Larmes amères | Pepper Winters (Monsters in the Dark #1)

Résumé :
 Tess Snow a tout pour être heureuse : une brillant avenir professionnel et un petit ami fou amoureux d’elle.

Pour l’anniversaire de leur rencontre, Brax lui offre un voyage surprise au Mexique. Plages de sable blanc, cocktails exotiques, soirées torrides : tous les ingrédients sont réunis pour des vacances de rêve. Mais très vite, c’est la descente aux enfers : Tess se fait kidnapper. Captive terrifiée, elle se mue en farouche insoumise. Mais son courage ne lui épargnera pas l’horreur.

Brax la retrouvera-t-il avant qu’elle ne soit brisée ? Ou le nouveau maître de Tess changera-t-il sa vie à jamais ?

Je remercie les éditions Milady pour l’envoi de ce roman.

Avant tout de chose, il faut savoir que ce roman appartient à la Dark Romance et il est destiné à un public averti. C’est un genre extrêmement dérangeant et ce roman va probablement mettre vos sens en éveil, la violence de cette histoire m’a mise dans une situation d’inconfort et c’est principalement les émotions contradictoires qui rendent ce roman difficile à lire. Nous sommes dans une relation éprouvante, où les pleurs et les cris représentent la norme. Bien évidemment, seuls les adeptes du genre apprécieront l’addictivité du récit et savoureront la culpabilité d’apprécier ce récit sans pour autant accepter l’impensable décrit dans cette histoire.

C’est là toute la subtilité du roman, réussir à faire déconnecter son lecteur du politiquement correct et oser apprécier une fiction qui met mal à l’aise. Les romans autobiographiques qui relatent des sévices de victimes sont pour moi difficile à supporter, car authentiques et j’ai la chance de réussir à compartimenter mes lectures. L’évasion est le moteur qui nous pousse à découvrir de nouvelles lectures, les Dark Romance sont pour moi des fictions et bien que j’ai moi-même du mal à expliquer ce que j’éprouve en lisant des romans d’une telle violence, je suis en capacité de comprendre que ce roman est une fiction et ce n’est pas le réalisme qui m’attire. Les scènes sont choquantes et le récit parfois insoutenable, mais une sorte de curiosité malsaine me pousse à provoquer des émotions peu commune dans la romance, et accepter l’inacceptable sous couvert de la fiction.

Tess Snow a tout pour être heureuse, seulement sous l’image de l’étudiante-modèle qui a tout pour réussir, la jeune femme éprouve un million d’émotions contradictoire. Son petit ami est tout ce qu’elle a toujours souhaité, mais bien que ça soit sans doute égoïste sa petite vie parfaite ne parvient pas à combler le vide qu’elle éprouve. Intérieurement elle souffre de désir inassouvi et bien qu’elle se satisfasse de sa condition, elle éprouve de plus en plus de difficulté à donner le change. Alors lorsque Brax son petit ami lui propose un voyage surprise au Mexique, l’occasion est trop belle pour ne pas raviver la flamme. Seulement sur place, malgré un cadre paradisiaque la situation vire au cauchemar lorsque Tess se fait kidnapper. Malgré sa force de caractère, son monde s’écroule.

L’héroïne est assez difficile à cerner et ses deux personnalités plutôt intéressantes, jusqu’ici les héroïnes captives étaient des petites soumises et cela impliquait la faiblesse ici nous sommes face à une jeune femme combative qui a des problèmes d’acceptation et bien que le consentement soit absent la relation est basé sur la domination, chacun essayant de briser l’autre, rendant les échanges du couple de héros explosifs. Le récit reste très classique pour une Dark Romance, mais certaines zones d’ombre contribuent à susciter l’intérêt du lecteur et accentuer le mystère lié à la captivité de Tess. En tant que lecteur nous sommes face à l’horreur et bien que certains passages soient déchirants, quelques dialogues sont parfois un peu tiré par les cheveux.

