Young Adult

Positive | Camryn Garrett

Résumé :
Parce que tout le monde a droit à l’amour.
Nouveau lycée et nouveau départ pour Simone Garcia-Hampton : elle se fait de vraies amies, se voit confier la mise en scène de la comédie musicale de l’année et se rapproche de Miles, celui qui la fait fondre dès qu’il entre dans la pièce. Mais voilà, Simone est séropositive, et elle n’a qu’une peur : qu’on découvre sa maladie.
Lorsqu’elle commence à sortir avec Miles, elle sait bien qu’elle devra lui en parler, même si cette idée la terrifie. Mais bientôt, un message trouvé dans son casier la menace de tout révéler à l’ensemble du lycée si elle ne le plaque pas…
Simone renoncera-t-elle à l’amour pour protéger son secret ?

C’est assez rare pour le souligner, mais Positive est le premier roman que je lis qui traite d’un sujet important le VIH et de l’impact que cette maladie peut avoir dans la vie d’une jeune femme qui est porteuse de cette maladie et qui parallèlement se cherche. J’ai un peu honte de l’admettre, mais ce roman m’a appris des choses dont je n’avais pas connaissance sur le sujet et j’ai beaucoup apprécié ce côté pédagogique, alors oui je savais qu’en 2021 on peut vivre avec le virus, mais la notion de « I=I » m’était totalement inconnue et j’ai le sentiment d’avoir tiré un enseignement de cette lecture.

Le roman débute par le nouveau départ de notre héroïne Simone, qui recommence sa vie dans un nouveau lycée et qui est parvenu à tisser des liens avec deux amies qui lui donnent l’impression d’appartenir enfin à un groupe. Cela n’a malheureusement pas toujours été le cas, puisque dans son dernier lycée l’annonce de sa séropositivité a viré au cauchemar. Aujourd’hui elle s’épanouit dans le club de théâtre où elle se voit confier la mise en scène de la comédie musicale Rent et fait la connaissance de Miles, un jeune technicien qui fait immédiatement battre son cœur. Alors qu’ils commencent à se rapprocher un message anonyme menace de révéler à tout le lycée qu’elle est atteinte du VIH si elle n’arrête pas cette relation. Va s’en suivre une série de questionnement et de remise en question sur ce qu’elle est prête à sacrifier.

Simone a un caractère affirmé et elle est à un moment de sa vie où elle se questionne énormément sur la sexualité. Sa rencontre avec Miles va faire naître des émotions nouvelles et un désir qu’elle va tenter d’apprivoiser. Accompagnée de ses deux meilleures copines, elle va découvrir sa sexualité et apprivoiser cet aspect de la maladie qui lui est inconnu. Étant née avec le VIH, Simone a la maîtrise de son traitement, mais à un âge où on se découvre sexuellement, elle va vouloir comprendre ce que sa maladie lui permet ou non de faire.

Il y a un côté très sérieux avec le thème abordé et en même temps, on est face à des préoccupations d’adolescente et honnêtement j’ai eu plus de mal avec la romance qui va très vite et qui ne m’a pas fait vibrer comme je l’espérais. J’ai trouvé que l’intrigue tournait beaucoup autour du sexe et ça a retiré une partie d’empathie. Par contre, on a une vraie diversité dans les personnages, personnes queer, bisexuelles, famille homoparentale et personnes issues des minorités et de ce point de vue c’est un roman qui est rafraichissant et qui change, car assez représentatif de la société actuelle. On manque un peu d’émotion, mais le récit est très juste et il est difficile d’être indifférent face au thème abordé.

