Forbidden | Tabitha Suzuma

Merci Milady et Net Galley

Avant tout j’aimerais rappeler que ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains, notamment car le thème est relativement difficile et pourrait choquer certains lecteurs. J’ai énormément entendu parler de ce roman et avant de me lancer j’étais craintive de débuter une telle histoire, mais en bonne lectrice qui se respecte je n’ai pas pu résister à l’appel de la curiosité et cette lecture m’a profondément bouleversée.

Je vous avoue que l’écriture de cette chronique est extrêmement difficile, j’ai du m’y remettre à plusieurs fois avant de vous rédiger des phrases ayant du sens. J’ai beau prendre de bonne inspiration, je me sens complètement démuni face à cette histoire hors du commun. J’ai lu beaucoup de roman différents, certains classiques et d’autres plus dérangeants, jusqu’ici je n’avais jamais lu de roman comme celui-ci et j’ai véritablement été affectée par les émotions qui se dégagent du récit. Je n’étais pas préparé à vivre aussi intensément cette histoire et depuis que j’ai terminé ma lecture, je me sens différente.

Maya et Lochan n’ont que treize mois de différence et malgré leur jeune âge, ils sont contraints de jouer le rôle de parents pour le reste de la fratrie allant de 13 à 5 ans. Déterminés à assumer ce que leur mère semble prendre à la légère, ils sont tous les deux dans une position difficile devant jongler entre leurs études et l’éducation de leurs jeunes frères et sœurs. Cette situation peu commune va les conduire à se rapprocher au delà d’une simple relation fraternelle, ensemble ils vont devoir affronter le rôle de parents et être confronté à la naissance de sentiments amoureux, qu’ils n’avaient encore jamais vraiment éprouvés et qui va les ébranler, car ils sont conscients que ce n’est pas normal d’éprouver ces sentiments, pourtant ensemble ils vont lutter pour s’en sortir et tout donner pour leur famille.

Lochan va bientôt avoir dix-huit ans et bien qu’il soit un excellent élève, il a de gros problèmes en société. Cette différence va le conduire à rester solitaire et ses seuls contacts se résument aux temps qu’il passe avec ses frères et sœurs. Et on peut dire que c’est grâce à lui que les enfants s’en sortent, il a cette manière qu’on pourrait qualifier d’autoritaire de s’occuper d’eux, mais à bien y regarder on voit parfaitement qu’il désire le meilleur pour eux, il a toujours été question de les protéger, d’abord de leur mère, puis d’eux-même. J’ai été terriblement touchée par son parcours et sa timidité m’a brisé le cœur, cette détresse qu’il renvoie lorsqu’il se sent acculé m’a vraiment brisé le cœur. Alors lorsqu’il se rapproche de Maya, on a du mal à voir l’horreur dans leur relation, car malgré le côté interdit cet apaisement qu’ils ressentent au contact l’un de l’autre, m’a vraiment fait réfléchir. Ils savent tous les deux que c’est mal et on ressent sans mal l’oppression qui les étouffent, ce combat intérieur pour ne pas succomber. Cette souffrance, puis progressivement l’apaisement et ce réconfort, qui ne peut pas être totalement mauvais.

Avant de rencontrer les personnages j’avais du mal avec l’idée d’une relation amoureuse entre un frère et une sœur et ce n’est pas le genre de romance qui fait rêver et mon idée de base n’a pas changé pour autant. Le sujet me met toujours un peu mal à l’aise et je n’ai pas des papillons pleins les yeux, seulement la qualité du récit et les émotions qui s’en dégagent son authentique et dans le cas de nos héros, ce à quoi ils sont confrontés, je n’ai pas réussi à les haïr de pouvoir enfin être aimé. Même si on n’accepte pas le sujet principal, on ne peut pas enlever aux héros qu’ils ne se sont jamais vraiment comportés comme un frère et une sœur. La composition de la famille les a forcé à devenir adulte et assumer des responsabilités qui n’étaient pas les leurs, alors oui il y a un part de compréhension. Malgré toutes les émotions contradictoires lorsqu’on est face à cette relation, il m’a été impossible de les condamner et j’ai versé un torrent de larmes face à cet amour impossible qui m’a littéralement brisé le cœur. Un roman inoubliable.

