La fantaisie du printemps | Carrie Elks (The Shakespeare sisters #4)

Résumé :

Brillante avocate et aînée de quatre soeurs, Lucy SHAKESPEARE a coutume de tout contrôler. Tout, tout le monde et plus particulièrement elle-même. Jusqu’à ce qu’elle rencontre le sublime Lachlan MACLEISH.
Lachlan fait appel à Lucy, parce qu’il lui faut la meilleure défense possible. Il risque de perdre son héritage : le domaine et le titre de Laird de Glencarraig. Ces terres renferment les rares souvenirs heureux de son enfance et il n’est pas question qu’il y renonce sans se battre. Dans ce moment crucial, la dernière chose dont il ait besoin, c’est d’une distraction. Or, dès qu’il aperçoit Lucy, il pressent que les complications ne tarderont pas à arriver.
Même avec la meilleure volonté du monde, Lucy finit par enfreindre ses règles de vie, quelque peu rigides mais prudemment construites, pour Lachlan. Entre deux avions pour l’Écosse, Paris et New York, elle ne peut s’empêcher de se demander si, malgré tout, certaines rencontres ne valent pas la peine de se mettre en danger et de tout risquer.
Je remercie les éditions New Romance pour l’envoi de ce roman

Les Shakespeare Sisters tirent leurs révérences demain et pour ce dernier opus c’est l’aîné des sœurs qui a son tour aura eu son happy-end. Lucy a eu un rôle important dans la vie de ses sœurs et cette femme active qui se plie en quatre pour ses proches ne m’a pas déçue. Après quatre mois à vivre au rythme des saisons, des découvertes de cette famille attachante c’est l’heure de clôturer cette série et de laisser les personnages vivre leur vie.

Depuis la mort de sa mère Lucy a toujours tout contrôlé, à commencer par sa carrière d’avocate qu’elle mène brillamment et qui ne laisse pas la place à l’imprévue. Seulement sa rencontre avec Lachlan McLeish va venir bouleverser son quotidien millimétré et la conduire vers l’inconnu. Lachlan a besoin de la meilleure dans le domaine pour le défendre s’il ne veut pas perdre son héritage : la propriété et le titre de Glencarraig. Le ton professionnellement va rapidement se transformer en distraction, et alors qu’ils tentent de rester focalisé sur leur travail, ils vont devoir se rendre à l’évidence, la petite étincelle ne cesse de gagner en intensité et la flamme brille.

J’ai apprécié découvrir Lachlan et le voir évoluer dans son quotidien à Miami et interagir en tant que chef d’entreprise, on voit rapidement que c’est un homme respecté et qu’il a réussi à faire ses preuves sans l’argent de son père. Au fil des pages on apprend davantage sur son enfance et sur les séquelles qu’il a conservées, mais on ne s’attend pas à le voir tout lâcher pour redécouvrir une propriété qu’il n’avait pas visitée depuis son enfance. Il a un côté assez surprenant, il endosse l’image d’un homme d’affaires respecté et sa notoriété ne semble pas l’intéressé, son cercle d’amis est d’ailleurs très restreint et en leur compagnie je lui ai découvert un côté vulnérable.

Celle qu’il me tardait le plus de découvrir dans cette histoire c’est Lucy, dans chacun des tomes consacrés aux sœurs Shakespeare ont a pu constater l’influence que l’aîné à eu sur sa fratrie. Elles s’accordent toutes à dire que depuis la mort de leur mère Lucy a toujours répondu présente pour porter assistance à ses sœurs et bien qu’elle n’est jamais pue remplacer le rôle d’une maman, sa dévotion n’a échappé à aucune des sœurs. Désormais ses sœurs peuvent compter sur les hommes de leur vie et face à ces changements la jeune avocate va se laisser absorber par sa vie professionnelle, laissant de côté sa vie personnelle. Sa rencontre avec Lachlan va complètement bousculer la vie qu’elle s’est construite et il va lui montrer l’importance de se reposer sur quelqu’un.

L’histoire aborde un côté de la romance un peu plus érotique et en comparaison des autres tomes ça ajoute un côté épicé très appréciable. Et l’alchimie du couple fonctionne parfaitement. On termine cette série sur une jolie conclusion tant du côté de la romance, que du côté de la fratrie qui a su consolider des liens que la distance avait fragilisés. La narration à la troisième personne pourrait en bloquer certain, moi-même n’étant pas une grande fan lors de la lecture, mais en toute honnêteté on oublie facilement ce détail en découvrant l’histoire.