Romance, Young Adult

Ça sonnait mieux dans ma tête | Nina Kenwood

Résumé :
Dans la tourmente du divorce de ses parents, Natalie, grande gaffeuse maladroite, n’a pas la tête à sortir avec des garçons. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Alex…
À dix-huit ans, Natalie termine sa dernière année de lycée et attend avec impatience de savoir dans quelle université elle pourra étudier. Mais pendant les vacances de Noël, ses parents lâchent LA bombe : ils divorcent. Pour fuir l’ambiance électrique, Natalie se réfugie chez ses meilleurs amis qui la poussent à profiter de la vie. Introvertie et très gaffeuse, Natalie n’a jamais embrassé personne et déteste aller en soirées, préférant la rêverie à la réalité. Mais quand elle tombe amoureuse du garçon qu’elle aurait dû éviter, sa vie se complique et la voilà obligée de sortir de sa coquille. Et si l’amour lui faisait enfin découvrir le monde réel ?

J’avais vu passer ce roman à sa sortie, mais c’est le résumé passionné de son éditrice qui m’a donné envie de me le procurer. Nina Kenwood évoque avec beaucoup de justesse des questions que beaucoup de jeune femme se sont sans doute déjà posé, l’image de la femme, le regard des autres, le tout mêlée aux premiers émois de la vie amoureuse de notre héroïne.

L’histoire débute par l’annonce du divorce des parents de Natalie le soir de Noël et même si elle est presque adulte, cette nouvelle va la chambouler et durant plusieurs semaines elle va voir son quotidien changé et ses certitudes s’effondrer. Pour oublier cette période compliquée, elle va se réfugier dans son cocon avec ses meilleurs amis et ces vacances étant dernières avant son entrée à l’université, elle va vivre malgré elle plusieurs aventures qui vont littéralement la sortir de sa zone de confort et exacerber sa maladresse.

Contre toute attente, elle va accepter de se rendre à une soirée, alors qu’elle déteste les fêtes et encore plus les inconnus, sur place ça va être un véritable cauchemar, jusqu’à ce que son chemin croise celui d’un garçon qui n’aurait pas pu être plus différent d’elle, mais qui pourtant lui donne la sensation d’être en sécurité. L’alchimie entre les personnages est évidente et chaque moment passé en compagnie l’un de l’autre m’a beaucoup plu. Ils avancent tous les deux doucement et malgré les incertitudes de Natalie, la jeune femme va se laisser porter par son cœur et vivre un premier amour qui en fera craquer plus d’un(e).

J’ai beaucoup apprécié les questionnements par lesquels passe Natalie, son adolescence l’a beaucoup fragilisé et certaines blessures ont laissé des séquelles à la jeune femme d’aujourd’hui. L’image de la femme dans les médias a de quoi faire complexer beaucoup d’adolescente et Natalie en est la preuve vivante, difficile de ne pas se comparer aux magazines, mais dans la réalité impossible de photoshoper les petits défauts et ça en vient à faire complexer les femmes qui sont différentes, car les modèles ne sont pas la norme. J’ai trouvé qu’on avait un bon équilibre entre le thème actuel et les problématiques d’une jeune femme en devenir, mais le côté un peu gauche de Natalie apporte également un peu d’humour et ça en fait un roman vraiment détente.

Mention spéciale au décor australien qui nous dépayse complètement avec des fêtes de fin d’année en été. J’ai beaucoup apprécié cette ambiance façon spring break américain où vacances de Noël riment avec bikini et vacances à la mer, et bien évidemment on prend plaisir à découvrir ce début de romance qui est toute douce et on déguste chaque scène où ils se retrouvent. La fin est peut-être un peu rapide et ça en dévient frustrant, mais l’absence d’épilogue fait sens, ils sont jeunes et c’est le début du reste de leur vie. Cette lecture aura apporté du soleil dans cette fin d’hiver morose à moitié confiné / déconfiné et personnellement c’est tout ce que j’espère de cette lecture.

