Tyran | T.M. Frazier (Kingdom #2)

Résumé :

Doe n’a pas encore recouvré la mémoire mais elle sait qui elle est maintenant. Sa famille l’a retrouvée et elle était loin de s’imaginer qui elle était et tout ce qu’elle avait laissé derrière elle. Elle s’appelle en réalité Rammie et elle a repris sa place auprès d’eux. Loin de King, aux prises avec ses propres problèmes.
Alors qu’ils cherchent tous les deux à reprendre le cours de leur vie, ils comprennent vite qu’ils ne pourront pas oublier ce qui est né entre eux. Mais King sait qu’il a des ennemis qui rôdent dans l’ombre et pourraient représenter une menace pour lui et ceux qu’il aime.
Quant à Doe, elle a encore un long chemin à parcourir pour savoir qui elle est exactement et peut-être, un jour retrouver King.
Je remercie les éditions Hugo New Romance pour cet envoi

Sachez que ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains, comme le premier opus nous abordons des thèmes parfois crus et la violence est toujours très présente dans cette suite. Je pensais être préparée suite aux surprises annoncées dans le premier tome, mais dans cette suite nous sommes loin d’avoir toutes les cartes en main et l’auteure parvient encore une fois à explorer des pistes loin d’être prévisible. Rendant ma notation plus que difficile à statuer, car c’était addictif et inédit, mais parfois peu crédible. Ma notation joue un peu au yoyo, j’ai du mal à mettre une note fixe, car je ne mets pas le doigts sur ce qui me gêne, car c’était un bon moment.

On change de décor et bien que la fin du premier tome soit inattendue, le retour à la maison de Doe est indispensable pour remettre toutes les pièces de sa mémoire au bon endroit. Certes elle n’a aucun souvenir, mais retrouver sa famille va lui permettre de se rendre compte de la vie qu’elle avait avant de rencontrer King et bien qu’elle soit au contact des gens qu’elle connaît depuis toujours, elle a toujours le sentiment de ne pas être à sa place dans cette maison. Malheureusement contrainte de reprendre le cours de sa vie sans King, elle va découvrir que le proverbe qui dit que les apparences sont parfois trompeuses, va prendre tout son sens dans cette famille.

Bien que séparé, l’alternance des points de vu nous permet de voir à quel point leur amour est fort et bien qu’il soit confronté à des problèmes différents, ils sont tous les deux prêts à se battre pour obtenir ce en quoi ils croient. J’ai trouvé ce tome plus mature et peut-être un peu plus ordonnée, dans le premier tome j’avais gardé cette distance avec l’univers et dans cette suite l’histoire m’a davantage emporté. Sans compter la fabuleuse plume de T.M. Frazier, qu’on aime ou non l’histoire et l’aura de danger, la plume de l’auteure fait des merveilles. L’addictivité est un point fort de ce roman et bien que l’histoire ait quelques défauts, on s’imprègne facilement de l’univers.

Si vous avez lu ma chronique de King, vous savez sans doute que plusieurs éléments m’avaient dérangé et bien que j’ai davantage apprécié cette suite, certains aspects de l’histoire ne me convainquent pas totalement et m’empêchent de rajouter la cinquième étoile. Je trouve que l’histoire est originale et le décor est inédit, mais cette année j’ai eu tendance à attendre toujours plus de mes lectures sans jamais être totalement sous le charme. Point positif au niveau du suspense qui gravit de nombreux échelons dans ce tome et les scènes érotiques sont étalement mieux dosé, sans jamais perdre en intensité. Les émotions proviennent de la rage et même si, les sentiments amoureux sont évidents, il m’a manqué des émotions brutes pour pouvoir retrouver le chaos émotionnel qui me fait défaut depuis quelques mois. Une bonne duologie, passez votre chemin si la violence vous dérange.

