Dark Desire | Penelope Douglas (Devil’s Night #2)

Résumé :
Ce n’était qu’un jeu… Maintenant c’est une traque.

Kai Mori. Beau, riche, talentueux… C’était l’enfant chéri de Thunder Bay jusqu’au jour où il a brutalement tourné le dos à son brillant avenir. Un mystère pour tout le monde, sauf pour moi. La même noirceur coule dans nos veines, la même fascination pour le danger et le secret. Ensemble, nous aurions pu être invincibles, peut-être même heureux. Mais nous n’aurons jamais l’occasion de le découvrir. Car aujourd’hui nous sommes ennemis. Et, si Kai s’imagine pouvoir détruire ce que j’ai de plus cher au monde, je me dresserai sur sa route sans hésiter une seule seconde.

Ce second opus garde son aura sombre et comme le précédent l’univers conserve un côté malsain, qui crée une ambiance pesante, mais bien que les personnages soient toujours aussi torturés l’intrigue est portée par un couple attachant qui va établir les règles d’un jeu dangereux, et va le transformer en jeu de traque.

Kai Mori était l’enfant chéri de Thunder Bay, il était promis à un brillant avenir et la réalité lui a offert un tout autre chemin. Depuis qu’il est libre, le jeune homme peine à remonter la pente, surtout quand il pense à quel point l’honneur est important dans sa famille et conscient de les avoir déçus il n’est plus vraiment le même avec eux. La noirceur coule dans ses veines et bien que le tome précédent ait réussi à débloquer quelque chose en lui, le besoin de retrouver Damon va le conduire à retrouver ses bonnes vieilles habitudes et traquer une proie.

Les cavaliers de l’Apocalypse sont en alerte depuis la trahison de leur ami et l’objectif est de mettre la main sur lui, avant qu’il ne fasse du mal à l’un des membres du groupe. Seulement pour mettre leur plan à excursion ils vont devoir se rapprocher du père de Damon et celui-ci à également ses propres conditions. Seulement quand Kai se retrouve face à Banks, ses propres clauses vont le conduire à inclure la jeune femme dans le contrat et bien qu’elle ne soit pas décidée à se laisser faire, Kai va tout mettre en œuvre pour détruire ses défenses et surtout comprendre pourquoi elle est prête à tout pour protéger tous ceux qui se dresseront sur le chemin de Damon.

Nous avons un couple de héros qui fonctionne un peu sur les mêmes bases que le précédent opus, mais Kai semble beaucoup plus tranquille, ce qui ne l’empêche pas de savoir être menaçant lorsque cela est nécessaire. La particularité de cette série c’est les émotions qu’elle me fait ressentir, difficile d’expliquer sans y être confronté, mais l’univers est sombre et le décor contribue à provoquer un sentiment d’oppression, le danger n’est jamais loin et nos héros ne semblent avoir aucune limite pour obtenir des réponses, quitte à faire du mal.

Banks est un personnage déterminé, son apparence ne va pas manquer d’attirer l’oeil et les questions de Kai. Sans oublier bien-sûr qu’ils ont un passé en commun et ce qu’ils ont vécu est gravé à jamais pour l’un comme pour l’autre. Seulement les années ont passé et la jeune femme fragile a bien grandi, aujourd’hui elle sait tout ce qu’elle doit savoir sur les cavaliers et son instinct de protection va la conduire à se battre pour ce qu’elle croit juste, mais les choses ne vont pas se passer de la manière qu’elle imaginait et les émotions vont s’en mêler.

Une intrigue peut-être un peu moins élaboré, mais un couple qui m’aura totalement convaincue. On se laisse facilement porter par l’histoire et le mystère ne fait qu’attirer la curiosité, impossible d’abandonner nos personnages en si bon chemin. Je suis impatiente de découvrir les histoires des personnages secondaires.

