La douce caresse d’un vent d’hiver | Sarah Morgan (Les frères O’Neil #3)

Résumé :

Brenna devrait se réjouir : la station de ski affiche complet, et la voilà obligée de libérer son chalet et d’emménager chez son meilleur ami, l’ex-champion olympique de ski, Tyler O’Neil, dont elle est amoureuse depuis… depuis toujours, en fait. Mais cette situation est loin d’être idéale. C’est même une véritable torture : comment pourrait-elle rester de marbre tandis que cet homme sur lequel elle fantasme depuis des années dort dans la chambre juste à côté de la sienne ? Car, elle le sait très bien, elle n’a rien à espérer : Tyler ne la considère que comme une amie, voire, pire, comme une sœur…
Ce roman est le 3ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Le mois de décembre passe toujours à une vitesse impressionnante, alors l’année dernière je n’ai pas eu le temps de découvrir ce dernier opus. Malgré les remontrances des copines j’ai repoussé le moment de lecture et cette année c’était le bon moment pour replonger dans cet univers caractéristique de Snow Crystal. Tyler O’Neil est un personnage qui fait forte impression depuis le commencement et à l’image de Sarah Morgan, ce personnage est celui qui m’a le plus touché, sans oublier la romance qui est terriblement mignonne.

Tyler O’Neil a toujours été adulé et malgré la blessures qui a brisé sa carrière les femmes sont toutes en admiration devant lui. La seule source de motivation c’est l’arrivée de sa fille il y a plusieurs mois et cette adolescente va lui permettre de faire le deuil de sa passion, bien que le chemin soit difficile il peut compter sur sa famille et sa meilleure amie Brenna. La jeune femme a toujours été là dans les moments heureux et les instants plus douloureux. Aujourd’hui encore elle est un soutien infaillible, seulement depuis son enfance Brenna est amoureuse d’un homme qui ne semble pas la voir comme une  femme et lorsqu’elle est contrainte de venir habiter avec lui, la tension va devenir explosive et leur relation va devenir plus compliqué entre quatre murs.

Je n’ai jamais été une grande fan des romances entre des amis de longue date, notamment car la rencontre entre les personnages est l’un de mes moments préférés dans une romance. Ici il est vrai que Tyler et Brenna sont amis depuis des années, mais malgré une confiance sans failles dans leur quotidien et une passion qu’ils partagent ensemble, ils conservent tous les deux une part de mystère qu’ils tentent de ne pas dévoiler pour ne pas se montrer vulnérable. Il en découle des instants de fragilité et des révélations touchantes lorsque la vérité éclate.

Bémol sur le début qui prend du temps à démarrer, mais une fois les bases posées difficiles de se détacher de l’histoire. J’ai apprécié partager le quotidien des personnages et c’est le genre de lecture qui me fait voyager grâce à l’ambiance réaliste. Une lecture idéale pour la saison et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai revêtu ma combinaison de ski pour suivre nos deux passionnés partout où leurs cœurs les mènent. Tyler ne se dévoile pas facilement, mais derrière sa froideur calculée se cache un homme touchant qui peut compter sur sa meilleure amie pour le soutenir et c’est une reconstruction importante pour nos héros que de s’exposer à l’autre. Mention spéciale à Jess qui a su me faire rire dans des moments inattendus et en même temps partager des instants émouvants. Une série qui aura réussi à me donner l’impression d’être à la maison après une journée difficile.

Retrouvez mon avis sur La danse hésitante des flocons de neige #1 ICI
Retrouvez mon avis sur L’exquise clarté d’un Rayon de Lune #2 ICI
Publicités

Décembre | Audrey Carlan (Calendar Girl #12)

Résumé :

Mia ne sait pas à quoi s’attendre quand les producteurs de l’émission du Docteur Hoffman l’envoient à Aspen, dans le Colorado. Un peu intimidée à l’idée de se rendre dans ce lieu fréquenté par la haute bourgeoisie américaine, elle retrouve vite de l’assurance  quand Wes lui dit qu’il va l’accompagner. Ce job est assez spécial, puisque c’est un téléspectateur anonyme qui a pris en charge tous les frais pour qu’elle vienne filmer un artiste local. En ce dernier mois de l’année, Mia est loin d’être au bout de ses surprises.

