Révolte | Tillie Cole (Les Écorchés #4)

Résumé :
Résister, sans jamais se soumettre !
152 a été enlevée par les Arziani, une famille mafieuse de Géorgie, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Elle a été dressée pour devenir une mona – une esclave sexuelle destinée à servir le maître des Fosses de Sang. Belle et douce, elle rend fou de désir le maître qui, pour s’amuser, la donne à son plus grand et plus effrayant champion des combats à mort… mais elle comprend très vite qu’un physique menaçant peut cacher un grand cœur. Toutefois, l’amour peut-il naître dans les profondeurs d’un tel enfer ?
Je remercie les éditions Milady pour cet envoi
Ce roman est le 4ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Un tome absolument captivant qu’il me tardait de découvrir et qui offre un final grandiose. J’ai du mal à croire que cette série soit déjà terminée, le côté sombre de cette histoire n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais si comme moi vous lisez de la Dark Romance ce n’est pas la série la plus noire que j’ai pu lire. Lorsque 152 et son parcours ont été évoquée dans le tome précédent, l’attente a commencé et le résultat de l’histoire est à la hauteur de mes espérances. Je suis restée accroché à mon histoire totalement conquise par les personnages principaux.

152 a été enlevée avec son frère de leur orphelinat par les Arziani, une famille mafieuse de Géorgie. Afin de garder une pression sur son frère, la jeune femme est dressée pour devenir une mona, une esclave sexuelle destinée à servir les hommes du goulag. Lorsque son frère réussit à retrouver sa liberté, il tue Maitresse Arziani en espérant libérer sa sœur des griffes de sa tortionnaire. Seulement 152 a été repérée par le Maître des Fosses de Sang qui souhaite en faire sa Grande Mona pour son usage personnel. Totalement obsédé par sa prisonnière, il est décidé à profiter pleinement de sa propriété, seulement le manque d’obéissance de son meilleur combattant va le contraindre à lui offrir 152, afin de créer une faiblesse chez son champion et obtenir une totale obéissance.

Les conditions de vies des monas sont vraiment inhumaines, mais dans leur malheur elles ont la chance d’être droguée, leur permettant d’être dans un état de semi-conscience, protégeant leur esprit des souffrances psychologiques et créant un besoin malgré elle. Alors lorsque sa dose est diminuée pour devenir la Grande Mona, les souvenirs de sa vie d’avant vont commencer à revenir progressivement sans réellement comprendre ce qu’ils représentent. Résignée à n’être qu’un objet, la jeune femme va pourtant voir sa condition évoluer lorsque le Maître la mène dans la cellule de 901. Elle va d’abord être effrayée par ce tueur, et malgré que le combattant soit colérique, 152 va découvrir un homme attachant, doux et prêt à tout pour la protéger.

La romance va naître dans des conditions particulières, puisque pour la première fois aucun des héros n’est libre et leur rapprochement n’est pas un choix qui leur est propre. 152 est contrainte par la drogue à devoir se soulager et bien que les raisons de cette idylle ne soient pas très romantiques, l’humanité de 901 va se réveiller en offrant une échappatoire à la jeune femme pour lui éviter de souffrir. Leur relation va naître sous la contrainte et leur rapprochement va poser quelques questions quant à leur libre arbitre et ils vont s’attacher malgré eux. Ils vont se laisser guider par leurs émotions et la sécurité qu’ils éprouvent l’un avec l’autre va créer un lien. Ce terrible lien qui va servir de moyen de chantage pour que notre combattant soit le plus efficace possible. Ils vont tomber amoureux dans des conditions terribles et cette romance va devenir une belle histoire d’amour.

Bien évidemment le clan de Luka n’est jamais bien loin et avec associés Zaal et Valentin, ils vont tout faire pour clore définitivement ce chapitre de leurs vies. Sans compter que Valentin est prêt à tout pour récupérer sa sœur et ensemble, ils vont combattre le dernier pilier de cette organisation. Je dois dire que ce tome se termine en apothéose, ravie de retrouver nos combattants sous leur meilleur jour et toujours émouvant avec leurs compagnes, mais également dans leurs amitiés. On ressent que ce tome est le dernier et qu’il s’agit du combat final, celui qu’ils attendent depuis le retour de leur liberté. Malgré une captivité éprouvante, nos personnages gardent leur beauté et leur innocence ce qui contribue à les rendre touchants. A mon sens cette fin n’aurait pas pu être meilleure, tous les ingrédients sont réuni pour passer un moment exceptionnel, une romance touchante, l’élaboration d’une vengeance et bien évidemment le retour d’une liberté tant attendue.

