La Princesse de Papier | Erin Watt (Les Héritiers #1)

Résumé :

Ella Harper est une battante, une éternelle optimiste. Elle a passé sa vie à déménager de ville en ville pour suivre sa mère, à avoir des fins de mois difficiles et à penser qu’un jour elles allaient s’en sortir. Mais quand sa mère meurt, elle se retrouve seule au monde…
Jusqu’au jour où Callum Royal apparaît dans sa vie. Finis la galère et le club de strip-tease pour payer ses études. La voilà dans le grandiose manoir des Royal. De l’argent, du luxe du confort… Et… les cinq fils de Callum.
Tous la détestent, tous sont désespérément attirants. Le plus charismatique d’entre eux, Reed Royal, est celui qui est le plus déterminé à la renvoyer là où il pense qu’est sa place, dans un monde de dénuement qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Il ne veut pas d’elle dans sa vie. Il ne veut pas lui faire une place dans le petit monde huppé des Royal.
Et s’il avait raison ?
Argent, excès, tromperies, faux-semblants. Tout un univers qu’Ella découvre avec stupeur. Si elle veut survivre dans le royaume des Royal, il va falloir qu’elle apprenne à édicter ses propres règles royales.
Merci aux éditions Hugo New Romance pour cet envoi qui me comble
Sortie prévue le 4 janvier 2018

Je n’aurai pas pu tomber plus juste qu’avec cette première lecture de l’année et j’espère qu’elle annonce la couleur de ce qui m’attend pour 2018. J’étais préparée bien avant de débuter ma lecture, puisque derrière le pseudo Erin Watt se cache deux auteurs Elle Kennedy et Jen Frederick, qui promettaient le meilleur. Soyez prévenu cette histoire est hautement addictive et j’ai frôlé le coup de cœur.

Ella Harper s’est toujours battue pour sa survie et même si certains mois sont parfois difficiles, elle a toujours réussi à s’en sortir avec sa mère en voyant le bon côté des choses. Au décès de sa mère elle est persuadée qu’elle peut s’en sortir seule et jusqu’à l’arrivée de Callum Royal elle n’a toujours pu compter que sur elle-même, alors lorsqu’il prétend être son tuteur la jeune femme tombe des nues et n’est pas prête à accorder sa confiance aussi facilement. Du jour au lendemain, la pauvreté laisse la place à la richesse et bien que l’univers soit différent, le combat reste le même. Armée de sa répartie et sa combativité, Ella va devoir se défendre face à l’hostilité des cinq fils Royal et face à Reed le leader de la fratrie, elle va montrer les griffes et on peut dire qu’ils ne sont pas au bout de leur surprise avec leur volcanique invitée qui n’a pas l’intention de se laisser faire.

Nous avons un choc des classes sociales, d’un côté Ella qui a dû faire des jobs pas toujours gratifiants pour subvenir à ses besoins et de l’autre la famille Royal qui est plus riche que de raisons et qui a toujours été habitué à obtenir ce qu’ils veulent. Bien qu’elle se sente prisonnière, Ella sait que c’est l’occasion de s’en sortir et elle qui n’a jamais eu de foyer va se retrouver au centre de l’attention d’une famille avec leurs propres problèmes. Nous allons découvrir que les secrets sont très présents dans cette famille et comme notre héroïne s’interroger sur les raisons de tant d’hostilité. J’ai été assez impressionnée de la combativité de notre héroïne, on sent bien qu’elle est déstabilisée et pas forcément à sa place, pourtant lorsqu’elle va se sentir mal à l’aise ou critiquer, elle va avoir des réactions absolument merveilleuses et j’ai envié cette répartie toujours mordante et parfois amusante.

Difficile de rester de marbre face à la fratrie Royal, mais c’est principalement les trois aînés qui vont sortir du lot car dans le même établissement que la jeune fille. Si vous n’aimez pas l’ambiance lycée privé américain ce roman n’est pas fait pour vous, de mon côté j’ai toujours eu un faible pour le côté romance adolescente avec d’un côté les populaires et de l’autre les parias. Ce n’est pas flagrant, mais les frères Royal sont adulés de tous donc Ella va avoir du mal à se faire accepter et le début va nous montrer sa force de caractère. Easton le plus jeune va s’avérer être un personnage intrigant, à la fois désinvolte et torturé et bien Reed le plus incompréhensible, le meneur qui ne va pas hésiter à se montrer cruel et bien que son personnage ne soit pas un coup de cœur, j’ai apprécié découvrir le peu qu’il divulgue, mais c’est définitivement un personnage que je ne comprends pas dans ses choix.

