Secrets | Sarina Bowen (Le Grand Nord #3)

Résumé :

Avant, Lark n’avait peur de rien. Sa vie était une suite d’aventures, plus passionnantes les unes que les autres. Mais sa dernière virée par delà les mers fut celle de trop. À présent, ses nuits sont remplies de terreur.
Quand sa meilleure amie lui propose un séjour dans un verger contre son aide pour la vente de fruits au marché paysan, Lark saute sur l’occasion de passer l’automne dans le Vermont. Mais ses cauchemars persistent, quand elle choisit de se confier au résident le plus réservé de la ferme Shipley.
Zachariah est un survivant, lui-aussi. Cela fait quatre ans qu’il a quitté la secte polygame dans laquelle il a grandi. Il a trouvé la paix à la ferme Shipley, en cueillant des pommes et en réparant des machines agricoles. Mais être rejeté à l’âge de dix-neuf ans par sa propre famille laisse des traces, de surcroît dans un monde dont il ne connaît ni les moyens de communication ni les codes. En fait, il y a beaucoup de choses qu’il n’avait jamais faites.
Zach et Lark apprennent peu à peu à se faire confiance. Une nuit, ils se rapprochent même plus l’un de l’autre. Finiront-ils par se comprendre pour grandir et ne faire plus qu’un ensemble ? L’amour peut-il tout conquérir ?
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Je pense que pour beaucoup notre radar à books boy-friend s’est déclaré dès qu’on a fait la connaissance de Zach. Difficile de ne pas craquer pour ce personnage qui est le reflet de l’innocence, il a ce côté candide qui le rend adorable et pourtant il n’entre certainement pas de la friend zone. Les secrets c’est toujours ce qui attire le lecteur et malgré qu’on sache qu’il a été élevé différemment, on a envie de côtoyer Zach pour faire partie de sa vie. Après s’être éloigné du Vermont, on replonge la tête la première dans l’univers de la ferme Shipley.

Zachariah est en sécurité depuis quatre ans, et depuis qu’il a quitté le Ranch dans lequel il a grandi, il peut enfin dire qu’il a une famille. Après plusieurs années difficiles, la situation semble se stabiliser pour lui, même si certaines de ses craintes restent ancré dans son quotidien. L’arrivée d’une nouvelle pensionnaire Lark va lui faire découvrir une nouvelle façon d’aimer et malgré leur fragilité ils vont affronter ensemble leur démon.

Lark n’a jamais eu peur de rien, élevé au sein d’une famille de professeurs elle a toujours eu ce besoin de liberté. Alors qu’elle peut enfin vivre pleinement, l’impensable se produit et le retour à la réalité est semé d’embûches allant jusqu’à hanter ses nuits. Quand May Shipley lui propose de venir quelques semaines durant la saison de la cueillette pour se ressourcer, Lark y voit l’occasion de se mettre au vert et surtout de s’éloigner de l’agitation de Boston. Elle va trouver le soutien du plus réservé des habitants et Zach va se relever être un soutien précieux.

Zach a gardé des séquelles de son abandon, difficile d’accorder sa confiance lorsque sa famille le rejette, pourtant il s’est tissé un lien fort entre le jeune homme et Griffin Shipley, ainsi qu’avec sa famille qui le considère comme un membre à part entière, pourtant malgré cette complicité, les doutes ne s’effacent pas aussi simplement et l’ignorance de Zach sur certain sujet a beau être attendrissant, il n’en demeure pas moins mal à l’aise. C’est cette innocence qui en fait un personnage unique et bien que certaine question prête à sourire, personne ne devrait vivre ce qu’il a vécu. Cette fragilité a tout pour toucher en plein cœur et c’est le cœur débordant d’amour pour lui que je rédige cette chronique. Et ça fait un bien fou un personnage aussi beau à l’intérieur comme à l’extérieur.

Lark possède une tout autre fragilité, elle est marquée par une expérience traumatisante et bien qu’elle cherche à se persuader que tout va bien, les démons ne sont jamais bien loin lorsqu’elle ferme les yeux. Ce break c’est tout ce don elle a besoin et au contact d’une famille aimante, elle va tenter de penser ses blessures. Elle va pouvoir compter sur le timide Zach, prêt à tout pour effacer ce regard sombre. A deux, tout est plus simple, et l’amour va progressivement s’en mêler pour se révéler bien plus profonde qu’il n’y paraît.