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Ravage | Tillie Cole (Les Écorchés #3)

Résumé :
« Je serrai les dents pour me retenir de hurler. Je me cambrai et raidis les doigts et les orteils, mais sans jamais quitter des yeux l’homme qui se tenait devant moi. L’homme qui était revenu aujourd’hui, avec ses yeux bleus et perçants qui remplaçaient les pupilles noires et dilatées de la veille. Ils étaient d’une beauté trompeuse chez un homme aussi cruel. »
Dans son enfance, Zoya Kostava a échappé de peu à l’assaut qui a tué toute sa famille. Désormais âgée de vingt-cinq ans, elle vit cachée de tous jusqu’au jour où elle apprend que son frère a survécu lui aussi… et qu’il habite chez leur pire ennemi, le parrain de la Bratva russe. Zoya risque sa sécurité et son anonymat pour retrouver son frère, mais elle se fait capturer par un homme aussi beau que brutal qui la captive et la terrorise. En lui, elle devine une âme aussi perdue que la sienne. Parviendront-ils à se sauver mutuellement… et à survivre aux guerres de clans ?
                                                                                La rencontre de Roméo et Juliette et du Parrain.
Ce roman est le deuxième tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers
Merci aux éditions Milady pour cet envoi – Date de sortie : 21 février 2018.

Il m’aura fallu la nuit pour mettre des mots sur mon ressenti, ce tome est dans la lignée des précédents et la fluidité du récit ne fait aucun doute. Dès les premières pages je l’ai senti plus sombre que les précédents et malgré un attachement pour ces personnages torturés, ce tome n’est celui qui m’a fait vivre le plus d’émotions. Cette série est à la limite de la Dark Romance et bien que les tomes précédents, m’ait toujours mis le doute, celui-ci est définitivement sombre et la romance va naître dans la souffrance. En soi l’intrigue est toujours aussi captivante et ce fût un plaisir de poursuivre cette série, seulement concernant la romance il m’a manqué quelque chose.

Zoya Kostava a fait une apparition fracassante dans le tome précédent et son histoire à travers les yeux de son frère avait été vrai déchirement. Aujourd’hui après le massacre de sa famille, la jeune femme a été recueilli par un fidèle de son père, mais vit désormais cachée pour fuir ses ennemis qui souhaitent finir le travail en tuant la jeune femme. Depuis la mort sa famille, Zoya a toujours vécu sa vie en solitaire, alors lorsqu’elle apprend que son frère Zaal a survécu c’est un soulagement, seulement en découvrant qu’il s’est fiancé à la fille de son ennemi, elle ne sait plus quoi penser. Risquant son anonymat, la jeune femme décide de sortir de sa cachette et se présente au domicile de son pire ennemi, seulement en chemin elle se fait capturer par 194, un homme sombre et torturé.

Va s’ensuivre plusieurs scènes où les lecteurs vont devoir s’accrocher, car 194 est entraîné pour obtenir des réponses. Grâce à l’alternance des points de vue, nous allons rapidement réaliser que notre héros ne fait que répondre aux ordres, lui qui n’a jamais rien connu d’autres et surtout malgré la répugnance de ses actes, il possède une motivation que ses prédécesseurs n’avaient pas, faisant de lui un redoutable ennemi. J’ai apprécié la remise en question de ce héros, le trouble qui l’habite lorsqu’il questionne Zoya est indéniable et il a du mal à gérer la proximité avec son otage. Jusqu’ici la beauté physique avait toujours été un facteur déterminant, ici notre personnage masculin est présenté comme un monstre tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pourtant pour Zoya son âme est aussi torturé que la sienne et sa méchanceté seulement motivée par un besoin d’amour.