New Romance

Suda Kaye | Audrey Carlan (The Wish #1)

Résumé :
Toutes les petites filles font des vœux en regardant les étoiles.
Quand j’étais petite, j’ai fait tellement de vœux que j’en ai perdu le compte. La plupart d’entre eux concernaient tous les endroits que je voulais voir et les choses que je voulais faire. Je voulais surtout être comme ma mère. Elle nous a appris, à ma sœur Evie et à moi, à vivre chaque moment comme si c’était le dernier. Mais quand notre mère est morte, elle nous a laissé à toutes les deux une pile de lettres à ouvrir à chacun de nos anniversaires. La première lettre m’a été donnée le jour de mon dix-huitième anniversaire et ces mots ont changé le cours de ma vie pour toujours. Elle me disait de voler librement, de tout laisser derrière moi et de vivre la vie dont j’avais toujours rêvé. Malgré mon chagrin, j’ai suivi son conseil. Pendant dix ans, j’ai suivi les traces de ma mère. Littéralement.
Ses lettres m’ont indiqué où aller, jusqu’à ce que la lettre de mon vingt-huitième anniversaire me dise de rentrer chez moi et de poser mes valises. Mais rentrer chez soi est plus facile à dire qu’à faire après dix ans d’absence…

Je n’ai pas toujours été en parfaite harmonie avec les romans d’Audrey Carlan et je n’ai d’ailleurs terminé que Calandar girl, qui m’avait laissé un sentiment un peu mitigé, depuis j’ai enchainé les abandons avec International guy et Biker girls. Honnêtement je n’ai jamais passé un mauvais moment, mais l’abondance de scène de sexe a souvent empêché l’histoire de décoller. Lorsque la promotion de la série The Wish a débuté, j’ai eu un coup de cœur pour la couverture et j’avais envie de laisser sa chance à cette autrice qui a un énorme succès. Je n’avais pas vraiment d’attente en débutant cette histoire donc globalement je n’ai aucun regret. Certes l’histoire a des défauts, mais on passe un moment agréable et la plume est toujours aussi fluide.

L’histoire tire ses fondations, lorsqu’à l’âge de 17 ans Suda Kaye devient orpheline et se retrouve seul avec sa sœur de 2 ans son ainé. Quelques mois plus tard lorsqu’elles fêtent respectivement leurs 18 et 20 ans, le grand-père leur remet une lettre de leur mère. Pour Suda Kaye cette lettre est une porte de sortie, lui offrant le loisir de vivre à travers les pas de sa mère et de profiter de sa liberté en voyageant aux quatre coins du monde et en vivant chaque instant comme si c’était le dernier. Cette lettre a bouleversé sa vie et lui a donné la force de surmonter son chagrin au gré des paysages. Pendant 10 ans elle a suivi les traces de sa mère et lorsqu’à 28 ans une nouvelle lettre lui parvient, ses pas vont la conduire à la maison, seulement son départ a laissé des séquelles.

J’ai beaucoup apprécié l’héritage amérindien de l’héroïne même s’il n’est que partiellement exploité, on voit malgré tout l’importance qu’il a pour la Suda Kaye et Evie et l’ambiance des petites villes qui donnent l’impression d’être dans un cocon, moins guindé que pouvait l’être Mia dans Calendar girl. On est face à une héroïne qui assume son besoin de liberté et elle a un côté rêveur qui ne l’empêche pas de foncer lorsqu’elle a une idée en tête. Ce qui fait de Suda Kaye l’exact opposé de sa sœur, pourtant elles ont relation complice et leur différence ne fait que renforcer leur lien. Malgré le fait qu’elle soit resté en contact durant ces dix années, la blessure de la séparation est restée à vif pour Evie et ces retrouvailles bien qu’heureuses, vont mettre en lumière les conséquences de son départ, qui pourrait s’apparenter à une fuite.

