À la recherche d’Izabel | J.A. Redmerski (Company of Killers #2)

Résumé :

Des cendres de Sarai renaîtra Izabel.
« Victor me plaque contre la paroi de la cage d’ascenseur avant de m’embrasser avec brutalité. Toute l’énergie qu’il m’avait fallu pour me tenir debout jusque-là m’abandonne. Son baiser est plein de fougue et de rage, et je chavire au creux de ses bras. »
Bien déterminée à retrouver Victor, l’assassin qui l’a libérée, Sarai entreprend seule de régler ses comptes avec un ancien homme d’affaires au sadisme répugnant. Mais sa témérité la met en danger… Jusqu’à ce que Victore la sauve. Elle lui impose alors un ultimatum : l’aider à devenir une tueuse comme lui ou la laisser se débrouiller seule à ses risques et périls. Victor accepte alors de l’entraîner. Mais celui-ci doit faire passer un dernier test à Sarai qui lui fera découvrir Victor sous un nouveau jour…
Merci Milady pour cet envoi

Une romance atypique qui change complètement de ce que j’ai pu lire jusqu’ici. Le décor est toujours aussi sombre et les intentions des héros clairement en dehors des normes de la société, pourtant Victor et Sarai apportent la touche d’humanité qu’il faut pour apprécier pleinement cette lecture. Néanmoins compte tenu de la violence, je trouve que l’éditeur devrait faire une distinction entre les romances New Adult et celle-ci à la limite de la Dark Romance et l’érotique. Attention à ne pas mettre cette série entre les mains des plus sensibles.

Plusieurs mois se sont écoulés depuis la fin du précédent tome et bien que contrainte de vivre normalement, Sarai est loin d’adhérer à ce mode de vie. La noirceur coule dans ses veines et conscience que Victor ne viendra pas la chercher après tout ce temps, elle décide de donner elle-même justice. Bien évidemment elle va s’attirer des ennuis et bien qu’elle se soit préparé la situation ne pas prendre la tournure attendue. On voit l’évolution de Sarai qui passe du statut de victime à celui de bourreau et on apprécie son côté vengeresse, bien qu’elle puisse paraître parfois un peu froide, elle est pourtant assez impressionnante et ce n’est pas Victor qui dira le contraire.

Le feeling avec les personnages est toujours aussi intense et bien que l’intrigue soit un poil en dessous du précédent, on voit bien que maintenant qu’ils sont réuni plus rien ne pourra les séparer. La violence est assez surprenante et puis le contexte est bien ancré donc il est aisé de s’y habituer. Le plus de ce second opus, c’est qu’on découvre nos personnages de manière plus sincères et Victor semble avoir accepté ses sentiments, le rendant plus ouvert et moins secret. Après ça n’empêche pas l’auteure de jouer avec nos nerfs et de garder les dernières révélations pour la fin. Je suis malgré tout un peu déçue qu’on n’est pas plus approfondi le côté meurtrière de Sarai, la on s’intéresse trop à Fredrik et bien que je comprenne qu’il faille l’introduire, j’aurais apprécié plus de moment entre Sarai et Victor, car on sent l’alchimie et on voit qu’ils sont plus soudés.

Un roman qui sort du lot et qui parvient sans mal à garder le lecteur en plein suspense, sans compter que la plume est toujours aussi entraînante et les rebondissements toujours inattendus. J’apprécie que l’histoire ne soit pas prévisible et finalement c’est ce qui fait la force de cette histoire, le décor est peu commun  Ayez le cœur bien accroché, car ce roman est un condensé de violence, de souffrance et la seule source de lumière, c’est la romance qui se tisse entre nos héros. Je suis définitivement accro à cette série et j’ai hâte de découvrir le reste de l’équipe.

Mon avis sur A la recherche de Sarai #1 ICI
Publicités

À la recherche de Sarai | J.A. Redmerski (Company of Killers #1)

Résumé :

« Je voudrais que Victor ne me quitte jamais. J’avais déjà du mal à supporter l’idée d’être séparée de lui, mais à présent… C’est encore pire. Nos âmes sont liées à jamais, qu’il l’admette ou non. Nous ne formons plus qu’un et je ne peux même plus imaginer de vivre sans lui.. »
Sarai n’a que quatorze ans quand sa mère l’abandonne au Mexique entre les mains d’un trafiquant de drogue. Neuf ans plus tard, elle n’a plus peur de rien et ne rêve que d’évasion. Persuadée de trouver un allié en Victor, un tueur à gages engagé par l’homme qui la séquestre, elle profite d’une visite de celui-ci pour monter dans sa voiture.
Même la jeune femme ne tarde pas à découvrir que Victor est aussi dangereux que le criminel auquel elle vient d’échapper. Pourtant, quelque chose en lui l’attire et la rassure. Et au lieu de le fuir, elle se découvre prête à tout pour ne plus le quitter.
Merci aux éditions Milady et Net Galley pour ce roman

