New Romance

Hard to Score | K. Bromberg (Play Hard #3)

Résumé :
Comme ses 3 sœurs, Brexton Kincade, est toujours prête à recruter de nouveaux clients pour remonter l’agence de sportifs fondée par sa famille et qui bat de l’aile. Mais lorsque la réputation de son père qui dirige l’agence, se trouve mêlée à une histoire de faillite de la famille du joueur vedette de l’équipe de football américain qu’elle vient de signer, cela risque de compromettre sa relation avec ce dernier qu’elle retrouve dix ans après l’avoir rencontré…

Un troisième opus qui se démarquent des précédents et qui insufflent une bouchée d’air frais très appréciable. A l’inverse de ces sœurs Brexton a conservé son âme de romantique et malgré les échecs, elle conserve un côté fleur bleue.

Nous faisons la connaissance de Brexton troisième sœur de la fratrie Kincade, qui ne recule devant rien pour recruter les meilleurs sportifs pour l’agence et sa chasse au client va la conduire à s’intéresser à un jeune quarterback prometteur. Sur place son attention va se porter sur le quarterback remplaçant Drew Bowman, un jeune homme qu’elle connaît très bien puisque leurs deux familles passaient leurs étés ensemble, jusqu’à ce qu’un scandale éclate. Même après dix ans, l’alchimie entre eux semble toujours aussi présente et vient consolider ce lien qu’ils avaient. Seul le passé semble être un obstacle à leur idylle et ils devront affronter les secrets pour pouvoir vivre leur histoire.

Je ne suis pas une grande fan des histoires de deuxième chance, mais quand je vois Brexton et Drew se redécouvrir c’est ce qui me fait vibrer dans les romances. Brexton a tendance à se faire chahuter par ses sœurs, car elle a tendance à tomber amoureuse très vite et même si elle a conscience qu’elle doit protéger son cœur, elle a cette capacité à vivre totalement son histoire d’amour avec Drew malgré la peur et les doutes. J’ai beaucoup apprécié cet aspect de sa personnalité, elle est amoureuse de l’amour et malheureusement ça lui a joué des tours par le passé, mais cette fois elle sait que c’est le bon.

Retrouver Brexton après toutes ses années va être une épreuve pour Drew qui va prendre un aller simple pour le passé et tous ses non-dits qui ont creusé un fossé entre lui et sa famille. Il semble inconcevable de tomber amoureux de la fille de l’homme qui a détruit sa famille et pourtant, ces retrouvailles sont comme une évidence. Il est inconcevable pour lui de rester éloigner de la jeune femme malgré que le passé le pousse à rester à distance. J’ai trouvé ce personnage très bon construit, il a un côté tendre qui convient parfaitement à Brexton et il va s’avérer être un partenaire très à l’écoute et un brin romantique.

Un roman qui comble parfaitement mes attentes de romantique et il détrône les deux autres sœurs Kincade que j’ai rencontrées. Brexton est incomparable, à la fois tellement plus douce et ouverte que je pouvais qu’être séduite par cette femme. Et contre toute attente un personnage jusqu’alors détestable semble avoir trouvé une infime part d’humanité. Cette lecture me motive complètement pour découvrir le final de la série avec la benjamine.

Romance

I Hate You More | Elizabeth O’Roark

Résumé :
Et si leur haine cachait autre chose ?

C’est le pire scénario qu’Erin pouvait imaginer. Brendan, son ancien collègue si détestable, ce séducteur sans attaches qui attire toutes les filles dans son lit, est revenu s’installer en ville. Et pas n’importe où : Brendan loge chez elle. Enfin, chez elle et Rob, son fiancé, qui est à l’origine de cette invitation aussi stupide que dangereuse. Comment Brendan a-t-il pu accepter ? Même si Rob est son ami, il sait très bien ce qu’elle pense de lui. Et, bien qu’elle soit désormais sur le point de se marier, la présence de Brendan, sa voix et son regard provocant suscitent toujours en elle la même tempête d’émotions : exaspération, colère… ainsi qu’un sentiment plus trouble. Alors, quand Rob lui annonce qu’il va devoir partir un mois à l’étranger et la laisser seule avec ce colocataire indésirable, Erin redoute le pire.