Mon avis sur Dark Romance #1 ICI
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Révolte | Tillie Cole (Les Écorchés #4)

Résumé :
Résister, sans jamais se soumettre !
152 a été enlevée par les Arziani, une famille mafieuse de Géorgie, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Elle a été dressée pour devenir une mona – une esclave sexuelle destinée à servir le maître des Fosses de Sang. Belle et douce, elle rend fou de désir le maître qui, pour s’amuser, la donne à son plus grand et plus effrayant champion des combats à mort… mais elle comprend très vite qu’un physique menaçant peut cacher un grand cœur. Toutefois, l’amour peut-il naître dans les profondeurs d’un tel enfer ?
Je remercie les éditions Milady pour cet envoi
Ce roman est le 4ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Un tome absolument captivant qu’il me tardait de découvrir et qui offre un final grandiose. J’ai du mal à croire que cette série soit déjà terminée, le côté sombre de cette histoire n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais si comme moi vous lisez de la Dark Romance ce n’est pas la série la plus noire que j’ai pu lire. Lorsque 152 et son parcours ont été évoquée dans le tome précédent, l’attente a commencé et le résultat de l’histoire est à la hauteur de mes espérances. Je suis restée accroché à mon histoire totalement conquise par les personnages principaux.

152 a été enlevée avec son frère de leur orphelinat par les Arziani, une famille mafieuse de Géorgie. Afin de garder une pression sur son frère, la jeune femme est dressée pour devenir une mona, une esclave sexuelle destinée à servir les hommes du goulag. Lorsque son frère réussit à retrouver sa liberté, il tue Maitresse Arziani en espérant libérer sa sœur des griffes de sa tortionnaire. Seulement 152 a été repérée par le Maître des Fosses de Sang qui souhaite en faire sa Grande Mona pour son usage personnel. Totalement obsédé par sa prisonnière, il est décidé à profiter pleinement de sa propriété, seulement le manque d’obéissance de son meilleur combattant va le contraindre à lui offrir 152, afin de créer une faiblesse chez son champion et obtenir une totale obéissance.

Les conditions de vies des monas sont vraiment inhumaines, mais dans leur malheur elles ont la chance d’être droguée, leur permettant d’être dans un état de semi-conscience, protégeant leur esprit des souffrances psychologiques et créant un besoin malgré elle. Alors lorsque sa dose est diminuée pour devenir la Grande Mona, les souvenirs de sa vie d’avant vont commencer à revenir progressivement sans réellement comprendre ce qu’ils représentent. Résignée à n’être qu’un objet, la jeune femme va pourtant voir sa condition évoluer lorsque le Maître la mène dans la cellule de 901. Elle va d’abord être effrayée par ce tueur, et malgré que le combattant soit colérique, 152 va découvrir un homme attachant, doux et prêt à tout pour la protéger.

La romance va naître dans des conditions particulières, puisque pour la première fois aucun des héros n’est libre et leur rapprochement n’est pas un choix qui leur est propre. 152 est contrainte par la drogue à devoir se soulager et bien que les raisons de cette idylle ne soient pas très romantiques, l’humanité de 901 va se réveiller en offrant une échappatoire à la jeune femme pour lui éviter de souffrir. Leur relation va naître sous la contrainte et leur rapprochement va poser quelques questions quant à leur libre arbitre et ils vont s’attacher malgré eux. Ils vont se laisser guider par leurs émotions et la sécurité qu’ils éprouvent l’un avec l’autre va créer un lien. Ce terrible lien qui va servir de moyen de chantage pour que notre combattant soit le plus efficace possible. Ils vont tomber amoureux dans des conditions terribles et cette romance va devenir une belle histoire d’amour.

Bien évidemment le clan de Luka n’est jamais bien loin et avec associés Zaal et Valentin, ils vont tout faire pour clore définitivement ce chapitre de leurs vies. Sans compter que Valentin est prêt à tout pour récupérer sa sœur et ensemble, ils vont combattre le dernier pilier de cette organisation. Je dois dire que ce tome se termine en apothéose, ravie de retrouver nos combattants sous leur meilleur jour et toujours émouvant avec leurs compagnes, mais également dans leurs amitiés. On ressent que ce tome est le dernier et qu’il s’agit du combat final, celui qu’ils attendent depuis le retour de leur liberté. Malgré une captivité éprouvante, nos personnages gardent leur beauté et leur innocence ce qui contribue à les rendre touchants. A mon sens cette fin n’aurait pas pu être meilleure, tous les ingrédients sont réuni pour passer un moment exceptionnel, une romance touchante, l’élaboration d’une vengeance et bien évidemment le retour d’une liberté tant attendue.

