Diabolic | S.J. Kincaid (The Diabolic #1)

Vous avez devant vous ma récente obsession. J’entendais beaucoup parler de ce roman sur les réseaux sociaux, mais à chaque passage en librairie je repoussais ce moment fatidique. Et puis, après une mauvaise journée il fut le meilleur réconfort possible, j’ai fait le choix de garder dans ma pile pour le savourer pleinement lors de mes vacances et je referme ce roman agréablement surprise par cette histoire. Tous les ingrédients sont réunis pour tenir le lecteur en haleine et l’originalité du récit est un point fort.

Némésis est une Diabolic. Une Diabolic n’est pas humain. Beaucoup les qualifient de monstres, car ils ont été programmé pour être fidèle envers une seule personne, leur rôle consiste à protéger leur maître quoi que cela leur en coûte. Il y a huit ans, la famille du Sénateur von Empyreé a fait l’acquisition d’une Diabolic pour assurer la protection de leur fille Sidonia. Némésis a été entraînée, programmée et son amour est dirigé vers sa jeune maîtresse. Aujourd’hui, la relation de domination ne s’exerce pas entre les jeunes femmes et c’est une profonde amitié qui les unit, même si sa nature profonde de combattant est là.

J’ai réellement adoré la direction que prend l’intrigue de ce roman, notamment l’aspect politique qui occupe une place très importante et c’est par ce biais que vont naître des complots, des trahisons et bien évidemment des alliances. Envoyée à la cour pour protéger sa maîtresse Némésis va devoir apprendre à se comporter en dame de la société dans un monde qui n’est pas le sien. Étonnamment la jeune Diabolic va réussir parfaitement à se fondre parmi les autres et contrainte de prendre ses propres décisions, nous allons voir émerger une part d’humanité qu’elle était loin d’imaginer posséder.

Les personnages ont tous une carapace en société et personne n’est à l’abri d’une trahison. C’est d’ailleurs ce qui donne un certain rythme au récit, il est impossible d’anticiper à l’avance ce qui pourrait se produire, car l’auteure à une imagination débordante qui m’a tenu en haleine pendant une bonne partie du roman. Némésis a un comportement qui manque d’empathie et pour cacher sa différence, elle va tenter de se faire oublier aux yeux de la cour, mais cela ne va pas l’empêcher de s’attirer la curiosité, voir la haine. En se cachant derrière une identité, elle va découvrir sa part d’humanité et devenir celle qu’elle aurait dû être. L’action est omniprésente et même si au vu du résumé je supposais que l’héroïne serait davantage un robot, elle est badass et c’est un bonheur de voir qu’elle n’a besoin de personne pour s’en sortir.

On adhère sans mal à l’originalité du récit et rapidement cet univers se construisait dans ma tête. La hiérarchie des familles étaient parfois un peu confuse, mais j’ai rapidement été concentré vers Tyrus. Il occupe une place centrale à l’histoire et la complexité de ce personnage est assez impressionnante. Tel un caméléon il va réussir à jouer un rôle brillant et ça en devient perturbant dans le sens où on en vient à se demander à quel moment il est lui-même. A mesure qu’il laissait transparaitre sa nature, j’étais captivée par son intelligence et c’est tellement perturbant de douter de tout ce qui entoure Némésis, que j’ai douté jusqu’à la dernière ligne. A mon sens, son évolution risque d’être intéressante dans la suite, car c’est un personnage qui ne fait pas les choses à moitié et qui risque de tout faire pour Némésis.

En bref, S.J. Kincaid maîtrise son univers et on voit que le décor est très bien construit. Nos héros sont au cœur d’un complot politique et le suspense n’est pas de tout repos, c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai plongée dans cette histoire assez étonnante. Némésis est une héroïne attachante que j’ai pris plaisir à suivre, sous l’armure de la combattante se trouve une jeune femme incroyable et ceux qui la craignent sont loin de la réalité. J’ai adoré la voir affronter ses peurs et réaliser qu’elle a autant de valeur que n’importe qui, sa prise conscience m’a beaucoup touché. Le récit se termine d’une manière intéressante et c’est avec plaisir que je vais attendre des nouvelles de publication de la suite et me jeter dessus.

King’s Cage | Victoria Aveyard (Red Queen #3)

Ce tome est le 3ème opus d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Mes pauvres nerfs se remettent tout juste après un tome aussi intense. J’ai toujours un peu de mal à me replonger dans cet univers et on ne peut pas dire que je sois une grande fan de Mare Barrow, mais quel tome puissant et captivant, une fois dans ma lecture il m’a été difficile de le reposer l’esprit tranquille.

