Vice et Vertu | Pepper Winters (Pure corruption #1)

Résumé :

« Nous nous sommes rencontrés dans un cauchemar. Dans cet entre-deux où le temps n’a aucune prise sur la raison. Nous sommes tombés amoureux. Brutalement. Puis, nous nous sommes réveillés. Et tout s’est terminé… »
Arthur Kilian est le président du gang Pure Corruption. Détruit après la mort de Cleo, son amour d’enfance, il ne vit que pour prendre sa revanche sur ceux qui lui font du tort. Mais, une nuit, tout bascule lorsqu’il plonge son regard dans les yeux verts d’une jeune femme amnésique, captive de son gang, lui rappelant étrangement Cleo. Tous deux sentent dès lors une connexion aussi intense qu’inexplicable. Ne sachant plus qui elle est, la jeune femme désire avant tout connaître la vérité sur son passé. Elle devra alors se tourner vers Kill, le seul homme qui pourrait aussi s’avérer être son pire ennemi…

Présenté comme la reine de la Dark Romance, Pepper Winters fait désormais partie de mon paysage littéraire donc il était difficile de passer à côté de cette nouvelle histoire sombre au cœur d’un gang de motards. Comme à son habitude l’auteure plonge le lecteur au cœur de l’action dès les premiers chapitres, mais à mon sens cette série se démarque des deux autres séries parues chez son éditeur, mais un univers toujours aussi addictif.

Tout commence par un kidnapping et une victime amnésique, au cœur d’un règlement de comptes entre bikers. Pourtant malgré la situation préoccupante la jeune femme n’éprouve aucune crainte, ni hystérie face à un tel cauchemar. Lorsque son regard croise celui de Arthur Killian, le président du gang Pure Corruption, elle éprouve la certitude que cet homme a déjà croisé sa route. Habitée par une volonté féroce de connaître la vérité sur son passé, la jeune femme n’hésite pas à se tourner vers Kill, qui semble desceller quelque chose en elle. De son côté, le Président affronte ses propres démons et les yeux verts de sa victime, le plonge face à son troublant passé.

J’ai apprécié la complexité du personnage de Kill, d’un côté nous avons un homme d’action qui dirige un gang de motards et soyons clair, avec qui il ne faut pas déconner. Pourtant, son monde déjà précaire va vaciller lorsque son regard va rentrer les yeux verts d’une jeune femme amnésique. Ces yeux vont être comme un coup de poing et le mettre face à ses démons, ce passé qu’il n’a jamais réussi à oublier, mais auquel il tente de survivre. Perdre son amour d’enfance a été une épreuve pour notre héros et Cleo est la seule femme qui puisse provoquer la faiblesse du biker. Et c’est ce contraste qui en fait un personnage intéressant, car on alterne sur plusieurs émotions, le doute, la colère, l’espoir et surtout beaucoup de rage, provoquant des humeurs changeantes.

Notre héroïne n’a rien à voir avec les personnages féminins de Dark Romance et même avec une amnésie, qui la fragilise, elle garde cette combativité qui rend son personnage unique. Elle a beau se trouver dans une situation où elle est en danger, elle reste focalisée sur les sensations qui l’habitent. Elle garde la tête froide, analyse son environnement, ses souvenirs ne lui sont d’aucune aide et elle va se fier à des pressentiments, la poussant à croire que son ravisseur ne lui est pas inconnu. Au fil des chapitres, le lecteur plonge dans une histoire où les secrets vont progressivement nous être révélés par bribes, ne faisant que grimper la pression dans l’attente des révélations.

L’écriture est un point qui m’a toujours séduite chez Pepper Winters, ses séries sont toujours assez descriptives et il y a toujours un bon nombre de pages, mais la fluidité du récit contribue à faire défiler les pages. L’intrigue est bien construite et malgré l’évidence, les questions sont nombreuses et on a envie d’obtenir des réponses. Le seul bémol à mon sens, c’est le côté un peu répétitif des échanges entre les deux héros, même face à l’évidence, on se heurte à un refus et celui-ci va se réitérer plusieurs fois, donc ça accentue l’impression de tourner en rond. Hormis cet aspect de l’histoire, on a un bon équilibre entre le passé et le présent et les flash-back sont bien amenés. Malgré les secrets qui maintiennent les héros à distance, l’alchimie est là, mais il faut être conscient que le vocabulaire peut s’avérer choquant pour un lectorat qui n’a pas l’habitude des paroles crues et les scènes de sexe confirment que c’est une lecture pour un public averti. Les derniers chapitres s’avèrent surprenants et ça laisse supposer que l’auteure n’a pas joué toutes ses cartes concernant les secrets. Impatiente de me procurer la suite.

