La Trahison | Alwyn Hamilton (Rebelle du désert #2)

Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

J’ai commencé ce second opus influencé par les nombreux avis positifs, restant malgré tout sur mes gardes j’ai débuté ce roman avec une sorte de flou concernant l’histoire et précédente et j’ai donc pu apprécier les nombreux points récapitulatifs pour me rafraîchir la mémoire. Même si je dois admettre que tout ne m’est pas revenu aussi facilement que je le souhaitais. Loin d’imaginer ce qui m’attendait, c’est avec un réel plaisir que j’ai pu découvrir les nombreux rebondissements. Sans compter la richesse de la mythologie qui fait des merveilles sur l’histoire.

Amani est une héroïne qui m’a fait vibrer, elle a cette manière de toujours se battre et de ne jamais baisser les bras malgré la difficulté, qui la rende unique. Son petit caractère fait également son effet et le roman n’aurait pas été le même sans la poigne d’un personnage aussi étoffé. Alors que dans le tome précédent le Bandit aux yeux bleus semblait n’être qu’une simple fille du désert avec du répondant. Dans ce tome sa place dans la rébellion de fait aucun doute et on voit qu’elle a appris de ses erreurs et elle est vraiment prête à sauver les gens qu’elle aime.

Ce tome va être marqué par l’absence de Jin, qui malgré la déception des raisons de son départ, j’ai appris à maîtriser ma colère à l’image d’Amani. De mon côté certain choix de Jin sont discutables, mais je peux comprendre ses motivations. Après plusieurs pages avant de retrouver complètement l’ambiance caractéristique de cette histoire, j’ai réussi sans mal à me laisser emporter par une intrigue forte et des personnages secondaires avec une mission bien précise. J’ai pris plaisir à redécouvrir des personnages-clés, notamment Shazad et Ahmed, mais également d’autres personnages qui vont faire leur apparition et apporter énormément aux rebelles, tant par leur savoir que par leurs actions en faveur de la cause du Prince Rebelle et ses alliés.

Ce qui est intéressant avec cette série qu’on ne sait jamais qui va trahir les siens et encore pire, qui va mourir. L’intrigue est d’une folle intensité et c’est absolument captivant de ne jamais savoir la direction que va prendre l’histoire. Sans compter la richesse de la mythologie qui ne cesse de m’étonner; on découvre une histoire absolument fabuleuse qui se construit pour devenir quelque chose d’énorme. J’ai été ravie que malgré les difficultés de nos héros, on n’oublie pas les instants de bonheur, notamment des moments volés avec Jin, mais également les personnages secondaires qui vont avoir leurs moments loin du tumulte.

En bref, après un début un peu difficile l’histoire se met en place rapidement et mes souvenirs revenaient au fil des pages. J’ai beaucoup aimé les émotions qui se dégagent de ce tome, qu’elle soit positive ou négative, on vit l’histoire à fond et les révélations sont toujours plus intenses. Alwyn Hamilton a réussi à construire un univers qui lui est propre et on voit bien qu’elle maîtrise son sujet, sans pour autant en faire des tonnes. A mon sens ce tome est bien meilleur que le précédent, les personnages se sont révélés, l’action est au rendez-vous et bien évidemment nos héros affrontent les épreuves, soudés et en ressortiront différents.

A vous de vous faire votre propre idée, de mon côté le pari est réussi et j’ai hâte de découvrir le prochain opus, car je sens que Alwyn Hamilton n’a pas fini de nous surprendre et à mon sens elle a le champ libre le meilleur.

Retrouvez mon avis sur Rebelle du désert #1 ICI
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Une flamme dans la nuit | Sabaa Tahir (Une braise sous la cendre #2)

Ce roman est le second tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

J’étais loin d’imaginer que l’addictivité me ferait dévorer cette suite en quelques jours. Dès qu’on reprend la lecture, nos héros sont au cœur d l’action et il est impossible de s’ennuyer. Je ne pensais pas que l’auteure pourrait me surprendre davantage et pourtant au milieu du récit, elle tire son épingle du jeu en montrant le meilleur de ses personnages dans des situations les plus difficiles.

Après le chaos qu’ils ont laissé derrière eux à Blackcliff, Laia et Elias tentent de fuir leurs assaillants par les tunnels, mais derrière ce besoin de liberté ce cache deux combattants prêts à tout pour sauver le frère de la jeune résistante. Au cours de leur voyage à travers l’empire ils vont apprendre à se faire confiance et traverser des épreuves qui vont les conduire à se battre pour atteindre leur objectif.