Suda Kaye a également laissé derrière elle l’amour de sa vie Camden et leur relation est plus solide qu’on pourrait s’y attendre. La romance va peut-être un peu trop dans la facilité, mais elle retranscrit malgré tout certaines émotions intéressantes. On passe par plusieurs émotions légitimes, mais ça manque néanmoins de profondeur, tout va trop vite et ils ne prennent pas forcément le temps de se redécouvrir et écoute surtout leurs instincts primaires. Néanmoins on retrouve son style à travers les scènes de sexe, mais la romance ne m’a pas totalement émue et j’aurais aimé ressentir la passion à travers leurs sentiments.

J’ai retrouvé certains défauts de ses autres romans notamment des scènes de scènes qui s’accumulent un peu trop vers la fin, et des surnoms absolument épouvantables qui me font lever les yeux au ciel. Et comme je l’évoquais plus haut une romance pas assez convaincante, mais pas désagréable pour autant. En comparaison j’ai trouvé ce roman meilleur que ce que j’avais pu lire jusqu’ici et j’y ai vu une évolution. L’histoire est dans son ensemble intéressante et se lit rapidement, malgré des imperfections ça n’empêche pas de prendre plaisir à découvrir l’histoire et d’avoir envie de poursuivre l’aventure avec Evie

Young Adult

Swimming Pool | Sarah Crossan

Résumé :
Kasienka est polonaise
et elle vient d’arriver
en Angleterre avec sa mère.
Mais la vie ici n’a rien d’une vie rêvée.
Heureusement, il y a la piscine,
il y a l’eau. Et dans l’équipe de natation,
il y a William…

Je remercie Babelio et Rageot pour cette masse critique privilégié.
Date de sortie : 16 mai 2018

Il y a des romans qu’on n’attend pas et qui s’éloignent de nos goûts, mais qui nous font passer des émotions qu’on comprend et qui laisse des traces. La première fois que j’ai découvert Sarah Crossan, c’était lors de ma lecture de Inséparables. Je suis ressortie de cette lecture à la fois bouleverser et émerveiller par la beauté des mots. Je n’étais pas au courant qu’un nouveau roman de cette auteure allait être publié donc lorsque j’ai découvert qu’on me proposait de lire le dernier roman de Sarah Crossan, traduit par Clémentine Beauvais, j’étais curieuse de voir si les mots de cette auteure avaient toujours du pouvoir, mais j’ai surtout été frappée par la délicatesse.

Kasienka est à un âge où il est difficile de s’assumer, mais lorsqu’on est étrangère et qu’on départ dans un pays qui n’est pas le sien, il est parfois difficile d’être acceptée. D’origine polonaise, la jeune fille n’a jamais voulu quitter son pays natal, mais contrainte de suivre sa mère dans ses projets, elle se retrouve en Angleterre avec un anglais précaire et ses camarades pas vraiment décidée à l’intégrer. Afin de fuir ses problèmes Kasienka va trouver une échappatoire à la piscine du collège où elle se laisse porter par l’eau et où elle rencontre William, qui réveille en elle des émotions jusqu’alors jamais ressenties. Au fil des pages nous allons suivre une héroïne douce qui cherche juste à être elle-même et il est impossible de ne pas s’attacher à cette jeune fille touchante.

Au premier abord j’ai été surprise du jeune âge de notre héroïne et j’ai rapidement apprécié être dans la tête de cette jeune fille un peu perdue. Kasienka n’a rien de difficile et bien qu’elle aurait préféré poursuivre sa vie en Pologne, elle va tout faire pour être acceptée, à la fois par sa mère, que par ses camarades. Les émotions passent parfaitement et il n’est pas difficile de ressentir les questionnements d’une adolescente à un tournant de sa vie, qui va devoir se battre pour son bonheur. On aborde des thèmes fort liés à l’adolescence, notamment l’image des étrangers, le harcèlement, le premier amour et le rôle dans sa famille après que celle-ci est éclatée.