Mon avis sur King #1 ICI
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Le Trône de sang | S.J. Kincaid (Diabolic #2)

Résumé :
Les Diabolics, ces créatures issues d’une manipulation génétique, plus fortes, plus rapides et plus impitoyables que n’importe quel être au monde, ont été décimées.
Mais trois Diabolics sont encore vivants.
Deux sont gardés en isolement total, enchainés à vie.
Le troisième s’apprête à prendre le pouvoir.
Depuis la mort de sa maîtresse, Némésis n’a plus aucune limite.
Mais avant de devenir la future impératrice de la galaxie, Némésis doit réussir à obtenir le statut d’être humain.
Et pour cela, elle est prête à tout.
Quitte à donner sa vie.
Quitte à en prendre d’autres.
Ce roman est le second tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Après une très belle surprise pour le premier tome, lire cette suite était indispensable et comme souvent avec cette série, difficile d’anticiper les épreuves qui attendent nos héros. Malgré une légère déception sur la direction que prend l’histoire, je concède un réel talent à S.J. Kincaid, qui nous offre là un second opus absolument captivant. Je pensais avoir tout vu dans le premier opus, mais encore une fois les rebondissements et trahisons sont impossibles à anticiper et chaque évènement apporte son lot d’addictivité.

S.J. Kincaid ne va pas nous ménager et encore une fois il ne faut pas prendre peur face à cette belle brique. J’ai toujours une petite appréhension concernant les suites de séries, car souvent plusieurs mois ou années s’écoulent et ma crainte concernant Diabolic c’était d’oublier des éléments clés. Dans l’ensemble, mes souvenirs sont revenus au fur et à mesure, mais il reste quelques personnages ou passages évoqués qui sont restés flous. Globalement il est difficile de rester longtemps perdu car l’action est tellement présente qu’à chaque instant nous sommes sur nos gardes. Et les personnages vont passer par tous les stades d’émotions, sans jamais les épargner.

Aucune comparaison possible avec le tome 1, cette suite est loin d’épargner nos personnages et les chapitres ont leurs lots de complots, trahison et autres évènements inattendus. Le récit conserve Némésis comme narratrice et grâce à ses yeux et ses oreilles nous allons pouvoir avoir accès à plusieurs interactions clés. L’évolution de la Diabolic n’est pas vraiment perceptible au début et ses habitudes de protection vont la conduire dans des situations complexes mettant à mal sa confiance avec Tyrus. Pourtant, au fil des chapitres son personnage s’étoffe et celle qui est montré du doigt comme une abomination va au final se montrer plus humaine que certains personnages, mais difficile de renoncer à ce qu’on lui a enseigné et pour le coup, elle passe beaucoup de temps à n’être que spectatrice sans prise d’initiative. C’est peut-être ce qui est le plus frustrant, la voir renoncer à son côté badass et se laisser guider par Tyrus, alors qu’elle a les capacités pour prendre des risques et oser l’impensable.

Malgré un rythme soutenu de l’histoire, le milieu de l’histoire a quelques passages à vide et il aura fallu les derniers chapitres pour sentir monter l’intensité du récit et la gravité des décisions. Et cette fin est absolument dingue, jamais je n’aurais pû imaginer que l’auteure prendrait cette direction pour ses personnages et ça pose question pour la suite, car malgré une histoire originale on s’engage dans un chemin effrayant et j’ai tendance à avoir peur de ce qui m’attend, en ayant conscience que jamais l’hypothèse ne sera juste. Il y a une forme de déni face à tout ce qui s’est produit pour nos personnages et bien qu’aucun retour en arrière ne soit possible, j’ai envie de croire qu’un retournement va tout réparer. Malgré tout, il m’aura manqué les émotions du premier tome.

Retrouvez mon avis sur Diabolic #1 ICI

The Crime | Marie Rutkoski (Winner #2)

Résumé :

Gagner peut être la pire des malédictions…
Fille du général le plus titré de l’Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu’elle réprouve l’esclavage, d’acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d’Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami… et de laisser la ville entière s’en émouvoir. Elle n’a compris qu’au dernier moment son erreur, en découvrant l’impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir.
À présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d’elle et a dû supporter la douleur de la trahison d’Arin – elle dont l’éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. Mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l’impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l’Empereur. S’ouvre, à la cour, un terrible jeu d’échec où Kestrel doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d’autrui – jusqu’à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n’espèrent que sa chute.
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple !
Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Superbe tome qui embarque son lecteur de la première à la dernière page, il est indéniable que cette suite comble largement mes attentes. Contrairement à certaine série qui s’essouffle avec le tome du milieu, montre que les bases de l’intrigue sont construites et l’intensité qui se dégage du récit m’aura valu quelques sueurs froides.