J’ai découvert Elizabeth O’Roark dans “Bad Girl Sexy Boy” une lecture incroyable qui m’avait donné des frissons tant l’histoire et les personnages étaient riches. J’étais hyper enthousiaste à l’annonce de cette nouvelle parution, et dans ce genre de situation, les attentes c’est compliqué à contenter quand l’histoire bien que très bonne est en dessous de ma précédente expérience. Mise à part cette petite déconvenue, l’histoire a des qualités et le style est toujours aussi addictif.

Nous faisons la connaissance de Erin, meilleure amie d’Olivia l’héroïne de “Bad Girl Sexy Boy”, la jeune femme est en couple depuis plusieurs années avec Rob, et même si aucune date n’est fixée ils sont même fiancés. En apparence Erin a tout pour être heureuse, mais lorsque Rob doit effectuer déplacement professionnel pendant plusieurs semaines, elle va réévaluer complètement sa vie et se rendre compte qu’elle s’est oublié au profit de son fiancé. La goutte d’eau ça va être quand Rob va inviter Brendan son ancien collègue détestable à venir vivre chez eux le temps de trouver un appartement.

Brendan est également le frère de Will, donc ils se connaissent depuis plusieurs années et l’entente est loin d’être cordiale. Rapidement cette aversion va laisser la place à une compréhension du lecteur grâce à quelques chapitres où Brendan revient sur sa rencontre avec Erin. Et également sur les chapitres consacrés à la jeune femme qui vont nous aider à cerner le problème qui n’est pas la haine, mais l’attirance. On n’est pas vraiment dans le schéma de deux ennemis, car cette haine c’est davantage de la frustration et ils ne mettent pas les bons mots sur leurs émotions et ont laissé leurs rapports s’envenimer.

Erin est un personnage que j’ai eu du mal à apprécier, son indécision et ses réactions m’ont parfois énervé, même si on comprend en partie son point de vue. On ne la déteste pas pour autant, elle ne s’y prend pas de la bonne manière, mais ça part dans bon sentiment pour soutenir son entourage et préfère s’oublier pour le bonheur de ses proches. Mais par moments j’ai trouvé qu’elle manquait de personnalité et sa naïveté m’a agacée.

Le temps qu’elle va passer avec Brendan va lui redonner un nouveau souffle et elle va apprendre à s’écouter grâce à lui. Il profite de la vie et toutes les femmes semblent lui tomber dans les bras sans effort. On découvre grâce à quelques chapitres qu’il a lui aussi des bagages assez important et que sa réticence à l’engagement est lié à un traumatisme ce qui facilite l’attachement.

J’ai été un peu déçue de la psychologie des personnages, elle était plus travaillée dans “Bad Girl Sexy Boy” et ça manquait parfois d’émotions autres que le désir. Néanmoins ça ne m’a pas empêché de passer un bon moment et d’apprécier la romance, même s’ils sont longs à la détente.

New Romance

Hard to Hold | K. Bromberg (Play Hard #2)

Résumé :
Lorsque l’agente de sportifs Lennox Kincade, reine de beauté, découvre que le joueur de l’équipe de football de première division qu’elle est supposée recruter, n’est autre que Rush McKenzie, un joueur vedette, enfant terrible du football, elle comprend qu’elle a pactisé avec le diable !
Anglais. Tatoué. Sexy. Au coeur d’un énorme scandale…
Ce qui aurait dû redorer sa réputation entachée, est sur le point de s’effondrer.
L’objectif ? Le persuader de rester aux États-Unis.
Aussi vrai qu’il n’y a pas de mal à se faire plaisir, si quelqu’un apprenait que leur relation n’est pas purement professionnelle, cela ne ferait que donner raison à tous leurs détracteurs.
Ce roman qui mêle univers du sport et scandales vous tiendra en haleine.