Ce tome est une vraie petite merveille et l’intrigue est captivante, mais je suis admirative de la manière dont Sabaa Tahir met en avant ses héroïnes. A commencer par Laia, jusqu’ici la jeune femme avait toujours été un peu craintive, cherchant une manière de disparaître et ce n’était pas dans sa nature de s’opposer à l’autorité, pourtant au contact d’Elias et surtout face aux épreuves qu’elle a traversées, elle va s’affirmer et montrer qu’elle a autant de capacités que n’importe qui. Parallèlement l’auteure à choisir de mettre en avant une autre héroïne qui est une force de la nature, vous l’aurez deviné je parle d’Hélène.

Désormais Pie de sang, la jeune guerrière va devoir elle-aussi se dépasser. Rongée par son amitié avec Elias et son attachement à l’empire, la jeune femme va devoir mener un combat intérieur pour prendre les bonnes décisions. Il est vrai que son personnage ne figure pas parmi mes préférés, mais passée les premières plaintes et apitoiement, elle a commencé à devenir un personnage très intéressant pour l’intrigue. A travers ses yeux, nous allons découvrir l’avancée de l’Empire et de nouvelles révélations vont venir consolider l’univers déjà très complet pour nous apporter une vue d’ensemble.

Contre toute attente, l’homme au centre des recherches Elias ne va pas être le principal atout de cette histoire. On va grâce à lui pouvoir vivre des situations intenses, mais son évolution est l’une des plus touchante. Notamment car, à l’image de ces deux héroïnes qui acceptent qu’elles vont devoir se battre pour leur famille et leur conviction. Alors que notre héros est épuisé de sa situation et n’escompte ne plus faire de mal à personnes. J’ai beaucoup aimé les valeurs qu’il transmet et sa loyauté est admirable. Impossible de ne pas être attendri par ce personnage qui malgré les souffrances va tout faire pour tenir une promesse qu’il a faite à Laia. Face à cette volonté je n’ai pu que craquer pour Elias.

En bref, un tome excellemment mené avec de l’action et des révélations inattendues. A aucun moment je ne me suis ennuyée et c’est toujours avec beaucoup d’intérêt que je replongeais dans ma lecture. Le seul petit bémol, identique à mon ressenti du tome précédent concerne la gestion des relations amoureuses, à un moment j’ai vraiment cru que mon cœur allait lâcher. C’est tellement frustrant à gérer en tant que lecteur que j’en aurais crié de déceptions. Je dois avouer que par moments ça en était énervant, mais c’est un choix que je peux comprendre dans l’avancée de l’histoire. Après l’annonce de la parution du tome 3 en version originale, je n’ai qu’une hâte pouvoir enfin retrouver cet univers fascinant.

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Finding Cinderella | Colleen Hoover (Hopeless #2.5)

Une nouvelle qui m’a donné le sourire du début à la fin, un vrai plaisir de retrouver la plume de Colleen Hoover même si l’histoire est courte. En terminant cette histoire j’ai la sensation d’être détendue et j’étais loin d’imaginer que Daniel serait un personnage aussi adorable et à la fois charmeur.

Je suis la première surprise mais malgré le format nouvelle, l’intensité des émotions qui se dégagent de cette histoire m’ont mise chaos. Daniel le meilleur ami d’Holder est un personnage qui m’a rendu heureuse, sa simplicité et son dévouement pour ses amis m’avait déjà beaucoup plu, mais c’est définitivement son grand cœur qui aura eu raison de moi. Dans l’obscurité d’un local technique, un ange tombé du ciel arrive directement dans les bras de Daniel, immédiatement l’alchimie est là et malgré le côté anonyme de cette rencontre tous les deux sont conscients de l’impact dans leur vie.

Plusieurs mois plus tard, Daniel a abonné tout espoir de retrouver sa Cendrillon et après des mois à se rabibocher avec sa copine du moment, il jette définitivement l’éponge. Cette rupture va marquer le début d’une nouvelle vie et sa rencontre avec Six la meilleure amie de Sky va complètement bouleverser ce qu’il pensait savoir de l’amour. Pourtant, Holder lui interdit formellement de s’approcher de Six et pour Daniel c’est un défi qu’il est prêt à relever. Débute alors, une romance totalement mignonne et addictive.

J’ai du mal à réaliser qu’en si peu de page, Colleen Hoover arrive encore une fois à me briser le cœur et en même temps me faire sourire tant la romance est adorable et la compatibilité indéniable. Daniel et Six ont un humour similaire et c’est tellement une évidence de les voir ensemble que j’ai savouré chaque scène où ils succombent à leur amour en toute simplicité. J’aurais aimé que l’épilogue aille plus loin, mais j’imagine sans mal le bonheur de nos héros et beaucoup d’amour. C’est touchant, c’est beau, c’est drôle et surtout c’est une histoire comme seule Colleen Hoover sait les écrire avec de la magie.