Je te hais… passionnément | Sara Wolf (Lovely Vicious #1)

J’étais loin d’imaginer que j’aimerais à ce point cette lecture, le début a mis du temps avant de me convaincre et le comportement de l’héroïne était parfois difficile à cerner. Ce qui est intéressant avec cette histoire, c’est que l’intérêt est progressif et l’intrigue monte en intensité. On commence par une histoire toute simple entre adolescents, pour au final rapidement constater que ce qui semblait n’être qu’une banale guerre de lycéens est en réalité beaucoup plus touchante qu’il n’y paraissait et certains moments sont également très touchants et nos héros ont de vraies blessures qui les fragilisent.

Il y a un peu plus de trois ans, Isis Blake a fait la plus grosse erreur de sa vie : elle est tombée amoureuse et ce simple sentiment qui aurait dû la remplir de joie, c’est terminer de façon dramatique. Aujourd’hui la jeune fille tente de se reconstruire dans un nouveau lycée et elle n’a plus rien à voir avec cette jeune fille naïve et mal dans sa peau. Il faut dire que beaucoup de choses ont changé, à commencer par la perte de ses kilos, poussé par une volonté de ne plus jamais être cette fille qui l’a conduite à souffrir.

Alors qu’elle était décidée à rester discrète, la rencontre entre son poing et Jack Hunter ne va pas passer inaperçu. Les choses auraient pu s’arrêter là, mais pour Isis il est inconcevable qu’un mec aussi arrogant et méchant puisse s’en sortir sans prononcer d’excuses. Cet acte va marquer le début de la guerre entre les deux adolescents. Au départ, j’ai eu un peu de mal avec ce concept un peu puéril et le comportement assez froid des deux héros rendaient cette petite guerre un peu mesquine. Pourtant c’est en les voyant s’affronter que j’ai découvert à quel point Isis n’était pas aussi cynique qu’elle le montrait et que malgré la solidité de sa carapace, son passé continue de la hanter et j’ai été soufflée par la douleur qu’elle garde au fond d’elle.

Isis a toutes les qualités d’une héroïne à tomber, certes elle a parfois des réactions un peu contestables, mais j’ai aimé réaliser que je la jugeais avec les mauvaises cartes en main. Ce personnage qu’elle s’est construit est détaché et parfois cruellement honnête, sans jamais entrer dans la méchanceté pure, seulement on ressent qu’elle n’a rien à perdre et assume parfaitement sa franchise, au risque de réaliser un peu tard qu’elle est blessante, entre autres avec Kayla l’une de ses premières amie depuis son arrivée.

Le personnage d’Isis est complexe et son vécue l’a rendu très secrète. En tant que lecteur, nous avons les grandes lignes de son histoire, mais le plus terrible est gardé au fond d’elle et personne n’arrive à rentrer dans son jardin secret, pourtant lorsque la pression se fait trop grande, nous voyons des bribes d’évènements et à de nombreuses reprises, je me suis sentie tellement compatissante avec ses pensées, que j’aurais pu en pleurer pour elle. Je pense que sa guerre avec Jack est une forme de transfert, elle voit en lui celui qui lui a fait du mal et c’est une sorte de revanche, comme si elle faisait un transfert.

Jack lui est beaucoup plus secret et mystérieux, j’ai eu du mal à savoir si je l’appréciais ou non et grâce aux quelques lignes où nous sommes plongées dans ses pensées, j’ai réalisé qu’il était loin d’être une mauvaise personne et son attitude est proche de celle d’Isis. Je pense que c’est leur ressemblance dont ils n’ont pas conscience qui les rapproche, leur petite guerre c’est un lien qui attire l’attention, mais qui les conduits également à éprouver autre chose que de la compétition. Son histoire est également sombre et ce qu’on apprend à créer encore plus l’envie de connaître les détails de ce qui lui est arrivé et pourquoi tout le monde au lycée semble avoir peur de lui et le surnomme le Prince des Glaces comme si il ne ressentait rien.