Une autrice qu’on ne présente plus dans le paysage de la New Romance et encore une fois ça été une lecture qui m’a donné le sourire et qui malgré une intrigue assez similaire avec le premier tome, parvient à faire passer un bon moment. Après une première introduction de la fratrie Kincade, j’avais hâte de découvrir le caractère bien trempé de l’une des autres sœurs.

Lennox Kincade est une excellente agente de sportif et parvient toujours à ses fins pour ajouter un sportif à son tableau de chasse. Dans un milieu où les hommes sont souvent sexistes et elle doit se battre pour se démontrer à ses détracteurs qu’elle n’est pas qu’une belle plante qui couche avec ses clients pour obtenir des contrats. Alors qu’elle surprend une conversation odieuse qui met en doute ses compétences, sa combativité va la pousser à accepter une offre afin de prouver qu’elle peut recruter Rush McKenzie, joueur vedette au cœur d’un scandale, mais avant ça ils vont devoir collaborer comme ambassadeur.

J’ai une légère préférence pour ce second opus, car ça me frustre toujours un peu les retrouvailles et pour le coup, les premières rencontres ont le don de me captiver. Celle-ci est très appréciable et ont ressent immédiatement l’alchimie et l’attirance sexuelle dès leurs premiers échanges. Et également l’intrigue qui se met en place et qui met en évidence les failles d’une héroïne qu’on attendait être une vraie lionne et qui pourtant à ses propres faiblesses et se laisse parfois influencer par ses doutes liés au milieu dans lequel elle évolue et également à cause de maladresse de sa famille qui l’affaiblisse un peu plus.

Rush joueur star de football à Liverpool est au cœur d’un scandale et contraint de faire profil bas, il va décider de s’exiler à Los Angeles pour se faire oublier et pour souffler un peu face à l’instance de la presse. Son agent va lui négocier un contrat pour promouvoir la ligue américaine et il se retrouve associé à Lennox qui a été embauchée pour dire oui à ses moindres désirs. Bien évidemment le destin va en rajouter une couche puisqu’ils vont devoir cohabiter et Lennox va tout faire pour maintenir notre sportif à distance. Et ça va nous valoir quelques scènes torrides. Sans que le côté émotionnel soit en reste, on apprécie la manière dont Lennox se retrouve et on apprend à connaître Rush malgré les rumeurs. Et on découvre un duo sublime qui s’est indéniablement trouvé.

On peut compter sur K. Bromberg pour abordés des sujets forts comme elle sait si bien le faire et la construction d’une romance drôle, touchante, pétillante et où on peut voir deux êtres se trouver au pire moment de leur vie et se donner la force de retrouver confiance en soi et surtout de laisser l’amour faire des merveilles au corps et au cœur. J’ai hâte de lire le prochain tome qui est d’ors et déjà dans ma pile à lire et devrait être lu prochainement.

Romance

Un peu plus d’amour que d’ordinaire | Emily Blaine

Résumé :
Il n’est jamais trop tard pour se créer des souvenirs
Valentine a toujours vécu dans l’ombre de son père, sportif de haut niveau. Pour limiter les séparations douloureuses au fil des déménagements, elle a décidé de rester à l’écart des autres. Aujourd’hui, son père a besoin d’elle  : atteint de la maladie d’Alzheimer, il nécessite une surveillance constante. Elle, qui a toujours fait en sorte de se débrouiller toute seule, n’a dès lors d’autre choix que de trouver quelqu’un pour l’aider.
Depuis qu’il a annoncé sa retraite alors qu’il est au sommet de sa carrière de rugbyman en Australie, Luke a besoin de faire le point sur sa vie. Ce job d’aide à domicile pour le sportif qu’il a longtemps vénéré tombe à pic, et il regorge d’idées pour stimuler la mémoire glissante de cet homme malmené par la maladie. Mais, lorsqu’il rencontre Valentine, Luke a envie de relever un nouveau défi : faire vivre à la jeune femme solitaire l’adolescence qu’elle n’a jamais eue.

