiatement la jeune femme est repérée par le créateur du jeu. Confrontée à une proposition d’Hideo Tanaka, Emika va accepter une offre qui risque de totalement changer le monde qu’elle a toujours connu.

Dès le premier chapitre, le caractère d’Emika m’a vraiment séduite, c’est une jeune femme habituée à s’en sortir seule et confronté à sa combativité, il est difficile de ne pas craquer. J’apprécie la force qui se dégage de son personnage, sans pour autant qu’on est une héroïne robotisée, elle a sa part de vulnérabilité et c’est son moteur pour s’en sortir. Son intelligence, son habilité et sa capacité à réfléchir dans l’urgence vont la tirer de plusieurs situations, mais au vu des premiers éléments de son caractère, on a du mal à imaginer qu’elle ai pu se laisser porter par ses émotions en cédant à l’appel du piratage en pleine compétition. Bien évidemment, elle va s’en tirer comme un chef et c’est à ce moment que nous aurons une image précise de celle qu’elle est vraiment.

Je trouve qu’on aborde un sujet important, en s’intéressant à la réalité virtuelle. Bien qu’on axe pas nécessairement l’histoire sur les limites entre le réel et le virtuel, on a une vision d’ensemble de plusieurs personnages avec des passés compliqués qui s’en sortent grâce au jeu et à l’échappatoire qu’il offre. Emika va être un peu l’exception à la règle, car jusqu’ici elle n’avait jamais vraiment eu le temps de se consacrer au jeu de manière professionnelle et cette immersion va mettre en lumière ses capacités. On voit au fil des pages que ce jeu à un impact à l’échelle mondiale et progressivement l’importance qu’il prend aux yeux du public. C’est intéressant parce que cet univers tout le monde y a plus ou moins accès à différents niveaux et pourtant malgré le réseau, j’ai trouvé notre héroïne très seule par moments. J’aimerais explorer son côté sociable et j’aime à penser qu’après plusieurs années en solitaire, de belles alliances pourraient se créer et de solides amitiés pourraient voir le jour.

Notre héroïne va nous entraîner dans des révélations toutes plus captivantes les unes que les autres,  et j’ai trouvé intéressant qu’on surf à la fois dans Warcross, mais également dans un univers plus sombre le Dark World où tout est permis. Emika va redoubler d’inventivité pour infiltrer un univers où le virtuel à des aspects beaucoup plus sombres et bien évidemment, son besoin de réponses va nous entraîner dans un univers incroyablement mystérieux. Lorsque je débute une nouvelle série, j’ai tendance à être sur mes gardes pour à peu près l’ensemble des personnages sauf l’héroïne. Mon cerveau analyse les personnages, leur réaction et bien que certain moment nous offre des scènes où la tension retombe un peu, mes hypothèses se vérifient parfois. Ici des éléments sont prévisibles, mais ça n’enlève rien au mystère et ça accentue mon questionnement concernant le prochain opus.

Ce premier opus est un bon tome introductif, on saisit les subtilités de l’univers et on comprend les enjeux de ce jeu en réseaux. Quelques points auraient mérité un approfondissement, mais la suite n’exclut pas qu’on revienne dessus. Après les avis élogieux que j’ai pu lire sur Marie Lu, je suis ravie de pouvoir apprécier moi aussi la plume de cette auteure. Après la lecture de plusieurs dystopies, ravie de m’être plongée dans un roman de fantasy où le monde continue de tourner, mais où les machins ont pris une place importante. On pourrait dire, que nous sommes aux prémices d’une évolution majeure pour le monde et que la répression habituelle pourrait être à son commencement. Cette série promet des émotions fortes et une héroïne prête à tout pour ses convictions.

