Ravage | Tillie Cole (Les Écorchés #3)

Résumé :
« Je serrai les dents pour me retenir de hurler. Je me cambrai et raidis les doigts et les orteils, mais sans jamais quitter des yeux l’homme qui se tenait devant moi. L’homme qui était revenu aujourd’hui, avec ses yeux bleus et perçants qui remplaçaient les pupilles noires et dilatées de la veille. Ils étaient d’une beauté trompeuse chez un homme aussi cruel. »
Dans son enfance, Zoya Kostava a échappé de peu à l’assaut qui a tué toute sa famille. Désormais âgée de vingt-cinq ans, elle vit cachée de tous jusqu’au jour où elle apprend que son frère a survécu lui aussi… et qu’il habite chez leur pire ennemi, le parrain de la Bratva russe. Zoya risque sa sécurité et son anonymat pour retrouver son frère, mais elle se fait capturer par un homme aussi beau que brutal qui la captive et la terrorise. En lui, elle devine une âme aussi perdue que la sienne. Parviendront-ils à se sauver mutuellement… et à survivre aux guerres de clans ?
                                                                                La rencontre de Roméo et Juliette et du Parrain.
Ce roman est le deuxième tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers
Merci aux éditions Milady pour cet envoi – Date de sortie : 21 février 2018.

Il m’aura fallu la nuit pour mettre des mots sur mon ressenti, ce tome est dans la lignée des précédents et la fluidité du récit ne fait aucun doute. Dès les premières pages je l’ai senti plus sombre que les précédents et malgré un attachement pour ces personnages torturés, ce tome n’est celui qui m’a fait vivre le plus d’émotions. Cette série est à la limite de la Dark Romance et bien que les tomes précédents, m’ait toujours mis le doute, celui-ci est définitivement sombre et la romance va naître dans la souffrance. En soi l’intrigue est toujours aussi captivante et ce fût un plaisir de poursuivre cette série, seulement concernant la romance il m’a manqué quelque chose.

Zoya Kostava a fait une apparition fracassante dans le tome précédent et son histoire à travers les yeux de son frère avait été vrai déchirement. Aujourd’hui après le massacre de sa famille, la jeune femme a été recueilli par un fidèle de son père, mais vit désormais cachée pour fuir ses ennemis qui souhaitent finir le travail en tuant la jeune femme. Depuis la mort sa famille, Zoya a toujours vécu sa vie en solitaire, alors lorsqu’elle apprend que son frère Zaal a survécu c’est un soulagement, seulement en découvrant qu’il s’est fiancé à la fille de son ennemi, elle ne sait plus quoi penser. Risquant son anonymat, la jeune femme décide de sortir de sa cachette et se présente au domicile de son pire ennemi, seulement en chemin elle se fait capturer par 194, un homme sombre et torturé.

Va s’ensuivre plusieurs scènes où les lecteurs vont devoir s’accrocher, car 194 est entraîné pour obtenir des réponses. Grâce à l’alternance des points de vue, nous allons rapidement réaliser que notre héros ne fait que répondre aux ordres, lui qui n’a jamais rien connu d’autres et surtout malgré la répugnance de ses actes, il possède une motivation que ses prédécesseurs n’avaient pas, faisant de lui un redoutable ennemi. J’ai apprécié la remise en question de ce héros, le trouble qui l’habite lorsqu’il questionne Zoya est indéniable et il a du mal à gérer la proximité avec son otage. Jusqu’ici la beauté physique avait toujours été un facteur déterminant, ici notre personnage masculin est présenté comme un monstre tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pourtant pour Zoya son âme est aussi torturé que la sienne et sa méchanceté seulement motivée par un besoin d’amour.

Zoya est un personnage attendrissant et malgré les souffrances elle va garder espoir pour un homme qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle devine à travers un regard fascinant. Nos personnages n’ont pas été élevé dans le même milieu, mais les similitudes ne font aucun doute et on comprend qu’ils puissent être attirés l’un par l’autre, seulement le contexte de leur rencontre est troublant. J’ai déjà lu plusieurs Dark Romance et ce n’est pas ce qui m’a dérangé dans ce récit, selon moi la romance manque d’émotions et j’ai eu du mal à percevoir la connexion entre Zoya et 194. On est dans une situation de captivité et le lieu n’est pas propice à la naissance d’une romance, pourtant cela aurait pu fonctionner si les sentiments apparaissaient de manière progressive, ici tout va un peu trop vite. Malgré tout, j’ai trouvé le parcours de nos héros touchants et je suis heureuse qu’ils se soient trouvé.