En bref, un premier tome que j’ai dévoré ; impossible de le reposer avant d’avoir lu la dernière ligne. Des réactions parfois un peu trop jeunesses en mode « je t’aime, moi non plus » pas indispensables, mais qu’on oublie vite tant le récit est captivant. J’ai ressenti une connexion dès le début et ça me conforte dans l’idée que la série est prometteuse. Ne vous attendez pas à de grosses surprises, mais la prévisibilité n’est pas un problème pour moi quand l’histoire est bien menée. C’est un peu différent des autres titres New Romance de la collection, car nos héros sont plus jeunes mais l’alchimie est bien là et au vu de la fin frustrante, je suis impatiente d’y retourner.

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Entre ciel et mer… | Karina Halle

Résumé :

Cette femme représente ce dont j’ai toujours rêvé.
Je ne l’ai eue qu’une seule nuit, si tant est que je l’ai eue ?
Vais-je parvenir à la conquérir ?
Joshua un jeune homme graphiste talentueux, vit ses vingt ans en roue libre. Chez lui à Vancouver, il accumule des petits boulots sans avenir qui le laissent épuisé et insatisfait, sans la moindre énergie pour poursuivre sa passion. Jusqu’à ce qu’il rencontre Gemma. Ce qui débute comme l’aventure d’une nuit avec la sémillante Néo-Zélandaise se transforme vite en tournant décisif pour Josh. Il ne peut oublier Gemma, même une fois qu’elle est rentrée dans son pays, et décide de jeter sa prudence aux orties pour la première fois de sa vie.
Peu de temps après Josh atterrit en Nouvelle-Zélande avec; pour tout bagage, un sac à dos, un peu d’argent liquide et le prénom de Gemma. Quand il réussit enfin à la retrouver, l’aventure ne fait que commencer. Éprise elle aussi, Gemma l’embarque pour un tour de ce splendide pays. Elle l’initie à la vie, au désir à l’amour, et à toutes les peines de cœur qui vont avec. Parce que, lorsque l’amour vous entraîne, il pourrait bien ne plus jamais vous lâcher, même quand vous savez que vous devez lui dire adieu.
Merci à Hugo New Romance pour cet envoi.
Date de sortie : 7 décembre 2017

Ce roman est dépaysant, cette sensation d’être du voyage de m’a pas quitté pendant ma lecture. Un sac à dos, de bonnes chaussures de marche, un peu d’argent liquide et nous voilà embarqué dans le voyage de leur vie. Je n’ai pas beaucoup voyagé dans ma vie, mais la vision qu’offre cette lecture laisse sans mal mon imagination faire le travail, impossible de ne pas être soufflé par les paysages et l’ambiance qui se dégage de ce roman. Pendant ma lecture, j’ai quitté mon canapé, puis explorer la Nouvelle-Zélande et j’ai apprécié ce sentiment de liberté.

Joshua est à un tournant de sa vie, passionné de graphisme sa vie semble être sur « pause » en attendant de savoir s’il va intégrer une prestigieuse école d’Art. En attendant, il accumule les petits boulots et doit vivre chez sa mère le temps que la situation s’améliore. A vingt ans, il semble insatisfait de son quotidien et tout semble sans couleur, sans saveur. Contraint à cette vie qui ne l’épanouie pas, il va pourtant faire une rencontre décisive. Un soir, il fait la connaissance de la belle Gemma, une Néo-Zélandaise qui passe ses dernières heures à Vancouver. Elle est drôle, passionnée et sa liberté rafraîchissante, seulement à l’issue d’une nuit passionnelle leur chemin se sépare et chacun va tenter de reprendre sa vie, cependant malgré les frontières, impossible pour eux d’oublier l’autre.