Une romance mignonne comme on aime en découvrir, malgré un thème plus sombre et une histoire moins lumineuse, Emily Blaine parvient encore une fois à envouter avec une histoire délicate, touchante et pleine d’espoir.

Notre héroïne Valentine n’a pas grandi de manière classique, fille d’un célèbre rugbyman sa vie a été guidée par les déménagements, matchs et compétitions de rugby. Dès son adolescence, la jeune fille parvient à limiter la casse lors des séparations et parvient à rester à l’écart sans jamais s’impliquer dans des relations amicales. Aujourd’hui adulte, la jeune femme mène une vie solitaire et n’a toujours pu compter que sur elle-même. Lorsque la santé de son père atteint de la maladie d’Alzheimer se dégrade, elle est contrainte d’accepter une main tendue inattendue et vivre tout ce qu’elle a loupé dans son adolescence.

Alors qu’il est au sommet de sa carrière, Luke surprend tout le monde en annonçant qu’il prend sa retraite. Lorsque son meilleur ami lui apprend un heureux évènement, le jeune retraité décide de mettre ses interrogations de côté et de rejoindre la France pour faire le point sur sa vie, ses envies et ses projets. Sur place, il fait la connaissance de la fragile Valentine qui semble vivre dans son propre monde et maintenir à distance tous ceux qui tente de s’approcher. Fasciné par cette mystérieuse jeune femme, il se fait un devoir devenir son ami et lui faire vivre tout ce qu’elle a manqué.

A force de persuasion il arrive à franchir les barrières qu’elle a construite la jeune femme et décide de lui venir en aide, lorsque son père ancienne gloire du rugby nécessite une surveillance constante. Valentine a une relation très touchante avec son père et ses propos transcrivent immédiatement une certaine fierté et un amour inconditionnel. Malgré son chagrin de voir son père perdre peu à peu de ses souvenirs, elle va se montrer forte et lui offrir le meilleur confort de vie. On est face à une relation bouleversante et j’ai trouvé attendrissant les passages entre Luke et Victor, ils forment un duo attachant et ensemble ils vont s’allier pour que Valentine remette en question ses choix, afin qu’elle puisse s’épanouir.

Je pense que vous l’aurez compris, ce roman beaucoup plus poignant que les autres romans de l’autrice est parvenu à m’insuffler des bouffées d’air lorsque le récit devenait émouvant et comme à son habitude, la romance remplie toutes mes espérances. J’ai beaucoup apprécié ce rapprochement grâce à la nourriture, c’est gourmand et amusant, mais c’est surtout la détermination de Luke qui fait toute la différence et mon imagination débordante a fait le reste. Et en prime on a cette fierté quand notre cygne déploie ses ailes.

Romance

Mon voisin est un ours (un poil agaçant) | Mily Black & Déborah Guérand

Résumé :
Quoi de plus excitant pour une esthéticienne que d’avoir un ours comme voisin ?
Une carrure de rugbyman professionnel, un regard de prédateur grognon et une aura virile : pas de doute, Timothy, le nouveau voisin d’Annabelle, a tout d’un ours. N’importe quelle personne saine d’esprit (et douée d’un instinct de survie) resterait discrète et éviterait à tout prix de le contrarier… Sauf qu’Annabelle est plutôt du genre à foncer dans le tas et, dès leur première rencontre, elle n’a pas pu s’empêcher de le provoquer. Si elle a quitté Paris et son taré de petit ami, ce n’est pas pour se laisser impressionner par le premier homme venu ! Et, même si l’ambiance avec Timothy est déjà électrique, elle ne rate pas une occasion de le pousser à bout. Mais, quand elle découvre que derrière cette façade se cache un père célibataire tout à fait charmant et aussi perdu qu’elle, elle se dit qu’ils ont peut-être plus en commun que leur sale caractère…

