The Catch | K. Bromberg (#2)

Résumé :

Après un retournement de situation inattendu, le joueur de baseball vedette Easton Wylder en vient à douter de la loyauté de tous les membres de son entourage. Même de celle de Scout Dalton, la femme qui partage sa vie.
Mais si Easton pensait qu’un déracinement dans un lieu improbable serait le seul défi que la vie lui réservait, il se trompait du tout au tout. Avec une épaule blessée et une carrière sur la touche, sa brusque décision de tout changer le conduit à douter de tout – de l’amour de Scout, de la loyauté des membres de sa famille et de sa propre capacité à affronter un obstacle qu’il n’a jamais réussi à surmonter jusque -là. Un secret qu’il n’a jamais partagé avec personne.
Acculé à ses limites il n’en demeure pas moins déterminé à prouver sa valeur quoi qu’il lui en coûte. K. Bromberg est passée maître dans l’art de faire monter la tension » Katy Evans, auteur de bestsellers du New York Times.
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

A la fin de The Player, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que la suite porterait également sur Scout et Easton. Il y a toujours une pointe d’inquiétude quand une suite est en jeu, mais quand il s’agit de K. Bromberg elles sont balayées d’une traite, surtout quand on voit que cette suite garde quelques secrets.

On replonge au cœur de la tourmente dès le premier chapitre et une bombe est lancée sans qu’on comprenne ce qui a pu se passer pour que tout dérape. Scout va devoir faire des choix déterminants et ses décisions vont affecter sa relation avec Easton, ainsi que leur carrière. Alors que dans le premier tome, les démons de Scout étaient au centre de l’intrigue et ces problèmes relationnels en train d’être surmonté grâce aux attentions d‘Easton. J’attendais beaucoup de cette suite, notamment du côté de Scout qui avait tellement du mal à accorder sa confiance qu’il fallait une réelle évolution. Dans cette suite, Easton est au cœur de la tourmente et sa vie va prendre un tournant, difficile d’évaluer à qui on peut faire confiance quand son monde s’écroule.

Easton va se montrer sous un jour plus vulnérable, lui qui était un rock pour Scout va à son tour sombrer dans l’incertitude. Tout ce qu’il a toujours connu et son équipe depuis ses débuts vont subitement prendre une nouvelle direction. Les obstacles vont se dresser devant lui et la situation va devenir plus difficile à gérer pour lui, on le découvre fragilisé par ses secrets et ses peurs vont elle aussi s’immiscer dans son esprit. Cet opus m’a touché, car Easton vit des moments difficiles et les révélations n’ont fait que m’attendrir. Quelques indices sont éparpillés dans l’intrigue, mais la révélation fait l’effet d’une bombe et ne laissera personne indifférent.

K. Bromberg réussi encore une fois à nous présenter un héros avec ses failles et cette vulnérabilité assumée pour ses personnages masculins montre l’étendue de son talent. Il y a toujours cette émotion qui agit immédiatement sur le lecteur et on ne peut qu’apprécier la romance tant les personnages sont attachants. L’intensité de la relation, la passion qui unit les héros n’y est pas pour rien, on s’identifie sans mal à cette histoire d’amour, car les épreuves traversées ne vont faire que renforcer la solidité du couple, et consolider la complicité. On frôle le coup de cœur avec ces deux tomes, l’histoire réunit tous les ingrédients pour avoir la romance idéale. L’univers du base-ball est captivant et les personnages nous font passer du rire aux larmes, avec une bonne dose de sexytude.

Mon avis sur The Player #1 ICI
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The Player | K. Bromberg (#1)

Résumé :
Easton Wilder, est le lanceur vedette de la MLB. Beau, charmeur, il va et vient à son aise sur le terrain. Victime d’une blessure susceptible de mettre un terme à sa carrière, il a besoin des services du meilleur entraîneur qu’on puisse trouver. Malheureusement ce dernier envoie sa fille à sa place. Scout est bien déterminée à se montrer à la hauteur de la réputation de son père (personne ne sait que celui-ci est gravement malade et n’a plus que quelques mois à vivre). Assurer la rééducation d’Easton Wylder est pour elle la voie royale pour honorer cette promesse. Mais, ce que redoutent par dessus tout Easton et Scout, c’est de tomber amoureux. Alors quand l’étincelle se sera produite, quand les limites seront franchies, pourront-ils résister au feu de la passion ou l’un des deux voudra t-il s’en affranchir pour s’y consumer ? Le Cliffhangher, de la fin du tome 1, pousse forcément à vouloir lire le second volume.
Je remercie les éditions Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman.