Le style du récit est encore une fois d’une grande originalité et pour le coup, je suis toujours autant surprise d’être émue en lisant un roman qui au final n’a pas de réelle interaction. Après concernant ce roman en particulier, bien que j’ai apprécié ce moment de tendresse, j’ai trouvé la fin un peu brusque et je pense qu’elle aurait mérité quelques pages supplémentaires. Ce sont des romans qui me sortent de ma zone de confort et qui me font découvrir la beauté de la poésie, il n’est pas difficile d’apprécier le récit et les pages défilent avec plaisir.

Romance, Young Adult

Autoboyographie | Christina Lauren

Résumé :
Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour le plus traditionnel État de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible).
C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté ! Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – et accessoirement mormon – qui a remporté le Séminaire haut la main l’année passée.
Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…
Merci Hugo New Way pour ce sublime envoi.

Une histoire d’amour bouleversante qui m’a fait passer par un arc-en-ciel d’émotions. Ce roman c’est tout ce que je recherche dans la collection New Way, un sujet actuel qui sensibilise, des émotions décuplées qui secouent les lecteurs et bien évidemment des personnages envoûtants qui s’aiment d’un amour indescriptible. Je lis très peu de romance LGBT, notamment car bien souvent lorsque je lis une romance j’aime imaginer que la jeune fille qui tombe amoureuse c’est moi et que le jeune homme qui sourit c’est mon futur mari, seulement dans une romance homosexuelle, malgré tout le plaisir que je prends j’ai toujours du mal à me projeter dans la romance, non pas qu’il faille une cible, mais ma sensibilité n’est pas la même et c’est un ressenti personnel difficile à expliquer.

Ce roman j’en ai entendu énormément parlé lorsqu’il est sorti en V.O. et ma curiosité a rapidement été piquée, seulement comme je l’indiquait plus haut mes rares immersions étaient belles, mais pas inoubliables pourtant deux facteurs ont été déterminants concernant cette lecture. La première c’est le duo d’auteurs Christina Lauren, jusqu’ici mes découvertes en young adult n’avaient pas laissé de bons souvenirs, mais je souhaitais les découvrir dans un registre moins érotique alors quand l’une de mes collections fétiches a décidé de publier ce roman, mon hésitation n’a duré que quelques instants et j’avoue avoir profité d’un partenariat avec la maison d’édition pour découvrir un roman que je n’aurais pas forcément acheté dès le jour de sa sortie. Le résultat est un succès, dès les premiers chapitres je me suis laissé porter par cette sublime histoire qui m’a touché par bien des aspects.

Tanner Scott n’a jamais eu à cacher sa sexualité et sa famille a toujours accepté que leur fils s’exprime en accord avec lui-même, sans aucune honte. Pourtant lorsqu’il quitte la Californie pour l’État de l’Utah, la discrétion semble être une évidence et bien qu’il soit difficile pour lui d’avoir le sentiment de se cacher, après deux sans dans cette nouvelle maison, sa routine semble plutôt bien rodée. Après un défi lancé par Autumn sa meilleure amie, Tanner intègre le prestigieux Séminaire de Provo High, l’objectif étant de rédiger un roman en quatre mois. D’abord plutôt désinvolte, le jeune homme va devoir ajouter le facteur émotionnel, puisqu’au premier regard, il tombe immédiatement sous le charme de l’assistant de son professeur Sebastian Brother.

Ce roman se déroule dans l’État de l’Utah où les mormons font partie du décor et sont même parfois majoritaires. Comme toute communauté religieuse, la religion est maître de toutes leurs décisions et c’est parfois avec une certaine surprise que j’ai découvert certaines de leurs règles. Je ne sais pas si tout est véridique, où si certains aspects de leur croyance sont romancés, mais l’acceptation ne semble pas faire partie de leurs règles. Tanner a toujours eu connaissance des mormons, mais ses connaissances n’ont toujours été que flous. Seulement, malgré le soutien de ses parents, les mormons ne semblent pas attirer leur faveur et pour protéger leur fils, on va découvrir qu’ils sont prêts à durcir les règles et Tanner va devoir surmonter les obstacles qui vont se dresser devant lui.