Mon avis sur Les promesses de l’été #1 ICI
Mon avis sur A la grâce de l’automne #2 ICI
Mon avis sur La magie de l’hiver #3 ICI

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My Little Lie | Vi Keeland & Penelope Ward

Résumé :

Lorsque l’ascenseur qu’il emprunte tombe en panne, Dexter Truitt est loin de se douter qu’il se retrouve coincé avec la journaliste avec qui il a rendez-vous. Bianca travaille pour un magazine financier et a été chargée de rédiger un article à propos de Dex, cet homme d’affaires mystérieux, méconnu du grand public.
Alors que la conversation s’engage entre eux dans l’ascenseur immobilisé, Bianca ne fait pas mystère de son aversion pour les hommes de son genre : trop riches et privilégiés.
Dex préfère alors lui cacher son identité et se faire passer pour un simple coursier. Mais un mensonge en appelle d’autres et il se retrouve rapidement dans une situation très épineuse. Il n’avait pas prévu qu’il partagerait une telle alchimie avec Bianca et que la vérité deviendrait si difficile à dévoiler.
Dex est prêt à se battre pour ne pas perdre Bianca mais il ne sait pas encore que cela risque d’être plus compliqué qu’il ne le pensait.
Je remercie les Éditions Hugo New Romance pour l’envoi de ce roman.

Deux auteures qu’on ne présente plus pour les fans de New Romance, encore une fois le duo nous offre une romance où l’humour et la sexytude font un ménage explosif. Le résumé n’en dévoile finalement que très peu et la fameuse scène de l’ascenseur évoqué est à mourir de rire. J’ai débuté cette lecture en début d’après-midi et à peine le temps de réaliser que la journée s’était écoulée, que ma lecture était terminée.

Bianca travaille pour un magazine financier, sa mission du jour consiste à interviewer un mystérieux homme d’affaires à la tête d’une entreprise connue de tous, mais que personne n’a jamais vu Dexter Truitt. Aucun des deux n’avait prévu de se retrouver coincer dans un ascenseur en panne. Alors que Dex connaît l’identité de la journaliste, celle-ci ne cache pas son aversion pour l’homme qu’elle doit interviewer, conscient que le courant passe avec Bianca, il décide de lui cacher son identité en se faisant passer par un coursier.

Je ne suis pas une grande fan du mensonge, alors basé son histoire sur une série de mensonges, c’est risqué et pourtant, Dex n’est pas mal intentionné, il ressent une alchimie lorsqu’il discute avec Bianca, qu’il ne va pas réaliser qu’un mensonge va sortir de sa bouche et bien évidemment dans ce genre de situation, un mensonge en entraîne un autre et ensuite il est trop tard pour faire marche arrière. On comprend qu’il est souhaité revoir Bianca et son aversion pour les hommes riches ne plaidait pas en sa faveur, mais rapidement Dex réalise son erreur et faire marche arrière va s’avérer difficile, surtout lorsque les premiers sentiments amoureux font leur apparition. Comme à leur habitude, Vi Keeland et Penelope Ward dresse le portrait d’un homme absolument craquant, malgré une mauvaise décision il est impossible de lui en vouloir, ses décisions sont poussées par ses émotions et son humour est à la fois hilarant et déroutant. Personnellement, il ne m’en fallait pas plus.

Du côté de Bianca, j’ai un instant cru que le courant ne passerait pas, car sa manière de juger un homme sans le connaître ne dresse pas la meilleure image de la jeune femme, et puis les réponses apparaissent lorsqu’on s’intéresse à son histoire personnelle. Cette première rencontre va dérouter la jeune femme et sans qu’elle se l’explique, une forte alchimie va immédiatement l’unir avec Dex. Lorsque le mensonge commence à prendre forme, la jeune femme n’a aucun doute sur son envie de continuer à connaître Jay son mystérieux coursier. Au fil des pages son article prend forme grâce à une interview sous la forme de message en ligne et le doute commence à s’insinuer dans l’esprit de la jeune femme et on a l’impression que Dex joue sur les deux tableaux, mais grâce à l’alternance des points de vu on voit la bataille que  se livre le jeune homme. Il est indéniable que la tension est palpable entre les deux personnages et il est difficile d’y rester insensible tant la romance est intense.