Chaque tome mes yeux pétillent, et mon cœur rate quelques battements, à chaque lecture que je termine un volume de cette série avec les yeux rempli de joie, et les personnages sont toujours plus touchants, toujours plus élaborés. Zach monte haut la main à la première marche et son histoire en touchera plus d’un lecteur, Sarina Bowen arrive à nous toucher avec une histoire à la fois simple et émouvante. Tous les ingrédients sont réunis pour passer l’hiver dans le Vermont comme à la maison. Je suis absolument sous le charme.

Mon avis sur Amertume #1 ICI
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Invincible | Stuart Reardon & Jane Harvey-Berrick

Résumé :
Nick Renshaw est la pépite du rugby britannique. Malheureusement, il se blesse grièvement et sa carrière est menacée. Commence alors pour lui une descente aux enfers. Il se sent abandonné et trahi par ses proches, mais il veut se battre pour reprendre sa place. Le Dr Anna Scott est la seule personne qui peut aider Nick, elle a ses propres méthodes mais aussi ses lourds secrets. Quand le passé de Nick revient les hanter tous les deux, l’énigmatique docteur est plus vulnérable qu’elle n’y paraît.
Brisée et trahie, la lutte pour survivre semble intolérable. Quant à Nick, retrouvera-t-il le chemin des terrains ? Qui cédera, qui se relèvera… qui restera invaincu ?
Je remercie les éditions Hugo Roman pour cet envoi.

Je ne suis probablement pas la seule dans ce cas, mais la première chose qui m’a tapé dans l’oeil c’est sa couverture ou plutôt l’homme extrêmement sexy qui s’y trouve. Dis comme ça, ça fait très superficiel, pourtant il est difficile de ne pas avoir de regard sur ce corps de rêve, mais c’est les échos liés à sa co-autrice qui m’ont donné envie de découvrir ce duo et Stuart Reardon sr révèle être un auteur talentueux, au même titre que Jane Harvey-Berrick. Je réalise en écrivant cette chronique, que je n’ai pas lu le résumé avant de me laisser tenter par ce roman. J’ai toujours apprécié les histoires avec des sportifs, mais bien souvent il s’agit de sport tel que le football américain ou le base-ball, alors en tant que française j’ai apprécié pouvoir me retrouver dans un sport et indéniablement le sport est totalement maîtrisé par le co-auteur, puisqu’il s’agit de son sport : le rugby.

Je ne prête pas toujours attention aux dédicaces, mais certaines n’ont pas besoin de beaucoup de mots pour être émouvante. « A Emma, Sans toi il n’y aurait pas de happy end possible. Stu x », c’est le rêve de toute célibataire qui se respecte de vouloir un jour entendre une telle phrase. Bien évidemment, ça n’a fait qu’intensifier mon envie de découvrir ce que la plume d’un homme pouvait apporter à la New Romance. Certains d’entre vous auront peut-être différencier les deux auteurs, personnellement je me suis laissé porter par l’histoire sans vraiment analyser les différences de styles et malgré la narration qui maintient parfois à distance, l’histoire a tout pour plaire.

Nick Renshaw est à un tournant de sa carrière, sélectionner pour intégrer une prestigieuse équipe de première division il voit enfin son rêve se réaliser, pourtant lors de son dernier match l’impensable se produit et lorsqu’il constate la gravité de sa blessure, tout son avenir s’en voit menacé. Pour un sportif qui fait tout pour se maintenir à niveau, la blessure est la pire des punitions et en même temps l’occasion pour Nick de réévaluer ce qu’il a accompli. Après plusieurs semaines de convalescence, le terrain n’a jamais été aussi proche et malgré les difficultés il va se battre pour se sortir de l’enfer. Il va trouver un soutien inattendu auprès du Dr Anna Scott, malgré une approche inédite il va lui confier sa carrière, car elle est la seule qui puisse l’aider à se remettre de cette blessure. Il est rare qu’un personnage masculin affiche autant ses vulnérabilités, mais Nick se montre tel qu’il est et assume ses craintes, et ses pensées sont indispensables pour le comprendre.

