Larmes silencieuses | Pepper Winters (Monsters in the Dark #3)

Résumé :

« Les larmes me montèrent aux yeux. Je ne demandais qu’à croire à ces promesses. Son corps se contracta, ses mains me broyèrent les cuisses et sa voix se mua en grondement.
– Et quand tu seras heureuse à nouveau, je te prendrai avec une violence à te faire hurler. Je te montrerai combien tu me rends heureux en acceptant d’être mon épouse. »
Tess ne parvient toujours pas à oublier ceux qui l’ont torturée et doit à présent se reconstruire. Q désire l’épouser et par-dessus tout la sauver de ses cauchemars. Après avoir trouvé comment guérir Tess, il décide de l’emmener à Paris afin de lui faire signer un contrat de mariage, la désignant comme sa seule héritière. Mais alors que tous les deux passent la nuit la plus torride de leur vie dans un palace à Rome, Q est rattrapé par ses ennemis. Cette fois-ci ce sera à Tess de se battre corps et âme pour l’homme qu’elle aime.
Merci aux éditions Milady pour l’envoi de ce roman

Un troisième opus qui continue de m’étonner, cette série me laisse un sentiment mitigé et pourtant l’envie de découvrir l’évolution des personnages est toujours plus forte. Dans cette suite, on s’éloigne du schéma des tomes précédents et le côté Dark, laisse la place à un aspect plus poussé sur le psychique. Il faut dire que suite aux évènements du tome précédent, notre héroïne n’est plus la même.

Bien évidemment, l’aspect érotique n’a pas complètement disparu et nos héros ont toujours une forte connexion qu’il est impossible de détruire. Ils ont tous les deux découvert un nouvel aspect de l’autre et ce tome c’est celui de la reconstruction et face à des réactions inattendues ils vont devoir revoir leur manière de fonctionner. Tess est dans une phase difficile et ça va impacter tout ce qu’elle prenait pour acquit. J’ai apprécié la découvrir sous un nouveau jour et ma déception va plutôt du côté de Q. Ses motivations sont très égoïstes et même s’il s’ouvre un peu plus, son tempérament est parfois difficile à apprécier. A de nombreuses reprises, il ne pense qu’à ses besoins et certes la relation entre nos héros est peu conventionnelle, mais j’aurais apprécié un sursaut de tendresse.

Bien que ce tome mette davantage en avant le côté romantique, on reste dans une relation particulièrement sombre et il est parfois difficile de déceler la sincérité de leurs émotions. On tourne beaucoup autour de l’attirance sexuelle et de la compatibilité de leur besoin, mais il me manque parfois des sentiments plus humains et moins tournés vers leur désir sexuel, sans compter qu’ils sont dans une relation où la confiance est primordiale, mais pourtant les secrets sont encore très présents et on frôle souvent les abus. J’ai toujours tendance à chercher l’amour dans les romances érotiques et c’est vrai que celui-ci met bien plus en avant la sexualité. A de rares moments on entrevoit des décisions qui confirme l’attachement, mais finalement ça reste assez froid.

Néanmoins malgré quelques longueurs, la fin tire son épingle du jeu avec un final qui suscite immédiatement l’envie de poursuivre pour obtenir des réponses. Cette série n’est pas à mettre entre toutes les mains et la suite promet encore quelques scènes de violence. J’ai moi-même du mal à expliquer ce qui m’attire dans cette lecture, mais les pages défilent sans difficulté et le couple de héros s’aime à sa manière. On est loin d’une série coup de cœur, l’originalité du récit peut me surprendre.

Mon avis sur Larmes Amères #1 ICI
Mon avis sur Larmes Brûlantes #2 ICI
Publicités

À la recherche de Sarai | J.A. Redmerski (Company of Killers #1)

Résumé :

« Je voudrais que Victor ne me quitte jamais. J’avais déjà du mal à supporter l’idée d’être séparée de lui, mais à présent… C’est encore pire. Nos âmes sont liées à jamais, qu’il l’admette ou non. Nous ne formons plus qu’un et je ne peux même plus imaginer de vivre sans lui.. »
Sarai n’a que quatorze ans quand sa mère l’abandonne au Mexique entre les mains d’un trafiquant de drogue. Neuf ans plus tard, elle n’a plus peur de rien et ne rêve que d’évasion. Persuadée de trouver un allié en Victor, un tueur à gages engagé par l’homme qui la séquestre, elle profite d’une visite de celui-ci pour monter dans sa voiture.
Même la jeune femme ne tarde pas à découvrir que Victor est aussi dangereux que le criminel auquel elle vient d’échapper. Pourtant, quelque chose en lui l’attire et la rassure. Et au lieu de le fuir, elle se découvre prête à tout pour ne plus le quitter.
Merci aux éditions Milady et Net Galley pour ce roman

