Finding Cinderella | Colleen Hoover (Hopeless #2.5)

Une nouvelle qui m’a donné le sourire du début à la fin, un vrai plaisir de retrouver la plume de Colleen Hoover même si l’histoire est courte. En terminant cette histoire j’ai la sensation d’être détendue et j’étais loin d’imaginer que Daniel serait un personnage aussi adorable et à la fois charmeur.

Je suis la première surprise mais malgré le format nouvelle, l’intensité des émotions qui se dégagent de cette histoire m’ont mise chaos. Daniel le meilleur ami d’Holder est un personnage qui m’a rendu heureuse, sa simplicité et son dévouement pour ses amis m’avait déjà beaucoup plu, mais c’est définitivement son grand cœur qui aura eu raison de moi. Dans l’obscurité d’un local technique, un ange tombé du ciel arrive directement dans les bras de Daniel, immédiatement l’alchimie est là et malgré le côté anonyme de cette rencontre tous les deux sont conscients de l’impact dans leur vie.

Plusieurs mois plus tard, Daniel a abonné tout espoir de retrouver sa Cendrillon et après des mois à se rabibocher avec sa copine du moment, il jette définitivement l’éponge. Cette rupture va marquer le début d’une nouvelle vie et sa rencontre avec Six la meilleure amie de Sky va complètement bouleverser ce qu’il pensait savoir de l’amour. Pourtant, Holder lui interdit formellement de s’approcher de Six et pour Daniel c’est un défi qu’il est prêt à relever. Débute alors, une romance totalement mignonne et addictive.

J’ai du mal à réaliser qu’en si peu de page, Colleen Hoover arrive encore une fois à me briser le cœur et en même temps me faire sourire tant la romance est adorable et la compatibilité indéniable. Daniel et Six ont un humour similaire et c’est tellement une évidence de les voir ensemble que j’ai savouré chaque scène où ils succombent à leur amour en toute simplicité. J’aurais aimé que l’épilogue aille plus loin, mais j’imagine sans mal le bonheur de nos héros et beaucoup d’amour. C’est touchant, c’est beau, c’est drôle et surtout c’est une histoire comme seule Colleen Hoover sait les écrire avec de la magie.

Retrouvez mon avis sur Hopeless #1 ICI
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Une braise sous la cendre | Sabaa Tahir (Une braise sous la cendre #1)

Lorsque Une braise sous la cendre est sortie, je ne me suis pas arrêtée plus que ça sur son histoire, étant dans une période où le contemporain l’emporte sur mon envie de dystopie je n’y avait pas vraiment prêté attention. Voyant l’intérêt grandissant pour cette série sur la blogo et l’amour inconditionnel de plusieurs blogueuses, j’avais l’impression de passer à côté d’une histoire incroyable, alors le désir a été plus fort que tout et je me suis lancée. Après lecture je réalise que du côté humain j’avais peut-être trop d’attentes en ce qui concerne la relation, mais ma première impression est plutôt admirative par rapport à l’univers complexe et l’action très bien menée jusqu’à la dernière ligne.

J’avais un peu perdu l’habitude des dystopies, alors assimiler les codes de vie a été un peu difficile, mais une fois plongée au cœur de l’intrigue je me suis laissé guider par des héros charismatiques. A commencer par Laia, au cours des premiers chapitres ont du mal à la voir autrement que comme une petite jeune femme fragile et lorsqu’elle va être confrontée au pire, elle va réagir au mieux alors qu’elle n’était pas du tout préparée. Je suis également très admirative devant l’amour inconditionnel qu’elle porte à son frère, dans chacune de ses décisions transparaissent ses valeurs et sa loyauté envers sa famille.

Elias n’a pas eu la chance de naître dans une famille aimante et son éducation à Blackcliff, aurait pu détruire l’humanité qu’il a au fond de lui. J’ai du mal à imaginer ce qu’il a traversé pourtant, il a réussi à conserver un semblant de valeur et même s’il a du mal à se regarder en face, il n’a rien à voir avec ses camarades qui semblent n’avoir aucune âme. J’ai beaucoup aimé sa manière de regarder le monde et d’ouvrir les yeux face à l’injustice, sans compter ses réactions très touchantes. Ils ne sont pas du même monde, pourtant ils sont tous les deux habiter par une volonté de liberté, alors qu’ils auraient dû garder leur distance, lorsqu’ils sont en contact avec l’autre, quelque chose d’indescriptible se passe.