Ce tome est le 12ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Après 12 mois pas toujours très équivalent, c’est le temps des adieux, cette fin d’année nous réserve de belles scènes touchantes et ce tome rejoint facilement mon top 5 des mois chouchous. Dans ce tome, Mia s’embarque pour Aspen pour un repartage sur les artistes locaux, financé par un riche donateur anonyme.

Au cours de son voyage, elle sera accompagnée de son fiancé Wes qui a accepté de l’accompagner et pour profiter pleinement du séjour et les fêtes seront placées sous le signe de la famille puisque Max et Maddy seront également présents pour célébrer le réveillon tous ensemble et réunir toute la famille pour les fêtes.

Bien évidemment, Mia ce tome va nous réserver quelques surprises tant du point de vue professionnel, que personnel. Les derniers instants seront sous le signe de l’émotion et des révélations, bien qu’au cours de la lecture les événements auxquels va être confrontés Mia sont plutôt prévisible, cela n’enlève rien à l’émotion. Et pour la première fois, on découvre une femme qui s’accepte et partager avec sa famille, il est loin le temps où la jeune femme ne pouvait compter que sur elle-même et c’est un mois qui fait chaud au cœur, car elle s’ouvre au sien.

Dans l’ensemble, il n’y a que très peu de tomes qui soient vraiment négatifs pour moi, mais cette série était tellement mise en avant que j’en attendais davantage concernant le fond. Quand on y réfléchit certain roman passe inaperçu et son bien plus addictif, ici le concept en lui-même est bon et ça tient le lecteur en haleine de patienter jusqu’au mois suivant, mais bien qu’on prône le côté femme indépendante, ce qui m’a dérangé c’est le rapport qu’entretient Mia avec les hommes. Je conçois qu’on puisse rencontrer un homme différent et passer un bon moment en sa compagnie, mais Mia a quand même une libido assez impressionnante dès qu’un homme séduisant est dans les parages. Il aura fallu longtemps avant de me réconcilier avec le caractère jeune femme et c’est principalement grâce à la femme qu’elle devient au contact de Wes et en acceptant celle qu’elle est vraiment.

Je garderais probablement en mémoire le concept et les rencontres au fil des mois qui étaient parfois touchantes, mais dans l’ensemble malgré de bons tomes, on est loin du coup de cœur pour cette série et c’est la curiosité qui m’a fait continuer. Néanmoins j’aimerais beaucoup découvrir Audrey Carlan dans un roman qui ne soit pas sous forme de nouvelles, car ce type de découpe reste très superficiel et parfois trop court.

Retrouvez mon avis sur Janvier #1 ICI
Retrouvez mon avis sur Février #2 ICI
Retrouvez mon avis sur Mars #3 ICI
Retrouvez mon avis sur Avril #4 ICI
Retrouvez mon avis sur Mai #5 ICI
Retrouvez mon avis sur Juin #6 ICI
Retrouvez mon avis sur Juillet #7 ICI
Retrouvez mon avis sur Août #8 ICI
Retrouvez mon avis sur Septembre #9 ICI
Retrouvez mon avis sur Octobre #10 ICI
Retrouvez mon avis sur Novembre #11 ICI

Savage Boy | Helena Hunting (Pucked #5)

Résumé :

Sauvage, excessif et sans inhibitions : Lance Romero, l’un des plus célèbres joueurs de l’équipe nationale de hockey, traîne une mauvaise réputation. Avec l’adversaire, comme avec les femmes, il fonce tête baissée et ne fait pas de sentiments. Seul compte le plaisir des corps qui se heurtent. Mais Lance n’a pas toujours été comme ça. Avant d’avoir le cœur brisé par une femme qui l’a manipulé et tourmenté, c’était un type correct et sensible. Quelqu’un qui ne pensait pas juste à se battre, à faire la fête et à aligner les conquêtes. Lance n’est pas heureux de cette vie superficielle et tout le monde le déteste. Jusqu’au jour où une femme pas comme les autres surgit dans sa vie. Une femme qu’il désire plus que tout mais qu’il risque de faire terriblement souffrir…
Torride, intense et passionnée : une love story sauvage.