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Follow Me Back | A.V. Geiger (#1)

Date de sortie : 8 juin 2017
Je remercie la Collection R

Je ne vous cache pas que ça fait plusieurs heures que j’ai terminé ma lecture et j’ai dû relire trois fois la fin tellement je suis surprise. J’ai du mal à réaliser la tournure qu’à prise cette lecture, je vais sincèrement avoir besoin d’une thérapie pour me remettre du génie de cette auteure. Et pourtant ce n’était pas gagné, j’ai développé une sorte de parano pour les lectures issues de Wattpad jusqu’ici j’ai été déçue par la plupart des lectures issues de cette plateforme, alors quand je suis tombée amoureuse de cette couverture et de son résumé avec « Wattpad » écrit en gros, j’ai un peu paniqué et pris du recule avant de me lancer.

Dans ce roman nous allons suivre Tessa Hart, une jeune fille de dix-huit ans qui vit recluse depuis plusieurs semaines et qui n’a pas d’autre contact que les réseaux sociaux où elle laisse libre cours à sa passion pour le célèbre chanteur Eric Thorn. Consciente qu’elle ne le connaît pas cela ne l’empêche pas de s’intégrer au cercle des fans et sa psychologue semble approuver cette socialisation numérique, qui vraisemblablement fait progresser sa patience, même si elle ne quitte toujours pas sa maison. De son côté, Eric vit de plus en plus mal les fans envahissants et pour éviter de craquer et foutre en l’air sa carrière il ne va pas hésiter à se créer un faux compte pour laisser libre cours à sa colère. Cependant contre toute attente une relation se tisse avec Tessa sur Twitter et ils vont développer un lien fort.

J’aurais pu être dérangée par la narration à la troisième personne, j’y ai pensé dès les premières lignes et bizarrement j’ai réussi à faire abstraction de ce détail en étant complètement embarquée par l’intrigue. L’auteure réussit à retranscrire parfaitement les émotions qui habitent Tessa et ce n’est pas chose facile avec un narrateur externe, au fil des pages on comprend que quelque chose s’est produit et l’état dans lequel se met la jeune femme nous fait rapidement craindre le pire. Sa relation avec Eric est inattendu et une complicité se construit rapidement entre eux, chacun se révélant davantage à l’autre. Bien que différents dans bien des aspects, ils vont se révéler bien plus similaires qu’il n’y paraît et c’est le genre de connexion que j’adore voir évoluer entre deux personnages et qui ravit la romantique en moi.

Bien que le côté thriller soit évoqué, il va longtemps rester dans l’ombre et on ne va pas réellement comprendre la situation. Au gré de scènes parfaitement dosées, nous allons commencer à faire la lumière sur les évènements et réaliser que la romance tout à fait innocente va prendre des proportions totalement inattendues. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteure instaure une aura de mystère et même si nos héros ont parfois des réactions un peu immature, ça n’entache pas le plaisir que j’ai pris à découvrir ce roman. J’aurais aimé pouvoir prolonger le récit aussi longtemps que j’aurais pu et en même temps j’étais totalement incapable de m’arrêter. Un roman qui va réussir à vous surprendre jusqu’à la dernière ligne.

Dark Romance | Penelope Douglas (Devil’s Night #1)

img_20170121_153538_736dark-romanceTrès-bon
Ce livre contient des situations particulièrement dérangeantes, le contenu peut choquer.
Date de sortie : 8 février 2017

Voilà un roman que j’avais hâte de découvrir, notamment car son auteur avait déjà fait parler d’elle et ensuite l’histoire m’avait l’air assez inédite. J’aimerais remercier les Éditions Harlequin et NetGalley France de m’avoir permis de découvrir ce roman. Si je devais résumer mon état d’esprit ça donnerait ça : OhMonDieu. Je ne crois pas ressortir indemne de cette lecture, mon rythme cardiaque a été malmené par l’intensité du récit. Dès les premières pages le ton est donné et lorsque les sombres révélations ont été mises en lumière, j’ai cru que je n’allais pas m’en remettre. Le début a tout d’une romance classique et rapidement j’ai cru que j’allais suffoquer tellement certains chapitres sont frustrants.