J.A. Redmerski est une auteure que j’affectionne particulièrement depuis que j’ai découvert Loin de tout. Ce superbe roman, c’est ma première immersion dans le New Adult et c’est une première histoire d’amour qui a marqué le début de beaucoup d’autres. J’ai tendance à penser qu’elle est capable du meilleur comme du pire, depuis une immense déception après ma lecture de La Ballade des lucioles. J’ai tendance à penser qu’il ne faut jamais tenir rigueur des éventuelles incompatibilités, alors bien évidemment l’annonce de Company of Killers c’était l’occasion de retrouver une place que j’apprécie, dans un registre très différent et pour le coup ne vous fiez pas à la collection, car l’histoire est aussi dégoulinante de sang que la couverture le laisse supposer.

Sarai est une héroïne surprenante, captive depuis neuf ans d’un trafiquant au Mexique la jeune femme n’a rien d’une prisonnière effrayée. Sa rage et sa colère, lui ont permis de survivre et même si elle n’a plus personne depuis que sa mère l’a laissé au Mexique à l’âge de quatorze ans, elle est déterminée à s’enfuir. Pas totalement suicidaire, elle est consciente qu’elle n’irait pas loin seule. La visite d’un américain venu pour affaire lui offre une porte de sortie qu’elle n’est pas prête à laisser passer et même si c’est un tueur à gages, rien ne peut être pire que ses conditions de vie actuelles, saisissant sa chance elle décide de se cacher dans sa voiture.

Notre héroïne ne va probablement pas plaire à tout le monde, mais j’ai apprécié son caractère. D’abord un peu instable, elle va nous prouver qu’elle a appris à n’avoir plus peur de rien et contre toute attente la jeune victime va prendre un chemin beaucoup plus sombre. Jusqu’ici les schémas sont souvent les mêmes, l’évasion, la liberté et le besoin de normalité. Ici on est loin de prendre le chemin de la facilité et Sarai va avoir quelques passages à vide, mais il est indéniable que c’est une femme forte avec un potentiel pas encore totalement découvert. Au contact de Victor, elle va découvrir une nouvelle vie et malgré le danger, elle va très bien apprivoiser la situation.

Victor souffle le chaud et le froid et ses émotions sont difficilement perceptible, mais c’est un homme dangereux. Beaucoup de questions demeure concernant son histoire, mais rien d’étonnant que ce premier opus ne dévoile pas tout. Sans compter qu’il va longtemps rester insensiblement et ça attire forcément la curiosité tant sur son passé, que sur son activité professionnelle. Sa froideur m’a parfois un peu dérangé et ça n’aide pas à favoriser l’attachement à son personnage, notamment car on a du mal sa carapace fondre. Entre le héros du début et celui de la fin, les choses ont changé sans que l’on le perçoivent et c’est cet aspect qui m’a un peu frustré. Sans compter que la romance est loin d’être au centre de l’histoire et j’attendais un rapprochement plus perceptible.

Une histoire sombre, mais un potentiel pour ce premier opus. J’ai apprécié l’alternance de point de vue entre Sarai et Victor, ce qui permet d’avoir accès aux émotions de nos personnages. L’intrigue est bien ficelée et ce n’est jamais linéaire, des éléments nous sont communiqués au compte goutte et il y a parfois des éléments qui créent la surprise. Un premier opus orignal qui change un peu de ce que j’ai lu jusqu’ici et même si l’histoire n’a rien de novatrice, on passe un bon moment et je suis impatiente de lire la suite qui promet une romance plus présente.

Amertume | Sarina Bowen (Le Grand Nord #1)

Résumé :

« Le goût amer des désillusions devient la saveur sucrée de l’espoir… »

Griffin Shipley, propulsé à seulement 27 ans, chef de famille, (chargé de sa mère, de ses trois frères et soeurs et d’un grand père gâteux), se retrouve à la tête de la ferme familiale dont il hérite. Il s’attendait à tout sauf à tomber sur celle avec laquelle il avait partagé quelques soirées torrides à l’université. Audrey quant à elle, n’avait pas la moindre envie d’atterrir dans ce coin perdu du Vermont.