Kestral a fait un choix qui va contre son éducation choisir le camp ennemi. Aujourd’hui le traité est signé et les Herranis ont récupéré leurs terres, mais cette décision l’oblige à oublier les sentiments qui la poussent à sauver Arin. Contrainte d’honorer sa part du marché, la jeune guerrière va devoir épouser le fils de l’Empereur et sa nouvelle vie à la cour n’est pas de tout repos. A commencer par l’Empereur un homme tyrannique qui dirige d’une main de fer ses troupes et n’hésite pas à bousculer sa future belle-fille pour l’aider à prendre les bonnes décisions.

L’histoire est habilement mené, plongé en plein cœur des stratégies d’attaques et autres complots politiques, nous allons vivre au rythme de l’intrigue qui n’est jamais celle qu’on attend. Cette imprévisibilité est l’un des points forts de l’histoire, nos personnages sont sans arrêt en mouvement et on passe par une palette d’émotions : peur, tristesse, affection, surprise… et c’est justement parce qu’ils n’ont pas la capacité de décider de leur avenir que nous les voyons prendre des décisions difficiles et en tant que lecteur c’est délectable.

On voit une certaine évolution de nos personnages, notamment Kestral qui s’éloigne de la fille parfaite et l’image de guerrière s’éloigne pour montrer quelques failles, mais malgré une prise de position timide elle reste fidèle à son père qui est son modèle et à la cour elle va se retrouver face aux manipulations et stratégie qui auront des conséquences pour son futur. A noter que ce tome se concentre principalement sur la politique menée depuis la signature du traité, alors la romance est un peu relégué au second plan. Personnellement, j’ai trouvé l’évolution de l’histoire cohérente et malgré la frustration liée à la séparation, les scènes n’en sont que plus savoureuses.

Marie Rutkoski n’hésite pas à malmener ses personnages et on peut dire que ce tome prend un tournant puissant. Les rôles sont un peu inversés, Kestral est face à la solitude et n’a pas vraiment de personnes de confiance, alors qu’Arin est bien entouré et prêt à tout pour sauver son peuple de l’esclavage. On a d’ailleurs une prise de position intéressante puisque notre héroïne issue d’un milieu privilégié reconsidère ce qu’elle a appris et il y a une vraie évolution face au pratique de son peuple qu’elle réprime. Et sa prise de risque la montre sous un nouveau jour.

The Crime se démarque du précédent opus par un environnement plus sombre et on découvre par la même occasion des personnages secondaires avec du potentiel apportant de la consistante à l’intrigue déjà bien complexe. Aucun personnage n’est à l’abri, le sang va couler à flots, des morts ou blessés graves vont longer le récit dans la noirceur. On a parfois du mal à apercevoir la lumière et c’est qui rend l’histoire imprévisible, on ne sait jamais sur quoi l’histoire va rebondir. Une auteure qui pourrait paraître sadique, mais qui sait parfaitement où elle conduit son lecteur. La fin est particulièrement frustrante et ce qui rend l’attente d’autant plus longue.

Retrouvez mon avis sur The Curse #1 ICI

 

Juin | Audrey Carlan (Calendar Girl #6)

Ce roman est le 6ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers

Nous sommes arrivés à une phase de transition pour Mia, ce tome marque une étape importante pour cette année décisive. Il devient également beaucoup plus difficile de vous exposer les faits sans risquer de trop vous en dire. Nous sommes arrivés à la moitié de cette année et le futur paraît plus incertain que jamais, difficile de se protéger alors qu’il reste encore six mois où il peut se passer n’importe quoi.

Ce mois de Juin va être un peu différent , notamment car elle a été embauché pour être au bras d’un homme âgé et qu’elle ne l’intéresse pas de la manière dont elle s’y attend. Cet homme puissant souhait simplement que Mia l’accompagne pour un projet important et cela la plonge dans un univers totalement inconnu, cette manière de parader au bras d’un homme n’est pas dans ses habitudes. Pourtant alors que le père ne l’intéresse pas, elle va pouvoir compter sur son charmant fils Aaron Shipley, qui est d’une beauté à couper le souffle. Je ne vous cache pas que lorsqu’ils se sont rencontrés, j’ai levé les yeux au ciel, Mia craque tellement facilement devant un bel homme que parfois j’ai du mal à la suivre.