Anna a dû se battre, d’abord contre les hommes de ce milieu qui ne lui font pas toujours confiance, ensuite contre les démons de son passé. Aujourd’hui fraîchement débarquée au Royaume Uni, elle est bien décidée à se construire un nom et elle va pouvoir compter sur des contacts pour décrocher un premier contrat. Nick est un patient fascinant et sa passion ne fait aucun doute, mais malgré les prémices d’une attirance, leur relation doit rester strictement professionnelle. La charmante docteur va mettre du temps avant de se dévoiler aux lecteurs et cette réserve n’enlève rien à sa détermination. L’histoire d’abord légère va progressivement dévoiler un aspect plus profond et j’étais loin d’imaginer les épreuves qu’ils allaient traverser, rendant le lecteur à fleur de peau.

J’ai retrouvé cette New Romance différente, notamment car l’histoire prend le temps de s’installer. On aborde relation d’abord professionnelle, puis au contact l’un de l’autre ils vont devenir amis et cette amitié va se poursuivre avec une sublime histoire d’amour. Cette évolution se fait dans la douceur et c’est ce qui contribue à s’attacher à eux, car au gré des embûches ils vont trouver ce qui leur manquait pour se sentir comblé. Habituée aux histoires parfois précipitées, on plonge ici dans une relation profonde où l’amour les rend plus forts.

Dans ce roman on aborde de nombreux sujets, et pas forcément de la manière dont on s’y attend. Tout débute par une blessure et la suite n’est qu’une série de conséquences. C’est l’histoire de deux vies brisées, qui vont assembler leurs fêlures et même si le chemin est long, le bonheur est à porter de main. J’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs à la moitié du livre, mais on prend une direction inattendue. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais je reste énervé par l’impact que tout ça, a sur Anna et qui finalement n’a pas tant de répercussion sur Nick. C’est probablement mon côté féministe qui cherche à s’exprimer, mais je trouve ça injuste ! Néanmoins, on n’enlèvera pas les émotions que j’ai éprouvées en lisant ce roman, le réalisme contribue à apprécier l’authenticité de la romance. Une très belle découverte, il me tarde de lire à nouveau ce duo à quatre mains.

Pennies | Pepper Winters (Dollars #1)

Résumé :

« — Tu m’es reconnaissante ? De t’avoir sauvée ? Eh bien, tu ne devrais pas. Je ne suis pas le héros dans cette histoire. Je suis un méchant de plus. Tu ferais mieux de t’en souvenir. »
Autrefois, quand j’avais dix-huit ans, j’étais étudiante en psychologie. Maintenant, je suis la propriété d’un homme. Volée et vendue, je suis couverte de bleus depuis le jour où mon monde a changé, il y a deux ans. Je souffre en silence, je brûle de retrouver ma liberté.
Et puis, il est arrivé. Elder Prest, le seul homme qui me regarde et qui me voit. Le seul qui soit plus cruel encore que mon maître. Il me veut pour des raisons que je ne comprends pas. Il me prend l’espace d’une nuit, puis il s’en va sans un regard en arrière. Jusqu’à ce qu’il revienne. Et que la vie devienne bien plus compliquée.
Merci Milady pour cet envoi.

Très bonne surprise en refermant cette sombre histoire qui aura mis jusqu’à la dernière page mes nerfs à rude épreuve. Dans sa précédente série « Monster in the Dark », j’avais apprécié le style de Pepper Winters, mais j’avais cette réserve par manque d’affectif entre les personnages, l’aspect Dark Romance était trop ancré dans la noirceur et pas assez dans l’émotion. Ici malgré le sujet très violent, l’alchimie entre les héros a immédiatement provoqué une réaction et même si « Pennies » ne révolutionne pas le genre, tout est réuni pour adhérer.

Elle n’avait que dix-huit quand un homme l’a enlevé et vendu. Aujourd’hui deux ans plus tard, elle s’est habituée à l’enfer sur terre et malgré les souffrances toujours plus importantes, elle conserve une force de caractère assez impressionnante. Son quotidien n’est que brutalité, pourtant elle parvient malgré tout à rester impassible et souffrir en silence. Ces pensées bien que sombres ne sont pas dénuées de tout espoir et c’est ce qui rend son personnage surprenant. La plupart de son corps est brisé et elle est parvenu à garder sa rage intacte sans que son esprit ne soit trop brisé. Et cette manière de gérer les souffrances qui en font une héroïne exceptionnelle.