Mon avis sur Ruine #1 ICI
Mon avis sur Tourmente #2 ICI
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Le Royaume en danger | Erin Watt (Les Héritiers #5)

Résumé :
Depuis que Hartley Wright a rencontré Easton Royal, sa vie n’est plus la même. Elle se découvre des ennemis à chaque coin de rue. Lorsque se produit l’accident qui lui vole ses souvenirs, elle ne peut plus faire confiance à personne, pas même au garçon aux yeux bleus qui lui promet que tout ira bien.
Parce que, si la mémoire de Hartley est pleine de trous, son instinct lui dit que Easton est dangereux. Elle ne sait pas s’il va la sauver ou la détruire. Le chaos qu’il apporte partout où il va est trop dur à gérer, les sentiments intenses qu’il évoque sont trop confus pour être démêlés. Easton veut qu’elle se souvienne. Hartley pense qu’il vaut mieux oublier. Elle a peut-être raison.
Je remercie les éditions Hugo New Romance pour cet envoi
Ce roman est le 5ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Les adieux ne sont pas aussi tristes que je l’aurais imaginé en débutant cette série, mais cette conclusion n’est pas désagréable pour autant. La plume de ce duo à quatre mains fait encore une fois des merveilles avec quelques améliorations appréciables depuis que j’avais quitté Easton et Hartley. L’insouciance des présentations à laisser la place à une certaine gravité, sans pour autant oublier l’humour caractéristique de la famille Royal.

Le final du tome précédent vous a probablement laissé quelques séquelles, et ce début ne va rien arranger. L’heure est grave et face à la réalité les obstacles vont s’avérer plus difficiles à surmonter. Les premiers chapitres vont nous mettre face aux conséquences des actes de tous les personnages impliqués dans le final. Les séquelles vont s’avérer être aussi sévères des deux côtés et le trouble va rendre la confiance complexe. Le doute n’aura jamais été autant présent, pourtant parfois il faut apprendre à accorder sa confiance avec le cœur.

Hartley devient plus vulnérable, mais son comportement la rend davantage humaine. On est loin de la jeune fille hargneuse du tome précédent, c’est comme si une seconde chance lui était offerte pour faire les choses différemment et j’ai apprécié la voir recommencer de zéro. Bien qu’elle soit par moments un peu seule, elle va pouvoir compter sur Easton pour la soutenir et même si de son côté il a quelques problèmes, il va se montrer digne de confiance pour être un point d’ancrage indispensable pour la jeune femme.

Après on met un peu trop vite de côté les problèmes d’Easton qui se reprend en main sans réelle difficulté. Pour le coup, j’ai eu du mal à croire que ses addictions puissent être balayées aussi facilement, mais son côté gentleman est appréciable. Le couple va se heurter à une situation complexe après les évènements du tome précédent et bizarrement le réconfort qu’ils éprouvent ensemble va convaincre une bonne partie de la famille, mais j’ai trouvé ça un peu trop bisounours que tout le monde accepte si facilement la situation, mais bon ça reste mignon.

Déception concernant l’absence des personnages secondaires, qu’est-ce que les interactions entre la fratrie Royal m’ont manqué. Pas assez de scène où on retrouve les frères dans le meilleur de leur forme. Bien évidemment l’absence de Reed se fait ressentir, tant pour le lecteur que pour Ella, qui passe pas mal de temps seule et qui doit s’occuper de ses frères comme une maman. Même constat du côté de Callum qui s’absente encore une fois pendant une bonne partie du roman et qui laisse ses fils au pire moment. Ce qui rend l’histoire incohérente sur certains aspects et au final j’ai trouvé que l’histoire tirait se force grâce à la consolidation de la romance.

L’intrigue retrouve un second souffle dans la deuxième partie du roman, on s’intéresse aux mystères évoqués dans le précédent opus et les premières révélations vont être intéressantes. On découvre des éléments assez prévisibles, mais qui n’empêchent pas d’être sous pression. On met rapidement fin aux agissements, mais je n’ai pas choisi cette histoire pour son développement policier. La romance vacille entre des moments terribles, des révélations difficiles, des sentiments naissants et une confiance retrouvée. J’ai trouvé, l’histoire plaisante et la fluidité du récit vous fera passer un très bon moment et la famille Royal à la séduction dans le sang.