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Ancrage | Sarina Bowen (Le Grand Nord #2)

Résumé :

Jude a tout perdu un jour de printemps, lorsqu’ au volant de sa voiture, il a percuté un pommier tuant un homme. Ancien détenu qui soigne sa toxicomanie, il n’a d’autre issue que de retourner dans sa ville de Colebury dans le Vermont, seul endroit où il peut trouver du travail.
Après une absence de trois ans, Sophie est stupéfaite de la réapparition de l’homme qui a tué son frère et brisé son coeur. Elle mesure aussi combien le voyou qui était amoureux d’elle a changé. Jamais il n’aurait fait du bénévolat dans les cuisines de l’église. Mais dans une petite ville où l’amour interdit est une loi en soi, personne ne tolérerait que Sophie et Jude se remettent ensemble, encore moins le père de Sophie qui se trouve être chef de la police.
Tout s’oppose à leur amour. Un amour impossible autorise-t-il l’espoir d’une seconde chance ? Une histoire sombre et déchirante qui vous brisera le cœur puis en recollera les morceaux
Merci Hugo New Romance pour cet envoi

Lorsqu’un premier opus parvient à nous faire éprouver des émotions quelle que soit la nature de celles-ci, c’est qu’il est temps de se procurer la suite. Jude est un personnage qui passe difficilement inaperçu dans le premier opus, alors bien évidemment on est nombreux à vouloir en savoir davantage sur ce personnage torturé et bien qu’on connaisse ses démons, ça n’en rend pas pour autant l’histoire plus facile. Alors qu’on avait découvert l’univers des producteurs, on s’éloigne complètement du précédent sujet et en compagnie de notre nous atterrissons dans sa ville de naissance où il espère se retourner avant de prendre le large pour se reconstruire.

Finalement son histoire n’a aucun secret pour nous, mais sa fragilité m’a poussé à m’attacher à ce héros au parcours difficile. Il y a trois ans et demi, sa conduite sous l’emprise de drogue l’a conduit en prison pour homicide. Comme nous l’apprenions dans le premier opus, Jude est désormais clean, et grâce à la famille Shipley il a réussi à prouver qu’il est capable de s’en sortir et les quelques semaines qu’il a passées dans la ferme de Griffin lui ont offert une seconde chance, ainsi qu’une famille d’adoption. Aujourd’hui il est de retour dans le seul endroit où il peut trouver du travail et tout dans cette ville lui rappelle le passé, ce qui rend le manque encore plus difficile à gérer. Et surtout à Colebury, il y a Sophie. L’amour de sa vie qu’il a perdue à jamais en tuant son frère.

Sophie a vu sa vie changer quand son petit ami à tuer son frère et par la même occasion son cœur s’est brisé, emportant avec lui tous ses rêves. Aujourd’hui, ses projets d’avenir sont loin et elle est toujours dans cette petite ville qu’elle rêvait de quitter. Elle est sur le point d’obtenir son diplôme et entre son travail à l’hôpital, elle participe au repas hebdomadaire de l’église. Elle n’aurait jamais pu imaginer que son ancien petit ami toxicomane viendrait apporter son aide pour le repas organisé par l’église. On ressent immédiatement cette tension et contre toute attente il n’y a aucune colère, seulement le regret de ne pas pouvoir être ensemble, car cet accident il a brisé plusieurs vies, mais l’une des choses la plus difficile fut de renoncer à cet amour. Dans une petite ville, personne n’accepterait qu’un tel couple puisse se reformer et ni Jude, ni Sophie n’a la prétention de croire qu’il pourrait se remettre ensemble. Pourtant, malgré la peur, le doute, les deux jeunes gens vont retrouver une part de la complicité qui leur avait tant manqué et le vide de leur cœur va progressivement se combler.

J’ai toujours plus de mal à apprécier une romance où les héros se connaissent, mais ici c’est un vrai cri du cœur. L’amour entre Jude et Sophie est tellement puissant que malgré la plus grande des souffrances, ils ne peuvent pas s’empêcher de vouloir être l’un avec l’autre, mais au delà de cette histoire d’amour interdite, c’est un vrai parcours du combattant pour Jude qui lutte chaque instant contre le manque et il est difficile de concevoir qu’après tout ce qui s’est passé ils puissent de nouveau s’afficher en public, surtout quand le père de Sophie est également le chef de la police. On est dans un roman où la reconstruction est primordiale, le drame n’a pas pu être évité et Jude est allé en prison, il cherche simplement à reprendre le cours de sa vie, sans minimiser la gravité de ses actes. Dans cette petite ville où tout le monde le connaît, il va néanmoins pouvoir compter sur de rare soutien, tel que père Peters ou bien la famille Shipley qui n’oublie pas son protégé, mais la relation qui m’a le plus touché c’est le lien qui s’est tissé entre Jude et Mey, on ressent la proximité et quand on connaît la solitude de notre héros, on savoure chaque instant amical. Et bien évidemment Sophie n’est pas en reste pour les marques d’affection.