Déprimé depuis le départ de sa belle Néo-Zélandaise, Josh va chambouler sa vie et tout quitter pour retrouver une femme dont il ne connaît que le prénom et qui se trouve dans un autre pays. D’abord hésitant sur la manière d’aborder les choses, il va pouvoir compter sur des baroudeurs pour le mener vers le droit chemin de l’amour. Depuis son retour en Nouvelle-Zélande, Gemma a l’impression d’être revenue au point de départ. Ses vieux démons ont refait surface et les raisons qui l’ont poussé à partir, son au final toujours dans sa vie. La jeune femme étouffe et regrette ce sentiment de liberté qui l’accompagnait durant son périple. Elle ne s’attendait pas à tomber sur Josh, ce canadien qu’elle a tant de mal à oublier. Sur un coup de tête, elle l’invite à se joindre à son road trip en van pour découvrir la région avec pour seul objectif de respirer et oublier tout ce qui les ronge.

Cette lecture est à l’image d’un carnet de voyage, au fil des pages nos héros vont nous embarquer au cœur de la Nouvelle-Zélande et sous leur regard de deux artistes, nous allons être émerveillés par les paysages ou tout simplement l’ambiance de voyage. L’attirance est difficile à ignorer et notre couple ne cesse de penser à l’autre, mais rien n’est simple et en dehors de leur cocon la liberté est difficile à atteindre, les obstacles vont se dresser devant eux et les complications vont venir embrumer leur avenir. Malgré les différences de cultures, ils vont apprendre à se découvrir de ce voyage va marquer de manière indélébile la vie de nos deux artistes.

Les descriptions sont l’essence même de ce roman, chaque recoin va être exploré pour donner l’impression à son lecteur qu’il tient le monde au bout des doigts, à travers les yeux de deux jeunes artistes nous allons voir le décor prendre vie et s’animer sous le regard d’un lecteur émerveiller par ce qui l’entoure. Pour certain, la narration pourrait être un peu trop descriptive et pourtant c’est nécessaire pour ancrer l’environnement, les coups de crayon de Josh vont contribuer à chérir ces moments, car ils sont bien souvent source d’émotions.

Josh à l’âme d’un artiste et j’ai été particulièrement touché par sa volonté de s’affranchir de ses craintes. Jusqu’ici il n’avait jamais éprouvé le besoin de parcourir le monde et face à l’amour il va sortir de sa zone de confort et se plonger dans un voyage qu’il n’imaginait jamais faire seul. Malgré un caractère un peu timide, il va rapidement surmonter ses doutes et le voir s’épanouir dans un décor sublime ne fait que renforcer mon attachement pour ce personnage. Du côté du Gemma j’ai parfois eu un peu de mal à la comprendre, même si son histoire est touchante, mais ses décisions sont parfois difficiles à comprendre et la frustration a parfois altéré mon jugement.

En creusant un peu, face à mes interrogations, j’ai eu la surprise de découvrir que ce roman était lié à la série Love, in English pas encore paru à ce jour et ça expliquait pourquoi l’évocation de l’histoire d’un personnage semblait si familière pour l’auteure et de mon côté j’avais l’impression qu’il me manquait des éléments. Du coup, dommage qu’on est pas pu commencer par le début de l’histoire, mais peut-être aurons-nous l’occasion d’un jour la lire.

Les températures s’étant refroidies, il est appréciable de troquer le froid en France contre l’été de Nouvelle-Zélande, au fil des visites c’est avec les yeux pétillants que j’ai voyagé en compagnie de ce groupe atypique et c’est avec une envie de découverte du monde que je referme ce livre. Je n’aurais pas été contre quelques pages supplémentaires pour faire durer l’immersion, mais Karina Halle réussie à offrir une belle conclusion pour nos héros qui auront mérité d’en arriver là et elle transmet son amour pour le voyage.

Le Songe | Tarryn Fisher

Merci Hugo New Romance pour cette découverte.

J’ai manqué de passer à côté de ce roman à cause d’un résumé ui en disait à la fois beaucoup et pas assez. Alors que jusqu’ici les premiers romans que j’ai découvert de Tarryn Fisher m’avaient totalement conquise, je me suis laissé influencer par un ressenti bête et non construit. Je crois que sans cette réception de Hugo New Romance, j’aurais regretté de n’avoir pas lu ce roman surprenant et je peux vous dire que ça aurait été une belle erreur.

Un simple rêve va venir changer toutes les perspectives qu’avait Helena de son avenir. Dans ce rêve, elle se voit plus âgée, mère de famille et mariée avec Kit, l’actuel petit ami de sa meilleure amie depuis l’enfance. Bien que déstabilisée la jeune femme va reconsidérer la vie qu’elle c’était imaginer vivre. Il faut dire que tout semblait tellement réel que revenir à la réalité va s’avérer difficile comme si elle était déconnectée.