En bref, ce roman est une très belle surprise qui m’aura permis de réaliser que moi-aussi j’ai des préjugés en tant que lectrice et une fois que l’intrigue est lancée, j’ai eu du mal à m’arrêter c’est probablement pour cette raison que je n’en ai fait qu’une bouchée. A mesure que les véritables émotions font leur apparition, j’ai été scotché par authenticité du récit. Ce premier tome démarre avec une histoire puissante et même si de nombreuses zones d’ombre restent, j’ai été terriblement touchée par notre héroïne qui tente de combattre les démons de son passé et qui en même temps est un soutien sans failles pour sa maman qui vit des instants difficiles. La fin est à la fois clichée et inattendue, mais une chose est sûre elle donne terriblement envie de prolonger l’aventure. Un premier tome qui a tous les ingrédients pour vous plaire.

Sans Foi Ni Loi | Tillie Cole (Hades Hangmen #2)

Ce roman est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Après avoir été agréablement surprise par le tome précédent, il me fallait absolument continuer l’aventure avec cette suite. Comme le tome précédent l’intrigue est basée sur la secte dont Mae, Lila et Maddie se sont échappées. Ce tome s’éloigne un peu de l’histoire précédente, notamment car notre héroïne est une croyante affirmée et toute sa vie a été fondée par la communauté, alors devoir vivre au sein d’un club de bikers c’est à l’opposé de ce qu’elle peut accepter et comprendre.

Je l’avais compris dans le tome précédent, mais Kyler Willis le Vice-Président du Club est littéralement tombé sous le charme de Lila lorsqu’il l’a sauvé des griffes de sa communauté. Toute sa vie il a toujours savouré sa liberté et il n’est jamais le dernier pour boire ou tout simplement profiter des chaudasses du club. Son père lui a toujours enseigné de ne jamais se laisser diriger par une femme et de ne surtout pas éprouver de sentiments autres que sexuelle pour elles. Il a bien compris qu’au contact de Lila il n’est plus le même et devoir jouer les baby-sitters va s’avérer de plus en plus compliqué à force de la côtoyer.

Ce tome va mettre un accent important sur la différence de milieu et de croyances, Lila est une jeune femme qui a passé sa vie à appliquer les enseignements de l’Ordre et aujourd’hui se retrouver dans un club de bikers va être une expérience difficile, car elle est en contradiction avec ce qu’elle a toujours cru et ce qu’elle croit encore aujourd’hui. Devoir se confronter à des motards qui ne cache pas leurs vices va être assez traumatisant et dans un premier temps elle va se murer dans ses appartements pour rester dans sa bulle protectrice. Le premier contact avec Ky, va être difficile, car le biker est d’une vulgarité assez impressionnante et il pourrait irriter la moindre oreille innocente. C’est vrai que parfois c’était un peu extrême, mais ça va avec le personnage qui ne fait pas dans la demi-mesure, la relation semble incompatible et pourtant, ils se complète d’une manière inimaginable.

J’ai beaucoup aimé la manière dont ces deux personnages vont progressivement apprendre à se comprendre malgré leurs différences et accepter la naissance de sentiments qu’ils n’étaient pas prêts à ressentir. Contre toute attente, Ky va accepter plutôt facilement être attirée par cette Amish qui semble un peu perchée, le plus difficile va être pour Lila qui se sent prisonnière et aimerait retourner dans la Communauté pour continuer son enseignement de Maudites. Même éloignée du Prophète, elle continue d’être pleinement consciente de sa beauté et ce n’est pas Ky qui va la détromper, lui-même étant complètement envoûtée face à cette beauté blonde qui ne cesse de s’insinuer dans son cœur.

L’intrigue concernant la secte va elle aussi progresser et de nouveaux personnages vont faire leur apparition, présageant une importance dans la suite des évènements. De même que certaines scènes vont nous montrer ce que le prochain opus nous réserve et personnellement, la petite Maddie est un personnage qui ne cesse de m’intriguer , donc j’ai été ravie de pouvoir la retrouver même si elle reste à distance et on peut dire que les trois « sœurs » ont un caractère bien différent et c’est vraiment un plaisir de découvrir le chemin parcouru vers le bonheur. Un tome que je recommande aux lecteurs avertis qui ont l’habitude du langage un peu cru des bikers et qui de mon côté m’a vraiment beaucoup plu. Septembre semble tellement loin avant de pouvoir retrouver les frangins et leurs régulières.