Un tome qui m’a beaucoup touché et qui créer la surprise avec un thème beaucoup plus difficile à aborder que pouvait l’être le premier opus, l’addictivité n’est pas un sujet simple à traiter et Sarina Bowen retranscrit à merveille les difficultés liées au manque, mais également à la réinsertion après la prison. Jude est un personnage d’une rare vulnérabilité, sa vie ne sera plus jamais la même et tout n’est qu’une question de temps, celui nécessaire pour rendre le manque moins étouffant et également pour se rapproprier sa vie. Encore une fois, les émotions sont puissantes et j’ai trouvé cette suite plus profonde que le précédent, plus sombre également. Retrouver les personnages qu’on a côtoyés est un vrai bonheur et Zach continue de me taper dans l’oeil. Impatiente de faire sa connaissance de manière plus approfondie, ce personnage devrait nous réserver quelques surprises.

Mon avis sur Amertume #1 ICI

Room Hate | Penelope Ward

img_20170210_140217_272Très-bonMerci aux Éditions Hugo Roman pour l’envoi de cette petite merveille de lecture. C’est le résumé très alléchant qui m’a d’abord séduite, malgré ma déception de Step-Brother ma motivation était à son comble. Dès les premières pages le courant est passé et j’ai su que ce roman allait me faire passer un bon moment. Au premier abord l’histoire paraît assez classique et je dois dire que l’auteur a su tirer son épingle du jeu avec une révélation totalement inattendue, qui aura eu le mérite de proposer une histoire différente.

Amelia et Justin étaient les meilleurs amis du monde étant enfants, bien qu’il n’ait jamais été en couple leurs sentiments étaient loin d’être amicaux. Habituée à passer tout leur temps ensemble grâce au lien qui unit le jeune homme avec la grand-mère d’Amelia, leur amitié va subitement s’arrêter après une dispute. Dix ans plus tard, c’est la mort de Nana qui va les réunir puisque la vieille femme a décidé de les désigner héritiers de la maison de vacances qu’ils adoraient tous les deux. Leur rapport étant inexistant depuis plusieurs années, la cohabitation va s’avérer très difficile, notamment car la colère de Justin envers Amelia est toujours aussi intense et le fait qu’ils doivent partager la maison ne va rien arranger.

J’ai toujours eu un petit faible pour les histoires d’amour de jeunesse et celle-ci est particulièrement bien menée. Amelia est consciente d’avoir fait une erreur en fuyant tout ce qu’elle a toujours aimé étant adolescente, mais sa plus grosse erreur c’est d’avoir perdu Justin qui a toujours été à ses côtés. Aujourd’hui enseignante la jeune femme n’est pas particulièrement passionnée, mais elle est reconnaissante d’avoir un travail. Fragilisée par une rupture, puis le décès de sa grand-mère, elle va décider de s’offrir quelques semaines de calmes dans cette maison de vacances remplie de souvenirs. Je dois dire que je suis admirative de la patience et la gentillesse de la jeune femme, même si parfois un peu naïve on s’attache facilement.

Justin est un peu plus difficile à apprécier au premier abord, son caractère assez difficile va en faire un personnage odieux, mais en même temps marrant. Accompagné de sa petite-amie, il est lui aussi décidé à profiter de ses vacances et même si l’ambiance est loin d’être agréable, c’est aussi sa maison. J’ai apprécié qu’on s’éloigne du cliché de la petite-amie écervelée qui sert de faire valoir. Jade est une jeune femme adorable et immédiatement même si Amelia devrait la détester, elle ne va pas résister à la simplicité de la jeune femme. Bien que pas des plus agréable Justin va s’avérer être très dangereux avec son physique et l’attirance qui les unit est loin d’être masqué malgré la colère. Son côté musicien a fini de me convaincre.