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Une braise sous la cendre | Sabaa Tahir (Une braise sous la cendre #1)

Lorsque Une braise sous la cendre est sortie, je ne me suis pas arrêtée plus que ça sur son histoire, étant dans une période où le contemporain l’emporte sur mon envie de dystopie je n’y avait pas vraiment prêté attention. Voyant l’intérêt grandissant pour cette série sur la blogo et l’amour inconditionnel de plusieurs blogueuses, j’avais l’impression de passer à côté d’une histoire incroyable, alors le désir a été plus fort que tout et je me suis lancée. Après lecture je réalise que du côté humain j’avais peut-être trop d’attentes en ce qui concerne la relation, mais ma première impression est plutôt admirative par rapport à l’univers complexe et l’action très bien menée jusqu’à la dernière ligne.

J’avais un peu perdu l’habitude des dystopies, alors assimiler les codes de vie a été un peu difficile, mais une fois plongée au cœur de l’intrigue je me suis laissé guider par des héros charismatiques. A commencer par Laia, au cours des premiers chapitres ont du mal à la voir autrement que comme une petite jeune femme fragile et lorsqu’elle va être confrontée au pire, elle va réagir au mieux alors qu’elle n’était pas du tout préparée. Je suis également très admirative devant l’amour inconditionnel qu’elle porte à son frère, dans chacune de ses décisions transparaissent ses valeurs et sa loyauté envers sa famille.

Elias n’a pas eu la chance de naître dans une famille aimante et son éducation à Blackcliff, aurait pu détruire l’humanité qu’il a au fond de lui. J’ai du mal à imaginer ce qu’il a traversé pourtant, il a réussi à conserver un semblant de valeur et même s’il a du mal à se regarder en face, il n’a rien à voir avec ses camarades qui semblent n’avoir aucune âme. J’ai beaucoup aimé sa manière de regarder le monde et d’ouvrir les yeux face à l’injustice, sans compter ses réactions très touchantes. Ils ne sont pas du même monde, pourtant ils sont tous les deux habiter par une volonté de liberté, alors qu’ils auraient dû garder leur distance, lorsqu’ils sont en contact avec l’autre, quelque chose d’indescriptible se passe.

Malgré le pavé, la fluidité du récit a contribué à me faire lire ce roman en quelques heures. La manière dont Sabaa Tahir a réussi à construire un univers crédible et complexe, donne réflexion à son lecteur. Dans un monde partagé entre les Érudits qui ont perdu tous les droits d’accès à la culture et les Martiaux qui ont pris le contrôle de l’Empire, on se retrouve au cœur de l’action. Fait non négligeable, le récit est en double narration ce qui est vraiment primordial pour comprendre ce qui se passe dans chacun des camps et tenir son lecteur en haleine, créant le besoin de poursuivre la lecture pour vivre pleinement l’expérience.

Mon côté d’incorrigible romantique est un peu frustré, notamment car il n’y a pas assez de moment privilégié avec nos héros. J’aurais aimé les voir davantage en contact, même si c’est incompatible avec leur condition. Les scènes d’action et de stratégie occupent une part importante du récit. Pourtant ce qui m’a réellement agacé, est difficile à expliquer sans trop en dévoiler. Nos héros entretiennent des rapports assez compliqués à expliquer avec des membres de leur entourage et j’en ai fini par ne pas apprécier des personnages prometteurs, car j’avais l’impression qu’il me volait mon début d’histoire.

En bref, vous l’aurez compris c’est plus fort que moi, dès qu’on insère un semblant de triangle amoureux, ça me fait grincer des dents, mais j’attends d’en savoir plus pour me faire une idée de la direction que va prendre l’histoire. Je pense d’ailleurs m’acheter dans la foulée le second opus, car c’est un univers qui me plaît beaucoup et j’ai hâte de retrouver nos héros, ainsi que voir leur évolution qui semble pour le moment très prometteuse à la fin de ce premier tome et bien évidemment le décor toujours aussi captivant.

Max + Becca | Shannon Lee Alexander (Charlie + Charlotte #2)

Ce roman est le deuxième tome d’un diptyque, la chronique peut contenir des spoilers.