Malgré le pavé, la fluidité du récit a contribué à me faire lire ce roman en quelques heures. La manière dont Sabaa Tahir a réussi à construire un univers crédible et complexe, donne réflexion à son lecteur. Dans un monde partagé entre les Érudits qui ont perdu tous les droits d’accès à la culture et les Martiaux qui ont pris le contrôle de l’Empire, on se retrouve au cœur de l’action. Fait non négligeable, le récit est en double narration ce qui est vraiment primordial pour comprendre ce qui se passe dans chacun des camps et tenir son lecteur en haleine, créant le besoin de poursuivre la lecture pour vivre pleinement l’expérience.

Mon côté d’incorrigible romantique est un peu frustré, notamment car il n’y a pas assez de moment privilégié avec nos héros. J’aurais aimé les voir davantage en contact, même si c’est incompatible avec leur condition. Les scènes d’action et de stratégie occupent une part importante du récit. Pourtant ce qui m’a réellement agacé, est difficile à expliquer sans trop en dévoiler. Nos héros entretiennent des rapports assez compliqués à expliquer avec des membres de leur entourage et j’en ai fini par ne pas apprécier des personnages prometteurs, car j’avais l’impression qu’il me volait mon début d’histoire.

En bref, vous l’aurez compris c’est plus fort que moi, dès qu’on insère un semblant de triangle amoureux, ça me fait grincer des dents, mais j’attends d’en savoir plus pour me faire une idée de la direction que va prendre l’histoire. Je pense d’ailleurs m’acheter dans la foulée le second opus, car c’est un univers qui me plaît beaucoup et j’ai hâte de retrouver nos héros, ainsi que voir leur évolution qui semble pour le moment très prometteuse à la fin de ce premier tome et bien évidemment le décor toujours aussi captivant.

Max + Becca | Shannon Lee Alexander (Charlie + Charlotte #2)

Ce roman est le deuxième tome d’un diptyque, la chronique peut contenir des spoilers.

L’affreux syndrome de la page blanche fait des siennes, les lectures les plus éprouvantes sont toujours celle qui me mettent les idées en vrac et nécessite un temps de réflexion avant de me démarrer cette chronique. J’étais loin d’imaginer que dès les premières lignes du prologue, mon cœur serait déjà violemment touché. Il faut dire que la douleur du tome précédent ne s’est jamais vraiment effacé, alors retrouver la souffrance de Becca et par son intermédiaire celle de Charlie  m’a fait replonger dans ce qu’ils ont vécu.

Becca est un personnage absolument adorable, elle a cette capacité à être d’une simplicité désarmante qui rend son histoire crédible et par moments j’ai eu l’impression de me retrouver dans ses réactions. Dans le premier opus, à travers les yeux de Charlie j’avais immédiatement été touchée par cette douce jeune fille, qui jusqu’à sa rencontre avec Charlotte n’avait jamais eu la chance d’avoir une amie sur qui se reposer. Cette amitié a été le temps de plusieurs mois, sa bouée de sauvetage et grâce à son amie, elle a eu l’impression de ne plus avoir été invisible. L’histoire reprend lorsque Becca sent qu’il est temps de retourner en cours, mais affronter le deuil d’une amie va être terriblement difficile et même si elle est consciente de fuir la réalité en se plongeant dans la littérature, elle a simplement besoin de s’évader pour oublier à quel point le deuil lui pèse et à quel point l’absence de Charlotte est douloureuse pour Becca.

Une simple maladresse va la conduire à s’écrouler sur les genoux de Max D’abord troubler par ce garçon qui semble vraiment la voir, elle va progressivement réaliser qu’il la comprend mieux que personne. Afin de la sortir de sa bulle, il lui propose de rejoindre la troupe de théâtre pour lui donner un coup de main sur les décors, d’abord réticente elle va se laisser convaincre pourtant contre toute attente, elle décroche le rôle de Juliette et même si le malaise est toujours présent, sa volonté de rendre fière Charlotte va la pousser à s’investir dans ce rôle qui lui rappelle de bons souvenirs. Sans compter que Max le technicos va s’avérer être un soutien infaillible, son amitié va la conduire à se questionner sur son avenir et il va lui offrir un épanouissement dont elle n’aurait jamais cru possible auprès d’un groupe d’amis soudé.