Pourtant ces deux- là vont se retrouver par hasard sur le domaine familial de Griffin. Audrey missionnée par la grosse entreprise qui l’emploie, une chaîne de restaurant, doit passer plusieurs jours dans la région. Elle séduit toute la famille du jeune agriculteur par sa bonne humeur et ses talents de cuisinière. Mais cinq ans après leur histoire ils ont beaucoup changé. La vie, les épreuves les ont fait évoluer. Trouveront ils à nouveau un terrain d’entente ?

Merci aux éditions Hugo Roman pour l’envoi de ce roman

Je suis particulièrement heureuse de retrouver une nouveauté New Romance, l’été fût le désert et mon manque commençait à se ressentir. On démarre la rentrée littéraire avec une superbe lecture qui conserve les codes du genre, mais qui se démarque avec un thème différent et un thème dominant fascinant et tristement réaliste. Je ne cesse d’entendre des éloges sur Sarina Bowen et pour mon plus grand plaisir, à mon tour le charme opère.

Suite au décès de son père il y a quelques années, Griffin Shipley a dû revoir ses plans de carrière et il est désormais à la tête de la ferme familiale qu’on lui a légué. De sa productivité dépend le confort de sa mère, ainsi que de ses frères et sœurs, et en cette période où le travail est à son maximum, il ne s’attendait pas à ce qu’une grosse entreprise démarche les producteurs locaux pour un projet d’envergure. Pour sa plus grande surprise, ils ont missionné Audrey Kidder une jeune femme qu’il a rencontré durant ses études à l’université de Boston et avec qui il a partagé quelques instants torrides. Provenant de deux mondes différents ces deux personnages haut en couleur vont se redécouvrir, sans jamais tomber dans les clichés du campagnard et la citadine.

Amatrice de l’Amour est dans le pré, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Dans cette ferme du Vermont, notre agriculteur va se laisser apprivoiser par une charmante cuisinière et c’est l’intégralité de la famille qui va définitivement adopter la jolie bostonienne. J’ai apprécié le décor qui s’éloigne de la ville et on s’intéresse à un vrai problème de société entre les multinationales qui exploite les petits producteurs, c’est d’autant plus appréciable avec un récit réaliste et l’auteure n’a pas besoin d’une multitude de rebondissements pour convaincre.

On est face à deux personnages passionnés et finalement leur passion n’est pas si éloignée l’une de l’autre. On ressent beaucoup d’émotion lorsqu’ils se consacrent à leur activité et l’amour que met Audrey à cuisiner des produits frais est relativement attendrissant. Au premier abord quand on voit de quel milieu vient Audrey on pourrait avoir peur d’une héroïne snobinarde, mais on a un personnage crédible avec un passé qui a contribué à construire celle qu’elle est aujourd’hui. Débutante dans sa profession, il lui manque simplement la confiance en elle et l’entourage approprié pour mener son projet à son terme. Cette escapade dans le Vermont peut sembler être une catastrophe en devenir pour la jeune femme qui accumule les mauvais plans, mais au contact des producteurs locaux elle va s’épanouir avec des matières premières à portée de mains.

Autre avantage non négligeable de ce roman, notre personnage principal est craquant. A la tête de la ferme familiale, il est également devenu malgré lui le chef de famille et on voit à quel point il est prêt à tout pour ces proches. Depuis plusieurs années, il n’a pas hésité à se priver pour pouvoir assurer un avenir à ses frères et sœurs. Il garde un petit côté grincheux, mais c’est un personnage avec le cœur sur la main et il devient immédiatement sympathique. En plus d’être sexy, c’est un homme travailleur et malgré son côté un peu dur, on ne peut pas dire que ce soit un personnage méchant. L’alternance des points de vu est déterminant pour connaître le caractère de nos héros et après quelques chapitres, Griffin m’a attendri, car il est conscient du pouvoir d’Audrey sur lui.

Dès les premières pages la plume de Sarina Bowen fait des merveilles et l’univers qu’elle s’est construit apporte son lot de curiosité. Nous sommes dans un contexte assez précis, une entreprise familiale dirigée par des membres soudés et il est facile de s’attacher à des membres d’une même famille et en tant que lectrice ça rapproche des personnages. Sans oublier les personnages secondaires qui sont tout aussi intéressants, car chacun à ses secrets et le temps des révélations n’est pas encore arrivé. J’ai retrouvé l’envie de dévorer chaque chapitre et les difficultés à reposer mon roman durant la journée, l’alchimie du couple ne fait aucun doute et le plaisir de les voir succomber est à un son comble. Humour, amour et grand air, feront le bonheur des amateurs de romances.

