Despair | Ker Dukey (Heartless #2)

Ce livre est le 2ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Après un premier opus surprenant qui m’avait sorti de ma zone de confort, il était pour moi inconcevable de passer à côté de cette suite. L’histoire garde les codes de la Dark Romance, mais je vois davantage cette histoire comme un thriller, notamment car nos héros ont vieilli et sont heureux en ménage, malgré leur goût particulier. Ce qui est intéressant dans cette suite, c’est la manière dont l’auteur joue sur le côté psychologique de l’histoire et les chapitres consacrés à Ryan vont mettre vos nerfs à rude épreuve.

Bien que Melody et Blake soient au centre de l’intrigue, ce tome va davantage s’intéresser à un personnage qui vous forcément fait froid dans le dos. Ryan est un anti-héros, rare sont ceux qui l’ont apprécié et pourtant l’auteur à fait le choix de s’intéresser à ce personnage hors du commun. Après dix-huit ans dans un centre d’unité psychiatrique, Ryan est enfin apte à retrouver sa liberté. Les années ont passé et même si les médecins affirme l’avoir soigné, il n’a qu’un seul objectif : rencontrer sa nièce Cereus qu’on lui a cachée depuis tout ce temps et son obsession ne va faire que grandir jusqu’à ce qu’il puisse enfin assouvir ce besoin.

Depuis tout ce temps Ryan n’a pas changé et ses penchants psychopathes ont beau être bien caché, il n’a rien perdu de ses manies de manipulateur. Que ce soit dans l’enceinte de l’unité ou tout simplement dans sa nouvelle vie, il ne va pas hésiter à se servir de tout ce qui l’entoure, jouer avec ses victimes et le tout avec une incroyable maîtrise. Ce qui est fou dans cette histoire c’est qu’il ne ressent absolument rien et on peut dire que sa folie va parfois atteindre des sommets. Même après dix-huit ans il réussit à traumatiser Melody, certes elle s’est remise mais ses cauchemars recommencent à venir la hanter, quant à Blake malgré l’amour qu’il a un jour eu pour son frère sa famille passera avant tout et il est prêt à tout pour les protéger.

A travers les manipulations de Ryan, nous allons voir que le couple Melody / Blake qui jusqu’alors étaient soudés et solides, va connaître quelques hauts et bas. Notamment lié au secret qui entoure la libération de Ryan, Blake va prendre des décisions qui vont nous rappeler le jeune homme qu’il était avant et se la jouer un peu solitaire. Nous allons également faire la connaissance de Cereus qui est une jeune adolescente un peu rebelle et qui n’est pas du tout comme je l’imaginais. Je me suis attachée à elle tout en conservant une certaine méfiance face à l’imprévisibilité de ce personnage, qui n’a pas fini de vous surprendre.

Un tome qui réussit à être tout aussi addictif que le premier opus, avec des pensées sombres qui vont nous conduire à vivre des choses difficiles. L’histoire est perturbante, Ryan à une manière d’abuser physiquement et psychologiquement de ses victimes qu’il est parfois difficile d’être dans sa tête et de visualiser des scènes où la tension est palpable, la peur s’accroche et le sang va continuer de couler. J’ai du mal à croire que l’auteure est réussie encore une fois à me surprendre, l’intrigue est vraiment très bien menée et les scènes se succèdent dans une ambiance glaciale qui vous sortira de vos habitudes livresques. Le moment grandiose est quand même lorsque tout ça éclate pour se terminer dans un joyeux bordel. Je dois dire que j’attends avec impatience la suite pour ressentir le frisson à nouveau.

Retrouvez mon avis sur Mercy #1 ICI

Jamais plus | Colleen Hoover

Je remercie Hugo New Romance

Colleen Hoover réussi sans mal à me laisser démunie à la fin de chacun de ses romans. Celui-ci ne fait pas exception, les frissons que cette lecture m’ont procurés sont assez indescriptibles. Depuis quelque temps, je ne lis plus tellement les résumés de cette auteure tout particulièrement, avant de démarrer une lecture, je me souvenais vaguement de l’intrigue lorsqu’il est sorti en anglais.  A vrai dire comme bien souvent il n’est pas représentatif de tout ce par quoi Colleen Hoover nous fait passer et j’en perds mes mots tellement il est criant de vérité et écrit avec la plus grande des sincérités.