Malgré la simplicité du récit, j’ai immédiatement été séduite par les références littéraires et même si Becca a tendance à s’enfermer dans sa bulle avec ses livres, je me suis retrouvée en elle et dans certaine de ses réactions. Les souffrances engendrées par la perte de son amie, vont lui montrer la vie sous un autre jour et cette peur de l’attachement me parle beaucoup également. C’est une sensation particulière que de ressentir la connexion avec un personnage de fiction, Becca va fléchir de temps en temps, mais j’ai été tellement fière de la voir vivre. Elle va également pouvoir compter sur son frère Charlie, qui malgré sa propre souffrance va s’avérer être de très bon conseil. A commencer par la pièce à laquelle va participer Becca et qui va être le point de départ d’une nouvelle vie pleine de changements et de remise en question.

De nombreuses lectrices auront la chance de se retrouver dans le personnage de Becca et c’est la magie de la littérature. On constate sans mal que la magie des mots peut avoir un impact important dans le cœur d’un lecteur. Cet opus est différent du précédent et pourtant la brutalité des émotions est toujours aussi présente. Charlotte a laissé une trace indélébile dans la vie de Charlie et Becca, la route sera longue avant de pouvoir continuer à avancer, car ils ont tous les deux changés après son passage dans leurs vies. On savoure sans mal la simplicité du récit, sans réel rebondissement qui ne sont pas nécessaires à la reconstruction de notre héroïne. L’auteure a réussi à raconter avec douceur, la suite d’une terrible histoire qui ne sera jamais complètement oublier et sans jamais tomber dans le dramatique.

Agréablement surprise par la mise en page des chapitres, notamment car ils sont sous la forme d’une pièce de théâtre et alors que le tome précédent s’intéressait aux mathématiques, on ressent un vrai changement puisque qu’ici c’est la littérature qui est au centre de l’intrigue. Nos héros vont être réunis par une passion commune et même si leur passion n’évolue pas dans un même contexte, il est évident qu’ils ont de nombreux points communs et qu’il y a une connexion être eux. J’ai été particulièrement touché par la manière dont Max semble comprendre la sensibilité de Becca et il va lui offrir une amitié belle et sincère. L’histoire aurait pu être un coup de cœur les émotions s’y prêtent, mais une part de prévisibilité plane au-dessus de nos héros et malgré tout j’ai été terriblement émue par le combat de Becca.

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La rencontre du dernier espoir | Kelley York

Après deux romans superbement écrits, Kelley York a encore une fois réussi à toucher la corde sensible. La Rencontre du dernier espoir est à la fois sombre et pleine d’espoir, j’ai eu très peur avant d’acheter ce roman, la couverture ne présage rien de bon et mon petit cœur craignait de souffrir. Et puis au milieu de tout ce noir, une touche colorée qui rappelle que même au plus bas, une lumière teintée d’espoir n’est jamais bien loin, c’est ce qui m’a donné envie de faire confiance à cette histoire.

D’aussi loin qu’il se souvienne Vincent a toujours été trimbalé d’une famille à l’autre, sans jamais voir se réaliser son rêve d’être aimé. Pourtant depuis quelques années il est hébergé par Maggie, elle n’a rien d’une famille pour lui, pourtant être avec elle est confortable et sécurisant. Alors qu’il vient d’obtenir son diplôme un évènement dramatique va conduire le jeune homme à se retrouver seul et perdu. Déstabilisé par la situation, il tombe par hasard sur un forum Suicide Watch. Intrigué, il va céder à une pulsion et s’inscrire. Ce qui va le mener à rencontrer Casper et Adam, deux personnages qui n’ont rien en communs.

Dès les premières pages, j’ai ressenti le courant passé et pourtant avec un narrateur masculin ce n’était pas gagné. Vincent est différent et c’est justement ce qui m’a séduit chez lui il est unique, sa timidité est telle que les choses simples du quotidien deviennent un vrai combat et en même temps il s’en est toujours sorti. Sa manière d’aborder la vie est assez extraordinaire, il m’a embarqué en toute simplicité dans son petit bout de chemin. J’ai appris à connaître ses réactions et apprécier son caractère, alors qu’il n’a rien d’un héros habituel. A la fois intriguée et captivée, j’ai gardé espoir jusqu’à la dernière minute.