Difficile pour moi de vous parler de cette série qui provoque des émotions contradictoires. Je suis une grande fan de l’univers construit par Victoria Aveyard et on sent qu’elle a travaillé sa stratégie pour rendre ce combat crédible. Mon problème c’est son héroïne et la première partie du roman n’a rien arrangé. Nous retrouvons l’intrigue là où nous l’avions laissée et malgré la longue attente, je peux vous dire que je n’ai jamais réussi à oublier la catastrophe dans laquelle s’est mise Mare. J’ai trouvé les premiers chapitres intenses et tristes, Mare a du mal à réaliser ce qui lui arrive et elle est partagée entre peurs, haine et souffrance. A de nombreuses reprises elle m’a brisé le cœur et la voir dépérir l’a rendu un peu plus sympathique, seulement POURQUOI elle n’arrive pas à comprendre que Marven est démoniaque, ces doutes persistants concernant son humanité enfouie est insupportable et on a l’impression qu’elle éprouve de l’amour pour ce monstre. Certes elle n’a pas aucune échappatoire, mais sa résignation face à son sort m’a rendu dingue et je mourrais d’envie de la secouer pour qu’elle arrête de lui trouver des excuses.

Pour redonner un nouveau souffle, l’auteur a eu la bonne idée d’ajouter deux nouveaux narrateurs surprenants. Ainsi, entre le calvaire de Mare, nous suivons Cameron une sang-neuf qui a rejoint La Garde sous la contrainte. J’ai beaucoup aimé que l’auteure ne se repose pas sur un choix classique en donnant la parole à Cal, certes j’aime beaucoup son personnage de Prince Déchu, mais ça aurait rendu les choses trop banales et nous aurait retiré la vie d’ensemble que nous offre Cameron. Ainsi à travers la jeune fille, nous allons avoir un aperçu de ce qui se passe dans la rébellion et de nouvelles alliances vont voir le jour. Et pour mon plus grand plaisir l’action est toujours au centre de l’intrigue avec des complots, des retournements de situations et beaucoup de sang, de combat et de ripostes.

Contrairement à la première partie qui est trop longue, j’ai vraiment adoré la seconde moitié du roman qui est à l’image du premier tome. J’ai retrouvé cette intensité où l’inattendu est dans chacun des chapitres et j’ai eu l’impression de vivre la situation en même temps que nos héros. Surtout que Mare va s’avérer changer suite à l’épreuve qu’elle a traversée et c’est horrible à dire, mais il était temps qu’elle perde son arrogance car ce n’était plus possible de la supporter. J’ai savouré les moments entre Cal et Mare avant que la réalité ne les rattrape et je suis sous le charme de leurs échanges qui allège l’atmosphère.

Pour ne pas changer dans les bonnes habitudes, l’auteure veut clairement la mort de ses lecteurs la fin est certes moins intense que le tome précédent, mais je suis hyper excitée d’avoir le fin mot de l’histoire. Beaucoup de décisions devront être prises et on découvre certains personnages sous un nouvel angle, ce qui devrait avoir un impact sur le dernier opus. Actuellement, je suis en phase de dépression en réalisant que la V.O. est attendue pour février 2018 donc j’ai juste envie de pleurer en pensant à l’attente que la VF va prendre. Définitivement meilleur que le deuxième opus qui m’avait déçu. Je recommande !

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Lucie

Glass Sword | Victoria Aveyard (Red Queen #2)

Glass-SwordCe livre est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Je garde très peu de souvenirs de ma lecture du précédent opus, je me souvenais vaguement avoir apprécié ma lecture mais j’ai été obligée de relire ma chronique, car j’étais vraiment perdu dans l’énumération de personnages. J’ai vraiment eu du mal à me remettre dans l’histoire et les longueurs de la première partie ont contribué à mon avis, néanmoins la seconde partie se révèle bien menée et l’action occupe une place importante, nous allons prendre conscience des changements que leur cavale va impliquer et les personnages n’ont plus rien à voir avec ceux  rencontré précédemment, et puis les héros sont adorables, même si ils ont du mal à communiquer et s’ouvrir.