C’est incroyable la manière dont Helena Hunting arrive à nous transporter au-delà des apparences. Depuis le premier tome, j’ai une image peu flatteuse de Lance Romero, mais jusqu’ici je ne m’étais jamais interrogé sur ce qui avait poussé ce héros à réagir de cette manière. Je suis tombée dans le piège de la facilité et dans mon esprit il était simplement un joueur qui use de sa position pour rencontrer facilement des femmes sans avoir à faire d’effort. Au fil des tomes, une intrigue concernant une potentielle romance à commencer à voir le jour et il aura fallu plusieurs histoires avant de pouvoir mettre des mots sur les secrets de notre héros. Je n’étais pas préparé à éprouver autant d’empathie pour ce personnage et il aura suffi d’un chapitre pour sentir mon cœur se fissurer.

Lance Romero aime se battre sur le terrain et en dehors, sa réputation concernant son mauvais caractère n’est plus un secret et les rumeurs les plus folles circulent sur sa vie privée. C’est un peu ce qui s’est passé avec moi, lorsque nous l’avons rencontré son comportement n’était pas des plus sympathiques et bien souvent il attirait des ennuis à ses coéquipiers des tomes précédents. Néanmoins dans le tome consacré à Randy, mes certitudes ont vacillé lorsqu’une nouvelle image différente a commencé à émerger. C’est en découvrant l’étendue des séquelles évoquées dans le premier chapitre, que mon coup de foudre pour Lance s’est produit. Bien plus fragilisé qu’il n’y paraît, Lance lutte pour tenir debout à la suite d’une relation abusive. Cette fragilité qui se dégage des premières lignes montre la détresse dans laquelle la plongée sa précédente maîtresse. Complètement instable et psychologiquement détruit, il va pourtant faire une rencontre qui va changer sa vie et remettre sur pied son cœur en miettes grâce à l’accompagnement et le soutien inédit d’une femme.

Une simple mauvaise décision, va lui permettre de rencontrer une femme douce, gentille et extrêmement attirante. L’alternance des points de vue offre une belle vue d’ensemble et j’ai aimé découvrir les pensées intimes de nos héros sans qu’ils n’aient conscience que le bonheur est à portée de main. Savage Boy est une romance absolument sublime qui retranscrit à merveille la souffrance de son personnage principal et c’est avec beaucoup de tendresse que j’ai vu notre héros panser ses blessures. L’évolution de la romance se fait à petits pas et nos héros vont prendre le temps de se sentir en confiance pour s’accorder dans leur souhait. Voir Lance doucement reprendre sa vie en main alors qu’il est brisé de l’intérieur est poignant, ce mal-être qui l’étouffe n’est pas perçu par son entourage et j’en aurais pleuré de le voir se sentir seul face à une manipulatrice qui le détruit.

Un tome qui m’aura fait vivre l’histoire de manière intense. J’ai toujours eu un faible pour les héros torturés et voir Lance essayer de s’en sortir mais pris au piège d’une spirale infernale ça me chamboule, alors lorsqu’il commence enfin à ressentir des émotions positives ça m’a vraiment fait du bien, tout s’est passé de manière lente et c’était nécessaire pour comprendre les réactions des héros qui ont tous les deux des secrets. J’ai progressivement retrouvé mon sourire en voyant interagir nos héros et la souffrance a laissé la place à une belle histoire d’amour. Je n’aurais pas été contre une résolution de l’intrigue un peu plus net et pourquoi pas donner une petite leçon. En bref, une intrigue touchante et un humour décapant, tout est réuni pour passer un bon moment.