En bref, une histoire qui se lit rapidement et qu’on prend plaisir à découvrir. On pourrait découper ce roman en deux parties, avec un démarrage drôle et léger, et une seconde partie plus dramatique avec des révélations douloureuses pour le couple de héros. On accentue peut-être un peu trop sur le côté dramas, mais l’alliance des deux personnages est incroyable forte et ça ne fait que rendre le lecteur accro et dans l’attente du dénouement.

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Ce qui ne te tue pas… | Georgia Caldera (#1)

Résumé :

Le bac en poche, les années lycée et leur lot de terribles souvenirs derrière elle, Violette se réjouit de pouvoir enfin tourner la page. C’est par un déménagement et l’intégration d’une école de graphisme de renom que débute sa nouvelle vie. Artiste dans l’âme, Violette espère se révéler et s’épanouir à Arte-Sup. Or, son bonheur a un prix : Adam, le fils de son nouveau beau-père. Car le jeune homme, aussi ombrageux qu’insaisissable, avec lequel elle va devoir désormais partager un couloir, semble la haïr par-dessus tout. Et lui aussi étudie les arts graphiques au sein de la même formation…

Après être tombée amoureuse de cette sublime couverture, j’ai malgré tout tenté de résister à la tentation et finalement c’est ma copine Ouidad qui a tranché pour moi en m’offrant cette lecture riche en émotions et me permettant par la même occasion de faire dédicacer mon exemplaire par son auteure. J’ai débuté ce roman sans réaliser que l’histoire allait être touchante et le passé des personnages ne faut que renforcer leur côté torturé.

Après avoir passé ses années lycées à vivre avec son père et son frère, Violette est déterminée à tourner la page et oublier ce que cette dernière année lui a fait subir. Intégrer l’école de graphisme de ses rêves est l’occasion pour la jeune femme d’oublier les souvenirs de son année de bac difficile et déménager chez sa mère et son nouveau beau-père semble être l’échappatoire dont elle a besoin. Seulement dès le premier jour, elle se heurte au fils de son nouveau beau-père et face à un colocataire récalcitrant, la jeune femme va tenter de s’épanouir et se reconstruire à Arte-Sup, mais Adam va tenir son bonheur tant à la maison, qu’au sein de la formation d’arts graphiques qu’ils viennent d’intégrer. Et la cohabitation va s’avérer compliquer pour les deux jeunes gens.

Le mystère qui entoure le passé de Violette reste entier et malgré sa force de caractère, il est évident que sa dernière année de lycée a profondément marqué la jeune femme. Ce déménagement est l’occasion pour elle de redevenir cette jeune femme insouciante, qui se fiche de ce qu’on peut penser d’elle et elle n’hésite pas à jouer de son côté rebelle pour se construire un cercle d’amis. Pourtant cette image, contraste avec ses pensées, car malgré une apparente désinvolture, elle attache une importance à ce que ses camarades pensent d’elle et face à la critique, Violette se montre très vulnérable, suscitant la compassion et l’interrogation du lecteur.

Adam lui ne fait pas semblant, il n’aime ni la foule, ni être le centre d’attention et avoir des amis ne l’intéresse pas, sa scolarité a été trop chaotique pour oser accorder sa confiance à de potentiel ami. Il n’aspire qu’à disparaître, uniquement vêtu de noir il n’hésite pas à se fondre dans la masse et personne n’a jamais réellement entendu la voix du jeune homme. A la maison ce n’est pas bien différent, Violette ne peut qu’observer ce jeune homme unique, qui est loin de la mise en garde sa mère. N’arrivant pas à tisser un lien avec les autres, Adam se contente de tenir les autres à distance et se renferme dans sa bulle où seul l’art à sa place. D’une incroyable sincérité, ce jeune homme hors du commun n’aspire qu’à être dans un environnement où il peut baisser sa garde.

La tension est palpable et l’issue de cette relation semble incertaine, il y a une profondeur qui se créer grâce au silence et ça accentue les regards lourds de sous-entendu, les émotions sont comme démultiplier par les non-dit, et l’un et l’autre vont confronter leur caractère de manière inattendue. Adam va apaiser Violette et la jeune femme va devenir un soutien inespéré pour le jeune homme. Un premier opus qui met en avant les démons d’Adam, le tout raconté par une auteure à la plume entraînante qui pousse le lecteur à se poser les bonnes questions et les traumatismes abordés ne font qu’attendrir le lecteur. Je n’imaginais pas plonger dans une histoire aussi désarmante, nous sommes témoins de scènes révoltantes et on n’aspire qu’au moment où la légèreté va penser les blessures. L’attente risque d’être longue jusqu’à la suite prévu le 15 mai.