J.A. Redmerski est une auteure que j’affectionne particulièrement depuis que j’ai découvert Loin de tout. Ce superbe roman, c’est ma première immersion dans le New Adult et c’est une première histoire d’amour qui a marqué le début de beaucoup d’autres. J’ai tendance à penser qu’elle est capable du meilleur comme du pire, depuis une immense déception après ma lecture de La Ballade des lucioles. J’ai tendance à penser qu’il ne faut jamais tenir rigueur des éventuelles incompatibilités, alors bien évidemment l’annonce de Company of Killers c’était l’occasion de retrouver une place que j’apprécie, dans un registre très différent et pour le coup ne vous fiez pas à la collection, car l’histoire est aussi dégoulinante de sang que la couverture le laisse supposer.

Sarai est une héroïne surprenante, captive depuis neuf ans d’un trafiquant au Mexique la jeune femme n’a rien d’une prisonnière effrayée. Sa rage et sa colère, lui ont permis de survivre et même si elle n’a plus personne depuis que sa mère l’a laissé au Mexique à l’âge de quatorze ans, elle est déterminée à s’enfuir. Pas totalement suicidaire, elle est consciente qu’elle n’irait pas loin seule. La visite d’un américain venu pour affaire lui offre une porte de sortie qu’elle n’est pas prête à laisser passer et même si c’est un tueur à gages, rien ne peut être pire que ses conditions de vie actuelles, saisissant sa chance elle décide de se cacher dans sa voiture.

Notre héroïne ne va probablement pas plaire à tout le monde, mais j’ai apprécié son caractère. D’abord un peu instable, elle va nous prouver qu’elle a appris à n’avoir plus peur de rien et contre toute attente la jeune victime va prendre un chemin beaucoup plus sombre. Jusqu’ici les schémas sont souvent les mêmes, l’évasion, la liberté et le besoin de normalité. Ici on est loin de prendre le chemin de la facilité et Sarai va avoir quelques passages à vide, mais il est indéniable que c’est une femme forte avec un potentiel pas encore totalement découvert. Au contact de Victor, elle va découvrir une nouvelle vie et malgré le danger, elle va très bien apprivoiser la situation.

Victor souffle le chaud et le froid et ses émotions sont difficilement perceptible, mais c’est un homme dangereux. Beaucoup de questions demeure concernant son histoire, mais rien d’étonnant que ce premier opus ne dévoile pas tout. Sans compter qu’il va longtemps rester insensiblement et ça attire forcément la curiosité tant sur son passé, que sur son activité professionnelle. Sa froideur m’a parfois un peu dérangé et ça n’aide pas à favoriser l’attachement à son personnage, notamment car on a du mal sa carapace fondre. Entre le héros du début et celui de la fin, les choses ont changé sans que l’on le perçoivent et c’est cet aspect qui m’a un peu frustré. Sans compter que la romance est loin d’être au centre de l’histoire et j’attendais un rapprochement plus perceptible.

Une histoire sombre, mais un potentiel pour ce premier opus. J’ai apprécié l’alternance de point de vue entre Sarai et Victor, ce qui permet d’avoir accès aux émotions de nos personnages. L’intrigue est bien ficelée et ce n’est jamais linéaire, des éléments nous sont communiqués au compte goutte et il y a parfois des éléments qui créent la surprise. Un premier opus orignal qui change un peu de ce que j’ai lu jusqu’ici et même si l’histoire n’a rien de novatrice, on passe un bon moment et je suis impatiente de lire la suite qui promet une romance plus présente.

Révolte | Tillie Cole (Les Écorchés #4)

Résumé :
Résister, sans jamais se soumettre !
152 a été enlevée par les Arziani, une famille mafieuse de Géorgie, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Elle a été dressée pour devenir une mona – une esclave sexuelle destinée à servir le maître des Fosses de Sang. Belle et douce, elle rend fou de désir le maître qui, pour s’amuser, la donne à son plus grand et plus effrayant champion des combats à mort… mais elle comprend très vite qu’un physique menaçant peut cacher un grand cœur. Toutefois, l’amour peut-il naître dans les profondeurs d’un tel enfer ?
Je remercie les éditions Milady pour cet envoi
Ce roman est le 4ème tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers.