Retrouvez mon avis sur Hard Boy #1 ICI
Retrouvez mon avis sur Perfect Boy #2 ICI
Retrouvez mon avis sur Big Boy #3 ICI
Retrouvez mon avis sur Forever Boy #4 ICI

Ruine | Tillie Cole (Les Écorchés #1)

Résumé :

Kisa est la fille du chef de la mafia russe de New York qui tient le Donjon – un ring clandestin – et la fiancée d’Alik, un tueur endurci. Un jour, elle croise par hasard un sans-abris couvert de tatouages et de cicatrices qui éveille en elle des sentiments inconnus. Quelque temps plus tard, elle le revoit en train de combattre au Donjon. Alors qu’il sème la peur et la mort sur son passage, Kisa brûle de désir pour cet homme que tout le monde appelle Ruine. Mais celui-ci poursuit un but ignoré de tous : il recherche celui qui lui a volé sa vie et souhaite enfin assouvir sa vengeance qu’il attend depuis de trop longues années…

Tillie Cole est devenue l’une de mes auteures de cœur, l’annonce de cette nouvelle série à paraître chez les Éditions Milady m’a immédiatement intriguée et il fallait absolument que je me procure ce premier opus. Une fois entre mes mains, les pages ont défilé et j’ai retrouvé ce style particulier qui arrive toujours à répondre à mes envies. Petite mise en garde sur le contenu particulièrement obscur et qui pourrait mettre mal à l’aise ceux qui s’attendent à une romance New Adult classique. De mon côté, à la lecture du résumé je m’attendais à être bousculé et c’est avec beaucoup d’intensité que j’ai plongée sans ménagement dans cette histoire.

Kisa est la fille du chef de la mafia russe de New York et la fiancée d’Alik son homme de main. Habituée à côtoyer la mort, elle n’est pas effrayé par cet univers qu’elle connaît depuis son enfance, mais sous la poigne de fer de celui qui va devenir son mari, elle suffoque face aux obligations que celui-ci lui impose et son entourage assiste à son effacement. Obligée de supporter sa possessivité, sa jalousie et ses crises de colère Kisa est la seule qui l’apaise et la jeune femme est résignée à son sort, elle profite cependant de ces rares instants de liberté après du père Kruschev. Un soir, alors qu’elle s’occupe de la distribution auprès des sans-abri elle rencontre un sans-abri qui l’intrigue et elle éprouve immédiatement quelque chose d’inexplicable en sa compagnie. Contre toute attente, elle le retrouve quelques jours plus tard au Donjon, un club de fighter clandestin qu’elle dirige pour son père.

Tout le monde l’appelle Ruine parce qu’il sème la mort sur son passage, son unique but est d’assouvir sa vengeance et personne ne connaît les réelles intentions de ce combattant qui  vient de rejoindre le Donjon. Sa rage et sa détermination le propulsent rapidement parmi les favoris et vous aurez peut-être du mal à me croire, mais malgré la violence, le sang et les coups, Tillie Cole nous offre une sublime histoire d’amour interdite. Notre héros est unique et son histoire d’une violence inouïe à forger une attitude dure, alors que personne ne peut l’approcher et qu’il fuit le contact des autres, seule Kisa va réussir à s’approcher pour le faire baisser sa garde et découvrir son secret.

J’ai déjà lu quelques romans qui abordent la mafia et jusqu’ici je n’avais jamais été confronté à une notion de famille aussi importante. Certes ce sont des criminelles et le business est loin d’être honnête, mais ils se protègent les uns et les autres et personne ne peut s’en prendre à leur clan sans en subir les conséquences. Les trois dirigeants ont élevé leurs enfants dans la complicité et ils ont grandi comme une grande famille, alors le mariage entre Kisa et Alik douze ans plus tard est une évidence pour réunir cette grande famille. Ce n’est pas forcément le mariage dont aurait pu rêver Kisa, mais ce sont les règles et elle sait qu’Alik l’aime à sa manière. L’arrivée de Ruine va venir la troubler alors qu’elle sait pertinemment que l’amour lui est impossible, mais c’est inexplicable.

