A Première Vue | Colleen Hoover

Résumé :

Merit Voss sait qu’elle est une fille un peu bizarre. Elle collectionne, par exemple, les trophées qu’elle n’a pas gagné. C’est en voulant en acquérir dans une brocante qu’elle fait la connaissance d’un séduisant jeune homme, Sagan. Il lui plaît immédiatement mais elle va vite réaliser que la situation risque d’être un peu plus compliquée qu’elle ne le pensait et que l’alchimie qu’elle a cru percevoir entre eux, a peu de chances de se développer.
Rien n’est jamais simple dans la famille Voss. Ses parents sont séparés officiellement mais vivent encore sous le même toit, celui d’une ancienne église désaffectée. Son père a épousé l’infirmière de son ex-épouse, qui l’a assistée lorsqu’elle a eu un cancer. Ses frères et soeurs ont des traits de caractère qu’elle n’apprécie pas et qui le rendent aussi étranges que leurs parents. Merit ne supporte plus cette famille dont elle juge sévèrement chaque membre.
Mais, le pire est peut-être à venir quand elle découvre que les apparences sont peut-être trompeuses. Quand la vérité se dévoile, lorsque des secrets bien gardés commencent à émerger, Merit est confrontée à une tâche difficile : remettre toutes ses certitudes en question.

Comme préconisé dans plusieurs avis, je n’ai pas lu le résumé avant de découvrir le petit dernier de l’auteure. Malgré des avis assez tranchés pour certain, j’ai arrêté de vouloir en savoir plus sur cette histoire et j’ai tenté de débuter cette lecture sans me laisser influencer par les nombreux retours. Ce roman ne figure pas parmi mes favoris, mais il est bien signé Colleen Hoover et on ressent aisément la plume de l’auteure.

Je comptais me vider l’esprit après avoir terminé ma lecture, mais il était tellement tard que les mots se sont envolés au profit du sommeil. La difficulté de cette chronique c’est que finalement moins vous en savez mieux se portera votre lecture. J’ai vu beaucoup d’avis qui m’ont effrayé et je ne suis probablement pas la seule dans ce cas, j’ai envie de vous dire que ce roman est différent des autres, vous l’avez peut-être vu il ne fait pas partie de la collection New Romance, mais c’est un Colleen Hoover et personnellement ça suffit à me pousser à l’achat.

Merit Voss est un personnage complexe, qu’il est parfois difficile d’apprécier, mais à qui j’ai réussi à m’attacher. Au risque de gâcher l’élément de surprise, il est difficile de raconter son parcours et c’est la complexité de son personnage qui crée toute l’histoire. Sachez simplement qu’elle avance à contre-courant, allant même jusqu’à collectionner les trophées qu’elle n’a pas gagnés. Je pourrais dire que sa rencontre avec Sagan va changer sa vie, mais finalement il n’est pas le seul qui va intervenir dans ce chamboulement. Dès que vous rencontrerez la famille dysfonctionnelle de Merit tout va prendre son sens et à vous de vous faire votre propre idée.

Certes les personnages auraient mérité d’être un peu plus développés, mais j’ai trouvé que l’histoire et la manière dont elle est racontée était plutôt représentative des pensées de Merit. L’auteure a une manière particulière d’aborder des sujets difficiles, tout en conservant une part d’humour parfois assez déplacé, mais pas choquante pour autant. Je n’aurais pas dit non à quelques chapitres supplémentaires pour rendre la fin de l’histoire un peu plus définitive, mais dans son ensemble cette lecture m’a intriguée et c’est déjà un bon point, car je n’avais aucune idée de là où elle voulait nous mener. J’ai lu ce roman en quelques heures et bien qu’il est quelques défauts, j’ai retrouvé le plaisir de lire une auteure que j’adore et l’essentiel c’est qu’elle se soit fait plaisir et il est parfois intéressant de sortir de sa zone de confort. Je préfère Colleen Hoover dans des histoires où les émotions priment sur tout le reste, tel que Maybe Someday ou Hopeless, mais ce roman est m’a fait passer un moment agréable.