En bref, un tome qui baisse légèrement d’un cran et malgré une intrigue forte, j’ai été plus captivé par des éléments du second plan que par le récit principal. L’intrigue est bien construite et l’horreur se poursuit dans ce tome, mais on peut compter sur un clan soudé dirigé par Luka et Zaal pour prendre les choses en mains. Un personnage-clé dans cette histoire m’a complètement bouleversé et je n’avais en tête que le mantra « pourvu que ce soit le prochain, pourvu que ce soit le prochain. », pour le coup mon radar ne m’a pas trompé. Aucune date n’est annoncée pour la publication du 4ème opus et je ne vous cache pas je hurle intérieurement face à l’attente !

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Tourmente | Tillie Cole (Les Écorchés #2)

Résumé :
Constamment drogué par son maître, 221 tue avec une efficacité redoutable. Il est l’atout majeur qui permet de faire fructifier les affaires du parrain de la mafia géorgienne de New York. Jusqu’au jour où il est capturé par le clan adverse. Captif, il rencontre Talia Tolstaia, la fille d’un parrain russe. D’abord attendrie par ce colosse puis fascinée, elle décèle en lui bien plus qu’une machine à tuer et se donne pour mission de le faire s’ouvrir à la vie et à ses plaisirs… Mais la famille de la jeune femme la laissera-t-elle convoler avec leur ennemi de toujours ?
Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Je pensais tout savoir sur cette mafia qui n’a aucune limite, ce tome va continuer de nous faire froid dans le dos avec une histoire qui bien que différente du précédent opus, continue de nous briser le cœur. Nous sommes face à de nouvelles atrocités et bien que 221 soit animé par la rage qui lui permet d’être un redoutable tueur. Il est capturé par la mafia de New York avec à sa tête un Luka plus remontée que jamais pour venger son ami disparu.

Au cours de sa captivité 221 va faire la connaissance de Talia Tolstaia, fille d’un parrain russe elle a toujours été mise en garde par ce milieu où elle a grandi et pourtant face à la détresse de ce prisonnier elle va oublier qu’ils appartiennent tous les deux à deux clans ennemis. D’abord réticente à s’approcher, Talia va progressivement se rapprocher de son prisonnier et un lien fragile va se tisser entre eux. Au fil des jours, malgré sa culpabilité, la jeune femme va prendre soin de cet homme brisé et lui rendre cette liberté qui lui a tant manqué.

Je pensais difficilement que cette suite aurait un écho en moi, le prologue pose les bases d’une histoire difficile et sombre, à la limite du supportable. Quant à 221, on est rapidement interpellé sur sa capacité à conserver une part d’humanité, tant d’années à éprouver autant de colère n’est pas sain et ces sévices l’ont irrémédiablement conditionné. Un tel comportement m’a posé question sur mon degré d’attachement et ce n’est que progressivement que j’ai réalisé qu’il avait tout à apprendre. Lorsque Talia est à proximité, il est d’abord méfiant, puis progressivement les premiers liens vont créer une connexion très forte. De la plus terrible des histoires, va naître la plus belle, la plus tendre et la plus douce des romances. Tous les éléments indispensables pour me faire chavirer et les scènes entre nos amoureux vont être à la fois terribles et émouvantes.

Du côté de Talia, on lui a toujours dicté sa conduite et elle supporte de moins en moins ce décor sombre qui a bercé son enfance. Après avoir obtenu l’autorisation de s’éloigner quelque temps de New York, la jeune femme ne va pas pouvoir s’évader comme elle le souhaitait car son frère va débarquer avec un prisonnier qu’elle n’a pas du tout envie de supporter. Elle sait les limites à ne pas dépasser et être en contact avec 221 est inimaginable, pourtant la curiosité va la pousser à s’intéresser à son invité et s’occuper de lui va devenir plus fort que tout, malgré l’interdit. Animée par un désir d’amour, la jeune femme va se laisser complètement porter par ses sentiments.

En bref, un second tome absolument bouleversant qui nous montre la lumière après des années de ténèbres. Je vous recommande cette lecture si vous êtes un lecteur averti, habituée à ce genre de récit dark, les nombreuses scènes de violences physiques et verbales sont parfois difficiles à supporter, mais malgré cette noirceur qui se dégage du récit, j’ai apprécié l’espoir qui naît dans le cœur de nos héros. Un tome qui m’aura complètement rendu accro à ma lecture et c’est avec une grande impatience que j’attends d’avoir la suite entre les mains.