Lily Bloom a été élevé dans un foyer où elle voyait sa mère subir la violence à répétition infligée par son père. Bien que les années soient passées, elle n’a jamais compris pourquoi sa mère acceptait de s’abaisser devant cet homme qu’elle détestait. Dès qu’elle en a eu l’occasion, elle s’est enfui pour Boston « Là où tout ira bien. », après un diplôme universitaire en poche, elle est aujourd’hui prête à prendre un risque et lancer sa propre boutique de fleurs. Elle fait la connaissance de Ryle, brillant neurochirurgien, malgré son aversion pour l’engagement, il est tout ce qui l’a toujours attiré, beau, ambitieux et sincère. Cette rencontre va la replonger dans son adolescence, alors que la vision qu’elle avait de son père ne cessait de changer, le jeune Atlas rentrait dans sa vie et laissait une trace indélébile dans le cœur d’une jeune fille. Pour la première fois depuis son adolescence, il est tempes de tourner la page et de commencer quelques choses d’extraordinaire avec un homme qui lui fait tourner la tête et qui lui fait ressentir des émotions délicieuses.

J’ai remarqué que les romans les plus touchants sont souvent ceux qui m’ont hantée, Colleen Hoover a cette capacité à captiver son lecteur dès le début. Ryle m’a faite forte impression dès que je l’ai rencontré, son caractère, sa manière de réagir ou tout simplement ce petit flirt qui s’instaure font immédiatement de cette romance une belle rencontre comme on les aime. On voit Lily et Ryle évoluer dans leurs emplois respectifs et s’épanouir dans leur relation sans ombre au tableau. Avec les nombreuses ellipses, j’ai tendance à trouver que leur histoire démarre un peu rapidement et qu’on a du mal à voir leur connexion, l’attirance est là et ça n’enlève rien à leur côté touchant, mais il m’a manqué l’étincelle, l’évidence.

Jamais Plus est un roman parmi les plus touchants de l’auteure, il est différent par bien des aspects. Je pense qu’il est important de découvrir l’authenticité du récit et surtout se préparer psychologiquement à aborder un thème difficile et destructeur. J’ai du mal à rassembler mes pensées afin que cette chronique soit cohérente, lorsque j’ai commencé ma lecture je n’étais pas préparée à vivre une histoire aussi intense. Lily est une héroïne incroyable, elle m’a embarquée avec elle et comme elle, j’ai eu l’impression d’être traversée par la foudre tant la situation est sombre. Elle se débat avec des émotions contradictoires, je me suis retrouvée dans certaine de ses réflexions et la puissance du récit donne à réfléchir.

Le récit est écrit avec tellement de justesse que ça m’a bouleversée en tant que femme, on ressent que l’écriture de ce roman a été éprouvante pour Colleen Hoover et je pense que c’est l’un des plus sincères de son répertoire et c’est justement parce que le sujet la touche personnellement qu’elle ne pouvait qu’en faire une petite merveille. J’ai du mal à vraiment définir ce que j’ai ressenti en lisant ce roman, c’est une lecture douloureuse qui m’a brisé le cœur. Même si ce n’est pas mon préféré, le récit est tellement poignant qu’il est impossible de rester de marbre. Je crois que je n’ai jamais été autant soufflée par une héroïne, j’ai eu l’impression d’être au cœur du récit. Je suis totalement en vrac et j’ai du mal à réaliser l’étendue des dégâts que cette lecture a provoqués, car je n’en ressors profondément marqué.

Hors la Loi | Tillie Cole (Hades Hangmen #1)

Un roman que je n’attendais pas particulièrement et qui aura réussi à me faire passer un très bon moment. J’ai souvent des avis en demi-teinte concernant les clubs de motards, notamment concernant certaines pratiques et ici, tout est tellement bien relaté que je n’ai pu que me laisser guider par le suspense du récit.

Nous suivis deux héros que tout oppose, à commencer par River Styx à la tête des Hades Hangmen. Il souffre d’un terrible problème d’élocution, alors pour éviter d’être le centre de l’attention, il n’hésite pas à se faire respecter grâce à ses points et personne au club n’oserait défier leur Président connu pour être sans pitié. Depuis la mort de son père, la seule personne avec qui il communique verbalement est son Vice-Président Kyler qui se charge d’être sa voix au sein du club. Après plusieurs années il retrouve Salomé, une jeune femme qu’il avait rencontrée pendant son enfance et qui lui avait forte impression, notamment à cause des conditions liées à leur rencontre. Blessée, la jeune femme semble avoir subi des violences et son état de santé précaire. Subjugué face à la jeune femme, il va d’abord lutter, puis progressivement se laisser attendrir face à la situation particulière de la jeune femme, qui est démunie face à un monde qu’elle n’a jamais côtoyé, qui la dépasse complètement et la force à tout réapprendre.