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Sang-Pur | Jennifer L. Armentrout (Covenant #2)

Résumé :
Compte tenu de son passif familial et de ce qu’elle est vouée à devenir, on attend d’Alexandria une conduite exemplaire. Entre ses entraînements supplémentaires, les cauchemars qui l’assaillent et la présence continuelle de Seth, il s’agit quasiment d’une mission impossible ! De plus, la jeune femme doit se rendre à l’évidence : sa connexion avec l’Apollyon s’intensifie chaque jour, même si cela ne change en rien ce qu’elle ressent pour Aiden, ni ce qu’il sacrifie pour elle…
Quand les démons trouvent le moyen d’infiltrer le Covenant pour attaquer des cadets, les dieux envoient des Furies en guise de protection. Bras armé de la justice divine, ces dernières sont chargées d’éliminer tout danger ou menace, sans distinction ni exception. Et il semble que quelqu’un soit déterminé à pousser Alex à la faute…
 

J’ai vraiment du mal à mettre des mots sur les émotions qui me passent par la tête lorsque je lis Covenant, j’ai désespérément envie d’apprécier autant que Lux, mais malgré le côté addictif ces deux séries sont loin de me faire éprouver la même chose. Après plusieurs mois écoulés j’ai eu vraiment du mal à replonger dans cette histoire, mes souvenirs de l’intrigue étaient faibles et ça affecte forcément mon ressenti de lecture. Au-delà de ça, je suis partagée concernant l’évolution d’un triangle amoureux et pour le coup, même si les personnages sont attachants, j’ai une sorte d’aversion pour l’un des personnages et ça affecte grandement mon jugement. Néanmoins, ce tome est excellent pour une transition, l’action y est toujours aussi addictive et surprenante.

Ce tome permet d’étoffer le caractère des personnages et Alex continue de nous embarquer avec sa fougue et ses désirs. J’apprécie sa complexité, car nous avons une héroïne qui peut parfois être réfléchie et engagée, et d’un autre côté, on retrouve l’insouciance de ses dix-ans. Plongée dans un rôle qu’elle n’avait pas choisi, la jeune femme va devoir poursuivre son destin désormais tout tracée, mais pour le coup certaines de ces décisions ne m’ont pas toujours plu. J’ai trouvé qu’elle s’obstinait à ne pas écouter les conseils qu’on lui prodiguait, ou peut-être est-ce moi qui focalise sur un personnage en m’inventant des liens avec des prophéties, mais impossible pour moi d’accepter la direction que prend ce tome du côté sentimental, je ne peux définitivement pas m’y résoudre. J’ai beaucoup de questions sur la connexion qui unit Alex à l’autre Apollyon, notamment si c’est la cause de son côté girouette dans ce tome. Les mots de l’Oracle viennent également semer le doute.

Au-delà de cette frustration, les rebondissements prennent un tournant intéressant et l’action occupe toujours une place centrale. Les attaques vont venir monter la tension d’un cran et bien qu’on ne comprenne pas toute l’étendue du plan, le danger semble se mettre doucement en place. Alex va encore une fois se retrouver au centre de l’attention malgré elle et son importance dans les évènements ne semble faire aucun doute. A l’approche de ses dix-huit, le danger n’aura jamais été aussi proche et sa combativité sera au rendez-vous. On peut compter sur notre héroïne pour prendre part au combat, quoi que cela lui en coûtera.

Jennifer L. Armentrout réussi à merveille à garder le lecteur en haleine, c’est avec beaucoup d’intensité qu’elle nous embarque dans un univers intense avec une mythologie qu’elle maîtrise à merveille. Des questions restent en suspens, mais la suite nous apportera probablement des réponses au fil des tomes. Au vu des avis plus qu’élogieux concernant le 3ème opus, je suis impatiente d’obtenir des réponses ; bien évidemment j’espère qu’on viendra à bout de ce triangle amoureux. Et que l’attente ne sera pas trop longue pour oublier l’intrigue en cours.

Mon avis sur Sang-Mêlé #1 ICI

Warcross | Marie Lu (Warcross #1)

Résumé :
La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, et qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Aussi, bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l’univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable
jamais inventé : Warcross. Mais quand elle pirate la finale du grand tournoi de l’année, elle est repérée par l’intrigant créateur du jeu : Hideo Tanaka, un jeune et beau génie dont les fans se comptent par millions. Emika sent pourtant que les intentions d’Hideo dépassent le cadre de Warcross et pourraient bien faire vaciller la frontière fragile entre réel et virtuel…

J’ai repéré ce roman à sa sortie tant pour les retours positifs de son intrigue que par le nom son auteure réputée pour son autre série à succès. C’est ma copine Fanbooks76 qui aura mis fin à mes attentes en m’offrant ce roman pour mon anniversaire, bien évidemment avec toutes les sorties il aura fallu attendre d’être en vacances pour qu’à mon tour je puisse découvrir cette histoire. Immédiatement j’ai été très emballée lors de ma première rencontre avec notre héroïne qui est absolument incroyable et terriblement attachante.