Tout débute par une envie, ici la simple mention de son auteure a suffi à attirer mon attention. Je suis inconditionnellement sous le charme des personnages de K. Bromberg, on arrive toujours à avoir le parfait équilibre entre l’humour et les émotions tellement intenses, qu’elle pourrait me faire pleurer de compassion. Quelques chapitres et la magie opère toujours de la même manière, le monde autour s’évanouit et les mots enveloppent mon cœur, c’est toujours un magnifique voyage et cette histoire m’a surprise d’une belle manière.

Easton Wilder est le lanceur chouchou de la Major League Baseball, ses statistiques en font l’un des meilleurs lanceurs de sa génération et ce sport c’est sa vraie passion, alors lorsqu’une blessure un peu trop longue à guérir l’empêche de réintégrer son équipe, son club fait appel au meilleur préparateur qu’on puisse trouver pour l’aider à retrouver sa condition. Malheureusement, il déchante en découvrant une jeune femme qui n’est autre que sa fille et baisser sa garde va s’avérer lorsqu’on doit confier son avenir à une inconnue. Scout de son côté est prête à tout pour montrer sa valeur et pour décrocher le contrat le plus important de sa vie professionnelle.

Easton démarre au quart de tour avec une première impression pas forcément flatteuse, l’arrogant sportif qui se croit tout permis on a déjà connu et bien qu’il fasse des ravages, ce n’est pas ce que je cherchais ici. Bien que j’aie beaucoup ris, j’avais un peu peur de ce que cette première rencontre allait révéler, certes la situation est plutôt amusante, mais on se fait une fausse idée rapidement effacée. Easton est fragilisé par sa blessure et pour un sportif, il est difficile d’accorder sa confiance à quelqu’un qui pourrait briser sa carrière. Finalement, tout n’est qu’une question de confiance et ce rapport d’autorité qui va s’instaurer, est indispensable pour que les craintes disparaissent. J’ai apprécié cette vulnérabilité face à la blessure et c’est avec patience qu’un lien solide va unir nos héros. Moi-même, je me suis complètement trompé et la vérité est tellement plus belle. Une romance absolument craquante, qui se révèle bien plus émouvante qu’il n’y paraît.

Alors que notre héros est un livre ouvert, le mystère qui entoure Scout est total et cette force qu’elle renvoie à la figure de tous ceux qui s’opposent à elle, est le moteur de sa vie devenue chaotique. Un simple contrat à honoré, c’est comme ça que la jeune femme voudrait percevoir son joueur, rien ne pourra la détourner de sa promesse. Seulement, ces certitudes se craquellent face à un Easton loin d’être aussi arrogant qu’il ne le montre, les séances de rééducation vont contribuer à un rapprochement inattendu, mais sa propre histoire va continuer de la maintenir à distance et la fuite va s’avérer être sa meilleure arme, face aux premiers sentiments amoureux.

J’étais loin d’imaginer qu’avec une histoire aussi légère, les larmes manqueraient de couler face à la douleur communiquer à travers les mots d’une héroïne brisée. Après un début léger où l’humour occupe une place importante, on aborde rapidement un thème plus douloureux et j’ai ressenti toutes les souffrances comme si c’était les miennes. Contre toute attente, Easton va être un vrai rock et abandonner cette attitude de sportif séducteur pour nous prouver qu’on peut lui faire confiance dans les moments difficiles. Définitivement les sportifs ont un effet démentiel sur moi. Et cette fin absolument rageante va définitivement vous faire succomber.

Révolte | Tillie Cole (Les Écorchés #4)

Résumé :
Résister, sans jamais se soumettre !
152 a été enlevée par les Arziani, une famille mafieuse de Géorgie, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Elle a été dressée pour devenir une mona – une esclave sexuelle destinée à servir le maître des Fosses de Sang. Belle et douce, elle rend fou de désir le maître qui, pour s’amuser, la donne à son plus grand et plus effrayant champion des combats à mort… mais elle comprend très vite qu’un physique menaçant peut cacher un grand cœur. Toutefois, l’amour peut-il naître dans les profondeurs d’un tel enfer ?
Je remercie les éditions Milady pour cet envoi
Ce roman est le 4ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Un tome absolument captivant qu’il me tardait de découvrir et qui offre un final grandiose. J’ai du mal à croire que cette série soit déjà terminée, le côté sombre de cette histoire n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais si comme moi vous lisez de la Dark Romance ce n’est pas la série la plus noire que j’ai pu lire. Lorsque 152 et son parcours ont été évoquée dans le tome précédent, l’attente a commencé et le résultat de l’histoire est à la hauteur de mes espérances. Je suis restée accroché à mon histoire totalement conquise par les personnages principaux.