Je suis toujours curieuse de lire des romances à quatre mains, car c’est une pratique qui m’intrigue et en lisant je me demande toujours si ce sont des passages ou chapitres écrit par l’une ou l’autre. Ca a parfois tendance à me distraire dans ma lecture, mais j’ai rapidement fait abstraction de cette curiosité. J’ai retrouvé le plaisir de la légèreté de la romance et en même temps, j’ai apprécié un aspect plus profond de l’histoire qui aborde un thème actuel et peu souvent abordé donc ça été une bonne lecture.

Annabelle a récemment quitté Paris pour recommencer une nouvelle vie à distance de son ex petit ami, ouvrir son salon en Bretagne est l’une de plus belle décision de sa vie. Même si oublier la raison de sa fuite va s’avérer compliqué et nécessité une longue phase de guérison. Sa rencontre avec son nouveau propriétaire Timothy va la pousser à ne pas se laisser faire et elle va se laisser attendrir par ce père célibataire qui a le cœur sur la main.

J’ai un petit faible pour les héroïnes cabossées par la vie et Annabelle avait tout pour me plaire, difficile de ne pas être attendrie face à au passé destructeur de la jeune femme, on est face à une totale perte de confiance et lorsque le doute s’insinue c’est un poison. La jeune femme a beau être épanouie dans sa vie professionnelle, elle a du mal à tourner la page de sa vie d’avant. Sa rencontre avec Timothy va rendre l’atmosphère électrique et contribuer à la distraire de ses problèmes et lui attirer un tout autre problème, bien moins négatif.

Pour Timothy sa première rencontre avec sa locataire va lui faire forte impression, mais pas forcément dans le bon sens. Débuter par un accrochage n’est pas forcément idéal, mais force est de constater qu’Annabelle a réussi à atteindre le cœur de sa fille Julie et il va devoir admettre qu’ils sont peut-être parti sur de mauvaises bases. Et ils vont naturellement développer une complicité et tisser des liens amicaux et bien plus encore.

J’ai trouvé cette lecture parfaite avec mon humeur du moment, c’était vraiment le genre de lecture qu’on apprécie découvrir quand on ne souhaite pas un récit complexe et sans que ça soit péjoratif je n’ai pas eu besoin de réfléchir en lisant. Je suis peut-être un peu sur ma faim avec la romance qui a pris le temps avant de se développer, mais c’est cohérent avec le passé de nos personnages et le moment où tout bascule était juste excellent donc ce n’est pas vraiment grave.

Je ne peux que vous recommander cette lecture, avec un à la clé un bon moment et vous apprécierez la fluidité du récit.

New Romance

Suda Kaye | Audrey Carlan (The Wish #1)

Résumé :
Toutes les petites filles font des vœux en regardant les étoiles.
Quand j’étais petite, j’ai fait tellement de vœux que j’en ai perdu le compte. La plupart d’entre eux concernaient tous les endroits que je voulais voir et les choses que je voulais faire. Je voulais surtout être comme ma mère. Elle nous a appris, à ma sœur Evie et à moi, à vivre chaque moment comme si c’était le dernier. Mais quand notre mère est morte, elle nous a laissé à toutes les deux une pile de lettres à ouvrir à chacun de nos anniversaires. La première lettre m’a été donnée le jour de mon dix-huitième anniversaire et ces mots ont changé le cours de ma vie pour toujours. Elle me disait de voler librement, de tout laisser derrière moi et de vivre la vie dont j’avais toujours rêvé. Malgré mon chagrin, j’ai suivi son conseil. Pendant dix ans, j’ai suivi les traces de ma mère. Littéralement.
Ses lettres m’ont indiqué où aller, jusqu’à ce que la lettre de mon vingt-huitième anniversaire me dise de rentrer chez moi et de poser mes valises. Mais rentrer chez soi est plus facile à dire qu’à faire après dix ans d’absence…