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Hate to Love | Penelope Douglas

Étant toutes les deux ravies de la sortie du nouveau roman de Penelope Douglas, nous avons décidé avec ma copine @fanbooks76 de nous lancer dans une lecture commune, il nous semblait évident que ce roman avait tout pour plaire. Les avis étant plutôt élogieux nous partions confiantes et bien que ma lecture fut fluide, on peut dire que du côté de mon binôme les choses ont été un peu plus compliqué. Je trouve intéressant d’avoir deux points de vue opposés pour cette lecture et même si de mon côté le style m’a tout de suite séduite, je rejoins son ressenti sur plusieurs points, mais pas au point d’abandonner totalement cette lecture.

 Depuis sept ans, Misha et Ryen échangent des lettres, ce qui n’était à la base qu’un projet scolaire s’est rapidement transformée en solide amitié. Bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés, ils sont l’un pour l’autre un confident important et à leur manière ils se soutiennent, se conseillent, s’écoutent et leur relation est bien plus profonde qu’une simple amitié. Chacun aime s’imaginer l’autre, mais la peur les empêche de franchir le cap. Un soir alors que son groupe organise une soirée, une jeune fille lui rappelle étrangement Ryen et il ne fait aucun doute que la jeune femme puisse être sa correspondante, pourtant malgré les années à discuter Misha a en face de lui une parfaite inconnue qui est loin de correspondre à l’idée qu’il en avait d’elle.

 Il y a des romans qui pendant la lecture vous font passer un moment excellent, les pages tournent toutes seules et l’histoire vous captivent. Pourtant après une bonne nuit de sommeil et une analyse un peu poussée, les premiers défauts font leur apparition et malgré la plume entraînante, le sujet n’est pas totalement en accord avec vos principes. C’est un peu ce qui s’est passé avec cette histoire, je l’ai dévoré en un après-midi et lorsque j’ai commencé à écrire cette chronique, j’ai réalisé que beaucoup d’aspects m’avaient interpellé.

 A commencer par l’aspect épistolaire qui n’est pas autant au centre de l’histoire que le laissait présager le résumé. Mais l’aspect le plus agaçant est pour moi le comportement insupportable de Ryen, je sais qu’elle considère qu’elle a des circonstances atténuantes, mais même si elle regrette son comportement ça n’arrange pas tout. J’ai rarement autant été énervé par une héroïne mais clairement, elle est à mettre dans le même sac que ses « amis » qu’elle a en horreur. Je trouve ça inacceptable de s’en prendre à plus faible que ça, tout ça parce que son statut lui permet. A mon sens, rien n’explique son comportement nombriliste et malgré certains aspects cruels, c’est bien la première fois que je trouve que c’est mérité et ça me fait culpabiliser d’accepter ça.

 Misha de son côté est un personnage que j’ai beaucoup apprécié, j’ai immédiatement apprécié son côté sensible et la manière dont il s’évadait dans les mots que ce soit dans les lettres ou ses chansons m’ont beaucoup attendri. Au fil des pages une certaine noirceur va se dégager de son personnage et on va découvrir un nouvel aspect de sa personnalité, cette dureté n’est pas toujours compréhensible, mais lorsque les révélations vont progressivement se faire, on va lui pardonner beaucoup plus de chose qu’à Ryen, car il reste désintéressé.

 Et bien évidemment les dialogues dignes d’un porno alors qu’ils sont lycéens ce qui décrédibilise l’histoire, car aucun adolescent n’agit comme ça. Sans compter cette autonomie assez improbable sur les sorties nocturnes jusqu’à pas d’heures, les invités surprises qui entrent et sortent dans la maison familiale sans que l’autorité parentale n’en voit rien. Ce qui est étonnant c’est qu’on aurait très bien pu avoir des personnages plus âgés et s’éloigner un peu du cadre scolaire. Après j’exagère un peu, mais vous verrez globalement où je veux en venir si vous le lisez. De manière générale si on ne s’attarde pas sur les détails pendant la lecture et j’ai passé un bon moment lorsque j’étais immergé dans l’histoire. Le récit reste addictif et l’intrigue bien menée.