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Mon avis sur La Prison dorée #3 ICI
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Comment disparaître | Sharon Huss Roat

Résumé :
Vicky Decker maîtrise l’art de cacher qui elle est vraiment à la perfection. Alors, quand sa meilleure (et unique) amie Jenna déménage, et qu’elle se retrouve seule dans son lycée, sa vie prend un nouveau tournant. Elle ne s’est jamais sentie aussi seule… Elle décide donc de s’inventer une vie sociale, en photoshopant des photos d’inconnus pour les poster sur Instagram. Au début, c’est uniquement à Jenna que ces posts sont destinés, mais très vite, de nouveaux followers s’intéressent à ses aventures. Bientôt, elle est suivie par plusieurs milliers de personnes !
Vicky se laisse embarquer dans cette incroyable double vie online. Elle excelle à se créer des péripéties passionnantes sans même quitter sa chambre ! Et, très vite, elle va découvrir que beaucoup d’adolescents sur la toile se sentent comme elle, #seuls et #ignorés dans le monde réel. Pour les aider, et se sauver elle-même par la même occasion, Vicky devra trouver le courage de montrer son vrai visage…

Ce roman est resté un moment dans ma PAL, les premiers retours m’ont influencé et j’ai eu du mal à me motiver pour le sortir. Il faut dire que depuis quelque temps, les publications de Hugo New Way ont perdu ce petit quelque chose qui faisait toute la différence et qui me donnait un coup de poing au cœur. Le résumé est axé sur le sujet des réseaux sociaux et pour le coup, après plusieurs chapitres on distingue un sujet bien plus complexe, mais pas tout de suite identifié et malgré ses souffrances il faudra attendre la fin avant d’avoir un diagnostic.

Vicky Decker n’a jamais pu compter que sur sa meilleure amie Jenna, elle résume à elle seule son cercle d’amis et ce duo se complète parfaitement. Alors quand Jenna déménage, la solitude n’a jamais été aussi forte et affronter les autres dans l’enceinte du lycée n’a jamais été aussi difficile. Malgré un contact permanent avec sa meilleure amie, la distance va creuser un fossé important et malgré elle, les premières jalousies vont s’installer. La solitude n’ayant jamais été aussi forte, Vicky va tenter de redonner un peu de couleur à sa vie morose en créant un profil sur Instagram, à travers des montages la jeune fille va s’inventer un personnage afin de prouver qu’elle n’est pas invisible. Rapidement, son message est entendu par quelques followers, puis les dizaines se transforment en centaines, pour devenir des milliers, ils ont tous un point commun : Personne ne les voit, ils sont seuls.

Vicky est un personnage avec des failles, son parcours est touchant et ses décisions motivées par son anxiété. J’ai un faible pour les héroïnes abimées et sa vulnérabilité m’a vraiment atteinte en plein cœur. Sa solitude et son retrait est en quelque sorte contraint puisque ses peurs l’empêchent d’être totalement libre dans ses décisions. J’étais spectatrice de sa souffrance et ses angoisses m’ont vraiment remuée. Sur les réseaux sociaux, elle va se construire une communauté à son image avec les mêmes craintes, une solitude à différentes échelles, mais avec la conviction qu’ils peuvent se soutenir et voir ce projet grandir ça ne laisse pas indifférent. Les personnages secondaires vont tirer un enseignement grâce à Vicurieuse et cela va avoir un impact dans la vraie vie de Vicky.

Le résumé fausse un peu l’image de cette histoire, Vicky ne créé pas son compte Instagram pour s’inventer une vie sociale comme la quatrième de couverture le laisse entendre. Certes il s’agit d’une échappatoire, mais tout le monde est conscient qu’il s’agit de montage et bien que Vicky considère qu’elle n’est pas vraiment Vicurieuse c’est bel et bien son grand cœur et son empathie qui ont fait le succès de ce compte, sans oublier l’originalité. Elle n’a aucun mal  à distinguer la réalité et sépare bien ses deux vies, mais avoir le sentiment que l’on n’est pas seul à affronter ses craintes, ça fait du bien et c’est ce qui va lui fourni les instruments pour s’en sortir elle-même.