Un tome absolument captivant qu’il me tardait de découvrir et qui offre un final grandiose. J’ai du mal à croire que cette série soit déjà terminée, le côté sombre de cette histoire n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais si comme moi vous lisez de la Dark Romance ce n’est pas la série la plus noire que j’ai pu lire. Lorsque 152 et son parcours ont été évoquée dans le tome précédent, l’attente a commencé et le résultat de l’histoire est à la hauteur de mes espérances. Je suis restée accroché à mon histoire totalement conquise par les personnages principaux.

152 a été enlevée avec son frère de leur orphelinat par les Arziani, une famille mafieuse de Géorgie. Afin de garder une pression sur son frère, la jeune femme est dressée pour devenir une mona, une esclave sexuelle destinée à servir les hommes du goulag. Lorsque son frère réussit à retrouver sa liberté, il tue Maitresse Arziani en espérant libérer sa sœur des griffes de sa tortionnaire. Seulement 152 a été repérée par le Maître des Fosses de Sang qui souhaite en faire sa Grande Mona pour son usage personnel. Totalement obsédé par sa prisonnière, il est décidé à profiter pleinement de sa propriété, seulement le manque d’obéissance de son meilleur combattant va le contraindre à lui offrir 152, afin de créer une faiblesse chez son champion et obtenir une totale obéissance.

Les conditions de vies des monas sont vraiment inhumaines, mais dans leur malheur elles ont la chance d’être droguée, leur permettant d’être dans un état de semi-conscience, protégeant leur esprit des souffrances psychologiques et créant un besoin malgré elle. Alors lorsque sa dose est diminuée pour devenir la Grande Mona, les souvenirs de sa vie d’avant vont commencer à revenir progressivement sans réellement comprendre ce qu’ils représentent. Résignée à n’être qu’un objet, la jeune femme va pourtant voir sa condition évoluer lorsque le Maître la mène dans la cellule de 901. Elle va d’abord être effrayée par ce tueur, et malgré que le combattant soit colérique, 152 va découvrir un homme attachant, doux et prêt à tout pour la protéger.

La romance va naître dans des conditions particulières, puisque pour la première fois aucun des héros n’est libre et leur rapprochement n’est pas un choix qui leur est propre. 152 est contrainte par la drogue à devoir se soulager et bien que les raisons de cette idylle ne soient pas très romantiques, l’humanité de 901 va se réveiller en offrant une échappatoire à la jeune femme pour lui éviter de souffrir. Leur relation va naître sous la contrainte et leur rapprochement va poser quelques questions quant à leur libre arbitre et ils vont s’attacher malgré eux. Ils vont se laisser guider par leurs émotions et la sécurité qu’ils éprouvent l’un avec l’autre va créer un lien. Ce terrible lien qui va servir de moyen de chantage pour que notre combattant soit le plus efficace possible. Ils vont tomber amoureux dans des conditions terribles et cette romance va devenir une belle histoire d’amour.

Bien évidemment le clan de Luka n’est jamais bien loin et avec associés Zaal et Valentin, ils vont tout faire pour clore définitivement ce chapitre de leurs vies. Sans compter que Valentin est prêt à tout pour récupérer sa sœur et ensemble, ils vont combattre le dernier pilier de cette organisation. Je dois dire que ce tome se termine en apothéose, ravie de retrouver nos combattants sous leur meilleur jour et toujours émouvant avec leurs compagnes, mais également dans leurs amitiés. On ressent que ce tome est le dernier et qu’il s’agit du combat final, celui qu’ils attendent depuis le retour de leur liberté. Malgré une captivité éprouvante, nos personnages gardent leur beauté et leur innocence ce qui contribue à les rendre touchants. A mon sens cette fin n’aurait pas pu être meilleure, tous les ingrédients sont réuni pour passer un moment exceptionnel, une romance touchante, l’élaboration d’une vengeance et bien évidemment le retour d’une liberté tant attendue.

Mon avis sur Ruine #1 ICI
Mon avis sur Tourmente #2 ICI
Mon avis sur Ravage #3 ICI

Ravage | Tillie Cole (Les Écorchés #3)

Résumé :
« Je serrai les dents pour me retenir de hurler. Je me cambrai et raidis les doigts et les orteils, mais sans jamais quitter des yeux l’homme qui se tenait devant moi. L’homme qui était revenu aujourd’hui, avec ses yeux bleus et perçants qui remplaçaient les pupilles noires et dilatées de la veille. Ils étaient d’une beauté trompeuse chez un homme aussi cruel. »
Dans son enfance, Zoya Kostava a échappé de peu à l’assaut qui a tué toute sa famille. Désormais âgée de vingt-cinq ans, elle vit cachée de tous jusqu’au jour où elle apprend que son frère a survécu lui aussi… et qu’il habite chez leur pire ennemi, le parrain de la Bratva russe. Zoya risque sa sécurité et son anonymat pour retrouver son frère, mais elle se fait capturer par un homme aussi beau que brutal qui la captive et la terrorise. En lui, elle devine une âme aussi perdue que la sienne. Parviendront-ils à se sauver mutuellement… et à survivre aux guerres de clans ?
                                                                                La rencontre de Roméo et Juliette et du Parrain.
Ce roman est le deuxième tome d’une série, la chronique peut contenir des spoilers
Merci aux éditions Milady pour cet envoi – Date de sortie : 21 février 2018.