Depuis le décès de son père, la vie n’a pas fait de cadeau à Emika et malgré la détermination de la jeune à s’en sortir les dettes vont définitivement la mettre dans une posture difficile. Contrainte de travailler comme chasseuse de primes, elle tout faire pour obtenir l’argent nécessaire, mais face à la réalité seul l’univers de Warcross peut lui faire oublier ses problèmes. Le jeu en réseau le plus convoité de sa génération, mais face à la gravité de sa situation elle va prendre une décision inconsidérée et pirater le plus grand tournoi de l’année. Immédiatement la jeune femme est repérée par le créateur du jeu. Confrontée à une proposition d’Hideo Tanaka, Emika va accepter une offre qui risque de totalement changer le monde qu’elle a toujours connu.

Dès le premier chapitre, le caractère d’Emika m’a vraiment séduite, c’est une jeune femme habituée à s’en sortir seule et confronté à sa combativité, il est difficile de ne pas craquer. J’apprécie la force qui se dégage de son personnage, sans pour autant qu’on est une héroïne robotisée, elle a sa part de vulnérabilité et c’est son moteur pour s’en sortir. Son intelligence, son habilité et sa capacité à réfléchir dans l’urgence vont la tirer de plusieurs situations, mais au vu des premiers éléments de son caractère, on a du mal à imaginer qu’elle ai pu se laisser porter par ses émotions en cédant à l’appel du piratage en pleine compétition. Bien évidemment, elle va s’en tirer comme un chef et c’est à ce moment que nous aurons une image précise de celle qu’elle est vraiment.

Je trouve qu’on aborde un sujet important, en s’intéressant à la réalité virtuelle. Bien qu’on axe pas nécessairement l’histoire sur les limites entre le réel et le virtuel, on a une vision d’ensemble de plusieurs personnages avec des passés compliqués qui s’en sortent grâce au jeu et à l’échappatoire qu’il offre. Emika va être un peu l’exception à la règle, car jusqu’ici elle n’avait jamais vraiment eu le temps de se consacrer au jeu de manière professionnelle et cette immersion va mettre en lumière ses capacités. On voit au fil des pages que ce jeu à un impact à l’échelle mondiale et progressivement l’importance qu’il prend aux yeux du public. C’est intéressant parce que cet univers tout le monde y a plus ou moins accès à différents niveaux et pourtant malgré le réseau, j’ai trouvé notre héroïne très seule par moments. J’aimerais explorer son côté sociable et j’aime à penser qu’après plusieurs années en solitaire, de belles alliances pourraient se créer et de solides amitiés pourraient voir le jour.

Notre héroïne va nous entraîner dans des révélations toutes plus captivantes les unes que les autres,  et j’ai trouvé intéressant qu’on surf à la fois dans Warcross, mais également dans un univers plus sombre le Dark World où tout est permis. Emika va redoubler d’inventivité pour infiltrer un univers où le virtuel à des aspects beaucoup plus sombres et bien évidemment, son besoin de réponses va nous entraîner dans un univers incroyablement mystérieux. Lorsque je débute une nouvelle série, j’ai tendance à être sur mes gardes pour à peu près l’ensemble des personnages sauf l’héroïne. Mon cerveau analyse les personnages, leur réaction et bien que certain moment nous offre des scènes où la tension retombe un peu, mes hypothèses se vérifient parfois. Ici des éléments sont prévisibles, mais ça n’enlève rien au mystère et ça accentue mon questionnement concernant le prochain opus.