Souhaitant oublier ce rêve, Helena va tenter de se focaliser sur sa relation avec Neil, mais il faut bien constater que ses préoccupations ne sont plus les mêmes et progressivement elle va tenter de se rapprocher de la vie qu’elle mène dans son rêve, s’éloignant progressivement de son avenir tracé et découvrant par la même occasion celle qu’elle est réellement. Ce qui est intéressant avec ce roman c’est qu’on a toujours ce petit doute concernant le rêve, on ne sait pas si; il s’agit d’une prémonition ou si tout simplement c’est une manifestation du subconscient d’Helena. Clairement à force de voir qu’on se rapprochait de plus en plus de ce rêve, j’ai été plus d’une fois à fleur de peau, les nerfs en ébullition face à l’intensité de leurs échanges et la puissance de leur lien.

A la lecture de la quatrième de couverture on avait l’impression qu’Helena se transformait en psychopathe prête à tout pour conquérir le petit ami de sa meilleure amie, alors que clairement ça n’a rien à voir. Certes la jeune femme va se découvrir un nouveau centre d’intérêt qui va attirer l’attention de Kit, mais elle a cette capacité de toujours faire passer les autres avant elle et à aucun moment elle ne va avoir la prétention de séduire Kit. Le rapprochement entre les héros est subtil et pendant une bonne partie du roman, les sentiments ne sont pas très clairs pour l’héroïne et la situation n’est pas idéale pour ouvrir son cœur, la plongeant dans la solitude.

Tout commence par un rêve, un rêve tellement irréaliste que Helena va s’interroger sur sa vie, si douce, gentille et en même temps adorablement maladroite. Jusqu’ici sa vie lui convenait et se tenir en retrait sans prendre de risque n’a jamais été un problème pour elle, pourtant en réfléchissant à son avenir cette vie ne lui convient plus et son rêve va être une force pour la jeune femme qui va découvrir une nouvelle manière de penser. Sans compter qu’elle va apprendre à s’ouvrir aux autres, tout en se découvrant une nouvelle passion pour l’art.

La limite entre passion et obsession est mince, mais on est dans un récit très intense. Une relation au départ quasi inexistante va progressivement se renforcer, de l’intérêt ils vont passer à l’amitié, puis sans qu’eux-mêmes le réalisent des sentiments plus forts vont naître et consolider leur lien. Alors qu’ils luttent tous les deux pour garder à distance leurs sentiments, chaque moment passé entre Helena et Kit les rapproche du rêve. J’ai vécu ce roman plongé au cœur de cette histoire ; j’ai sentie dans certaine scène mon cœur se serrer pour les personnages. Les émotions qui se dégagent de ce roman sont puissante et à l’image de notre héroïne j’attendais simplement d’avoir les explications liées à ce rêve, sans savoir si, il s’agissait d’une prémonition ou d’un souhaite. J’étais simplement animé par le souhait de voir le rêve se réaliser et pourquoi pas davantage.

Ce roman aurait très certainement été un gros coup de cœur sans quelques éléments qui surviennent dans les derniers chapitres. J’ai aimé la complexité du récit et les révélations tout au long de la lecture, mais j’ai trouvé que l’histoire prenait une direction un peu confuse vers la fin et moi-même je ne suis pas certaine d’avoir compris l’utilité de certains passages, il faut dire que la trame de base se suffit à elle-même. Hormis ses éléments qui m’ont un peu embrouillé, c’est une lecture absolument addictive qui m’a fait vivre de bonnes émotions. A ceux qui comme moi hésitent, je vous recommande d’éviter le résumé qui ne fera que vous faire redouter cette lecture, si vous avez aimé l’Opportuniste laissez-vous tenter, ce roman saura attirer. Soyez sans crainte, cette lecture vaut le détour. Tarryn Fisher propose un roman qui sort du lot, une plume envoûtante et une histoire captivante.

Bossman | Vi Keeland

Date de sortie : 12 octobre 2017

Je suis sous le charme de cette adorable petite romance. Il y a des auteurs qui ont le don d’écrire des romans où le sourire ne quitte que rarement les lèvres et c’est toujours un plaisir de lire Vi Keeland. Chaque roman réussit à raviver ma bonne humeur et en même temps, m’offrir une histoire touchante dont je ne soupçonnais rien en débutant le récit. La simplicité du récit est de mise, mais l’histoire, les personnages et l’environnement auront réussi à me séduire, chaque page tournée me confortait dans cet état de plénitude livresque.