J’ai beaucoup aimé la nostalgie qui transparaît de ce livre, Mia va repenser à tout ce qu’elle a vécue et faire le point sur sa vie. Être escort ce  n’est pas un choix et pourtant elle est déterminée à payer sa dette toute seule, sans compter que sans ce métier elle n’aurait pas rencontré ces hommes exceptionnels qui vont s’avérer très présents dans ce tome et j’ai réalisé à quel point elle est entourée. Lorsqu’elle a débuté ce travail, la jeune femme était plus seule que jamais et aujourd’hui, elle a une armée de beaux mecs qui est prête à tout pour elle. La voir réaliser qu’ils sont sa famille fait chaud au cœur, pour elle qui a toujours manqué d’amour. Aujourd’hui elle peut compter sur ses amis pour être présents.

Un mois de juin qui m’a bien plu en plein cœur de Washington, pour le coup niveau tourisme ce n’est pas trop ça, mais  Mia va vivre un mois très intense. Comme à son habitude la jeune femme ne va pas hésiter à jouer les entremetteuses et c’est toujours un plaisir de la voir agir pour les autres. Audrey Carlan réussi encore une fois a redonné du souffle à sa série, qui ne cesse de jouer le yoyo avec mon cœur. Ce tome se démarque de ses prédécesseurs et nous offre un aperçu de ce qui nous attend en juillet.

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Something Real | Lexi Ryan (Reckless & Real #2)

img_20170112_141256_361something-realExcellentCe roman est le deuxième tome d’une duologie, la chronique peut contenir des spoilers.

Qui n’a jamais redouté de commencer une suite après, une immense surprise. C’est peu le sentiment dans lequel j’ai commencé ma lecture, il faut dire qu’après le cataclysme provoqué par les révélations lors de ma lecture précédente, j’étais dans un état de nerf assez avancé et j’ai élaboré un million d’hypothèse.

Ça semble difficilement concevable, mais Lexi Ryan réussie bel et bien à faire monter la tension. Quand on pense que Liz et Sam vont enfin avoir droit à du repos, les jeux de pouvoir sont plus intenses que jamais et les complots viennent semer le chaos. Alors que le premier opus centrait son intrigue sur Liz pour découvrir ses péripéties, cette suite va davantage se concentrer sur Sam et ce qu’implique sa position de fils d’un candidat en passe de devenir gouverneur. Vous l’aurez compris, la politique va occuper une place centrale dans ce second opus et Sam va se retrouver dans une position difficile, ses choix vont entraîner des retombées et c’est malheureusement Liz qui va en faire les frais. Je salue les nombreux retournements de situation, pas toujours tendre avec ses héros mais qui auront eu le mérite d’être inattendus.

J’ai été très attendri par Liz, sa souffrance est un crève cœur et la voir se décomposer m’a rendu empathique. C’est probablement la raison pour laquelle, j’ai ressenti une certaine colère envers Sam. Telle une amie, j’avais envie de le secouer et de le forcer à réagir, ses décisions n’ont fait que l’enfoncer un peu plus et son manque de réactivité dans la vie m’ont frustré. Notamment, car comme le fait remarquer Liz on a l’impression qu’il se sert d’elle, alors qu’on voit bien qu’il a des sentiments pour elle et ça donne une accumulation de scènes de sexe, pas toujours romantique, ce qui m’a empêché de savourer pleinement.

J’avais prévu de me réserver un créneau, car une fois commencé je n’ai pas réussi à le lâcher avant d’en avoir terminé avec l’intrigue. La révélation finale n’a pas été une surprise, mais j’ai mis du temps avant de comprendre ce qui se tramait.  Du début à la fin, Lexi Ryan maîtrise l’art de jouer avec nous, en usant de manipulation et nous montre un monde où politique rime avec trahison. La plume de l’auteur est toujours un bonheur à lire et bien, j’espère qu’on pourra découvrir les tomes compagnons en lien avec New Hope, même s’il est trop tard pour Hanna, je garde espoir pour  Nix, qui me plaît bien. Un tome qui réussi à se démarquer, tout en conservant une histoire intense et une intrigue qui joue avec nos nerfs.

Retrouvez mon avis sur Something Dangerous #1 ICI
Lucie