La manière dont l’auteur gère le cadre spatio-temporel est assez intéressant, à aucun moment elle ne précipite cette relation. Il y a une phase à franchir qui les conduit à se rapprocher, sans jamais brûler les étapes. Contrairement à Step-Brother on s’éloigne un peu du côté érotique pour s’intéresser à de vrais sentiments profonds qui sont né il y a des années et qui vont se renforcer au fil du temps qu’ils passeront ensemble. Je suis encore relativement choqué par le twist qui arrive au milieu du roman et qui vient retourner la situation. Les personnages vont passer par plein d’émotions, joies, peines et lorsqu’on pense que notre héros est arrivé au bout de ses souffrances, Penelope Ward va encore un peu les secouer en leur faisant vivre des situations difficiles, pour enfin leur offrir ce qu’ils sont en droit d’attendre.

C’est une belle histoire d’amour qui se déroule sur une île dans un cadre idyllique, rempli de souvenir d’enfance. L’histoire n’est pas parfaite, mais la romance est prend le temps d’évoluer et lorsque la connexion entre les personnages est enfin mise à contribution, je n’ai pu qu’apprécier ce moment. C’est léger, c’est frais et même s’il m’a manqué une petite étincelle, c’est mignon tout plein.

Lucie

Objection | Emma Chase (Sexy Lawyers #1)

img_20161105_131605objectionIl est difficile de passer après une série qui fût une énorme surprise, lorsque j’ai appris qu’Emma Chase allait de nouveau être éditée j’ai ressenti une pointe d’appréhension, c’est vrai ça met la pression de démarrer quelque chose de nouveau, sans pour autant s’éloigner de son genre de prédilection.

Je crois que ce qui m’a fait succomber c’est sa réaction dans le premier chapitre, cette manière d’assumer ses fautes, sans prendre la fuite en apprenant qu’il allait devenir père à tout juste dix-huit ans. Stanton a toujours été travailleur, mais sa fille a été une source de motivation, il devait réussir pour subvenir aux besoins de sa famille. Bien qu’il conserve des rapports avec la mère de Preston, son accent du sud va faire des ravages sur le campus et il ne va pas se priver. Sa relation avec Jenny m’a un peu surprise au départ, mais je pense qu’elle ne voulait pas garder Stanton près d’elle pour qu’il regrette un jour d’avoir abandonné ses rêves. De son côté, elle a ses propres aspirations et elle a brillamment réussi à mener ses études d’infirmières, tout en étant une maman solo. Je n’étais pas forcément une grande fan des choix de Stanton, mais c’était l’équilibre qui maintenait le couple sur les flots.

Dix ans plus tard, Stanton est un brillant avocat de Washington et il est prêt à tout pour devenir associé de son cabinet. Étrangement malgré son caractère suffisent, à la limite de l’arrogance je l’ai trouvé assez attachant. Comme moi vous gardez sûrement un bon souvenir de ce petit con insolent qu’était Drew Evans dans Love Game. Bien que leurs personnalités aient des points communs, ils ne pourraient pas être plus différents. Son rôle d’avocat lui va à merveille, il renvoie une image froide et sûre de lui devant le jury et les femmes ont bien du mal à lui résister. A l’image de son amie et collègue Sofia, qui est aussi déterminé que lui à être la meilleure et qui est satisfaite de leur relation d’amis avec bénéfices. Alors qu’elle donnait l’image d’une femme dure, on va se laisser attendrir par son amitié fidèle qu’elle va offrir à Stanton lorsqu’il va avoir besoin de soutien, il va pouvoir compter sur sa complice.

J’ai moi-même eu du mal à y croire, mais il va bel et bien emmener sa maîtresse pour l’aider à reconquérir la mère de sa fille. Dit comme ça la situation paraît totalement absurde et je vous assure qu’elle est très amusante. Sans compter que la romance est porté par des personnages secondaires très charismatiques, qui vont s’avérer utile pour s’en sortir. Petit plus qui m’avait manqué dans sa série précédente, l’alternance des points de vu nous permettant une meilleure vue d’ensemble sur la situation et ça nous permet de ne pas totalement détester Stanton lorsqu’il est égoïste, irrationnel et capricieux, car il faut dire qu’il en tient une bonne couche, mais en même temps il est tellement obnubilé  par ses émotions ce n’est pas sa faute s’il est aveugle et ne voit pas ce qu’il a en face de lui. Mention spéciale à l’adorable Preston qui est d’une maturité impressionnante et je peux vous dire que lorsque Stanton endosse la casquette papa, vous allez avoir les yeux qui pétillent de mignonnitude.