Ce premier opus est un bon tome introductif, on saisit les subtilités de l’univers et on comprend les enjeux de ce jeu en réseaux. Quelques points auraient mérité un approfondissement, mais la suite n’exclut pas qu’on revienne dessus. Après les avis élogieux que j’ai pu lire sur Marie Lu, je suis ravie de pouvoir apprécier moi aussi la plume de cette auteure. Après la lecture de plusieurs dystopies, ravie de m’être plongée dans un roman de fantasy où le monde continue de tourner, mais où les machins ont pris une place importante. On pourrait dire, que nous sommes aux prémices d’une évolution majeure pour le monde et que la répression habituelle pourrait être à son commencement. Cette série promet des émotions fortes et une héroïne prête à tout pour ses convictions.

Le Trône de sang | S.J. Kincaid (Diabolic #2)

Résumé :
Les Diabolics, ces créatures issues d’une manipulation génétique, plus fortes, plus rapides et plus impitoyables que n’importe quel être au monde, ont été décimées.
Mais trois Diabolics sont encore vivants.
Deux sont gardés en isolement total, enchainés à vie.
Le troisième s’apprête à prendre le pouvoir.
Depuis la mort de sa maîtresse, Némésis n’a plus aucune limite.
Mais avant de devenir la future impératrice de la galaxie, Némésis doit réussir à obtenir le statut d’être humain.
Et pour cela, elle est prête à tout.
Quitte à donner sa vie.
Quitte à en prendre d’autres.
Ce roman est le second tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Après une très belle surprise pour le premier tome, lire cette suite était indispensable et comme souvent avec cette série, difficile d’anticiper les épreuves qui attendent nos héros. Malgré une légère déception sur la direction que prend l’histoire, je concède un réel talent à S.J. Kincaid, qui nous offre là un second opus absolument captivant. Je pensais avoir tout vu dans le premier opus, mais encore une fois les rebondissements et trahisons sont impossibles à anticiper et chaque évènement apporte son lot d’addictivité.

S.J. Kincaid ne va pas nous ménager et encore une fois il ne faut pas prendre peur face à cette belle brique. J’ai toujours une petite appréhension concernant les suites de séries, car souvent plusieurs mois ou années s’écoulent et ma crainte concernant Diabolic c’était d’oublier des éléments clés. Dans l’ensemble, mes souvenirs sont revenus au fur et à mesure, mais il reste quelques personnages ou passages évoqués qui sont restés flous. Globalement il est difficile de rester longtemps perdu car l’action est tellement présente qu’à chaque instant nous sommes sur nos gardes. Et les personnages vont passer par tous les stades d’émotions, sans jamais les épargner.

Aucune comparaison possible avec le tome 1, cette suite est loin d’épargner nos personnages et les chapitres ont leurs lots de complots, trahison et autres évènements inattendus. Le récit conserve Némésis comme narratrice et grâce à ses yeux et ses oreilles nous allons pouvoir avoir accès à plusieurs interactions clés. L’évolution de la Diabolic n’est pas vraiment perceptible au début et ses habitudes de protection vont la conduire dans des situations complexes mettant à mal sa confiance avec Tyrus. Pourtant, au fil des chapitres son personnage s’étoffe et celle qui est montré du doigt comme une abomination va au final se montrer plus humaine que certains personnages, mais difficile de renoncer à ce qu’on lui a enseigné et pour le coup, elle passe beaucoup de temps à n’être que spectatrice sans prise d’initiative. C’est peut-être ce qui est le plus frustrant, la voir renoncer à son côté badass et se laisser guider par Tyrus, alors qu’elle a les capacités pour prendre des risques et oser l’impensable.

Malgré un rythme soutenu de l’histoire, le milieu de l’histoire a quelques passages à vide et il aura fallu les derniers chapitres pour sentir monter l’intensité du récit et la gravité des décisions. Et cette fin est absolument dingue, jamais je n’aurais pû imaginer que l’auteure prendrait cette direction pour ses personnages et ça pose question pour la suite, car malgré une histoire originale on s’engage dans un chemin effrayant et j’ai tendance à avoir peur de ce qui m’attend, en ayant conscience que jamais l’hypothèse ne sera juste. Il y a une forme de déni face à tout ce qui s’est produit pour nos personnages et bien qu’aucun retour en arrière ne soit possible, j’ai envie de croire qu’un retournement va tout réparer. Malgré tout, il m’aura manqué les émotions du premier tome.