Je me m’attendais pas à être autant embarquée par cette histoire, l’univers est bien construit et les personnages ont tous un rôle bien défini. Certains pourraient trouver le récit prévisible, mais de mon côté l’anticipation ne m’a pas empêché d’éprouver un milliard d’émotions, à commencer par une extrême empathie pour Ruine, que vous allez découvrir et aimer sans modération. Et bien évidemment certaines scènes sont tellement intenses qu’elles laissent des séquelles aux lecteurs. C’est avec force et détermination, qu’ils vont se laisser guider l’un vers l’autre, comme si les Dieux étaient à l’origine de leur rencontre. On est face à une histoire de reconstruction où l’amour est la solution aux souffrances de nos personnages principaux. Encore une fois Tillie Cole sort son lectorat de sa zone de confort. Néanmoins, attention la lecture de ce roman est réservé à un public averti.

Entre ciel et mer… | Karina Halle

Résumé :

Cette femme représente ce dont j’ai toujours rêvé.
Je ne l’ai eue qu’une seule nuit, si tant est que je l’ai eue ?
Vais-je parvenir à la conquérir ?
Joshua un jeune homme graphiste talentueux, vit ses vingt ans en roue libre. Chez lui à Vancouver, il accumule des petits boulots sans avenir qui le laissent épuisé et insatisfait, sans la moindre énergie pour poursuivre sa passion. Jusqu’à ce qu’il rencontre Gemma. Ce qui débute comme l’aventure d’une nuit avec la sémillante Néo-Zélandaise se transforme vite en tournant décisif pour Josh. Il ne peut oublier Gemma, même une fois qu’elle est rentrée dans son pays, et décide de jeter sa prudence aux orties pour la première fois de sa vie.
Peu de temps après Josh atterrit en Nouvelle-Zélande avec; pour tout bagage, un sac à dos, un peu d’argent liquide et le prénom de Gemma. Quand il réussit enfin à la retrouver, l’aventure ne fait que commencer. Éprise elle aussi, Gemma l’embarque pour un tour de ce splendide pays. Elle l’initie à la vie, au désir à l’amour, et à toutes les peines de cœur qui vont avec. Parce que, lorsque l’amour vous entraîne, il pourrait bien ne plus jamais vous lâcher, même quand vous savez que vous devez lui dire adieu.
Merci à Hugo New Romance pour cet envoi.
Date de sortie : 7 décembre 2017

Ce roman est dépaysant, cette sensation d’être du voyage de m’a pas quitté pendant ma lecture. Un sac à dos, de bonnes chaussures de marche, un peu d’argent liquide et nous voilà embarqué dans le voyage de leur vie. Je n’ai pas beaucoup voyagé dans ma vie, mais la vision qu’offre cette lecture laisse sans mal mon imagination faire le travail, impossible de ne pas être soufflé par les paysages et l’ambiance qui se dégage de ce roman. Pendant ma lecture, j’ai quitté mon canapé, puis explorer la Nouvelle-Zélande et j’ai apprécié ce sentiment de liberté.

Joshua est à un tournant de sa vie, passionné de graphisme sa vie semble être sur « pause » en attendant de savoir s’il va intégrer une prestigieuse école d’Art. En attendant, il accumule les petits boulots et doit vivre chez sa mère le temps que la situation s’améliore. A vingt ans, il semble insatisfait de son quotidien et tout semble sans couleur, sans saveur. Contraint à cette vie qui ne l’épanouie pas, il va pourtant faire une rencontre décisive. Un soir, il fait la connaissance de la belle Gemma, une Néo-Zélandaise qui passe ses dernières heures à Vancouver. Elle est drôle, passionnée et sa liberté rafraîchissante, seulement à l’issue d’une nuit passionnelle leur chemin se sépare et chacun va tenter de reprendre sa vie, cependant malgré les frontières, impossible pour eux d’oublier l’autre.