En bref, ne vous attendez pas à une immersion dans le milieu juridique, les premiers chapitres s’y intéressent, mais bien vite l’intrigue vient poser les bases, sur un fond de campagne au Mississippi et je crois que j’ai un petit faible pour l’accent du sud. Je vous assure que retrouver la plume d’Emma Chase a été un vrai bonheur, je n’en ai fait qu’une bouchée en quelques heures seulement, il était terminé, c’est frais, fluide et tous les ingrédients sont présents pour nous embarquer dans une comédie romantique simple et efficace. Bref, j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de cette joyeuse bande.

Lucie

Mille baisers pour un garçon | Tillie Cole

img_20161025_184605 Très-bonJ’ai immédiatement craqué pour le résumé lorsqu’il est sorti en version originale et à l’époque je ne lisais pas en anglais, alors vous voyez la frustration a commencé à grimper il y a un petit moment. En apprenant que Hachette allait publier ce petit bijou j’ai d’abord laissé éclater ma joie. Puis, j’ai foncé pour me le précommander mon précieux, en priant pour que la couverture ne soit pas atroce et on peut dire que je suis ravie de voir qu’elle a été conservée. On a vraiment frôlé le coup de cœur pour cette lecture et pour être honnête, c’est la faute au résumé d’Amazon qui en dévoilait beaucoup trop, puisque le moindre détail était évoqué, alors en perdant l’effet de surprise je m’attendais forcément à une telle lecture,mais ça n’en reste pas moins touchant, attendrissant et extrêmement émouvant.

Je ne crois pas avoir déjà rencontré un couple aussi fusionnel, c’est impressionnant cette connexion qui les unis dès leur plus jeune âge. Comme si les dieux avaient décidé qu’ils étaient de parfaites âmes-sœurs. Dès leur plus jeune âge, ils se sont trouvés et pour leur entourage il était évident que rien ni personne ne pourrait les éloigner l’un de l’autre. En grandissant, ils sont devenus de plus en plus dépendant l’un de l’autre et leur amour a grandi avec eux. Jusqu’au jour où Rune a été contraint de retourner dans sa Norvège natale, ils s’étaient promis de s’aimer éternellement et pour toujours. Pourtant, après plusieurs mois éloignés Poppy cesse subitement de répondre aux appels et messages et sans aucune raison, ni explication, disparaît de la vie de Rune, qui est impuissant au Norvège.

Deux ans plus tard Rune est de retour aux États-Unis et malgré leur lien toujours aussi fort, les années ont dressé un mur entre eux. Le jeune homme a bien changé et c’est aujourd’hui un homme en colère, à la limite du mauvais garçon qui réapparaît dans la vie de la jeune femme. De son côté Poppy, n’a pas beaucoup changé son sourire et son optimisme sont toujours aussi intenses et même si elle souhaite garder son amour éloigné de Rune, les secrets sont parfois bien trop lourds pour être supporter seule.

Oh Mon Dieu. Cette lecture quoi, ce jeu qui s’instaure avec cette Jar et ses papiers, tout est présent pour que mon petit cœur succombe totalement à cette histoire. Mille baisers… Je suis certaine que vous mourrez d’envie de comprendre cette explication et je peux vous dire que dès le début, les émotions seront très fortes. Cette histoire d’amour entre Poppy et Rune est assez incroyable, ils ont évolué ensemble et leur amour est comme une évidence, malgré deux éloignés, leur amour à continuer de vivre et j’ai été tellement bluffé par cette lumière éblouissante qui émane de l’héroïne. Rune n’est pas mal dans son genre, cette beauté brute au côté viking va faire des ravages auprès des jeunes filles, pourtant il a toujours été question de Poppy et face à elle, aucune ne fait le poids. Je fonds moi…

En bref, la plume de Tillie Cole est absolument envoûtante et il y a ce petit côté magique qui nous transporte dans une histoire d’amour éternel qui est le point d’ancrage pour nos héros. A plusieurs reprises, j’ai eu les larmes aux yeux et c’est terrible de commencer un roman avec ce sentiment qu’on ne sera plus tout à fait la même en le terminant. Le récit est addictif et après quelques lignes, j’ai su qu’il me faudra lire rapidement la fin. C’est le récit d’une histoire d’amour extraordinairement belle, une romance comme on en rêve toutes et une ode à la vie. Je suis peiné de ne lui mettre que quatre étoiles, mais je vous assure que connaître la totalité de l’ intrigue avant même de commencer ça gâche un peu le plaisir de la lecture. Dans tous les cas, je vous assure que ce roman doit absolument se retrouver dans votre bibliothèque, j’en ai encore le cœur qui bat la chamade tellement c’était magnifique.

Lucie