Je n’ai pas toujours été en parfaite harmonie avec les romans d’Audrey Carlan et je n’ai d’ailleurs terminé que Calandar girl, qui m’avait laissé un sentiment un peu mitigé, depuis j’ai enchainé les abandons avec International guy et Biker girls. Honnêtement je n’ai jamais passé un mauvais moment, mais l’abondance de scène de sexe a souvent empêché l’histoire de décoller. Lorsque la promotion de la série The Wish a débuté, j’ai eu un coup de cœur pour la couverture et j’avais envie de laisser sa chance à cette autrice qui a un énorme succès. Je n’avais pas vraiment d’attente en débutant cette histoire donc globalement je n’ai aucun regret. Certes l’histoire a des défauts, mais on passe un moment agréable et la plume est toujours aussi fluide.

L’histoire tire ses fondations, lorsqu’à l’âge de 17 ans Suda Kaye devient orpheline et se retrouve seul avec sa sœur de 2 ans son ainé. Quelques mois plus tard lorsqu’elles fêtent respectivement leurs 18 et 20 ans, le grand-père leur remet une lettre de leur mère. Pour Suda Kaye cette lettre est une porte de sortie, lui offrant le loisir de vivre à travers les pas de sa mère et de profiter de sa liberté en voyageant aux quatre coins du monde et en vivant chaque instant comme si c’était le dernier. Cette lettre a bouleversé sa vie et lui a donné la force de surmonter son chagrin au gré des paysages. Pendant 10 ans elle a suivi les traces de sa mère et lorsqu’à 28 ans une nouvelle lettre lui parvient, ses pas vont la conduire à la maison, seulement son départ a laissé des séquelles.

J’ai beaucoup apprécié l’héritage amérindien de l’héroïne même s’il n’est que partiellement exploité, on voit malgré tout l’importance qu’il a pour la Suda Kaye et Evie et l’ambiance des petites villes qui donnent l’impression d’être dans un cocon, moins guindé que pouvait l’être Mia dans Calendar girl. On est face à une héroïne qui assume son besoin de liberté et elle a un côté rêveur qui ne l’empêche pas de foncer lorsqu’elle a une idée en tête. Ce qui fait de Suda Kaye l’exact opposé de sa sœur, pourtant elles ont relation complice et leur différence ne fait que renforcer leur lien. Malgré le fait qu’elle soit resté en contact durant ces dix années, la blessure de la séparation est restée à vif pour Evie et ces retrouvailles bien qu’heureuses, vont mettre en lumière les conséquences de son départ, qui pourrait s’apparenter à une fuite.

Suda Kaye a également laissé derrière elle l’amour de sa vie Camden et leur relation est plus solide qu’on pourrait s’y attendre. La romance va peut-être un peu trop dans la facilité, mais elle retranscrit malgré tout certaines émotions intéressantes. On passe par plusieurs émotions légitimes, mais ça manque néanmoins de profondeur, tout va trop vite et ils ne prennent pas forcément le temps de se redécouvrir et écoute surtout leurs instincts primaires. Néanmoins on retrouve son style à travers les scènes de sexe, mais la romance ne m’a pas totalement émue et j’aurais aimé ressentir la passion à travers leurs sentiments.

J’ai retrouvé certains défauts de ses autres romans notamment des scènes de scènes qui s’accumulent un peu trop vers la fin, et des surnoms absolument épouvantables qui me font lever les yeux au ciel. Et comme je l’évoquais plus haut une romance pas assez convaincante, mais pas désagréable pour autant. En comparaison j’ai trouvé ce roman meilleur que ce que j’avais pu lire jusqu’ici et j’y ai vu une évolution. L’histoire est dans son ensemble intéressante et se lit rapidement, malgré des imperfections ça n’empêche pas de prendre plaisir à découvrir l’histoire et d’avoir envie de poursuivre l’aventure avec Evie