Vice et Vertu | Pepper Winters (Pure corruption #1)

Résumé :

« Nous nous sommes rencontrés dans un cauchemar. Dans cet entre-deux où le temps n’a aucune prise sur la raison. Nous sommes tombés amoureux. Brutalement. Puis, nous nous sommes réveillés. Et tout s’est terminé… »
Arthur Kilian est le président du gang Pure Corruption. Détruit après la mort de Cleo, son amour d’enfance, il ne vit que pour prendre sa revanche sur ceux qui lui font du tort. Mais, une nuit, tout bascule lorsqu’il plonge son regard dans les yeux verts d’une jeune femme amnésique, captive de son gang, lui rappelant étrangement Cleo. Tous deux sentent dès lors une connexion aussi intense qu’inexplicable. Ne sachant plus qui elle est, la jeune femme désire avant tout connaître la vérité sur son passé. Elle devra alors se tourner vers Kill, le seul homme qui pourrait aussi s’avérer être son pire ennemi…

Présenté comme la reine de la Dark Romance, Pepper Winters fait désormais partie de mon paysage littéraire donc il était difficile de passer à côté de cette nouvelle histoire sombre au cœur d’un gang de motards. Comme à son habitude l’auteure plonge le lecteur au cœur de l’action dès les premiers chapitres, mais à mon sens cette série se démarque des deux autres séries parues chez son éditeur, mais un univers toujours aussi addictif.

Tout commence par un kidnapping et une victime amnésique, au cœur d’un règlement de comptes entre bikers. Pourtant malgré la situation préoccupante la jeune femme n’éprouve aucune crainte, ni hystérie face à un tel cauchemar. Lorsque son regard croise celui de Arthur Killian, le président du gang Pure Corruption, elle éprouve la certitude que cet homme a déjà croisé sa route. Habitée par une volonté féroce de connaître la vérité sur son passé, la jeune femme n’hésite pas à se tourner vers Kill, qui semble desceller quelque chose en elle. De son côté, le Président affronte ses propres démons et les yeux verts de sa victime, le plonge face à son troublant passé.

J’ai apprécié la complexité du personnage de Kill, d’un côté nous avons un homme d’action qui dirige un gang de motards et soyons clair, avec qui il ne faut pas déconner. Pourtant, son monde déjà précaire va vaciller lorsque son regard va rentrer les yeux verts d’une jeune femme amnésique. Ces yeux vont être comme un coup de poing et le mettre face à ses démons, ce passé qu’il n’a jamais réussi à oublier, mais auquel il tente de survivre. Perdre son amour d’enfance a été une épreuve pour notre héros et Cleo est la seule femme qui puisse provoquer la faiblesse du biker. Et c’est ce contraste qui en fait un personnage intéressant, car on alterne sur plusieurs émotions, le doute, la colère, l’espoir et surtout beaucoup de rage, provoquant des humeurs changeantes.

Notre héroïne n’a rien à voir avec les personnages féminins de Dark Romance et même avec une amnésie, qui la fragilise, elle garde cette combativité qui rend son personnage unique. Elle a beau se trouver dans une situation où elle est en danger, elle reste focalisée sur les sensations qui l’habitent. Elle garde la tête froide, analyse son environnement, ses souvenirs ne lui sont d’aucune aide et elle va se fier à des pressentiments, la poussant à croire que son ravisseur ne lui est pas inconnu. Au fil des chapitres, le lecteur plonge dans une histoire où les secrets vont progressivement nous être révélés par bribes, ne faisant que grimper la pression dans l’attente des révélations.

L’écriture est un point qui m’a toujours séduite chez Pepper Winters, ses séries sont toujours assez descriptives et il y a toujours un bon nombre de pages, mais la fluidité du récit contribue à faire défiler les pages. L’intrigue est bien construite et malgré l’évidence, les questions sont nombreuses et on a envie d’obtenir des réponses. Le seul bémol à mon sens, c’est le côté un peu répétitif des échanges entre les deux héros, même face à l’évidence, on se heurte à un refus et celui-ci va se réitérer plusieurs fois, donc ça accentue l’impression de tourner en rond. Hormis cet aspect de l’histoire, on a un bon équilibre entre le passé et le présent et les flash-back sont bien amenés. Malgré les secrets qui maintiennent les héros à distance, l’alchimie est là, mais il faut être conscient que le vocabulaire peut s’avérer choquant pour un lectorat qui n’a pas l’habitude des paroles crues et les scènes de sexe confirment que c’est une lecture pour un public averti. Les derniers chapitres s’avèrent surprenants et ça laisse supposer que l’auteure n’a pas joué toutes ses cartes concernant les secrets. Impatiente de me procurer la suite.