152 a été enlevée avec son frère de leur orphelinat par les Arziani, une famille mafieuse de Géorgie. Afin de garder une pression sur son frère, la jeune femme est dressée pour devenir une mona, une esclave sexuelle destinée à servir les hommes du goulag. Lorsque son frère réussit à retrouver sa liberté, il tue Maitresse Arziani en espérant libérer sa sœur des griffes de sa tortionnaire. Seulement 152 a été repérée par le Maître des Fosses de Sang qui souhaite en faire sa Grande Mona pour son usage personnel. Totalement obsédé par sa prisonnière, il est décidé à profiter pleinement de sa propriété, seulement le manque d’obéissance de son meilleur combattant va le contraindre à lui offrir 152, afin de créer une faiblesse chez son champion et obtenir une totale obéissance.

Les conditions de vies des monas sont vraiment inhumaines, mais dans leur malheur elles ont la chance d’être droguée, leur permettant d’être dans un état de semi-conscience, protégeant leur esprit des souffrances psychologiques et créant un besoin malgré elle. Alors lorsque sa dose est diminuée pour devenir la Grande Mona, les souvenirs de sa vie d’avant vont commencer à revenir progressivement sans réellement comprendre ce qu’ils représentent. Résignée à n’être qu’un objet, la jeune femme va pourtant voir sa condition évoluer lorsque le Maître la mène dans la cellule de 901. Elle va d’abord être effrayée par ce tueur, et malgré que le combattant soit colérique, 152 va découvrir un homme attachant, doux et prêt à tout pour la protéger.

La romance va naître dans des conditions particulières, puisque pour la première fois aucun des héros n’est libre et leur rapprochement n’est pas un choix qui leur est propre. 152 est contrainte par la drogue à devoir se soulager et bien que les raisons de cette idylle ne soient pas très romantiques, l’humanité de 901 va se réveiller en offrant une échappatoire à la jeune femme pour lui éviter de souffrir. Leur relation va naître sous la contrainte et leur rapprochement va poser quelques questions quant à leur libre arbitre et ils vont s’attacher malgré eux. Ils vont se laisser guider par leurs émotions et la sécurité qu’ils éprouvent l’un avec l’autre va créer un lien. Ce terrible lien qui va servir de moyen de chantage pour que notre combattant soit le plus efficace possible. Ils vont tomber amoureux dans des conditions terribles et cette romance va devenir une belle histoire d’amour.

Bien évidemment le clan de Luka n’est jamais bien loin et avec associés Zaal et Valentin, ils vont tout faire pour clore définitivement ce chapitre de leurs vies. Sans compter que Valentin est prêt à tout pour récupérer sa sœur et ensemble, ils vont combattre le dernier pilier de cette organisation. Je dois dire que ce tome se termine en apothéose, ravie de retrouver nos combattants sous leur meilleur jour et toujours émouvant avec leurs compagnes, mais également dans leurs amitiés. On ressent que ce tome est le dernier et qu’il s’agit du combat final, celui qu’ils attendent depuis le retour de leur liberté. Malgré une captivité éprouvante, nos personnages gardent leur beauté et leur innocence ce qui contribue à les rendre touchants. A mon sens cette fin n’aurait pas pu être meilleure, tous les ingrédients sont réuni pour passer un moment exceptionnel, une romance touchante, l’élaboration d’une vengeance et bien évidemment le retour d’une liberté tant attendue.

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Comment disparaître | Sharon Huss Roat

Résumé :
Vicky Decker maîtrise l’art de cacher qui elle est vraiment à la perfection. Alors, quand sa meilleure (et unique) amie Jenna déménage, et qu’elle se retrouve seule dans son lycée, sa vie prend un nouveau tournant. Elle ne s’est jamais sentie aussi seule… Elle décide donc de s’inventer une vie sociale, en photoshopant des photos d’inconnus pour les poster sur Instagram. Au début, c’est uniquement à Jenna que ces posts sont destinés, mais très vite, de nouveaux followers s’intéressent à ses aventures. Bientôt, elle est suivie par plusieurs milliers de personnes !
Vicky se laisse embarquer dans cette incroyable double vie online. Elle excelle à se créer des péripéties passionnantes sans même quitter sa chambre ! Et, très vite, elle va découvrir que beaucoup d’adolescents sur la toile se sentent comme elle, #seuls et #ignorés dans le monde réel. Pour les aider, et se sauver elle-même par la même occasion, Vicky devra trouver le courage de montrer son vrai visage…

Ce roman est resté un moment dans ma PAL, les premiers retours m’ont influencé et j’ai eu du mal à me motiver pour le sortir. Il faut dire que depuis quelque temps, les publications de Hugo New Way ont perdu ce petit quelque chose qui faisait toute la différence et qui me donnait un coup de poing au cœur. Le résumé est axé sur le sujet des réseaux sociaux et pour le coup, après plusieurs chapitres on distingue un sujet bien plus complexe, mais pas tout de suite identifié et malgré ses souffrances il faudra attendre la fin avant d’avoir un diagnostic.