Retrouvez mon avis sur Hors la Loi #1 ICI

Despair | Ker Dukey (Heartless #2)

Ce livre est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Après un premier opus surprenant qui m’avait sorti de ma zone de confort, il était pour moi inconcevable de passer à côté de cette suite. L’histoire garde les codes de la Dark Romance, mais je vois davantage cette histoire comme un thriller, notamment car nos héros ont vieilli et sont heureux en ménage, malgré leur goût particulier. Ce qui est intéressant dans cette suite, c’est la manière dont l’auteur joue sur le côté psychologique de l’histoire et les chapitres consacrés à Ryan vont mettre vos nerfs à rude épreuve.

Bien que Melody et Blake soient au centre de l’intrigue, ce tome va davantage s’intéresser à un personnage qui vous forcément fait froid dans le dos. Ryan est un anti-héros, rare sont ceux qui l’ont apprécié et pourtant l’auteur à fait le choix de s’intéresser à ce personnage hors du commun. Après dix-huit ans dans un centre d’unité psychiatrique, Ryan est enfin apte à retrouver sa liberté. Les années ont passé et même si les médecins affirme l’avoir soigné, il n’a qu’un seul objectif : rencontrer sa nièce Cereus qu’on lui a cachée depuis tout ce temps et son obsession ne va faire que grandir jusqu’à ce qu’il puisse enfin assouvir ce besoin.

Depuis tout ce temps Ryan n’a pas changé et ses penchants psychopathes ont beau être bien caché, il n’a rien perdu de ses manies de manipulateur. Que ce soit dans l’enceinte de l’unité ou tout simplement dans sa nouvelle vie, il ne va pas hésiter à se servir de tout ce qui l’entoure, jouer avec ses victimes et le tout avec une incroyable maîtrise. Ce qui est fou dans cette histoire c’est qu’il ne ressent absolument rien et on peut dire que sa folie va parfois atteindre des sommets. Même après dix-huit ans il réussit à traumatiser Melody, certes elle s’est remise mais ses cauchemars recommencent à venir la hanter, quant à Blake malgré l’amour qu’il a un jour eu pour son frère sa famille passera avant tout et il est prêt à tout pour les protéger.

A travers les manipulations de Ryan, nous allons voir que le couple Melody / Blake qui jusqu’alors étaient soudés et solides, va connaître quelques hauts et bas. Notamment lié au secret qui entoure la libération de Ryan, Blake va prendre des décisions qui vont nous rappeler le jeune homme qu’il était avant et se la jouer un peu solitaire. Nous allons également faire la connaissance de Cereus qui est une jeune adolescente un peu rebelle et qui n’est pas du tout comme je l’imaginais. Je me suis attachée à elle tout en conservant une certaine méfiance face à l’imprévisibilité de ce personnage, qui n’a pas fini de vous surprendre.

Un tome qui réussit à être tout aussi addictif que le premier opus, avec des pensées sombres qui vont nous conduire à vivre des choses difficiles. L’histoire est perturbante, Ryan à une manière d’abuser physiquement et psychologiquement de ses victimes qu’il est parfois difficile d’être dans sa tête et de visualiser des scènes où la tension est palpable, la peur s’accroche et le sang va continuer de couler. J’ai du mal à croire que l’auteure est réussie encore une fois à me surprendre, l’intrigue est vraiment très bien menée et les scènes se succèdent dans une ambiance glaciale qui vous sortira de vos habitudes livresques. Le moment grandiose est quand même lorsque tout ça éclate pour se terminer dans un joyeux bordel. Je dois dire que j’attends avec impatience la suite pour ressentir le frisson à nouveau.