L’arrivée d’Elder Prest dans son cauchemar va réévaluer les conditions de sa captivité et un simple regard va lui montrer la prestance de cet homme, bien plus puissant que son maître. Comme je le disais plus haut, l’alchimie est indéniablement forte et bien qu’aucun contact ne soit possible entre eux, un lien va les rapprocher malgré eux. Pourtant après deux ans, elle n’est plus la même et les traces de sa séquestration sont visibles sur son corps. Il est loin d’être un homme bon et il respire le danger, pourtant aucun comparatif n’est possible avec son geôlier. Il inquiétant et pourtant bien moins barbare que son maître, sa brusquerie s’apparente beaucoup plus à de l’inquiétude et on a une forme de respect pour cet homme mystérieux.

Ce roman est destiné à un public averti tant le sujet est difficile, mais les scènes violentes sont habilement menées puisque tout est suggéré à la manière d’un journal intime, sans jamais avoir le détail de la brutalité. C’est très subtil et l’imagination fait le reste. Sa rencontre avec Elder Prest va dans un sens chamboulé la vie qu’elle subit et même si l’histoire prend du temps avant de se mettre en place, on ressent le besoin de les voir ensemble.

On constate que Pepper Winters a une vraie sensibilité pour l’écriture de Dark Romance et avec cette nouvelle série elle parvient à véhiculer l’image monstrueuse de maître A. tout en préservant ses lecteurs des barbaries.  Les pensées de notre héroïne suffisent à faire froid dans le dos et même si Elder Prest n’est pas un ange, on voit parfaitement qu’il a des valeurs, et dans la suite on devrait continuer sur la Dark, tout en instaurant je l’espère une relation de confiance. Beaucoup d’interrogations demeurent sur l’avenir, mais comptez sur moi pour être là ! Bref vous l’aurez compris, cette nouvelle série me ravit et je suis réellement impatiente de découvrir ce que la suite nous réserve, car cette Dark Romance m’a vraiment beaucoup plu.

Ancrage | Sarina Bowen (Le Grand Nord #2)

Résumé :

Jude a tout perdu un jour de printemps, lorsqu’ au volant de sa voiture, il a percuté un pommier tuant un homme. Ancien détenu qui soigne sa toxicomanie, il n’a d’autre issue que de retourner dans sa ville de Colebury dans le Vermont, seul endroit où il peut trouver du travail.
Après une absence de trois ans, Sophie est stupéfaite de la réapparition de l’homme qui a tué son frère et brisé son coeur. Elle mesure aussi combien le voyou qui était amoureux d’elle a changé. Jamais il n’aurait fait du bénévolat dans les cuisines de l’église. Mais dans une petite ville où l’amour interdit est une loi en soi, personne ne tolérerait que Sophie et Jude se remettent ensemble, encore moins le père de Sophie qui se trouve être chef de la police.
Tout s’oppose à leur amour. Un amour impossible autorise-t-il l’espoir d’une seconde chance ? Une histoire sombre et déchirante qui vous brisera le cœur puis en recollera les morceaux
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Lorsqu’un premier opus parvient à nous faire éprouver des émotions quelle que soit la nature de celles-ci, c’est qu’il est temps de se procurer la suite. Jude est un personnage qui passe difficilement inaperçu dans le premier opus, alors bien évidemment on est nombreux à vouloir en savoir davantage sur ce personnage torturé et bien qu’on connaisse ses démons, ça n’en rend pas pour autant l’histoire plus facile. Alors qu’on avait découvert l’univers des producteurs, on s’éloigne complètement du précédent sujet et en compagnie de notre nous atterrissons dans sa ville de naissance où il espère se retourner avant de prendre le large pour se reconstruire.

Finalement son histoire n’a aucun secret pour nous, mais sa fragilité m’a poussé à m’attacher à ce héros au parcours difficile. Il y a trois ans et demi, sa conduite sous l’emprise de drogue l’a conduit en prison pour homicide. Comme nous l’apprenions dans le premier opus, Jude est désormais clean, et grâce à la famille Shipley il a réussi à prouver qu’il est capable de s’en sortir et les quelques semaines qu’il a passées dans la ferme de Griffin lui ont offert une seconde chance, ainsi qu’une famille d’adoption. Aujourd’hui il est de retour dans le seul endroit où il peut trouver du travail et tout dans cette ville lui rappelle le passé, ce qui rend le manque encore plus difficile à gérer. Et surtout à Colebury, il y a Sophie. L’amour de sa vie qu’il a perdue à jamais en tuant son frère.