Face à un contexte qui sort quelque peu de l’ordinaire, j’ai été ravie de pouvoir me reposer sur un glossaire en début de roman. Il est parfois complexe de s’y retrouver et pour bien situer l’intrigue, je n’ai pas hésité à me reporter aux renseignements fournis pour ne pas être dépassé par les appellations qui sont assez nombreuses. Ce qui m’a avant tout séduite, c’est la manière dont les faiblesses des héros vont s’avérer être leur plus grande force. Traumatisé par un bégaiement Styx a tout simplement décidé de ne plus prononcé un mot et pour être respecté dans un monde de bikers, il ne va pas hésiter à user de sa force physique. Il est vrai que la violence est évoquée dans ce roman, mais l’auteure n’entre jamais dans des descriptions morbides. Il faut dire que chez les Hades Hangmen il ne faut pas s’attendre à découvrir un club pacifiste, la règle est simple tuer avant d’être tué. On retrouve également un vocabulaire familier, avec des termes parfois crus, mais qui ne sont pas étonnants dans ce contexte et ajoute en crédibilité.

Lorsque Mae réalise qu’elle échange une prison contre une autre, la peur va s’insinuer dans son esprit et il va falloir redoubler de patience pour la tranquilliser face à tous ces motards tatoués pas toujours très rassurants. J’ai beaucoup aimé cette manière qu’à Styx d’être déchiré face à son attirance, il faut dire que son mode de vie est loin d’être paisible et il ne cache pas lui-même si attirance pour les femmes, l’alcool et la violence. Pourtant réalisant qu’elle peut lui accorder sa confiance, Mae va nous révéler une force de caractère inattendu, on va réaliser que face aux épreuves, elle s’est forgé une carapace qui lui a permis de s’en sortir et même si l’inconnu est effrayant, j’ai trouvé qu’elle s’adaptait plutôt bien à sa nouvelle vie malgré son éducation qui l’a bousillé et Styx a beau n’en faire qu’à sa tête, il a tout pour plaire.

Ce roman ne conviendra pas à tous les lecteurs, en particulier à cause du contexte violent et de la présence de scènes qui pourrait choquer, tant par son vocabulaire cru, que par la violence omniprésente. Pour ma part, c’est justement parce que ce roman prend des risques que j’ai appréciée me plonger dans un univers plus sombre, mais en même temps avec une romance qui nous montrer à quel point un biker peut être intense lorsqu’il aime une femme. Une écriture fluide qui permet d’adhérer rapidement au récit et une double narration addictive qui offre un aperçu des pensées de nos héros. Bref tout pour me plaire et j’ai hâte de découvrir les prochains tomes qui m’ont l’air tout aussi savoureux avec cette aura de danger.

Butterfly Dreams | A. Meredith Walters

Date de sortie : 10 mai 2017

Je remercie les Éditions Harlequin et NetGalley France pour ce roman, je suis tombée amoureuse de cette couverture, alors je suis d’autant plus déchiré face à mon ressenti. J’ai le cœur brisé de ne pas avoir réussi à rentrer dans cette histoire, j’avais tellement d’attente et les premiers avis étaient tellement encourageants que c’était l’une des sorties que j’attendais le plus et me voilà totalement désarçonné à ne plus savoir quoi penser de cette romance qui a pourtant les codes pour plaire aux fans de New Adult.

Corin a vingt-cinq ans et malgré une boutique dont elle est fière, sa vie est loin d’être aussi apaisante qu’une jeune femme de son âge devrait vivre. Depuis la mort de sa mère, suivi par celle de son père peu de temps après, Corin à une peur panique de la mort. Tous les prétextes sont bons pour découvrir des symptômes inquiétants, des maladies graves avec pour seule issue la mort. Pensant que sa patiente pourrait souffrir d’un problème cardiaque, le médecin de la jeune femme va l’adresser à un groupe de soutien de malade cardiaque. D’abord en retrait, la jeune femme va rencontrer l’optimiste Beckett, qui a réchappé à une crise cardiaque. Ils n’ont rien en commun pourtant le destin va les réunir.

J’ai eu un mal fou à apprécier Corin, certes sa situation n’est pas évidente, mais je l’ai trouvé extrêmement nombriliste et jusqu’à sa rencontre avec Beckett on ne peut pas dire qu’elle se préoccupe beaucoup de ceux qui l’entourent. Ce n’est pas une mauvaise personne, seulement ses problèmes occupent une place importante dans sa vie et justement, cela explique sûrement pourquoi elle est si seule. Après, elle a des circonstances atténuantes et il y a quand même un côté triste à son histoire. Sa rencontre avec Beckett va lui offrir une nouvelle perspective et son optimisme va venir remettre question sa manière de voir la vie. Il est vrai que la romance est attendrissante, mais il m’a manqué les papillons si souvent évoqués.