Mes attentes étaient basses et c’est probablement ce qui a sauvé ma lecture. L’intrigue est plutôt simpliste, mais on traite un sujet difficile avec authenticité et l’histoire est portée par une héroïne touchante. Les réseaux sociaux ne sont pas vraiment au centre de l’histoire, mais il aborde de manière détournée la vitesse à laquelle on peut perdre le contrôle et l’ampleur qu’un buzz peut prendre. Je retiendrai davantage le message de soutien aux âmes solitaires et il est important de ne pas oublier que malgré la solitude qui pèse parfois sur notre quotidien, nous ne sommes jamais vraiment seuls. Malgré un entourage parfois absent, il ne faut pas laisser les idées noires vous engourdir, car ce n’est qu’une étape avant que le soleil brille de nouveau dans nos vies.

Swimming Pool | Sarah Crossan

Résumé :
Kasienka est polonaise
et elle vient d’arriver
en Angleterre avec sa mère.
Mais la vie ici n’a rien d’une vie rêvée.
Heureusement, il y a la piscine,
il y a l’eau. Et dans l’équipe de natation,
il y a William…

Je remercie Babelio et Rageot pour cette masse critique privilégié.
Date de sortie : 16 mai 2018

Il y a des romans qu’on n’attend pas et qui s’éloignent de nos goûts, mais qui nous font passer des émotions qu’on comprend et qui laisse des traces. La première fois que j’ai découvert Sarah Crossan, c’était lors de ma lecture de Inséparables. Je suis ressortie de cette lecture à la fois bouleverser et émerveiller par la beauté des mots. Je n’étais pas au courant qu’un nouveau roman de cette auteure allait être publié donc lorsque j’ai découvert qu’on me proposait de lire le dernier roman de Sarah Crossan, traduit par Clémentine Beauvais, j’étais curieuse de voir si les mots de cette auteure avaient toujours du pouvoir, mais j’ai surtout été frappée par la délicatesse.

Kasienka est à un âge où il est difficile de s’assumer, mais lorsqu’on est étrangère et qu’on départ dans un pays qui n’est pas le sien, il est parfois difficile d’être acceptée. D’origine polonaise, la jeune fille n’a jamais voulu quitter son pays natal, mais contrainte de suivre sa mère dans ses projets, elle se retrouve en Angleterre avec un anglais précaire et ses camarades pas vraiment décidée à l’intégrer. Afin de fuir ses problèmes Kasienka va trouver une échappatoire à la piscine du collège où elle se laisse porter par l’eau et où elle rencontre William, qui réveille en elle des émotions jusqu’alors jamais ressenties. Au fil des pages nous allons suivre une héroïne douce qui cherche juste à être elle-même et il est impossible de ne pas s’attacher à cette jeune fille touchante.

Au premier abord j’ai été surprise du jeune âge de notre héroïne et j’ai rapidement apprécié être dans la tête de cette jeune fille un peu perdue. Kasienka n’a rien de difficile et bien qu’elle aurait préféré poursuivre sa vie en Pologne, elle va tout faire pour être acceptée, à la fois par sa mère, que par ses camarades. Les émotions passent parfaitement et il n’est pas difficile de ressentir les questionnements d’une adolescente à un tournant de sa vie, qui va devoir se battre pour son bonheur. On aborde des thèmes fort liés à l’adolescence, notamment l’image des étrangers, le harcèlement, le premier amour et le rôle dans sa famille après que celle-ci est éclatée.

Le style du récit est encore une fois d’une grande originalité et pour le coup, je suis toujours autant surprise d’être émue en lisant un roman qui au final n’a pas de réelle interaction. Après concernant ce roman en particulier, bien que j’ai apprécié ce moment de tendresse, j’ai trouvé la fin un peu brusque et je pense qu’elle aurait mérité quelques pages supplémentaires. Ce sont des romans qui me sortent de ma zone de confort et qui me font découvrir la beauté de la poésie, il n’est pas difficile d’apprécier le récit et les pages défilent avec plaisir.