Zoya est un personnage attendrissant et malgré les souffrances elle va garder espoir pour un homme qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle devine à travers un regard fascinant. Nos personnages n’ont pas été élevé dans le même milieu, mais les similitudes ne font aucun doute et on comprend qu’ils puissent être attirés l’un par l’autre, seulement le contexte de leur rencontre est troublant. J’ai déjà lu plusieurs Dark Romance et ce n’est pas ce qui m’a dérangé dans ce récit, selon moi la romance manque d’émotions et j’ai eu du mal à percevoir la connexion entre Zoya et 194. On est dans une situation de captivité et le lieu n’est pas propice à la naissance d’une romance, pourtant cela aurait pu fonctionner si les sentiments apparaissaient de manière progressive, ici tout va un peu trop vite. Malgré tout, j’ai trouvé le parcours de nos héros touchants et je suis heureuse qu’ils se soient trouvé.

En bref, un tome qui baisse légèrement d’un cran et malgré une intrigue forte, j’ai été plus captivé par des éléments du second plan que par le récit principal. L’intrigue est bien construite et l’horreur se poursuit dans ce tome, mais on peut compter sur un clan soudé dirigé par Luka et Zaal pour prendre les choses en mains. Un personnage-clé dans cette histoire m’a complètement bouleversé et je n’avais en tête que le mantra « pourvu que ce soit le prochain, pourvu que ce soit le prochain. », pour le coup mon radar ne m’a pas trompé. Aucune date n’est annoncée pour la publication du 4ème opus et je ne vous cache pas je hurle intérieurement face à l’attente !

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Tourmente | Tillie Cole (Les Écorchés #2)

Résumé :
Constamment drogué par son maître, 221 tue avec une efficacité redoutable. Il est l’atout majeur qui permet de faire fructifier les affaires du parrain de la mafia géorgienne de New York. Jusqu’au jour où il est capturé par le clan adverse. Captif, il rencontre Talia Tolstaia, la fille d’un parrain russe. D’abord attendrie par ce colosse puis fascinée, elle décèle en lui bien plus qu’une machine à tuer et se donne pour mission de le faire s’ouvrir à la vie et à ses plaisirs… Mais la famille de la jeune femme la laissera-t-elle convoler avec leur ennemi de toujours ?
Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Je pensais tout savoir sur cette mafia qui n’a aucune limite, ce tome va continuer de nous faire froid dans le dos avec une histoire qui bien que différente du précédent opus, continue de nous briser le cœur. Nous sommes face à de nouvelles atrocités et bien que 221 soit animé par la rage qui lui permet d’être un redoutable tueur. Il est capturé par la mafia de New York avec à sa tête un Luka plus remontée que jamais pour venger son ami disparu.

Au cours de sa captivité 221 va faire la connaissance de Talia Tolstaia, fille d’un parrain russe elle a toujours été mise en garde par ce milieu où elle a grandi et pourtant face à la détresse de ce prisonnier elle va oublier qu’ils appartiennent tous les deux à deux clans ennemis. D’abord réticente à s’approcher, Talia va progressivement se rapprocher de son prisonnier et un lien fragile va se tisser entre eux. Au fil des jours, malgré sa culpabilité, la jeune femme va prendre soin de cet homme brisé et lui rendre cette liberté qui lui a tant manqué.

Je pensais difficilement que cette suite aurait un écho en moi, le prologue pose les bases d’une histoire difficile et sombre, à la limite du supportable. Quant à 221, on est rapidement interpellé sur sa capacité à conserver une part d’humanité, tant d’années à éprouver autant de colère n’est pas sain et ces sévices l’ont irrémédiablement conditionné. Un tel comportement m’a posé question sur mon degré d’attachement et ce n’est que progressivement que j’ai réalisé qu’il avait tout à apprendre. Lorsque Talia est à proximité, il est d’abord méfiant, puis progressivement les premiers liens vont créer une connexion très forte. De la plus terrible des histoires, va naître la plus belle, la plus tendre et la plus douce des romances. Tous les éléments indispensables pour me faire chavirer et les scènes entre nos amoureux vont être à la fois terribles et émouvantes.

Du côté de Talia, on lui a toujours dicté sa conduite et elle supporte de moins en moins ce décor sombre qui a bercé son enfance. Après avoir obtenu l’autorisation de s’éloigner quelque temps de New York, la jeune femme ne va pas pouvoir s’évader comme elle le souhaitait car son frère va débarquer avec un prisonnier qu’elle n’a pas du tout envie de supporter. Elle sait les limites à ne pas dépasser et être en contact avec 221 est inimaginable, pourtant la curiosité va la pousser à s’intéresser à son invité et s’occuper de lui va devenir plus fort que tout, malgré l’interdit. Animée par un désir d’amour, la jeune femme va se laisser complètement porter par ses sentiments.