Il m’aura fallu la nuit pour mettre des mots sur mon ressenti, ce tome est dans la lignée des précédents et la fluidité du récit ne fait aucun doute. Dès les premières pages je l’ai senti plus sombre que les précédents et malgré un attachement pour ces personnages torturés, ce tome n’est celui qui m’a fait vivre le plus d’émotions. Cette série est à la limite de la Dark Romance et bien que les tomes précédents, m’ait toujours mis le doute, celui-ci est définitivement sombre et la romance va naître dans la souffrance. En soi l’intrigue est toujours aussi captivante et ce fût un plaisir de poursuivre cette série, seulement concernant la romance il m’a manqué quelque chose.

Zoya Kostava a fait une apparition fracassante dans le tome précédent et son histoire à travers les yeux de son frère avait été vrai déchirement. Aujourd’hui après le massacre de sa famille, la jeune femme a été recueilli par un fidèle de son père, mais vit désormais cachée pour fuir ses ennemis qui souhaitent finir le travail en tuant la jeune femme. Depuis la mort sa famille, Zoya a toujours vécu sa vie en solitaire, alors lorsqu’elle apprend que son frère Zaal a survécu c’est un soulagement, seulement en découvrant qu’il s’est fiancé à la fille de son ennemi, elle ne sait plus quoi penser. Risquant son anonymat, la jeune femme décide de sortir de sa cachette et se présente au domicile de son pire ennemi, seulement en chemin elle se fait capturer par 194, un homme sombre et torturé.

Va s’ensuivre plusieurs scènes où les lecteurs vont devoir s’accrocher, car 194 est entraîné pour obtenir des réponses. Grâce à l’alternance des points de vue, nous allons rapidement réaliser que notre héros ne fait que répondre aux ordres, lui qui n’a jamais rien connu d’autres et surtout malgré la répugnance de ses actes, il possède une motivation que ses prédécesseurs n’avaient pas, faisant de lui un redoutable ennemi. J’ai apprécié la remise en question de ce héros, le trouble qui l’habite lorsqu’il questionne Zoya est indéniable et il a du mal à gérer la proximité avec son otage. Jusqu’ici la beauté physique avait toujours été un facteur déterminant, ici notre personnage masculin est présenté comme un monstre tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pourtant pour Zoya son âme est aussi torturé que la sienne et sa méchanceté seulement motivée par un besoin d’amour.

Zoya est un personnage attendrissant et malgré les souffrances elle va garder espoir pour un homme qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle devine à travers un regard fascinant. Nos personnages n’ont pas été élevé dans le même milieu, mais les similitudes ne font aucun doute et on comprend qu’ils puissent être attirés l’un par l’autre, seulement le contexte de leur rencontre est troublant. J’ai déjà lu plusieurs Dark Romance et ce n’est pas ce qui m’a dérangé dans ce récit, selon moi la romance manque d’émotions et j’ai eu du mal à percevoir la connexion entre Zoya et 194. On est dans une situation de captivité et le lieu n’est pas propice à la naissance d’une romance, pourtant cela aurait pu fonctionner si les sentiments apparaissaient de manière progressive, ici tout va un peu trop vite. Malgré tout, j’ai trouvé le parcours de nos héros touchants et je suis heureuse qu’ils se soient trouvé.

En bref, un tome qui baisse légèrement d’un cran et malgré une intrigue forte, j’ai été plus captivé par des éléments du second plan que par le récit principal. L’intrigue est bien construite et l’horreur se poursuit dans ce tome, mais on peut compter sur un clan soudé dirigé par Luka et Zaal pour prendre les choses en mains. Un personnage-clé dans cette histoire m’a complètement bouleversé et je n’avais en tête que le mantra « pourvu que ce soit le prochain, pourvu que ce soit le prochain. », pour le coup mon radar ne m’a pas trompé. Aucune date n’est annoncée pour la publication du 4ème opus et je ne vous cache pas je hurle intérieurement face à l’attente !

Mon avis sur Ruine #1 ICI
Mon avis sur Tourmente #2 ICI