L’histoire reprend, en pleine fuite où Mare et Cal sont escortés par la Garde et tente de s’éloigner de la Reine et du Roi Marven. Je ne vous cache pas que cette partie est particulièrement lente et j’ai vraiment eu peur pour la suite de l’histoire. Il faut dire qu’il ne se passe pas grand-chose et ça n’apporte rien au récit, sauf faire durer la fuite. Ce second tome, va également être l’occasion de faire plus ample connaissance avec des personnages secondaires notamment Kilorn, qui peut s’avérer être assez marrant dans certaines situations, mais également Shade le frère de Mare, ainsi que la combattive Farley qui va s’avérer être une alliée redoutable. Mais il réussit à se renouveler en changeant de décor, dans cet opus la vie au palais n’est plus d’actualité et ils vont devoir s’organiser.

Le personnage de Mare est méconnaissable, ce qu’elle a vécue depuis le début du premier tome, l’a profondément changée et son caractère va s’affirmer en leader, mais surtout elle va progressivement s’éloigner de ses proches. A commencer par Cal, qu’elle s’est juré de garder à distance pour rester focalisée sur ses priorités, malgré l’attirance entre eux soit toujours là, mais chacun préfère l’oublier. Nous allons découvrir rapidement qu’elle a perdu toute confiance dans ses proches et malgré le soutien de son frère Shade, elle peine à s’ouvrir et doute en permanence de tout le monde. Rongée par la culpabilité, elle va faire taire ses souffrances et garder pour elle, ses émotions. Tout le monde attend d’elle qu’elle prenne les rênes d’une armée rouge, pourtant elle est beaucoup plus fragile qu’elle ne le laisse voir et à force d’être celle que les autres attendent, elle va finir par se perdre elle-même.

Alors qu’il est difficile de rester attachée à Mare, face à la froideur de son personnage. Il y en a un qui dégage une chaleur réconfortante c’est Cal, son monde s’est effondré et il reste aussi attachant, le mystère qui entoure ce personnage reste entier et malgré les actions désintéressées qu’il mène, j’aimerais tellement mieux le connaître. Il dégage une douceur qui apaise l’héroïne et même si elle ne se l’avoue pas, elle se repose énormément sur Cal. Malgré tout le mal que Mare lui a fait, il demeure à ses côtés et n’hésite pas à rester à ses côtés. Son personnage reste assez en retrait et j’espère vraiment qu’il prendra de l’ampleur dans la suite, car au vu de l’épilogue Mare va désespérément avoir besoin de soutien. Vous l’aurez compris, malgré un début difficile l’action aura fini par avoir raison de moi et je ne peux pas passer à côté de la suite de cette série et je vais surveiller de près cette sortie.

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Lucie

L’héritière | Melinda Salisbury (The Sin Eater’s Daughter #1)

Très bonAprès plusieurs mois d’hésitation, j’ai enfin sorti cette petite pépite. Je m’attendais à une lecture légère et détente et j’ai été surprise par la complexité de certains passages. La mythologie est plutôt bien trouvée et captivante, mais j’ai parfois été un peu larguée par la tournure que prenaient les coutumes.

Il y a 4 ans, Twylla a été choisie par la reine pour devenir la fille adoptive du couple royale. Naïve et insatisfaite de sa condition, elle suivait la reine sans se poser de questions. Aujourd’hui âgée de 17 ans, elle est promise au prince héritier du royaume de Lormere Merek et c’est résigné qu’elle attend l’heure venue. La reine l’utilise comme une arme pour maintenir l’ordre dans le royaume, un simple toucher peut ôter la vie. C’est d’ailleurs dans cette optique, que son don est exploité, puisqu’elle est chargée de tuer les traîtres désignés par la Reine. Son rôle la contraint à un confinement et une protection constante. Sa tranquillité va être chamboulée avec l’arrivée d’un nouveau garde : Lief, qui la trouble au plus haut point et qui va profondément changer ses convictions, réveillant un peu de rébellion.

Tout d’abord, Twylla est une héroïne plutôt attachante et sa condition m’a fait de la peine. Elle subit les sautes d’humeur de la Reine et se fait la plus discrète possible. Son don l’isole des autres et la Reine n’hésite pas à confiner sa fille adoptive pour sa protection. Afin d’apporter la sécurité à sa petite sœur, Twylla essaye de faire tout ce qu’on lui demande, même si tuer pour la Reine va à l’encontre de ses principes. Par moments, elle est un peu trop passive et j’aurais aimé la voir un peu moins résignée.