Zane | Rachel Van Dyken (Famous Love #2)

Résumé :

« Cela faisait quatre jours que la musique me venait. Quatre journées fortes d’émotions que je ressentais pour la première fois en deux ans.
Le seul problème, c’était elle.
Tout bon artiste a sa muse. J’avais trouvé la mienne. Et je n’étais pas certain de vouloir la laisser partir. »
Zane « Saint » Andrews mène une vie de rêve. Chanteur de rock aussi talentueux que sexy, il est adulé par des milliers de fans. Pourtant, derrière la star sulfureuse se cache un homme sensible. Peinant à surmonter son anxiété, Zane se réfugie dans la tranquille ville de Seaside, où il espère trouver l’inspiration pour son prochain album. C’est alors qu’il rencontre Fallon. Cette jeune femme au caractère bien trempé le comprend comme personne. Et pour la première fois depuis des années, le chanteur se sent enfin lui-même. Mais leur relation ne tarde pas à mettre au jour des secrets susceptibles de détruire la réputation et la carrière de Zane…
Merci aux éditions Milady pour l’envoi de ce roman

On peut dire que Rachel Van Dyken a l’art du teasing, puisqu’elle a réussi à attirer mon attention sur un personnage qui n’était même pas le héros et passages en sa présence n’ont fait que renforcer mon envie. Ce tome est un mélange parfait d’humour et d’émotions. Zane est un personnage haut en couleur en société et une fois les premières révélations, difficile de ne pas éprouver de la sympathie pour ce héros pas comme les autres.

Le personnage de Zane est complexe, il est facile de se faire une idée de l’homme qu’il est et son côté insouciant ne fait qu’accentuer cette impression. Bien qu’il soit impulsif et parfois hors de contrôle c’est lorsqu’il est sous pression que son côté obscur refait surface. Tout le monde pense connaître Le Saint, chacun est prêt à tout pour l’approcher. Pourtant malgré son apparente désinvolture, son passé l’a profondément marqué et célébrité est un rappel constant de la souffrance qui l’habite. Cette fragilité en fait un personnage très touchant et bien que ses traits de caractère soient un peu poussés, Zane est un personnage qu’il est facile d’apprécier.

C’est également l’occasion de faire de nouvelles rencontres, Fallon est une héroïne profondément gentille et sa normalité, c’est ce qu’il fallait à notre héros qui n’avait jamais été approché sans arrière-pensée. Cette jeune femme, c’est une vraie bouffée d’air frais et malgré ses doutes, elle va s’avérer être d’un grand secours à Zane. Sa capacité à écouter les souffrances, va lui permettre d’être la seule à comprendre cet artiste torturé. J’ai ri à leur première rencontre, été touché par la naissance de leur amitié et conquise par la confiance qu’ils vont s’accorder. J’ai trouvé Fallon un peu cliché et on s’intéresse un peu trop à son physique, mais elle est touchante.

Nous avons une belle alchimie entre les personnages, Zane et Fallon vont développer un lien particulier qui va leur permettre de se comprendre mutuellement et surmonter les souffrances. Ce fût un plaisir de retrouver cette bande d’amis soudée et c’est tellement dommage de ne pas connaître leurs histoires respectives. Un peu déçu également concernant l’absence de traduction des chansons écrites par Zane, elles étaient le reflet des émotions de notre héros et j’ai eu du mal à saisir ces révélations à cœur ouvert. Les derniers chapitres réussissent encore une fois à mettre l’accent sur le personnage du troisième opus et c’est avec impatience que j’attendrais l’histoire de Will. Moment détente assurée et une auteure qui nous embarque dès les premières pages.