Déprimé depuis le départ de sa belle Néo-Zélandaise, Josh va chambouler sa vie et tout quitter pour retrouver une femme dont il ne connaît que le prénom et qui se trouve dans un autre pays. D’abord hésitant sur la manière d’aborder les choses, il va pouvoir compter sur des baroudeurs pour le mener vers le droit chemin de l’amour. Depuis son retour en Nouvelle-Zélande, Gemma a l’impression d’être revenue au point de départ. Ses vieux démons ont refait surface et les raisons qui l’ont poussé à partir, son au final toujours dans sa vie. La jeune femme étouffe et regrette ce sentiment de liberté qui l’accompagnait durant son périple. Elle ne s’attendait pas à tomber sur Josh, ce canadien qu’elle a tant de mal à oublier. Sur un coup de tête, elle l’invite à se joindre à son road trip en van pour découvrir la région avec pour seul objectif de respirer et oublier tout ce qui les ronge.

Cette lecture est à l’image d’un carnet de voyage, au fil des pages nos héros vont nous embarquer au cœur de la Nouvelle-Zélande et sous leur regard de deux artistes, nous allons être émerveillés par les paysages ou tout simplement l’ambiance de voyage. L’attirance est difficile à ignorer et notre couple ne cesse de penser à l’autre, mais rien n’est simple et en dehors de leur cocon la liberté est difficile à atteindre, les obstacles vont se dresser devant eux et les complications vont venir embrumer leur avenir. Malgré les différences de cultures, ils vont apprendre à se découvrir de ce voyage va marquer de manière indélébile la vie de nos deux artistes.

Les descriptions sont l’essence même de ce roman, chaque recoin va être exploré pour donner l’impression à son lecteur qu’il tient le monde au bout des doigts, à travers les yeux de deux jeunes artistes nous allons voir le décor prendre vie et s’animer sous le regard d’un lecteur émerveiller par ce qui l’entoure. Pour certain, la narration pourrait être un peu trop descriptive et pourtant c’est nécessaire pour ancrer l’environnement, les coups de crayon de Josh vont contribuer à chérir ces moments, car ils sont bien souvent source d’émotions.

Josh à l’âme d’un artiste et j’ai été particulièrement touché par sa volonté de s’affranchir de ses craintes. Jusqu’ici il n’avait jamais éprouvé le besoin de parcourir le monde et face à l’amour il va sortir de sa zone de confort et se plonger dans un voyage qu’il n’imaginait jamais faire seul. Malgré un caractère un peu timide, il va rapidement surmonter ses doutes et le voir s’épanouir dans un décor sublime ne fait que renforcer mon attachement pour ce personnage. Du côté du Gemma j’ai parfois eu un peu de mal à la comprendre, même si son histoire est touchante, mais ses décisions sont parfois difficiles à comprendre et la frustration a parfois altéré mon jugement.

En creusant un peu, face à mes interrogations, j’ai eu la surprise de découvrir que ce roman était lié à la série Love, in English pas encore paru à ce jour et ça expliquait pourquoi l’évocation de l’histoire d’un personnage semblait si familière pour l’auteure et de mon côté j’avais l’impression qu’il me manquait des éléments. Du coup, dommage qu’on est pas pu commencer par le début de l’histoire, mais peut-être aurons-nous l’occasion d’un jour la lire.

Les températures s’étant refroidies, il est appréciable de troquer le froid en France contre l’été de Nouvelle-Zélande, au fil des visites c’est avec les yeux pétillants que j’ai voyagé en compagnie de ce groupe atypique et c’est avec une envie de découverte du monde que je referme ce livre. Je n’aurais pas été contre quelques pages supplémentaires pour faire durer l’immersion, mais Karina Halle réussie à offrir une belle conclusion pour nos héros qui auront mérité d’en arriver là et elle transmet son amour pour le voyage.