Vicky Decker n’a jamais pu compter que sur sa meilleure amie Jenna, elle résume à elle seule son cercle d’amis et ce duo se complète parfaitement. Alors quand Jenna déménage, la solitude n’a jamais été aussi forte et affronter les autres dans l’enceinte du lycée n’a jamais été aussi difficile. Malgré un contact permanent avec sa meilleure amie, la distance va creuser un fossé important et malgré elle, les premières jalousies vont s’installer. La solitude n’ayant jamais été aussi forte, Vicky va tenter de redonner un peu de couleur à sa vie morose en créant un profil sur Instagram, à travers des montages la jeune fille va s’inventer un personnage afin de prouver qu’elle n’est pas invisible. Rapidement, son message est entendu par quelques followers, puis les dizaines se transforment en centaines, pour devenir des milliers, ils ont tous un point commun : Personne ne les voit, ils sont seuls.

Vicky est un personnage avec des failles, son parcours est touchant et ses décisions motivées par son anxiété. J’ai un faible pour les héroïnes abimées et sa vulnérabilité m’a vraiment atteinte en plein cœur. Sa solitude et son retrait est en quelque sorte contraint puisque ses peurs l’empêchent d’être totalement libre dans ses décisions. J’étais spectatrice de sa souffrance et ses angoisses m’ont vraiment remuée. Sur les réseaux sociaux, elle va se construire une communauté à son image avec les mêmes craintes, une solitude à différentes échelles, mais avec la conviction qu’ils peuvent se soutenir et voir ce projet grandir ça ne laisse pas indifférent. Les personnages secondaires vont tirer un enseignement grâce à Vicurieuse et cela va avoir un impact dans la vraie vie de Vicky.

Le résumé fausse un peu l’image de cette histoire, Vicky ne créé pas son compte Instagram pour s’inventer une vie sociale comme la quatrième de couverture le laisse entendre. Certes il s’agit d’une échappatoire, mais tout le monde est conscient qu’il s’agit de montage et bien que Vicky considère qu’elle n’est pas vraiment Vicurieuse c’est bel et bien son grand cœur et son empathie qui ont fait le succès de ce compte, sans oublier l’originalité. Elle n’a aucun mal  à distinguer la réalité et sépare bien ses deux vies, mais avoir le sentiment que l’on n’est pas seul à affronter ses craintes, ça fait du bien et c’est ce qui va lui fourni les instruments pour s’en sortir elle-même.

Mes attentes étaient basses et c’est probablement ce qui a sauvé ma lecture. L’intrigue est plutôt simpliste, mais on traite un sujet difficile avec authenticité et l’histoire est portée par une héroïne touchante. Les réseaux sociaux ne sont pas vraiment au centre de l’histoire, mais il aborde de manière détournée la vitesse à laquelle on peut perdre le contrôle et l’ampleur qu’un buzz peut prendre. Je retiendrai davantage le message de soutien aux âmes solitaires et il est important de ne pas oublier que malgré la solitude qui pèse parfois sur notre quotidien, nous ne sommes jamais vraiment seuls. Malgré un entourage parfois absent, il ne faut pas laisser les idées noires vous engourdir, car ce n’est qu’une étape avant que le soleil brille de nouveau dans nos vies.

Ravage | Tillie Cole (Les Écorchés #3)

Résumé :
« Je serrai les dents pour me retenir de hurler. Je me cambrai et raidis les doigts et les orteils, mais sans jamais quitter des yeux l’homme qui se tenait devant moi. L’homme qui était revenu aujourd’hui, avec ses yeux bleus et perçants qui remplaçaient les pupilles noires et dilatées de la veille. Ils étaient d’une beauté trompeuse chez un homme aussi cruel. »
Dans son enfance, Zoya Kostava a échappé de peu à l’assaut qui a tué toute sa famille. Désormais âgée de vingt-cinq ans, elle vit cachée de tous jusqu’au jour où elle apprend que son frère a survécu lui aussi… et qu’il habite chez leur pire ennemi, le parrain de la Bratva russe. Zoya risque sa sécurité et son anonymat pour retrouver son frère, mais elle se fait capturer par un homme aussi beau que brutal qui la captive et la terrorise. En lui, elle devine une âme aussi perdue que la sienne. Parviendront-ils à se sauver mutuellement… et à survivre aux guerres de clans ?
                                                                                La rencontre de Roméo et Juliette et du Parrain.
Ce roman est le deuxième tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers
Merci aux éditions Milady pour cet envoi – Date de sortie : 21 février 2018.