Sophie a vu sa vie changer quand son petit ami à tuer son frère et par la même occasion son cœur s’est brisé, emportant avec lui tous ses rêves. Aujourd’hui, ses projets d’avenir sont loin et elle est toujours dans cette petite ville qu’elle rêvait de quitter. Elle est sur le point d’obtenir son diplôme et entre son travail à l’hôpital, elle participe au repas hebdomadaire de l’église. Elle n’aurait jamais pu imaginer que son ancien petit ami toxicomane viendrait apporter son aide pour le repas organisé par l’église. On ressent immédiatement cette tension et contre toute attente il n’y a aucune colère, seulement le regret de ne pas pouvoir être ensemble, car cet accident il a brisé plusieurs vies, mais l’une des choses la plus difficile fut de renoncer à cet amour. Dans une petite ville, personne n’accepterait qu’un tel couple puisse se reformer et ni Jude, ni Sophie n’a la prétention de croire qu’il pourrait se remettre ensemble. Pourtant, malgré la peur, le doute, les deux jeunes gens vont retrouver une part de la complicité qui leur avait tant manqué et le vide de leur cœur va progressivement se combler.

J’ai toujours plus de mal à apprécier une romance où les héros se connaissent, mais ici c’est un vrai cri du cœur. L’amour entre Jude et Sophie est tellement puissant que malgré la plus grande des souffrances, ils ne peuvent pas s’empêcher de vouloir être l’un avec l’autre, mais au delà de cette histoire d’amour interdite, c’est un vrai parcours du combattant pour Jude qui lutte chaque instant contre le manque et il est difficile de concevoir qu’après tout ce qui s’est passé ils puissent de nouveau s’afficher en public, surtout quand le père de Sophie est également le chef de la police. On est dans un roman où la reconstruction est primordiale, le drame n’a pas pu être évité et Jude est allé en prison, il cherche simplement à reprendre le cours de sa vie, sans minimiser la gravité de ses actes. Dans cette petite ville où tout le monde le connaît, il va néanmoins pouvoir compter sur de rare soutien, tel que père Peters ou bien la famille Shipley qui n’oublie pas son protégé, mais la relation qui m’a le plus touché c’est le lien qui s’est tissé entre Jude et Mey, on ressent la proximité et quand on connaît la solitude de notre héros, on savoure chaque instant amical. Et bien évidemment Sophie n’est pas en reste pour les marques d’affection.

Un tome qui m’a beaucoup touché et qui créer la surprise avec un thème beaucoup plus difficile à aborder que pouvait l’être le premier opus, l’addictivité n’est pas un sujet simple à traiter et Sarina Bowen retranscrit à merveille les difficultés liées au manque, mais également à la réinsertion après la prison. Jude est un personnage d’une rare vulnérabilité, sa vie ne sera plus jamais la même et tout n’est qu’une question de temps, celui nécessaire pour rendre le manque moins étouffant et également pour se rapproprier sa vie. Encore une fois, les émotions sont puissantes et j’ai trouvé cette suite plus profonde que le précédent, plus sombre également. Retrouver les personnages qu’on a côtoyés est un vrai bonheur et Zach continue de me taper dans l’oeil. Impatiente de faire sa connaissance de manière plus approfondie, ce personnage devrait nous réserver quelques surprises.

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King | T.M. Frazier (Kingdom #1)

Résumé :

King n’est pas vraiment le genre d’homme auprès de qui on cherche refuge. Chef d’un gang qui participe à toutes sortes de trafics, il a la surprise de trouver dans sa maison, lors d’une fête, une parfaite inconnue.
Elle se fait appeler Doe, un surnom car elle est amnésique et ne connaît pas sa vraie identité. Elle vit aussi dans la rue et risque que sa vie quotidiennement. Comme ce jour où elle s’introduit chez King. A ses risques et périls.
Malgré tout, elle est attirée par King comme un papillon par une flamme. Si c’est un homme brutal, violent d’habitude, il est aussi touché par Doe et son histoire. Mais qui est Doe exactement ? Son passé ne risque-t-il pas de ressurgir un jour ? King prend un risque s’il s’attache à elle mais n’est-il pas déjà trop tard ?
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Une lecture qui me laisse un sentiment difficile à expliquer, c’est à la fois entraînant et bancal. J’ai un faible pour les héroïnes cabossées et cette histoire m’a rapidement intrigué, le roman dans son ensemble réussit à susciter l’envie et la curiosité est bel et bien présente. Seulement plus j’y réfléchis et plus je trouve l’histoire un peu faible, l’intrigue peine à décoller et malgré une écriture qui m’a immédiatement plu, je conserve un sentiment mitigé sur les décisions des personnages. Je vais tenter de mettre de l’ordre dans mes pensées, car j’ai du mal à comprendre moi-même pourquoi ça n’a pas totalement pris et qu’en même temps je lirai la suite.