Du côté des personnages secondaires, on a une Reine bien cruelle, et plutôt dans la manipulation. Elle n’hésite pas à punir de la pire des manières et les morts sont douloureuses. Personnes n’échappent aux humeurs de cette femme et même ses amies peuvent s’attendre aux revers de la médaille. Contre toute attente Merek, est charmant et son voyage de deux ans dans le royaume lui a permis d’acquérir ses propres convictions et s’éloigner de sa mère. A son retour, il va manifester un intérêt tout nouveau pour sa fiancée et il ne va pas hésiter à courtiser Twylla. Trop longtemps dans sa solitude, l’intérêt que va lui manifester le prince va la troubler. Mais c’est surtout sa rencontre avec Lief qui va lui offrir des vraies émotions, les papillons dans le ventre. Je ne vous cache pas que mon cœur a fait son propre choix et toute mon allégeance va vers Lief, son air malicieux à eux raison de moi, je suis dans son camp.

Je m’attendais à une histoire un peu moins compliquée, le début du roman traîne un peu en longueur et l’explication de la mythologie m’a un peu perdue. Une fois les explications passées, j’ai été vraiment emballée par l’histoire et les rebondissements m’ont tenu accroché jusqu’à la fin. On a un semblant de triangle amoureux, même si les sentiments de l’héroïne sont plutôt clairs, la situation n’est pas facile. Par moments, Twylla est un peu trop compatissante et elle a tendance à pardonner un peu trop facilement les mensonges qui l’entourent. J’aurais souhaité la voir se battre un peu plus pour ce en quoi elle croit. L’épilogue est assez surprenant et j’ai hâte de découvrir ce que la suite nous réserve, même si visiblement ça risque d’être bien trop long. Un premier opus, qui laisse présager une suite prometteuse et une trilogie qui semble avoir beaucoup à offrir. Un roman qui devrait plaire aux amateurs de fantasy.

Signature Lucie

Red Queen | Victoria Aveyard (Red Queen #1)

ImpressionBonAprès un long moment dans ma PAL, j’ai décidé de sortir ce bouquin et au vu des premiers avis, j’espérais vraiment avoir un coup de cœur. Malgré un contexte ultra détaillé, une histoire captivante et bien menée, l’héroïne n’a pas réussi à m’émouvoir plus que ça et je n’ai pas adhéré à tous ses choix.

Dans le royaume de Norta, la famille royale est composé par les Argents, dotés de capacités particulières c’est tout naturellement qu’ils gouvernent les Rouges, qui servent d’esclaves. Mare Barrow est une Rouge de dix-sept ans, qui vole pour que sa famille survive dans une société qui ne se préoccupe pas du sort des Rouges. Une rencontre va la conduire à travailler comme domestiques et c’est par accident qu’elle va se découvrir des pouvoirs extraordinaires. Complètement désarçonné face à une Rouge avec des pouvoirs, Mare va être contrainte de se fiancer à un Prince Argent.

L’univers décrit à merveille le gouffre entre les Rouges et les Argents, Mare vit dans la misère et développe une haine envers les privilégiés, qui les traite comme des animaux. Elle est dotée d’un caractère bien trempé, mais elle va devoir prendre des décisions qui vont contre ses valeurs pour la sécurité des siens. Très affectée par son statut de vilain petit canard et se sentant coupable d’un évènement survenu dans sa famille, Mare va avoir la possibilité de négocier le retour de ses frères du front et monnayer l’avenir de sa famille. Malgré une capacité unique, Mare est montrée dans toute son humanité, avec ses faiblesses et ses forces, mais elle ne se laisse pas juger par sa condition de Rouge.

J’ai été assez déstabilisée par la naissance d’un triangle amoureux entre Mare et les princes royaux. Malgré mes préférences, le Prince Cal et Maven sont à la fois identiques et différents. Chaque moment est touchant, mais je suis heureuse de voir que la romance est reléguée au second plan, au profit du développement de l’intrigue sur la montée de la révolte. On a un rapide aperçu des rebelles et plusieurs personnages ont réussi à m’intriguer notamment Farley, qui semble haut placé dans le mouvement de la Garde Écarlate. L’épilogue nous laisse supposer une suite au cœur de la rébellion avec des surprises.

En bref, je ne sais pas trop quoi penser de ce premier tome, j’ai vraiment aimé l’univers dans lequel j’ai été plongée et je sais que je lirais la suite. Mais, j’ai été dérangé par tous ces personnages masculins qui semblent tomber comme des mouches devant Mare, Que ce soit la rivalité entre Cal et Maven pour lequel elle nourrit clairement des sentiments, ou ou même Kilorn qui la regarde avec des yeux de merlan frit. J’avais seulement envie qu’elle se décide et qu’elle soit claire dans ses choix. J’espère simplement qu’un triangle amoureux, ne va pas en chasser un autre pour la suite, car je ne supporterai pas. Des rebondissements intéressants et un premier tome encourageant, une bonne surprise.
Signature LuxnBooks