Il m’aura fallu la nuit pour mettre des mots sur mon ressenti, ce tome est dans la lignée des précédents et la fluidité du récit ne fait aucun doute. Dès les premières pages je l’ai senti plus sombre que les précédents et malgré un attachement pour ces personnages torturés, ce tome n’est celui qui m’a fait vivre le plus d’émotions. Cette série est à la limite de la Dark Romance et bien que les tomes précédents, m’ait toujours mis le doute, celui-ci est définitivement sombre et la romance va naître dans la souffrance. En soi l’intrigue est toujours aussi captivante et ce fût un plaisir de poursuivre cette série, seulement concernant la romance il m’a manqué quelque chose.

Zoya Kostava a fait une apparition fracassante dans le tome précédent et son histoire à travers les yeux de son frère avait été vrai déchirement. Aujourd’hui après le massacre de sa famille, la jeune femme a été recueilli par un fidèle de son père, mais vit désormais cachée pour fuir ses ennemis qui souhaitent finir le travail en tuant la jeune femme. Depuis la mort sa famille, Zoya a toujours vécu sa vie en solitaire, alors lorsqu’elle apprend que son frère Zaal a survécu c’est un soulagement, seulement en découvrant qu’il s’est fiancé à la fille de son ennemi, elle ne sait plus quoi penser. Risquant son anonymat, la jeune femme décide de sortir de sa cachette et se présente au domicile de son pire ennemi, seulement en chemin elle se fait capturer par 194, un homme sombre et torturé.

Va s’ensuivre plusieurs scènes où les lecteurs vont devoir s’accrocher, car 194 est entraîné pour obtenir des réponses. Grâce à l’alternance des points de vue, nous allons rapidement réaliser que notre héros ne fait que répondre aux ordres, lui qui n’a jamais rien connu d’autres et surtout malgré la répugnance de ses actes, il possède une motivation que ses prédécesseurs n’avaient pas, faisant de lui un redoutable ennemi. J’ai apprécié la remise en question de ce héros, le trouble qui l’habite lorsqu’il questionne Zoya est indéniable et il a du mal à gérer la proximité avec son otage. Jusqu’ici la beauté physique avait toujours été un facteur déterminant, ici notre personnage masculin est présenté comme un monstre tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pourtant pour Zoya son âme est aussi torturé que la sienne et sa méchanceté seulement motivée par un besoin d’amour.

Zoya est un personnage attendrissant et malgré les souffrances elle va garder espoir pour un homme qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle devine à travers un regard fascinant. Nos personnages n’ont pas été élevé dans le même milieu, mais les similitudes ne font aucun doute et on comprend qu’ils puissent être attirés l’un par l’autre, seulement le contexte de leur rencontre est troublant. J’ai déjà lu plusieurs Dark Romance et ce n’est pas ce qui m’a dérangé dans ce récit, selon moi la romance manque d’émotions et j’ai eu du mal à percevoir la connexion entre Zoya et 194. On est dans une situation de captivité et le lieu n’est pas propice à la naissance d’une romance, pourtant cela aurait pu fonctionner si les sentiments apparaissaient de manière progressive, ici tout va un peu trop vite. Malgré tout, j’ai trouvé le parcours de nos héros touchants et je suis heureuse qu’ils se soient trouvé.

En bref, un tome qui baisse légèrement d’un cran et malgré une intrigue forte, j’ai été plus captivé par des éléments du second plan que par le récit principal. L’intrigue est bien construite et l’horreur se poursuit dans ce tome, mais on peut compter sur un clan soudé dirigé par Luka et Zaal pour prendre les choses en mains. Un personnage-clé dans cette histoire m’a complètement bouleversé et je n’avais en tête que le mantra « pourvu que ce soit le prochain, pourvu que ce soit le prochain. », pour le coup mon radar ne m’a pas trompé. Aucune date n’est annoncée pour la publication du 4ème opus et je ne vous cache pas je hurle intérieurement face à l’attente !

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