Doe notre héroïne a la particularité d’être amnésique, elle ne connaît ni son âge, ni son nom et tout ce qu’elle sait, c’est que personne ne semble se soucier de sa disparition. Vivant dans une situation compliquée, la jeune femme n’a pas d’autre solution que de vivre dans la rue et aujourd’hui après un énième jour avec le ventre vide, elle se sent suffisamment désespérée pour s’introduire à une fête organisée par le dangereux King. Le plan a beau être dégradant, il est simple : trouver un homme qui veuille prendre soin d’elle, quitte à faire des choses honteuse. Tout sauf cette faim qui lui vrille l’estomac. Seulement sur place, la situation va dégénérer et la jeune femme n’a pas d’autres solutions que de rester pour régler une dette qu’elle ne s’attendait pas à devoir encaisser.

King n’est pas ce qu’on appellerait un homme honnête, mais comme une phrase dans le roman retranscrit parfaitement l’image que l’auteure veut donner à son personnage : « Le fait d’être un voyou ne l’empêche en rien d’être un homme admirable. » A la tête de trafics de drogue, il n’en est pas mauvais pour autant. Ce côté de l’histoire change un peu du côté propre qu’on peut avoir l’habitude de lire. Tout n’est pas lisse et nos héros sont prêts à tout pour s’éloigner de leur famille toxique. En compagnie de Preppy son ami de toujours, il va se créer un business qui fonctionne et profiter de la vie. Sa rencontre avec Doe, va se produire à un moment compliqué de la vie de King et cette innocence qu’il voit en elle va le conduire à sa perte. Tantôt colérique, tantôt bienveillant notre héros va nous faire passer par toutes les émotions et c’est parfois difficile de le suivre dans ses réactions.

J’ai trouvé ce roman différent des autres New Romance, une note de l’éditeur met d’ailleurs en garde concernant certaines scènes. Ce n’est pas tant que l’histoire ait pu me choquer, finalement mise à part un langage un peu cru et un milieu où drogue, alcool et sexe coulent à flots, on a une romance avec des côtés touchants. Seulement, la manière dont évolue la relation fait un peu girouette et ça manque parfois d’émotions sincères. Je n’ai pas trouvé ce que j’attendais de ce roman et le fait que l’histoire aille un peu dans tous les sens ça a perturbé ma lecture. Et pourtant je n’irai pas jusqu’à dire que je n’ai pas apprécié, car il y a de bons éléments du côté des personnages, mais les thèmes évoqués sont pratiquement tous survolés et ça manque de profondeur. L’amnésie n’est qu’un prétexte et le trafic de drogue n’est pas totalement exploité, on est dans un milieu sombre et on n’y entre pas vraiment, sauf pour instaurer un rebondissement qui sert à introduire autre chose.

Le plus dur finalement c’est retranscrire un sentiment que je peine moi-même à exprimer. Il est indéniable que cette lecture m’a perturbé, car assez froid et en même temps j’apprécie une part de l’intrigue qui n’a pas que des mauvais côtés. Plusieurs facteurs peuvent expliquer mon ressenti tellement mitigé, notamment le fameux mauvais moment ou tout simplement que ça n’a pas fonctionné. Le plus déroutant c’est que je l’ai lu en quelques heures, donc ce n’est pas la plume qui m’a dérangé. Après il arrive que sans explication un élément fasse que ça ne colle pas, j’espère simplement que ce n’est pas les prémices d’une panne de lecture. En tant que lecture, je suis impatiente de pouvoir en discuter avec les futur(e)s lecteurs/lectrices pour avoir leur propre avis. Je suis peut-être partagée, mais je lirai la suite pour me faire un avis définitif sur cette série.