Lorsque Reese et Chase se rencontrent, on ne peut pas dire que le premier contact soit très agréable. Pourtant, face à la détresse de la jeune femme, l’abominable rencart qu’elle subit, va se transformer en une soirée bien plus agréable qu’elle n’avait commencée. Immédiatement les mensonges s’enchainent avec facilité et la complicité avec cet inconnu est flagrante, à tel point qu’ils donnent l’impression de se connaître depuis des années. Malgré un pincement au cœur, Reese part sans se retourner et est déterminé à oublier son sauveur. Pourtant, lorsqu’une opportunité se présente de revoir son bel inconnu, elle saisit cette occasion et c’est le début d’un immense flirt, incroyable drôle, sexy et romantique qui va débuter, pour mon plus grand plaisir. J’ai adoré chaque échange entre nos héros et mon cœur n’a cessé de battre face à tant de mignognitude.

La situation va se compliquer lorsque Chase va proposer un job à la jeune femme. La raison voudrait qu’elle n’accepte pas ce travail et qu’elle fuit à tout prit cet homme au charme incroyable, mais étant dans une situation compliquée elle ne va pas avoir le cœur à refuser cette sublime opportunité. Rapidement les intentions de Chase vont être mise au grand jour et on peut dire que notre charmant héros, ne va pas faire les choses à moitié, son sourire, sa répartie, sa détermination sont au centre de cette histoire et face au refus de Reese, il va tout faire pour voir succomber sa belle employée. Pourtant difficile de faire craquer une femme qui n’est pas prête à céder aux avances de son patron et même si on comprend ses arguments, il va lui falloir une détermination féroce pour ne pas se laisser porter par son attirance et la voir lutter contre cette alchimie va s’avérer divertissante.

Parallèlement à l’histoire légère, va se décider un sujet plus sérieux assez inattendu, mais traiter avec beaucoup de tendresse. Malgré l’insouciance, nos héros vont mutuellement se soutenir et même si on ne le voit pas au premier abord, leurs passés respectifs vont les rapprocher et ils vont tisser une relation de confiance. Oubliez tout de suite l’image du patron dominateur et tyrannique, ici notre héros est loin d’être conventionnelle et j’ai beaucoup aimé découvrir ce qu’il recèle au fond de lui. Ces deux personnalités m’ont toutes les deux charmées et lorsqu’ils est en contact avec Reese, c’est absolument merveilleux : papillons et compagnie sont au programme. Ces deux personnages ensemble font des étincelles et bien que le charme de Chase opère sans difficulté, la répartie de Reese n’est pas en reste. Ils ont cette capacité à captiver un lecteur, avec une puissante alchimie.

En bref, Vi Keeland figure parmi mes plus belles découvertes, ses romances sont simples et sans gros rebondissements, mais pourtant la recette fonctionne avec moi. Pas besoin d’en faire des tonnes pour rendre une relation magnifique, le décor n’a rien d’original, mais les héros ne sont pas caricaturés, ils sont simplement un homme et une femme qui tente de rester éloigné l’un de l’autre et qui face à un trop-plein d’attirance vont progressivement tisser des liens solides, pour au final se donner l’un à l’autre corps et âme. Le héros masculin m’a vraiment bouleversé par moments et même si je garde en mémoire son petit air mutin, sa répartie amusante, son histoire m’a brisé le cœur. L’auteure à cette capacité à jongler entre un ton léger et sérieux et c’est ce qui rend ces histoires addictives, sans oublier un héros qui pourrait rejoindre sans mal mes books boy-friend.

Hollywood Dirt | Alessandra Torre

Je remercie les Éditions Hugo New Romance pour ce roman

J’ai eu beaucoup de mal à rassembler mes idées pour rédiger cette chronique, notamment car j’avais du mal à mettre le doigt sur ce qui m’avait dérangé dans cette lecture, alors que le style de l’auteure et l’ensemble de ma lecture n’ont pourtant rien de déplaisant. C’est en analysant de manière approfondi mon ressenti, que j’ai commencé à réaliser que des petits détails assemblés m’avaient parfois perturbés dans ma lecture.