En bref, un second tome absolument bouleversant qui nous montre la lumière après des années de ténèbres. Je vous recommande cette lecture si vous êtes un lecteur averti, habituée à ce genre de récit dark, les nombreuses scènes de violences physiques et verbales sont parfois difficiles à supporter, mais malgré cette noirceur qui se dégage du récit, j’ai apprécié l’espoir qui naît dans le cœur de nos héros. Un tome qui m’aura complètement rendu accro à ma lecture et c’est avec une grande impatience que j’attends d’avoir la suite entre les mains.

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Ruine | Tillie Cole (Les Écorchés #1)

Résumé :

Kisa est la fille du chef de la mafia russe de New York qui tient le Donjon – un ring clandestin – et la fiancée d’Alik, un tueur endurci. Un jour, elle croise par hasard un sans-abris couvert de tatouages et de cicatrices qui éveille en elle des sentiments inconnus. Quelque temps plus tard, elle le revoit en train de combattre au Donjon. Alors qu’il sème la peur et la mort sur son passage, Kisa brûle de désir pour cet homme que tout le monde appelle Ruine. Mais celui-ci poursuit un but ignoré de tous : il recherche celui qui lui a volé sa vie et souhaite enfin assouvir sa vengeance qu’il attend depuis de trop longues années…

Tillie Cole est devenue l’une de mes auteures de cœur, l’annonce de cette nouvelle série à paraître chez les Éditions Milady m’a immédiatement intriguée et il fallait absolument que je me procure ce premier opus. Une fois entre mes mains, les pages ont défilé et j’ai retrouvé ce style particulier qui arrive toujours à répondre à mes envies. Petite mise en garde sur le contenu particulièrement obscur et qui pourrait mettre mal à l’aise ceux qui s’attendent à une romance New Adult classique. De mon côté, à la lecture du résumé je m’attendais à être bousculé et c’est avec beaucoup d’intensité que j’ai plongée sans ménagement dans cette histoire.

Kisa est la fille du chef de la mafia russe de New York et la fiancée d’Alik son homme de main. Habituée à côtoyer la mort, elle n’est pas effrayé par cet univers qu’elle connaît depuis son enfance, mais sous la poigne de fer de celui qui va devenir son mari, elle suffoque face aux obligations que celui-ci lui impose et son entourage assiste à son effacement. Obligée de supporter sa possessivité, sa jalousie et ses crises de colère Kisa est la seule qui l’apaise et la jeune femme est résignée à son sort, elle profite cependant de ces rares instants de liberté après du père Kruschev. Un soir, alors qu’elle s’occupe de la distribution auprès des sans-abri elle rencontre un sans-abri qui l’intrigue et elle éprouve immédiatement quelque chose d’inexplicable en sa compagnie. Contre toute attente, elle le retrouve quelques jours plus tard au Donjon, un club de fighter clandestin qu’elle dirige pour son père.

Tout le monde l’appelle Ruine parce qu’il sème la mort sur son passage, son unique but est d’assouvir sa vengeance et personne ne connaît les réelles intentions de ce combattant qui  vient de rejoindre le Donjon. Sa rage et sa détermination le propulsent rapidement parmi les favoris et vous aurez peut-être du mal à me croire, mais malgré la violence, le sang et les coups, Tillie Cole nous offre une sublime histoire d’amour interdite. Notre héros est unique et son histoire d’une violence inouïe à forger une attitude dure, alors que personne ne peut l’approcher et qu’il fuit le contact des autres, seule Kisa va réussir à s’approcher pour le faire baisser sa garde et découvrir son secret.

J’ai déjà lu quelques romans qui abordent la mafia et jusqu’ici je n’avais jamais été confronté à une notion de famille aussi importante. Certes ce sont des criminelles et le business est loin d’être honnête, mais ils se protègent les uns et les autres et personne ne peut s’en prendre à leur clan sans en subir les conséquences. Les trois dirigeants ont élevé leurs enfants dans la complicité et ils ont grandi comme une grande famille, alors le mariage entre Kisa et Alik douze ans plus tard est une évidence pour réunir cette grande famille. Ce n’est pas forcément le mariage dont aurait pu rêver Kisa, mais ce sont les règles et elle sait qu’Alik l’aime à sa manière. L’arrivée de Ruine va venir la troubler alors qu’elle sait pertinemment que l’amour lui est impossible, mais c’est inexplicable.