L’affreux syndrome de la page blanche fait des siennes, les lectures les plus éprouvantes sont toujours celle qui me mettent les idées en vrac et nécessite un temps de réflexion avant de me démarrer cette chronique. J’étais loin d’imaginer que dès les premières lignes du prologue, mon cœur serait déjà violemment touché. Il faut dire que la douleur du tome précédent ne s’est jamais vraiment effacé, alors retrouver la souffrance de Becca et par son intermédiaire celle de Charlie  m’a fait replonger dans ce qu’ils ont vécu.

Becca est un personnage absolument adorable, elle a cette capacité à être d’une simplicité désarmante qui rend son histoire crédible et par moments j’ai eu l’impression de me retrouver dans ses réactions. Dans le premier opus, à travers les yeux de Charlie j’avais immédiatement été touchée par cette douce jeune fille, qui jusqu’à sa rencontre avec Charlotte n’avait jamais eu la chance d’avoir une amie sur qui se reposer. Cette amitié a été le temps de plusieurs mois, sa bouée de sauvetage et grâce à son amie, elle a eu l’impression de ne plus avoir été invisible. L’histoire reprend lorsque Becca sent qu’il est temps de retourner en cours, mais affronter le deuil d’une amie va être terriblement difficile et même si elle est consciente de fuir la réalité en se plongeant dans la littérature, elle a simplement besoin de s’évader pour oublier à quel point le deuil lui pèse et à quel point l’absence de Charlotte est douloureuse pour Becca.

Une simple maladresse va la conduire à s’écrouler sur les genoux de Max D’abord troubler par ce garçon qui semble vraiment la voir, elle va progressivement réaliser qu’il la comprend mieux que personne. Afin de la sortir de sa bulle, il lui propose de rejoindre la troupe de théâtre pour lui donner un coup de main sur les décors, d’abord réticente elle va se laisser convaincre pourtant contre toute attente, elle décroche le rôle de Juliette et même si le malaise est toujours présent, sa volonté de rendre fière Charlotte va la pousser à s’investir dans ce rôle qui lui rappelle de bons souvenirs. Sans compter que Max le technicos va s’avérer être un soutien infaillible, son amitié va la conduire à se questionner sur son avenir et il va lui offrir un épanouissement dont elle n’aurait jamais cru possible auprès d’un groupe d’amis soudé.

Malgré la simplicité du récit, j’ai immédiatement été séduite par les références littéraires et même si Becca a tendance à s’enfermer dans sa bulle avec ses livres, je me suis retrouvée en elle et dans certaine de ses réactions. Les souffrances engendrées par la perte de son amie, vont lui montrer la vie sous un autre jour et cette peur de l’attachement me parle beaucoup également. C’est une sensation particulière que de ressentir la connexion avec un personnage de fiction, Becca va fléchir de temps en temps, mais j’ai été tellement fière de la voir vivre. Elle va également pouvoir compter sur son frère Charlie, qui malgré sa propre souffrance va s’avérer être de très bon conseil. A commencer par la pièce à laquelle va participer Becca et qui va être le point de départ d’une nouvelle vie pleine de changements et de remise en question.

De nombreuses lectrices auront la chance de se retrouver dans le personnage de Becca et c’est la magie de la littérature. On constate sans mal que la magie des mots peut avoir un impact important dans le cœur d’un lecteur. Cet opus est différent du précédent et pourtant la brutalité des émotions est toujours aussi présente. Charlotte a laissé une trace indélébile dans la vie de Charlie et Becca, la route sera longue avant de pouvoir continuer à avancer, car ils ont tous les deux changés après son passage dans leurs vies. On savoure sans mal la simplicité du récit, sans réel rebondissement qui ne sont pas nécessaires à la reconstruction de notre héroïne. L’auteure a réussi à raconter avec douceur, la suite d’une terrible histoire qui ne sera jamais complètement oublier et sans jamais tomber dans le dramatique.

Agréablement surprise par la mise en page des chapitres, notamment car ils sont sous la forme d’une pièce de théâtre et alors que le tome précédent s’intéressait aux mathématiques, on ressent un vrai changement puisque qu’ici c’est la littérature qui est au centre de l’intrigue. Nos héros vont être réunis par une passion commune et même si leur passion n’évolue pas dans un même contexte, il est évident qu’ils ont de nombreux points communs et qu’il y a une connexion être eux. J’ai été particulièrement touché par la manière dont Max semble comprendre la sensibilité de Becca et il va lui offrir une amitié belle et sincère. L’histoire aurait pu être un coup de cœur les émotions s’y prêtent, mais une part de prévisibilité plane au-dessus de nos héros et malgré tout j’ai été terriblement émue par le combat de Becca.

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