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A la poursuite du soleil | Karina Halle

Résumé :
Après un voyage de six mois à travers le monde, Amber, qui n’a plus de quoi se payer un billet retour vers la Californie, fait une halte à Positano, puis à Capri sur la côte Almafitaine, où elle va croiser la route d’un bad boy, en mode Latin lover.
Il est temps pour Amber MacLean – 24 ans – de prendre les bonnes décisions. Après six mois de voyage- sac à dos à travers la Nouvelle Zélande, l’Australie et l’Asie du Sud-Est, la voici en Méditerranée, fauchée, sans même avoir de quoi payer un billet retour pour la Californie. Il y a pire dans la vie que de se retrouver coincé en Italie du sud, au bord d’un littoral magnifique. Malheureusement, le seul travail qu’Amber trouve consiste à enseigner l’anglais à deux morveux.
Et ce qui ne lui facilite pas la tâche, c’est que les deux enfants sont sous la garde de leur ténébreux grand frère, l’ancien pilote de moto Desiderio Larosa. Sexy et mystérieux, Derio ne cesse de tester la patience d’Amber – sans parler de ses hormones.
Une fois devenue nounou à plein temps dans la vieille villa, la jeune fille se sent de plus en plus attirée par ce solitaire énigmatique. La voilà bientôt tiraillée entre une vie tranquille et sécurisante aux Etats-Unis et les mystères du coeur si secret de Derio.
Sous le soleil de Capri, la passion va crescendo. Mais Amber parviendra-t-elle à percer le mystère de Derio, son ténébreux italien ?
Je remercie mon partenaire Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman.

Voyager. C’est le maître mot de ce roman et comme pour Entre Ciel et Mer, cette liberté qui habite les personnages est tout ce dont j’avais besoin pour rêver les yeux ouverts. Après avoir lu ces deux romans, je me sens admirative de ces personnages qui ont tout quitté sur un coup de tête pour refaire leur vie dans un pays qui n’est pas le leur. J’ai toujours apprécié voyager et reprendre sa vie ailleurs semble tellement inaccessible pour moi, que j’ai voyagé par procuration en plein cœur de l’Italie et avec le plus séduisant des guides.

Amber est un personnage que nous avions déjà rencontré dans Entre Ciel et Mer, mais la lecture de ce roman ne nécessite pas d’avoir lu le roman qui n’affecte en rien la compréhension. J’avais connaissance de l’identité de l’héroïne, mais je reste assez surprise de son évolution qui s’éloigne un peu de l’idée que je m’étais fait d’elle pendant son road-trip précédent. Aujourd’hui la jeune femme doit se rendre à l’évidence, après 6 mois à voyager avec son sac sur le dos, ses finances sont arrivées au point de non-retour et trouver un travail devient primordiale si elle veut pouvoir se payer un billet de retour pour sa Californie natale.

N’ayant aucune piste et complètement désespérée Amber accepte d’enseigner l’anglais à deux enfants d’une riche famille, mais Desiderio Larosa le grand frère, va venir troubler son quotidien à la villa. Étant de nature plutôt curieuse, Amber va progressivement s’immiscer dans cette famille et mettre en lumière les dysfonctionnements.

Amber est la force de ce roman et ses décisions qui pourrait paraître irréfléchi son simplement une volonté de trouver sa place en voyageant. Sa situation personnelle n’est pas forcément la meilleure et en Amérique elle n’a pas trouvé la place qu’elle occupe à Capri. A travers les yeux d’une novice nous allons visiter une ville magnifique et mon imagination a encore une fois très bien travaillée, visualisant sans mal les paysages tous plus beaux les uns que les autres. Sans oublier bien sûr la naissance d’une romance superbe et qui m’a fait briller les yeux et le cœur.

Je dois dire que l’idée de départ est plutôt attirante, bien que satisfaite de ma lecture ce n’est pas totalement ce que j’attendais. Notamment le fait que les enfants soient en retrait et pas moteur de l’histoire. Leur rôle sur l’histoire est trop dans l’évocation et ça ne met pas en valeur Derio, car bien qu’il soit un amant attentionné et que le charme italien opère à cent pour cent, il renvoie une image négative de par son comportement parfois égoïste. Pourtant c’est difficile de ne pas l’apprécier, car son traumatisme est présent dans ses réactions et le mystère qui l’entoure nous force à poursuivre pour obtenir des réponses, mais je n’adhère pas à toutes ses décisions.