Retrouvez mon avis sur Diabolic #1 ICI

Autoboyographie | Christina Lauren

Résumé :
Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour le plus traditionnel État de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible).
C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté ! Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – et accessoirement mormon – qui a remporté le Séminaire haut la main l’année passée.
Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…
Merci Hugo New Way pour ce sublime envoi.

Une histoire d’amour bouleversante qui m’a fait passer par un arc-en-ciel d’émotions. Ce roman c’est tout ce que je recherche dans la collection New Way, un sujet actuel qui sensibilise, des émotions décuplées qui secouent les lecteurs et bien évidemment des personnages envoûtants qui s’aiment d’un amour indescriptible. Je lis très peu de romance LGBT, notamment car bien souvent lorsque je lis une romance j’aime imaginer que la jeune fille qui tombe amoureuse c’est moi et que le jeune homme qui sourit c’est mon futur mari, seulement dans une romance homosexuelle, malgré tout le plaisir que je prends j’ai toujours du mal à me projeter dans la romance, non pas qu’il faille une cible, mais ma sensibilité n’est pas la même et c’est un ressenti personnel difficile à expliquer.

Ce roman j’en ai entendu énormément parlé lorsqu’il est sorti en V.O. et ma curiosité a rapidement été piquée, seulement comme je l’indiquait plus haut mes rares immersions étaient belles, mais pas inoubliables pourtant deux facteurs ont été déterminants concernant cette lecture. La première c’est le duo d’auteurs Christina Lauren, jusqu’ici mes découvertes en young adult n’avaient pas laissé de bons souvenirs, mais je souhaitais les découvrir dans un registre moins érotique alors quand l’une de mes collections fétiches a décidé de publier ce roman, mon hésitation n’a duré que quelques instants et j’avoue avoir profité d’un partenariat avec la maison d’édition pour découvrir un roman que je n’aurais pas forcément acheté dès le jour de sa sortie. Le résultat est un succès, dès les premiers chapitres je me suis laissé porter par cette sublime histoire qui m’a touché par bien des aspects.

Tanner Scott n’a jamais eu à cacher sa sexualité et sa famille a toujours accepté que leur fils s’exprime en accord avec lui-même, sans aucune honte. Pourtant lorsqu’il quitte la Californie pour l’État de l’Utah, la discrétion semble être une évidence et bien qu’il soit difficile pour lui d’avoir le sentiment de se cacher, après deux sans dans cette nouvelle maison, sa routine semble plutôt bien rodée. Après un défi lancé par Autumn sa meilleure amie, Tanner intègre le prestigieux Séminaire de Provo High, l’objectif étant de rédiger un roman en quatre mois. D’abord plutôt désinvolte, le jeune homme va devoir ajouter le facteur émotionnel, puisqu’au premier regard, il tombe immédiatement sous le charme de l’assistant de son professeur Sebastian Brother.

Ce roman se déroule dans l’État de l’Utah où les mormons font partie du décor et sont même parfois majoritaires. Comme toute communauté religieuse, la religion est maître de toutes leurs décisions et c’est parfois avec une certaine surprise que j’ai découvert certaines de leurs règles. Je ne sais pas si tout est véridique, où si certains aspects de leur croyance sont romancés, mais l’acceptation ne semble pas faire partie de leurs règles. Tanner a toujours eu connaissance des mormons, mais ses connaissances n’ont toujours été que flous. Seulement, malgré le soutien de ses parents, les mormons ne semblent pas attirer leur faveur et pour protéger leur fils, on va découvrir qu’ils sont prêts à durcir les règles et Tanner va devoir surmonter les obstacles qui vont se dresser devant lui.

La complexité de cette relation est lié à Sebastian, malgré l’acceptation de ses sentiments il est difficile d’aller contre des valeurs qu’on lui enseigne depuis toujours. C’est déchirant de le voir affronter cette situation sans réel soutien, car à l’inverse de Tanner, Sebastian ne pourra pas être soutenu par sa famille, étant le fils d’un évêque il a le devoir de respecter la volonté de Dieu et l’homosexualité ne fait pas partie des choses « acceptables ». Cette romance c’est bien plus qu’une simple attirance entre deux hommes, on est face à des barrières morales où nos personnages vont devoir découvrir qui ils sont réellement et cette recherche d’identité va passer à travers un premier amour à la fois sublime et dévastateur. Une romance bouleversante qui ne laissera personne indifférent.