Retrouvez mon avis sur Lincoln # ICI

Larmes brûlantes | Pepper Winters (Monsters in the Dark #2)

Résumé :
« Il me caresse la joue. Cela aurait pu passer pour un geste tendre, mais avec Q, c’était toujours empreint d’une rage silencieuse. En frissonnant, je le regardai dans les yeux. Je me plongeai dans le coeur du monstre que j’avais choisi, au détriment d’un gentil garçon comme Brax. Là où Brax était le soleil, Q était le vide intersidéral. Un trou noir plein de mystères et d’univers cachés. Ai-je mis les pieds dans un monde de souffrance ? »
Tess appartient totalement à Q.
Q appartient éternellement à Tess.
Tout en cherchant à se venger des hommes qui ont vendu Tess, tous deux apprennent les limites de leur relation hors norme et ne se lassent pas des nuits aussi sensuelles qu’envoûtantes… jusqu’à ce que le malheur s’abatte une fois de plus sur Tess, mettant en péril leur folle passion et risquant de changer la jeune femme en un monstre tortionnaire. Q comprend très vite qu’il devra se sacrifier s’il veut sauver Tess d’elle-même.

Âmes sensibles, s’abstenir !

Je remercie les éditions Milady pour cet envoi.

Je me suis donné la nuit pour réfléchir aux réactions provoquées par cette lecture, et mes impressions sont toujours aussi difficiles à expliquer. On pourrait croire qu’après les évènements du tome précédent, la violence s’atténuerait un peu, mais dès les premiers chapitres le côté sombre du premier tome refait son apparition et notre couple n’a pas fini de nous étonner dans leurs explorations toujours plus intenses.

Ce tome permet de remettre les choses en place et malgré quelques scènes un peu pesantes, la culpabilité diminue considérablement de par l’apparition du consentement, ce qui est indispensable pour apprécier la construction de cette relation. J’ai déjà lu des Dark Romance et aucune ne se ressemblent, ici la souffrance est très présente et la brutalité des scènes érotiques rend difficiles la sympathique des personnages. Sans compter que le début étaient beaucoup trop basé sur les scènes de sexe et j’ai eu peur de me lasser face à leur exploration. Bien évidemment Pepper Winters continue de surprendre ses lecteurs en mettant de nouveau le malheur sur le chemin de Tess et Q. J’ai rarement vu une auteure malmener autant ses personnages et la noirceur qui s’en dégage va nous offrir un dénouement précieux et une redéfinition de la relation, qui va approfondir les sentiments.

Le tome précédent posait les bases d’une relation érotique intense et comme toutes Dark Romance qui se respecte, les sentiments amoureux sont bien souvent balayé par la souffrance et l’exploration de la douleur. Difficile de déceler les émotions liées à une romance, pourtant comme souvent le coté émotif finit toujours par faire son apparition. C’est le cas dans cette suite, la romance met du temps à voir le jour, mais les épreuves traversées va créer une nouvelle forme de relation. Certes la douleur et la souffrance est toujours présente, mais j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait. Encore une fois, nos héros vont affronter l’impassible et la récompense va mettre du temps à voir le jour, mais ce qui va naître de ces épreuves va consolider leur confiance et les montrer sous un jour nouveau. C’est d’ailleurs cet aspect plus humain qui les rend plus sympathiques.

On conserve une écriture addictive, mais le début enchaîne les scènes de sexe et personnellement j’ai trouvé que ça affectait le démarrage de l’intrigue et j’ai eu du mal à rentrer complètement dans l’histoire. Malgré tout, l’écriture est fluide et ça contre balance avec les répétitions, sans compter que je dois admettre qu’une fois le récit en route, on passe par un arc-en-ciel d’émotion et on souffre avec nos héros. Il est très appréciable de pouvoir avoir une alternance des points de vue, car ils subissent tous les deux à un degré différent. A toujours être dans les excès, il est parfois difficile d’apprécier tous les aspects de la personnalité de nos personnages, mais au contact de leurs vulnérabilités, on crée un lien avec les personnages et c’était à mon sens indispensable.

En bref, malgré quelques doutes, Pepper Winters réussit à attiser l’intérêt du lecteur jusqu’au dernier chapitre et pour mon plus grand plaisir l’addictivité est présente durant toute la lecture. J’émets quelques réticences concernant l’évolution future des personnages, car leurs traits de caractère sont parfois poussé à l’extrême, mais ça va de pair avec leur relation. Ils éprouvent une connexion d’une intensité difficile à décrire, mais qui accentue leur émotion et contribue à surenchérir dans les réactions. L’histoire n’est pas parfaite, mais une fois lancée dans l’histoire l’envie de poursuivre est plus forte que tout et bien évidemment il est impossible de ne pas satisfaire cette curiosité malsaine. Une bonne Dark Romance qui n’a pas fini de nous étonner.

Mon avis sur Larmes Amères #1 ICI