En bref, une histoire de voyage comme je les aime. Si vous avez lu Entre Ciel et Mer ce roman est dans la même lignée avec un peu moins de description pour ceux qui auraient été perturbé, mais si comme moi, l’aura de voyage vous avez conquise ce roman sera encore meilleur. La fin aurait peut-être nécessité un peu plus de profondeur et pour le coup, l’image du héros en a pris un coup, mais dans mon esprit la magie opère. J’ai savouré cette liberté pendant quelques pages et apprécié la passion évidente de Karina Halle pour la découverte d’un ailleurs.

Retrouvez mon avis sur Entre Ciel et Mer ICI

 

 

Ruine | Tillie Cole (Les Écorchés #1)

Résumé :

Kisa est la fille du chef de la mafia russe de New York qui tient le Donjon – un ring clandestin – et la fiancée d’Alik, un tueur endurci. Un jour, elle croise par hasard un sans-abris couvert de tatouages et de cicatrices qui éveille en elle des sentiments inconnus. Quelque temps plus tard, elle le revoit en train de combattre au Donjon. Alors qu’il sème la peur et la mort sur son passage, Kisa brûle de désir pour cet homme que tout le monde appelle Ruine. Mais celui-ci poursuit un but ignoré de tous : il recherche celui qui lui a volé sa vie et souhaite enfin assouvir sa vengeance qu’il attend depuis de trop longues années…

Tillie Cole est devenue l’une de mes auteures de cœur, l’annonce de cette nouvelle série à paraître chez les Éditions Milady m’a immédiatement intriguée et il fallait absolument que je me procure ce premier opus. Une fois entre mes mains, les pages ont défilé et j’ai retrouvé ce style particulier qui arrive toujours à répondre à mes envies. Petite mise en garde sur le contenu particulièrement obscur et qui pourrait mettre mal à l’aise ceux qui s’attendent à une romance New Adult classique. De mon côté, à la lecture du résumé je m’attendais à être bousculé et c’est avec beaucoup d’intensité que j’ai plongée sans ménagement dans cette histoire.

Kisa est la fille du chef de la mafia russe de New York et la fiancée d’Alik son homme de main. Habituée à côtoyer la mort, elle n’est pas effrayé par cet univers qu’elle connaît depuis son enfance, mais sous la poigne de fer de celui qui va devenir son mari, elle suffoque face aux obligations que celui-ci lui impose et son entourage assiste à son effacement. Obligée de supporter sa possessivité, sa jalousie et ses crises de colère Kisa est la seule qui l’apaise et la jeune femme est résignée à son sort, elle profite cependant de ces rares instants de liberté après du père Kruschev. Un soir, alors qu’elle s’occupe de la distribution auprès des sans-abri elle rencontre un sans-abri qui l’intrigue et elle éprouve immédiatement quelque chose d’inexplicable en sa compagnie. Contre toute attente, elle le retrouve quelques jours plus tard au Donjon, un club de fighter clandestin qu’elle dirige pour son père.

Tout le monde l’appelle Ruine parce qu’il sème la mort sur son passage, son unique but est d’assouvir sa vengeance et personne ne connaît les réelles intentions de ce combattant qui  vient de rejoindre le Donjon. Sa rage et sa détermination le propulsent rapidement parmi les favoris et vous aurez peut-être du mal à me croire, mais malgré la violence, le sang et les coups, Tillie Cole nous offre une sublime histoire d’amour interdite. Notre héros est unique et son histoire d’une violence inouïe à forger une attitude dure, alors que personne ne peut l’approcher et qu’il fuit le contact des autres, seule Kisa va réussir à s’approcher pour le faire baisser sa garde et découvrir son secret.

J’ai déjà lu quelques romans qui abordent la mafia et jusqu’ici je n’avais jamais été confronté à une notion de famille aussi importante. Certes ce sont des criminelles et le business est loin d’être honnête, mais ils se protègent les uns et les autres et personne ne peut s’en prendre à leur clan sans en subir les conséquences. Les trois dirigeants ont élevé leurs enfants dans la complicité et ils ont grandi comme une grande famille, alors le mariage entre Kisa et Alik douze ans plus tard est une évidence pour réunir cette grande famille. Ce n’est pas forcément le mariage dont aurait pu rêver Kisa, mais ce sont les règles et elle sait qu’Alik l’aime à sa manière. L’arrivée de Ruine va venir la troubler alors qu’elle sait pertinemment que l’amour lui est impossible, mais c’est inexplicable.

