Hate to Love | Penelope Douglas

Étant toutes les deux ravies de la sortie du nouveau roman de Penelope Douglas, nous avons décidé avec ma copine @fanbooks76 de nous lancer dans une lecture commune, il nous semblait évident que ce roman avait tout pour plaire. Les avis étant plutôt élogieux nous partions confiantes et bien que ma lecture fut fluide, on peut dire que du côté de mon binôme les choses ont été un peu plus compliqué. Je trouve intéressant d’avoir deux points de vue opposés pour cette lecture et même si de mon côté le style m’a tout de suite séduite, je rejoins son ressenti sur plusieurs points, mais pas au point d’abandonner totalement cette lecture.

 Depuis sept ans, Misha et Ryen échangent des lettres, ce qui n’était à la base qu’un projet scolaire s’est rapidement transformée en solide amitié. Bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés, ils sont l’un pour l’autre un confident important et à leur manière ils se soutiennent, se conseillent, s’écoutent et leur relation est bien plus profonde qu’une simple amitié. Chacun aime s’imaginer l’autre, mais la peur les empêche de franchir le cap. Un soir alors que son groupe organise une soirée, une jeune fille lui rappelle étrangement Ryen et il ne fait aucun doute que la jeune femme puisse être sa correspondante, pourtant malgré les années à discuter Misha a en face de lui une parfaite inconnue qui est loin de correspondre à l’idée qu’il en avait d’elle.

 Il y a des romans qui pendant la lecture vous font passer un moment excellent, les pages tournent toutes seules et l’histoire vous captivent. Pourtant après une bonne nuit de sommeil et une analyse un peu poussée, les premiers défauts font leur apparition et malgré la plume entraînante, le sujet n’est pas totalement en accord avec vos principes. C’est un peu ce qui s’est passé avec cette histoire, je l’ai dévoré en un après-midi et lorsque j’ai commencé à écrire cette chronique, j’ai réalisé que beaucoup d’aspects m’avaient interpellé.

 A commencer par l’aspect épistolaire qui n’est pas autant au centre de l’histoire que le laissait présager le résumé. Mais l’aspect le plus agaçant est pour moi le comportement insupportable de Ryen, je sais qu’elle considère qu’elle a des circonstances atténuantes, mais même si elle regrette son comportement ça n’arrange pas tout. J’ai rarement autant été énervé par une héroïne mais clairement, elle est à mettre dans le même sac que ses « amis » qu’elle a en horreur. Je trouve ça inacceptable de s’en prendre à plus faible que ça, tout ça parce que son statut lui permet. A mon sens, rien n’explique son comportement nombriliste et malgré certains aspects cruels, c’est bien la première fois que je trouve que c’est mérité et ça me fait culpabiliser d’accepter ça.

 Misha de son côté est un personnage que j’ai beaucoup apprécié, j’ai immédiatement apprécié son côté sensible et la manière dont il s’évadait dans les mots que ce soit dans les lettres ou ses chansons m’ont beaucoup attendri. Au fil des pages une certaine noirceur va se dégager de son personnage et on va découvrir un nouvel aspect de sa personnalité, cette dureté n’est pas toujours compréhensible, mais lorsque les révélations vont progressivement se faire, on va lui pardonner beaucoup plus de chose qu’à Ryen, car il reste désintéressé.

 Et bien évidemment les dialogues dignes d’un porno alors qu’ils sont lycéens ce qui décrédibilise l’histoire, car aucun adolescent n’agit comme ça. Sans compter cette autonomie assez improbable sur les sorties nocturnes jusqu’à pas d’heures, les invités surprises qui entrent et sortent dans la maison familiale sans que l’autorité parentale n’en voit rien. Ce qui est étonnant c’est qu’on aurait très bien pu avoir des personnages plus âgés et s’éloigner un peu du cadre scolaire. Après j’exagère un peu, mais vous verrez globalement où je veux en venir si vous le lisez. De manière générale si on ne s’attarde pas sur les détails pendant la lecture et j’ai passé un bon moment lorsque j’étais immergé dans l’histoire. Le récit reste addictif et l’intrigue bien menée.

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La douleur des sentiments | Sonia Dron

ImpressionMoyenTout d’abord, je voudrais remercier Sonia Dron qui a eu la gentillesse de me proposer de découvrir son roman. Habituellement ce n’est pas trop mon genre de lecture, mais le résumé m’a intriguée, alors j’ai décidé de tenter. Je ressors de ma lecture plutôt mitigée, je n’ai eu aucun problème avec l’histoire en elle-même, mais je n’ai pas réussi à accrocher avec le personnage masculin, ce qui contribue grandement à la note. Difficile d’apprécier sa lecture quand on n’apprécie pas l’un de ses héros.

Nina est une trentenaire avec une vie bien rangée, un travail d’assistante qui lui convient, un petit ami depuis 4 ans. Pourtant, lorsqu’elle va recevoir un manuscrit qui ne lui était pas destiné, elle va remettre en question sa vie. Afin de rendre le manuscrit à son propriétaire, elle va organiser une rencontre autour d’un café, mais le moment venu ce n’est pas Léonard l’écrivain qui se présente, mais son neveu Vincent. Et on ne peut pas dire que le courant passe autant séduisant qu’arrogant, Nina va néanmoins se laisser convaincre de lire le roman et de revoir l’auteur et son neveu pour leurs exposer son avis. Parallèlement quelques chapitres sont consacrés à Rose et Jon les héros du roman, je m’attendais à les découvrir en même temps que Nina, mais vers le milieu du roman les personnages se font plus rares. Et l’auteure se consacre à Nina, qui semble heureuse en apparence, mais qui est en réalité bien seule, Greg son compagnon est plus souvent absent que présent et lorsqu’il est là, il n’est pas des plus attentifs, pourtant Nina tente de construire une famille avec lui en espérant le voir changer.

Je suis un peu déstabilisé par ce roman, il est  à la fois lent et trop rapide. Je m’explique, lent parce que les héros prennent le temps de se connaître et parfois leur pensée traîne trop en longueur et trop rapide, parce que compte tenu du format au milieu du roman les choses vont trop vite et tout s’enchaînent et j’ai perdu un peu le fil. Sans compter que Vincent m’a agacé une bonne partie du roman avec ses actions et je n’ai franchement pas appréciés sont attitudes avec son entourage féminin. Le style d’écriture n’est pas toujours très fluide, il y a un potentiel qui mérite d’être exploité. L’histoire est intéressante et Nina touchante dans son besoin d’avancer, ses désirs sont légitimes. Difficile de bien doser l’intrigue dans ce style de format, un début un peu lent, un milieu qui méritait d’être approfondi et une fin trop rapide. Dans l’ensemble ça reste une lecture plaisante et ça se lit vite.
Signature Lucie