Tout ce que je n’ai pas dit | Tamara Ireland Stone

Résumé :

Hannah est Emory sont meilleures amies depuis toujours. Et pourtant, elles ne se sont pas parlé depuis des mois. Depuis ce fameux jour où elles ont dit des choses qu’elles ne peuvent retirer…
Depuis, Emory se concentre sur ses concours pour intégrer une école d’art à la rentrée prochaine. Ainsi que sur Luke, son petit ami. Pendant ce temps, la vie d’Hannah est chamboulée par les problèmes de ses parents. La famille de cette fille de pasteur éclate à petit feu.
Jusqu’au jour où Luke a un accident juste en bas de leur rue. Et c’est Hannah qui est là pour le découvrir. Cette nuit va tout changer dans la vie du trio. Ils devront affronter leurs plus intimes convictions et apprendre à dire tout haut ce qu’ils n’ont jamais osé avouer.
Je remercie les éditions New Way – Hugo Roman pour l’envoi de ce service presse

Depuis que j’ai lu Dans chacun de mes mots, je rêvais de pouvoir relire Tamara Ireland Stone, tout en ayant peur de ne pas ressentir des émotions aussi brutes. Lorsque j’ai lu le résumé de ce roman pour la première fois j’étais persuadé d’avoir une idée toute tracée de la direction qu’allait prendre l’histoire et j’ai finalement commencé ma lecture avec quelques à priori, rapidement balayé par l’intrigue. Sur fond d’une amitié brisée, on aborde des thèmes surprenants et le parcours de deux jeunes femmes en quête de vérité.

Hannah et Emory sont voisines depuis toujours, et la force de leur amitié a grandi en même temps qu’elle. La proximité de leurs maisons a toujours été leur plus grande fierté, seulement aujourd’hui elle ne fait que rappeler aux jeunes femmes cette journée où les mots ont dépassé la pensée. Depuis, ni Hannah, ni Emory ne se sont adressé la parole et malgré le vide que l’autre a laissé, toutes deux vont poursuivre leur vie l’une sans l’autre. D’un côté Emory va se consacrer à ses auditions pour intégrer l’école d’Art de ses rêves et le reste du temps à son petit ami Luke. De l’autre, Hannah va voir ses projets d’avenir bouleversés, et secoués par des révélations. Une nuit, Luke a un accident devant la maison des filles et Hannah est la première à lui porter secours.

J’ai trouvé intéressant la manière dont on aborde la brouille entre les deux jeunes femmes, dès le début on sait que leur amitié s’est brisé après une dispute et l’auteure parvient à mettre l’accent sur l’impact que ces mots ont eu sur ses deux héroïnes sans révéler les mots qui ont tout changé. Au contraire, on découvre des bribes d’information au gré des choses vécues par les jeunes femmes et finalement on apprend à les connaître séparément. Hannah semble être la plus fragile des deux et le manque peut s’avérer plus présent dans sa vie, mais on réalise l’impact que peuvent avoir les mots, quand on réalise qu’elle remet en cause toute sa vie. Etant la fille d’un pasteur, elle s’est construite avec la religion, les changements récents dans sa vie vont l’inciter à se questionner sur ses croyances et peu à peu s’émanciper en ouvrant les yeux sur le monde.

Chez Emory il est plus difficile de détecter les émotions liées à cette rupture amicale, très entourée par sa troupe de théâtre ou par Luke, on  décèle moins la solitude. Passionnée par le théâtre ont la voit se donner complètement dans ses interprétations et elle puise ses émotions dans tout ce qu’elle a perdu. L’accident de Luke va bouleverser sa vie et plonger le lecteur au cœur d’une quête à la fois surprenante et instructive. L’auteure aborde avec justesse, des thèmes tels que la Religion, la confiance, l’amitié et l’amour.

Quelques longueurs dans la première partie du roman, mais les sujets abordés sont intéressants et même s’il ne faut pas s’attendre à une intrigue exceptionnelle, l’histoire est touchante et j’ai passé un bon moment.