Je me m’attendais pas à être autant embarquée par cette histoire, l’univers est bien construit et les personnages ont tous un rôle bien défini. Certains pourraient trouver le récit prévisible, mais de mon côté l’anticipation ne m’a pas empêché d’éprouver un milliard d’émotions, à commencer par une extrême empathie pour Ruine, que vous allez découvrir et aimer sans modération. Et bien évidemment certaines scènes sont tellement intenses qu’elles laissent des séquelles aux lecteurs. C’est avec force et détermination, qu’ils vont se laisser guider l’un vers l’autre, comme si les Dieux étaient à l’origine de leur rencontre. On est face à une histoire de reconstruction où l’amour est la solution aux souffrances de nos personnages principaux. Encore une fois Tillie Cole sort son lectorat de sa zone de confort. Néanmoins, attention la lecture de ce roman est réservé à un public averti.

Enchaîne-Moi | Sophie Jordan (Devil’s Rock #1)

J’ai découvert Sophie Jordan dans « Prémices » paru chez J’ai Lu, après une belle surprise j’ai été ravie de découvrir qu’une nouvelle série allait être traduite en français. L’expérience ne s’est pas avérée aussi concluante, notamment car le sujet n’est pas exploité de la manière dont je l’attendais. J’ai apprécié ma lecture et l’ambiance qui règne dans ce premier opus, mais je ne m’attendais pas à ce que la prison soit un prétexte pour démarrer une histoire qui au final n’a plus rien d’une romance à la Prison Break.

Afin de pouvoir escompter à une promotion, Briar Davis accepte de suivre le docteur Walker au sein de la prison Devil’s Rock. Bien que son choix ne soit pas motivé par une volonté propre, la jeune infirmière va tenter de faire bonne figure et d’être la plus efficace possible, malgré la peur qui ne la quitte pas. Au cours de ces visites au pénitencier, elle va être confrontée à un détenu tout aussi intimidant, mais qui bizarrement va lui faire ressentir des choses inattendues. Immédiatement la tension est palpable et bien que Briar ne sache pas vraiment si elle dit mettre ça sur le compte de la peur ou du désir, elle va tenter de garder ses distances avec cet homme impressionnant qui ne cesse de s’immiscer dans ses pensées.

Knox Callaghan assume parfaitement ses actes et bien qu’après huit ans enfermés il n’aspire qu’à sortir, son incarcération au côté de son frère l’a profondément changé. Malgré une proximité évidente, ils n’ont rien en commun. Alors que l’un est capable, Knox a le sang chaud et n’hésite pas à jouer des points lorsque cela est nécessaire. Sa première rencontre avec Briar ne va pas se faire sous les meilleures conditions et on ne peut pas dire qu’il mette en confiance. J’ai ai immédiatement accroché à son attitude, il reste très secret, mais sa manière de vouloir protéger cette infirmière qui le déstabilise m’a beaucoup plu.

En revanche, j’ai eu plus de mal avec la narration. Eh oui, la fameuse narration à la troisième personne qui n’est définitivement pas pour moi, difficile d’être pleinement embarqué dans l’histoire quand le récit te laisse sur le bas côté. Cette histoire avait beaucoup de potentiel et j’ai d’ailleurs apprécié plusieurs scènes, mais le récit est trop intérieur les personnages réfléchissent trop et bien que le début soit placé sous le signe de l’action, le pari n’est que partiellement réussi. Je m’attendais à voir l’histoire naître et se consolider derrière les barreaux pour accentuer le côté interdit de la romance, or l’auteur à fait le choix d’exploiter un autre aspect de la romance et de manière générale c’est trop simple, sans grande difficulté.

Je déplore un peu le manque de dialogue il faut dire que notre héros n’est pas un grand bavard, mais j’admets que lorsqu’il parle ses paroles ont un impact et la température remonte de quelques degrés. On va rentrer dans un schéma où nos héros vont tenter de ne pas commencer cette histoire, car l’un ne se juge pas assez bien et l’autre a du mal à assumer, néanmoins malgré le côté prévisible de l’histoire et le manque de profondeur, la fluidité du récit contribue à passer un moment agréable et apprécier ma lecture.