Cette lecture ne conviendra pas à tous les lecteurs, ce n’est pas que le contenu soit dur, mais le récit dégage un côté malsain et l’intensité est telle qu’immédiatement la tension monte et j’ai parfois ressenti un certain malaise face à des scènes qui en soit du point de vue de l’héroïne sont stressantes, mais derrière pour le lecteur on a tendance à imaginer le pire. Tout ce stresse n’est pas bon pour mon cœur, j’ai ressenti tellement d’émotions par anticipations que j’ai vraiment cru que mon cœur allait lâcher. Afin de préserver l’intrigue, vous comprendrez que cette chronique n’abordera pas certains points essentiels à l’histoire et par sadisme, j’ai envie de vous voir tomber des nues face à la noirceur de l’intrigue.

Michael Crist est un personnage qui ne va pas dans la demi-mesure, issu d’une famille riche il a toujours obtenu ce qu’il désirait. Depuis l’enfance il côtoie Erika Fane, sans vraiment prêter à la jeune femme, également originaire d’une famille aisée, la jeune femme n’a jamais manqué de rien. La mort soudaine de son père, va la placer au rang de petite chose fragile par son entourage et tout le monde s’entend à la protéger de la moindre contrariété. Seulement seul Michael la voit telle qu’elle est vraiment et alors que tout le monde pense qu’elle prend une décision irréfléchie, Rika décide de quitter subitement son université, afin d’affronter la vie à sa manière et repartir de zéro sans parents, sans amis, rien qu’elle pour s’assumer.

Penelope Douglas a encore une fois prouvé qu’elle est maître dans l’art des relations mêlant haine/amour. Elle réaffirme son talent en suscitant des émotions contradictoires pour une romance qui n’aurait pas dû nous faire ressentir ça. C’est assez difficile à expliquer, on s’attache énormément au personnage de Rika, elle a tout d’une héroïne qui mérite d’être chouchoutée et pourtant elle n’est pas aussi sage que tout le monde le pense. Je suis passée d’un Michael qui fait grimper la température, à une douche froide face à ce qui se profile pour la jeune femme. J’ai été intriguée, excitée et finalement ce qui l’a emporté est un sentiment assez particulier, car arriver à un bon quart de la fin l’intensité est retombée d’un coup et le rythme du récit a pris un nouveau tournant qui m’a donné l’impression d’avoir perdu les émotions qui menaçaient d’exploser depuis le début du roman et pour ça, je n’ai pas pu lui mettre cinq étoiles.

Si vous devez retenir une chose de ce roman, c’est que la plume est très addictive et même si je n’ai pas toujours adhéré ce qui se déroulait, car assez machiavélique, les pages défilent à une vitesse impressionnante, même si le dernier quart m’a un peu déçu, car j’ai perdu une part de l’intensité qui m’avait animé pendant une bonne partie de ma lecture. Mais parfois, ça fait du bien de sortir de sa zone de confort, d’essayer des romans qu’on n’aurait pas pris le risque de découvrir. Toutes ces émotions contradictoires ont rendu ma lecture vivante et unique.

Lucie

Never Never | Colleen Hoover & Tarryn Fisher (Never Never #3)

20170112_141142never-never-3Très-bonCe roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Comme beaucoup d’entre vous après, deux tomes stressants et intrigants j’avais hâte de découvrir les explications qui ont conduit Silas et Charlie à oublier tous leurs souvenirs. Avant même de commencer, une nuée de commentaires négatifs m’ont un peu déstabilisé et c’est probablement ce qui m’a sauvée de la grosse déception, car j’ai baissé d’un cran mes attentes, me permettant de mieux apprécier ma lecture.

Nous retrouvons encore une fois nos héros, après un énième épisode de leur amnésie, comme à chaque réveil ils vont devoir réapprendre à se connaître et les notes complétées précédemment vont leur permettre de ne pas paniquer. Ce tome m’a conforté dans mon idée que Silas est un pilier pour Charlie et sa gentillesse à toutes épreuves le rend tellement touchant. Il a une manière de canaliser Charlie et son amour est tellement flagrant, que je n’ai pu que m’attacher à lui en le voyant succomber à nouveau.