A travers les yeux de Vincent, nous allons faire la connaissance de Casper, après un long combat contre la maladie, la jeune fille est arrivé au bout de ses capacités et le forum Suicide Watch répond à ses attentes, pourtant derrière la mélancolie, j’ai plaisir à évoquer sa joie de vivre qu’elle insuffle à Vincent et Adam dans leurs échanges, sa folie qui soudera le groupe des trois amis. Adam est comme Vincent plus discret, on distingue sans mal sa vulnérabilité et cette souffrance est poignante. Ensemble, ils vont devoir déterminer s’ils sont prêts à accepter le bonheur ou si l’abandon est la solution, sans jamais juger.

Je sais que vu comme ça, on pourrait trouver un roman plus gai, mais c’est justement ce qui rend ce roman bouleversant. Vincent n’a pas en tête des pensées morbides, mais il a un rapport assez particulier avec le suicide et ses sentiments sont assez détachés, mais en même temps très amplifié par moments, ce qui rend les choses encore plus intenses. J’ai du mal à exprimer les émotions qui m’ont traversée, mais c’est assez contradictoire et surtout très émouvant de découvrir qu’on peut se faire des amis dans les pires situations. L’espoir est au cœur de ce roman et Kelley York aborde un sujet délicat sans pour autant en faire des tonnes. C’est beau, c’est touchant et c’est important de rencontrer ce trio.

Nos cœurs en désaccord | Krystal Sutherland

Je viens de terminer ma lecture et je ne vous cache pas que ce roman n’est pas du tout comme je l’imaginais. Je dirais que le point fort de cette histoire c’est son originalité, le résumé paraît banal et j’étais loin d’imaginer la direction qu’allait prendre le récit. Alors oui, il y a un fond de vérité dans la morale et justement c’est peut-être ça qui est le plus dérangeant. Le début du roman démarre de manière classique et le personnage principal est assez touchant dans sa manière de voir la vie, mais en tournant les pages j’ai commencé à me sentir un peu mal à l’aise de ma lecture et l’héroïne ne fait rien pour arranger ce sentiment, malgré qu’un lourd passé soit mis en cause, son comportement est déstabilisant.

Et pourtant le premier chapitre donne le ton, cette simple phrase résume très bien ce qui vous attend « Donc ceci n’est certainement pas l’histoire d’un coup de foudre. Mais c’est belle et bien une histoire d’amour. Enfin. Si on veut. » Henry est un jeune homme qui rêve de rencontrer un amour aussi inconditionnel que ses parents. Étudiant modèle il est loin de se préoccuper des amours d’adolescents de ses camarades pourtant l’arrivée d’une nouvelle élève Grace, va tout changer. Au premier abord la jeune femme n’a rien d’engageant : propreté douteuse, des vêtements de garçon trois fois trop grands et une canne pour l’aider à garder l’équilibre quand sa jambe flanche et un caractère effacé et sombre.

On pourrait croire qu’il s’agit d’une banale première histoire d’amour, mais le thème est beaucoup plus profond. Dans un récit rempli d’humour et heureusement que les deux meilleurs amis étaient là, j’ai adoré leur complicité, notamment Lola, qui va tenter d’aider Henry à comprendre cette jeune femme brisée qui semble inaccessible. J’ai beaucoup aimé le personnage de Henry, il est parfois maladroit mais il est sincèrement touchant dans sa démarche et sa difficulté à exprimer ses sentiments ne l’empêche pas de se dépasser. Je ne suis pas une grande fan de Grace, il y a une part de curiosité, mais plus les semaines passent et moins j’ai apprécié son attitude, elle est en détresse et comme Henry on veut l’aider à s’en sortir, mais je suis loin d’accepter les choix qu’elle fait et sa manière de gérer la situation m’a mise mal à l’aise, l’auteur n’hésite pas à mettre quelques touches d’humour, indispensable pour alléger le cœur.

Peut-être que ma perception aurait été différente si elle avait été narratrice de cette histoire, mais les dégâts sont bien réels et même s’il y a une grande part de vérité dans la morale de cette histoire Grace m’a déçue à souffler le chaud et le froid, alors même qu’ils n’étaient qu’amis. Néanmoins l’écriture de l’auteur est entraînante et m’a permis de ressentir de vraies émotions, J’aimerais beaucoup la découvrir la plume Krystal Sutherland dans un autre roman pour voir si elle aborde son récit avec autant de justesse.