Retrouvez mon avis sur Mercy #1 ICI

Jamais plus | Colleen Hoover

Je remercie Hugo New Romance

Colleen Hoover réussi sans mal à me laisser démunie à la fin de chacun de ses romans. Celui-ci ne fait pas exception, les frissons que cette lecture m’ont procurés sont assez indescriptibles. Depuis quelque temps, je ne lis plus tellement les résumés de cette auteure tout particulièrement, avant de démarrer une lecture, je me souvenais vaguement de l’intrigue lorsqu’il est sorti en anglais.  A vrai dire comme bien souvent il n’est pas représentatif de tout ce par quoi Colleen Hoover nous fait passer et j’en perds mes mots tellement il est criant de vérité et écrit avec la plus grande des sincérités.

Lily Bloom a été élevé dans un foyer où elle voyait sa mère subir la violence à répétition infligée par son père. Bien que les années soient passées, elle n’a jamais compris pourquoi sa mère acceptait de s’abaisser devant cet homme qu’elle détestait. Dès qu’elle en a eu l’occasion, elle s’est enfui pour Boston « Là où tout ira bien. », après un diplôme universitaire en poche, elle est aujourd’hui prête à prendre un risque et lancer sa propre boutique de fleurs. Elle fait la connaissance de Ryle, brillant neurochirurgien, malgré son aversion pour l’engagement, il est tout ce qui l’a toujours attiré, beau, ambitieux et sincère. Cette rencontre va la replonger dans son adolescence, alors que la vision qu’elle avait de son père ne cessait de changer, le jeune Atlas rentrait dans sa vie et laissait une trace indélébile dans le cœur d’une jeune fille. Pour la première fois depuis son adolescence, il est tempes de tourner la page et de commencer quelques choses d’extraordinaire avec un homme qui lui fait tourner la tête et qui lui fait ressentir des émotions délicieuses.

J’ai remarqué que les romans les plus touchants sont souvent ceux qui m’ont hantée, Colleen Hoover a cette capacité à captiver son lecteur dès le début. Ryle m’a faite forte impression dès que je l’ai rencontré, son caractère, sa manière de réagir ou tout simplement ce petit flirt qui s’instaure font immédiatement de cette romance une belle rencontre comme on les aime. On voit Lily et Ryle évoluer dans leurs emplois respectifs et s’épanouir dans leur relation sans ombre au tableau. Avec les nombreuses ellipses, j’ai tendance à trouver que leur histoire démarre un peu rapidement et qu’on a du mal à voir leur connexion, l’attirance est là et ça n’enlève rien à leur côté touchant, mais il m’a manqué l’étincelle, l’évidence.

Jamais Plus est un roman parmi les plus touchants de l’auteure, il est différent par bien des aspects. Je pense qu’il est important de découvrir l’authenticité du récit et surtout se préparer psychologiquement à aborder un thème difficile et destructeur. J’ai du mal à rassembler mes pensées afin que cette chronique soit cohérente, lorsque j’ai commencé ma lecture je n’étais pas préparée à vivre une histoire aussi intense. Lily est une héroïne incroyable, elle m’a embarquée avec elle et comme elle, j’ai eu l’impression d’être traversée par la foudre tant la situation est sombre. Elle se débat avec des émotions contradictoires, je me suis retrouvée dans certaine de ses réflexions et la puissance du récit donne à réfléchir.

Le récit est écrit avec tellement de justesse que ça m’a bouleversée en tant que femme, on ressent que l’écriture de ce roman a été éprouvante pour Colleen Hoover et je pense que c’est l’un des plus sincères de son répertoire et c’est justement parce que le sujet la touche personnellement qu’elle ne pouvait qu’en faire une petite merveille. J’ai du mal à vraiment définir ce que j’ai ressenti en lisant ce roman, c’est une lecture douloureuse qui m’a brisé le cœur. Même si ce n’est pas mon préféré, le récit est tellement poignant qu’il est impossible de rester de marbre. Je crois que je n’ai jamais été autant soufflée par une héroïne, j’ai eu l’impression d’être au cœur du récit. Je suis totalement en vrac et j’ai du mal à réaliser l’étendue des dégâts que cette lecture a provoqués, car je n’en ressors profondément marqué.