Je me m’attendais pas à être autant embarquée par cette histoire, l’univers est bien construit et les personnages ont tous un rôle bien défini. Certains pourraient trouver le récit prévisible, mais de mon côté l’anticipation ne m’a pas empêché d’éprouver un milliard d’émotions, à commencer par une extrême empathie pour Ruine, que vous allez découvrir et aimer sans modération. Et bien évidemment certaines scènes sont tellement intenses qu’elles laissent des séquelles aux lecteurs. C’est avec force et détermination, qu’ils vont se laisser guider l’un vers l’autre, comme si les Dieux étaient à l’origine de leur rencontre. On est face à une histoire de reconstruction où l’amour est la solution aux souffrances de nos personnages principaux. Encore une fois Tillie Cole sort son lectorat de sa zone de confort. Néanmoins, attention la lecture de ce roman est réservé à un public averti.

The Gravity of Us | Brittainy C. Cherry (The Elements #4)

Cette série à l’incroyable capacité de me laisser sans voix, c’est assez incroyable d’embarquer son lecteur dans une histoire différente tout en conservant des émotions tellement fortes que j’en perds mon vocabulaire. Je pense qu’on est nombreux à avoir attendu le moment de pouvoir enfin découvrir ce dernier opus et en même temps, c’est avec une certaine nostalgie que j’ai terminé ce roman. Difficile de trouver le juste milieu entre le besoin de lire et la raison qui voudrait qu’on savoure l’ultime opus. Encore une fois, un tome incomparable avec cette facilité à se renouveler dans un environnement différent et bien évidemment la force de ce roman est lié aux personnages.

J’ai rarement vu des héros qui soit autant incomparable et pourtant c’est indéniable, l’histoire fonctionne totalement. Lucy n’avait que 18 ans lorsqu’elle a perdu sa mère, la laissant seule avec ses deux sœurs aînées. Bien que cette perte marque la plus dure épreuve de la vie de la jeune femme, plusieurs années plus tard c’est une jeune femme d’une incroyable gentillesse et épanouie que nous retrouvons. Bien que la vie n’ait pas toujours été joyeuse, la jeune femme a réussi à garder un cœur pur, elle vit chaque émotion à cent pour cent et cette douceur est tellement appréciable que je n’ai pu qu’apprécier la beauté de ce personnage et la douceur de ses mots.

Lucy n’avait pour ainsi dire aucune raison de rencontrer Graham et puis j’aime me dire qu’un petit coup de pouce de destin a contribué à cette rencontre. Il est rigide, ne veut rien ressentir et il est habité par la colère. Ils sont totalement différents, se supporte à peine, ne se comprenne pas, mais pourtant cette rencontre inattendue va marquer une histoire absolument bouleversante. Pour la première fois depuis bien longtemps, le résumé conserve une part de mystère et je dois dire que c’est appréciable de ne pas pouvoir anticiper la direction que va prendre l’histoire. Des hypothèses vont évidemment faire leur apparition, certaines se réaliseront, mais aucune hypothèse ne retranscrit la puissance des émotions qui m’a traversé lorsque les mots ont dansé devant mes yeux et mon cœur bondit dans ma poitrine. C’est indescriptible la manière dont Brittainy C. Cherry arrive toujours à trouver les mots justes, des phrases m’ont transpercé avec une telle force que j’en ai parfois eu les larmes aux yeux.

Dès le début on voit bien que les caractères sont totalement opposés et malgré tout, ils vont s’accepter l’un et l’autre. L’histoire se déroule avec une telle douceur que c’est comme si les choses étaient écrites et que leur rencontre était ce qu’il méritait. J’ai beaucoup aimé le message positif que renvoi cette lecture Lucy voit toujours le bon côté des choses et son optimiste est sa force et on peut dire qu’elle va en avoir besoin pour garder le sourire quand on se heurte à Graham. C’est un personnage assez difficile à aimer au début et il aura fallu du temps pour qu’il se laisse approcher, il va longtemps conserver sa garde et empêcher quiconque de l’atteindre, pourtant au fil des pages on découvre un homme bon qui a souffert, alors préparez-vous parce que lorsqu’il va montrer celui qu’il est vraiment vous allez succomber. Quand Graham Russell aime, il ne fait pas les choses à moitié.

Mon avis sur The Air He Breathes #1 ICI
Mon avis sur The Fire #2 ICI
Mon avis sur The Silent Waterx #3 ICI