La complexité de cette relation est lié à Sebastian, malgré l’acceptation de ses sentiments il est difficile d’aller contre des valeurs qu’on lui enseigne depuis toujours. C’est déchirant de le voir affronter cette situation sans réel soutien, car à l’inverse de Tanner, Sebastian ne pourra pas être soutenu par sa famille, étant le fils d’un évêque il a le devoir de respecter la volonté de Dieu et l’homosexualité ne fait pas partie des choses « acceptables ». Cette romance c’est bien plus qu’une simple attirance entre deux hommes, on est face à des barrières morales où nos personnages vont devoir découvrir qui ils sont réellement et cette recherche d’identité va passer à travers un premier amour à la fois sublime et dévastateur. Une romance bouleversante qui ne laissera personne indifférent.

Young Adult

Nos cœurs en désaccord | Krystal Sutherland



Je viens de terminer ma lecture et je ne vous cache pas que ce roman n’est pas du tout comme je l’imaginais. Je dirais que le point fort de cette histoire c’est son originalité, le résumé paraît banal et j’étais loin d’imaginer la direction qu’allait prendre le récit. Alors oui, il y a un fond de vérité dans la morale et justement c’est peut-être ça qui est le plus dérangeant. Le début du roman démarre de manière classique et le personnage principal est assez touchant dans sa manière de voir la vie, mais en tournant les pages j’ai commencé à me sentir un peu mal à l’aise de ma lecture et l’héroïne ne fait rien pour arranger ce sentiment, malgré qu’un lourd passé soit mis en cause, son comportement est déstabilisant.

Et pourtant le premier chapitre donne le ton, cette simple phrase résume très bien ce qui vous attend « Donc ceci n’est certainement pas l’histoire d’un coup de foudre. Mais c’est belle et bien une histoire d’amour. Enfin. Si on veut. » Henry est un jeune homme qui rêve de rencontrer un amour aussi inconditionnel que ses parents. Étudiant modèle il est loin de se préoccuper des amours d’adolescents de ses camarades pourtant l’arrivée d’une nouvelle élève Grace, va tout changer. Au premier abord la jeune femme n’a rien d’engageant : propreté douteuse, des vêtements de garçon trois fois trop grands et une canne pour l’aider à garder l’équilibre quand sa jambe flanche et un caractère effacé et sombre.

On pourrait croire qu’il s’agit d’une banale première histoire d’amour, mais le thème est beaucoup plus profond. Dans un récit rempli d’humour et heureusement que les deux meilleurs amis étaient là, j’ai adoré leur complicité, notamment Lola, qui va tenter d’aider Henry à comprendre cette jeune femme brisée qui semble inaccessible. J’ai beaucoup aimé le personnage de Henry, il est parfois maladroit mais il est sincèrement touchant dans sa démarche et sa difficulté à exprimer ses sentiments ne l’empêche pas de se dépasser. Je ne suis pas une grande fan de Grace, il y a une part de curiosité, mais plus les semaines passent et moins j’ai apprécié son attitude, elle est en détresse et comme Henry on veut l’aider à s’en sortir, mais je suis loin d’accepter les choix qu’elle fait et sa manière de gérer la situation m’a mise mal à l’aise, l’auteur n’hésite pas à mettre quelques touches d’humour, indispensable pour alléger le cœur.

Peut-être que ma perception aurait été différente si elle avait été narratrice de cette histoire, mais les dégâts sont bien réels et même s’il y a une grande part de vérité dans la morale de cette histoire Grace m’a déçue à souffler le chaud et le froid, alors même qu’ils n’étaient qu’amis. Néanmoins l’écriture de l’auteur est entraînante et m’a permis de ressentir de vraies émotions, J’aimerais beaucoup la découvrir la plume Krystal Sutherland dans un autre roman pour voir si elle aborde son récit avec autant de justesse.