Jusqu’ici le pitch à tout pour plaire et j’étais hyper emballée de le débuter, je me suis jetée dessus et j’étais persuadée de vivre une lecture intense comme je les aime. Malheureusement ça ne s’est passé comme ça, rapidement j’ai ressenti une forme d’ennui dans ma lecture, notamment, car les héros sont dans une sorte de réflexion et même si les dialogues sont présents ils ne sont pas assez percutants. Je déteste abandonner les lectures et vu que l’histoire était malgré tout mignonne j’avais l’espoir que le sujet allait être bouleversant. Je ne saurais expliquer si le problème vient de moi, de l’écriture, du sujet ou tout simplement parce que ce n’était pas le bon moment pour cette lecture. J’ai terminé ma lecture en diagonale, car je n’avais pas envie d’y passer trop de temps sachant que je n’accrochais pas à l’univers, mais je ne doute pas qu’il trouvera son public. Toujours est-il que je suis complètement passé à côté de cette romance et malgré le sujet terrible, ce n’est que vers la fin que j’ai éprouvé quelques émotions.

Avec toi, malgré moi | Vi Keeland & Penelope Ward

Après avoir eu un énorme coup de cœur pour Cocky Bastard, j’avais revu mes exigences à la baisse pour m’éviter une déception. Je n’en reviens pas de voir à quel point la magie opère lorsque le duo Vi Keeland & Penelope Ward rentre en jeu. Au delà de leurs deux incroyables books boyfriend qui m’ont rendu dingues et amoureuse, Soraya est une héroïne avec un caractère comme je les aime et c’est appréciable pour une fois de voir une héroïne avec autant de répartie et un style atypique qui la rend unique.

On ne peut pas dire que la première rencontre entre Soraya et Graham soit partie sur de bonne base. Il faut dire que le jeune homme est un odieux connard, arrogant et qui ne se préoccupe que de sa personne, il faut voir comment il traite ses employés pour se faire une idée de l’homme qu’il cache derrière ses costumes. Malgré ça, Soraya est fascinée par la beauté sa beauté, alors lorsqu’elle constate qu’il a oublié son téléphone dans le train, elle le récupère par réflexe et se laisse quelque temps pour fouiner, mais lorsqu’elle se décide enfin à lui rapporter, son comportement va au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer.

Au premier abord on ne peut pas dire que Graham soit très sympathique et son personnel lui rend bien. Pourtant, une simple phrase de Soraya va venir fragiliser l’image du connard, sa réaction est inattendue et on découvre un personnage pas aussi mauvais qu’on pourrait le croire. Certes il ne mâche pas ses mots et Soraya va faire les frais de son arrogance, mais voyant qu’un lien inexplicable les attire, il va montrer le meilleur de lui-même face à une femme qui besoin de garantie pour se lancer. De son côté Soraya ne va pas hésiter à user et abuser de sa superbe répartie, on peut dire que son caractère fait son effet et Graham n’a qu’à bien se tenir, Soraya ne va pas lui rendre les choses faciles, il va devoir être convaincant.

Immédiatement j’ai été accrochée par l’alchimie entre nos héros, à travers des échanges pétillants, osés et touchants, ils vont établir un premier contact qui a immédiatement séduite la romantique en moi. Bien qu’il n’ait rien en commun, ils vont reconnaître qu’ils ont tous les deux besoins de savoir où cette attirance va les mener, j’ai beaucoup aimé la manière dont il reste toujours sincère l’un envers l’autre. Ce qui va nous valoir quelques scènes mémorables, sans filtre et c’est justement cette manière détachée de construire leur relation qui m’a fait sourire. L’intensité de leur attirance est une chose, mais c’est surtout la manière dont ils font tous les deux tomber leur défense qui aura eu raison de moi. C’est incroyable comme Graham peut être arrogant et sexy, et en même temps tellement attentionné. Je suis sous le charmer et j’aurais aimé prolonger l’instant quelques heures supplémentaires, mais impossible à m’y résoudre.

On pourrait sans mal diviser ce roman en deux parties. Dans un premier temps l’histoire va exclusive s’intéresser à la relation naissance de Soraya et Graham. Ils vont s’apprivoiser, se taquiner et bien sure j’ai succombé. Dans un second temps, quand les bases de la relation sont posées, un élément perturbateur va venir ajouter un peu de rythme à cette romance qui n’aurait pas été aussi romantique si elle n’avait pas eu quelques obstacles. Pour la deuxième fois consécutive, Vi Keeland & Penelope Ward auront réussi l’exploit de me faire tomber amoureuses d’un books boy-friend qui fait des ravages tellement il est attachant, obsédant et à tomber. J’ai été captivée par cette histoire d’amour touchante et l’addictivité aura eu raison de moi, impossible de le lâcher avant d’avoir lu la dernière ligne, un vrai régal du début à la fin.