J’ai du mal à réaliser que ces trois tomes se sont déroulés sur une semaine, ils ont vécu tellement de drames que leur lien n’en est que renforcé. On ne fera pas attention à toute ce que cette semaine a entraîné au lycée, à la maison et avec leurs proches, sujets n’ayant pas été exploité, après je comprends que ce soit un choix des auteurs mais ça rend ma lecture mitigée sur le fond. Je n’irai pas jusqu’à dire que je suis déçue, car l’histoire d’amour est tout ce que j’aime dans la romance. Seulement, après autant de stress un peu plus de complexité aurait été légitime, après tout ce qu’elles nous ont fait subir.

J’ai surtout du mal à comprendre pourquoi avoir choisi ce format, car il empêche clairement de développer tout ce qui entoure Silas et Charlie. Ça aurait été également l’occasion de creuser les intrigues liées aux personnages secondaires. Et l’opportunité de conclure avec quelques pages supplémentaires. En fait, j’ai l’impression qu’il demeure encore des zones d’ombre et il reste une part de frustration car tout est trop facile, alors justement le reste du roman nous avait habituées à tellement plus complexe. Malgré tout, la romance est mignonne et ça fait patienter en attendant de pouvoir relire Colleen Hoover.

Retrouvez mon avis sur Never Never #1 ICI
Retrouvez mon avis sur Never Never #2 ICI
Lucie

Never Never | Colleen Hoover & Tarryn Fisher (Never Never #2)

never-never-2Excellent

Depuis quelques jours je subis une petite panne lecture, bien souvent je cherche à m’occuper d’une autre manière que la lecture et c’est terriblement frustrant. Pour lutter contre cette panne, j’ai opté pour les grands moyens et je me suis lancée dans Never Never. Malgré une petite rouille de mon esprit, je me suis replongé dans cet univers propice à la réflexion et je dois dire que cette suite relève le niveau d’un cran.

Je ne m’attendais pas à autant apprécier  ce second opus, lors de ma lecture du tome précédent j’avais bien aimé évoluer dans un décor mystérieux, mais je n’étais pas totalement convaincu. Ici, nous allons nous intéresser davantage au personnage de Silas, qui va tenter d’obtenir des réponses et surtout retrouver Charlie qui n’a contacté personne depuis plusieurs heures. On pourrait croire qu’au vu de l’inégalité des récits, le lecteur soit perturbé, mais je dois dire que les trouvailles de Silas ont éveillé mon intérêt.

On redécouvre un personnage d’une manière différente, il ne va pas évoluer dans l’enceinte du lycée et aucun camarade ne va venir influencer ses choix. De manière réfléchie, il va tenter de regrouper tous les éléments dont il dispose pour comprendre, mais aussi des indices susceptibles de retrouver Charlie. Au cours de ses recherches nous allons découvrir un jeune homme fou d’amour et d’une tendresse incroyable. Ceux que je pensais être un couple à problème vont s’avérer beaucoup plus amoureux que je l’imaginais et des secrets, bien plus complexes qu’il n’y paraît vont émerger. Charlie est peu moins présente, mais on va découvrir une partie des raisons qui l’ont poussé à être celle qu’elle est aujourd’hui et même si je ne porte pas ce personnage dans mon cœur, elle semble beaucoup plus gentille qu’elle ne le montre.

Le récit ne perd pas de son mystère et même si des zones d’ombre demeurent, on commence à voir la lumière et pouvoir penser à certaines théories. Le duo Colleen Hoover et Tarryn Fisher use de ses charmes pour nous accrocher tant avec la narration qu’avec l’histoire et elles ne nous laissent pas dans un flou complet et parsèment quelques révélations, susceptible de nous apporter des réponses, mais la frustration est toujours belle et bien présente, jusqu’à la dernière ligne. Si je devais vous résumer en quelques mots ce que cette lecture m’a fait ressentir, ça serait que le récit est beaucoup trop court ! C’est une douce torture !

Retrouvez mon avis sur Never Never #1 ICI
Lucie