Summer est une héroïne comme je n’en ai jamais vu, élevée dans une petite communauté du sud cette jeune femme est débrouillarde et son petit caractère fait des ravages. Ce qui lui vaut notamment d’être la cible de rumeur et sa présence est loin d’être appréciée dans la région. Il n’avait aucune raison de se rencontrer, pourtant après une séparation plus que houleuse Cole Matsen star d’Hollywood et mari bafoué, débarque tel un conquérant au cœur de la Géorgie afin de préparer le tournage de son prochain film.

La première rencontre entre Summer et Cole va s’avérer explosive, c’est la rencontre entre la femme indépendante et l’homme à femmes. Il faut dire que le retour à la réalité va être brutal pour l’acteur, son sourire de charmeur ne semble faire aucun effet à Summer et pire encore, toute tentative d’approche se solde par une guerre nucléaire. Pourtant malgré son aversion pour la star, la proposition qu’il va lui faire est une incroyable opportunité et même si elle doit travailler avec son ennemi, la jeune femme est déterminée.

Le personnage de Summer est une héroïne très représentative de l’image que je me fais des habitantes du sud des États-Unis. Immédiatement elle va prendre en grippe Cole, jusqu’ici aucun homme ne lui a jamais dicté sa conduite et être face à un homme aussi prétentieux, qui n’a visiblement aucun respect pour les femmes va passablement l’agacer. Telle une battante, elle ne va pas hésiter à le remettre à sa place et cette fougue m’a beaucoup plu. Habitué à voir les femmes tomber à ses genoux, il va rapidement redescendre son petit nuage et réaliser qu’ici il n’a pas plus d’importance que les autres, tout en continuer à tenter de s’approcher de Summer.

Au départ, je n’étais pas la plus grande fan de Cole, son comportement insupportable et son attitude de star capricieuse était parfois exagéré, alors quand à aucun moment tu n’aperçois l’homme derrière la star il est difficile de s’attacher. J’ai noté une évolution au fil des chapitres, à commencer par son humanisation suite à l’infidélité de sa femme, derrière le personnage arrogant se cache un homme blessé qui voit sa vie voler en éclats. Pourtant malgré une évolution intéressante, le charme n’a pas opéré. L’attirance sexuelle ne cesse de monter, créant parfois des scènes amusantes où la tension devient plus intense, sans pourtant montrer leurs véritables émotions.

C’est de là que vient le problème, l’alchimie physique ne m’a pas séduite, car je n’ai pas ressenti cette étincelle derrière leur haine mutuelle. D’ailleurs, je n’ai pas compris pourquoi il se détestait autant, notamment Summer qui se créer sa propre idée de Cole sans jamais le voir sous un autre jour. Dès le début, le style de l’auteure m’a embarquée dans cette aventure et pendant quelques instants les descriptions m’ont fait voyager, j’ai moi aussi ressenti la chaleur du sud et l’ambiance particulière propre au sud des États-Unis.

La narration assez particulière n’a pas été un frein pour moi, mais j’ai toujours eu la sensation qu’on me gardait à distance. A commencer par les chapitres très court qui survolent les scènes, n’entrant pas complètement dans la tête de ses héros, bien que pour le lecteur ce format soit addictif. Le début introduit bien l’histoire, mais progressivement le récit a commencé à devenir répétitif et notre héroïne maintenait toujours cette distance de sécurité, sans jamais se dévoiler complètement. J’ai attendu patiemment de ressentir les prémices des premiers sentiments amoureux, alors qu’il n’entrait qu’en ligne de compte l’attirance sexuelle. Notre couple se complète à merveille et c’est avec le sourire que j’ai suivi leurs échanges, pourtant ils n’ont pas réussi à m’attendrir.

En bref, l’histoire dans son ensemble à de nombreux points positifs, la curiosité est présente à chaque fin de chapitres et c’est toujours avec beaucoup de plaisir que j’ai poursuivi ma lecture, rajoutant progressivement quelques chapitres supplémentaires. Ce qui m’a frappé c’est cette relation Amour/Haine entre les personnages, tout est propice à leurs chamailleries et je ne nie pas qu’ils se rapprochent grâce à leur attirance. Le décor est rendu réaliste grâce aux descriptions, mais il manque à mon sens de personnages secondaires, même si Cocky remplit à merveille son rôle. Un bon moment de lecture, mais il n’égale pas Black Lies qui avait été une vraie révélation.